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Full text of "Bulletin du Cercle archéologique, littéraire et artistique de Malines"

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Gercle ‘Hrchéologique, Jatttéraire & .A ttistique 


DE MALINES 





PURCHASED FOR THE 


UNIVERSITY OF TORONTO LIBRARY 


FROM THE 
HUMANITIES RESEARCH COUNCIL 
SPECIAL GRANT 


FOR 
ARTS OF THE LOW COUNTRIES AND 
THE GERMANYS, 1600 - 1850 


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TOME TREIZIÈME 


1903 





MALINES _ 
L. & A. GODENNE, Imprimeurs- Editeurs 
28, Grand’ Place, 28 


1903 


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Le Cercle n’est pas responsable des opinions émises 
par ses Membres 








SRE SD ES CCE MEBRPES 


Cercle Archéologique de Malines 


Commission Administrative pour 1903 


PRÉSIDENT 


M. G. van Casrer, Chanoine, rue Notre-Dame, 125, Malines. 


Attributions : Direction générale de la Société. 


CONSEILLERS 


M. Edm. Macnus, rue de la Station, 42, Malines. 
M. G. Van DoorscaEr, Docteur en Médecine, sous la Tour, 9, Malines. 


Attributions : Suppléant aux Président et Vice-Président. 


SECRÉTAIRE 


M. H. CoxiNcxx, Professeur à l'Académie des Beaux-Arts, rue du Ruis- 
seau, 9, Malines. 
Attributions : Direction générale du Secrétariat; correspondance de la Société ; rédaction des procès-verbaux 


des séances et du rapport annuel; organisation des séances, convocation aux séances, conférences, 
excursions, etc. 


2 LISTE DES MEMBRES 





TRÉSORIER 


M. L. Van DEN BERGu, rue longue du Chevalier, 32, Malines. 


Atributions : Recouvrement des sommes dues à la Sociëté, comptabilité générale et paiement des dépenses 


effectuées. 
BIBLIOTHÉCAIRE 


M. J. ne Wourers DE Boucxour (chevalier), rue Léopold, 43, Malines. 


Atirivutions : Classement et garde des livres et des objets appartenant à ia Société. 


Commission des Publications 


MM. G. van Casrer, Chanoine, rue Notre-Dame, 125, Malines. 
H. Conixcxx, Secrétaire, rue du Ruisseau, 9, Malines. 
Ad. Revpams, Géomètre, marché au Bétail, 25, Malines. 
G. Van Doorscarr, Docteur en Médecine, sous la Tour, 9, Malines. 


Alb. LE Maire, Commandant d’Artillerie, rue des Vaches, 33, 
Malines. 


R. D’Awaxs, Professeur à l'Athénée Royal de Malines, boulevard 
des Capucins, 141, Malines. 


J. De Wourers DE Boucaour (chevalier), rue Léopold, 43, Malines. 


Membres titulaires (:) 


Messieurs 


ANDRIES, Raymond, Docteur en médecine, Conseiller communal, rue 
Léopold, 34, Malines. 

BErNaErts, Florimond, Abbé, Professeur à l’Institut St-Louis, rue du 
Marais, Bruxelles. 

BEUKELAERS, Charles, Abbé, Secrétaire de l’Archevêché, rue des Augus- 
tins, 24, Malines. 


Boy, Emile, Industriel, marché aux Grains, 7, Malines. 


(1) Extrait du Règlement. 

ART. 4. — Les Membres titulaires sont choisis parmi les personnes qui s'intéressent aux 
travaux du Cercle. Ils ont seuls le droit de vote, paient une cotisation anruelle de douze 
francs et reçoivent les publications, 


LISTE DES MEMBRES 3 


BrozErs, Franz, Banquier, vieille rue de Bruxelles, 16, Malines. 

CLars, Désiré, Directeur du Mont-de-Piété, rue des Vaches, 67, Malines. 

CLAESKENS, Emile, Agent de Change, rue Montagne-aux-Corbeaux, 13, 
Malines. 


CLuyTEeNs-SuETENs, Alphonse, Peintre-décorateur, rue de la Chaussée, 54, 
Malines. 

CoExE, Ernest, Employé, rue Veke, 11, Malines. 

CorxE, Jean, Professeur à l’Académie des Beaux-Arts, rue des Augustins, 
5, Malines. 


Coxixcxx, Hyacinthe, Dessinateur, Professeur à l'Académie des Beaux- 
Arts, Secrétaire du Cercle Archéologique, rue du Ruisseau, 9, Malines. 


CorDpEMANs, Henry, Libraire, Secrétaire honoraire du Cercle Archéolo- 
gique, rue du Gentilhomme, 10, Bruxelles. 


CoorEMaNs, Théophile, Chanoïine, Archiviste de l’Archevêché, boulevard 
des Capucins, 153, Malines. 


CuveLiER, Charles, Chanoine, chaussée de Tervueren, 8, Malines. 

D’Awaxs, Robert, Professeur à l’Athénée Royal de Malines, boulevard 
des Capucins, 141, Malines. 

DE BLauw, Charles, Directeur de ventes, Baïlles de Fer, 36, Malines. 

DE Brauw, François, Directeur de ventes, Baïlles de Fer, 19, Malines. 

DE Brauw, Pierre, Agent d'affaires, Bailles de Fer, 19, Malines. 


DE BRruYxE, Henri, Professeur à l’Athénée Royal de Malines, Boulevard 
des Capucins, 182, Malines. 


DE CANNART D'HaMaLe, Léon, Colonel, chef de l’Etat-Major du Lieutenant 
Général Commandant supérieur de la Garde civique pour les provinces 
du Haïnaut et de Namur, Boulevard Dolez, 21, Mons. 


DE Coco, Edouard, Avocat, Membre de la Chambre des Représentants, 
Bourgmestre de Malines, rue du Bruel, 7r, Malines. 


DE Coco, Fritz, rue d'Hanswyck, 33, Malines. 
DE Coco-Vax LANGENDONCK, Ernest, rue d'Hanswyck, 40, Malines. 


DE GHELLINCK VAERNEWYCK (comte Amaury), rue de l'Industrie, 13, Bru- 
xelles, et château d’'Elseghem (par Peteghem). 


DE Got, Roger, Professeur à l’Athénée Royal de Malines, rue Con- 
science, 54, Malines. 


DeLvauLx, Charles, Avocat, rue Louise, 31, Malines. 


DE MARKNEFFE, Edg., Chef de section aux Archives générales du Royaume, 
Landen. 


À LISTE DES MEMBRES 





DE MEEST:R DE BETZFNBROECK, Raymond, Sénateur, château de Betzen- 
broeck, Malines. 

Dessaix, Charles, Editeur, rue de la Blanchisserie, 7, Malines. 

DE Rinper, Emile, Négociant, Grand’ place, 25, Malines. 

DEWALOUE, rue du Marais, 06, Bruxelles. 

DE WaAarGNY (chevalier Auguste), Juge d'instruction, rue de la Blanchis- 
serie, 2, Malines. 


DE WarGNyY (chevalier Gaspard), rue du Bruel, 49, Malines. 


DE WouTERs DE BoucHouT (chevalier Joseph), Bibliothécaire du Cercle, 
rue Léopold, 43, Malines. 


Dierickx, Henri, Imprimeur-Libraire, rue de la Chaussée, 72, Malines. 

DieuponNNÉ, Henri, Docteur en médecine, rue Notre-Dame, 59, Malines. 

DucHaTEAU, Paul, Ingénieur-brasseur, chaussée de Louvain, 1, Vilvorde. 

pu TRIEU DE TERDONCK (chevalier Joseph), Propriétaire, château de Mury- 
senhuis, à Muysen. 

FESTRAETS, Pierre, Orfévre, Professeur à l'Académie des Beaux-Arts, rue 
du Bruel, 87, Malines. | 

FRANS, Jean, Major d’Artillerie, rue des Vaches, 68, Malines. 

Fais, Hubert, Candidat Notaire, rue des Vaches, 51, Malines. 

FRis, Prosper, Notaire, rue des Vaches, 5r, Malines. 

GENONCEAUX, Pedro, Etudiant, rue Léopold, Malines. 

” GEVELERS, Libert, Chanoine Prémontré, à Neerpelt (Limbourg. 

GopENxE, Léopold, Editeur, Grand’ Place, 28, Malines. 

HERTSEXS, Alphonse, Entrepreneur, 7, Malines: 

ISERENTANT, Pierre, Professeur à l’Athénée Royal de Malines, rue du 
Bruel, 84, Malines. 

Jaxssexs, Théodore, Chanoine, Directeur du Collège St-Rombaut, marché 
au Bétail, 56, Malines. 

KeMPENEER, Albert, Abbé, Professeur au Grand Séminaire, rue des 
Vaches, 18, Malines. 

KENxESs, Edouard, rue Haute, 18, Malines. 

LamBo, Aloys, Abbé, Econome du Petit Séminaire, rue de la Blanchis- 
serie, 5, Malines. 

Le Bzus, Hector, Docteur en Médecine, Conseiller provincial, Echevin 


des travaux publics, longue rue des Bateaux, 78, Malines. 


Le Core, Georges, Marchand-Tailleur, rue Notre-Dame, 68, Malines. 


QT 


LISTE DES MEMBRES 








LEEMaNs, Louis, Juge de paix, Conseiller communal, rue du Bruel, 55, 
Malines. 

Le Marre, Aibert, Commandant d’Artillerie, rue des Vaches, 33, Malines. 

LEMESLE, Edouard, Chanoine, Inspecteur diocésain, rue de la Consti- 
tution, 9, Malines. 

. Loncin, Eugène, Docteur en médecine, rue Louise, 33, Malines. 

Macxus, Edmond, Vice-Président de la Société Royale « La Réunion 
Lyrique », Conseiller du Cercle, rue de la Station, 42, Malines. 

MErrExs, Désiré, Juge, Conseiller communal, Place d'Egmond, 1, 
Malines. 

MEyss, Henri, Architecte, Professeur à l’Académie des Beaux-Arts, longue 
rue des Bateaux, 59, Malines. 

Muerts, Louis, Chanoine, Président du Grand Séminaire, rue des Vaches, 
18, Malines. 

Nogezs, Albert, Avocat, Conseiller provincial, rue Ste-Cathérine, 21, 
Malines. 

Nogezs, Jules, Avocat, Échevin de l'Instruction publique, rue Notre-Dame, 
87, Malines. 

OLBrECHTS, Alphonse, Imprimeur-éditeur, rue des Beggards, 35, Malines. 

Or pe BEEck, Henri, Conseiller communal, rue Notre-Dame, 43, Malines. 

ORTEGAT, Jules, Conseiller provincial, Échevin des Finances, rue des 
Vaches, 78, Malines. 

 PEETERS, Auguste, Docteur en Médecine, long fossé aux Poils, 79, Malines. 

PLuys, Léopold, Artiste-Peintre verrier, rue de Beffer, 35, Malines. 

REypams, Adolphe, Géomètre du cadastre, marché au Bétail, 25, Malines. 

ROESTENBERG, Henri, Industriel, rue de la Blanchisserie, 8, Malines. 

Rogers, Victor, Directeur de la Banque de la Dyle, Mélane, 5, Malines. 

Rooms, Joseph, Architecte, rue d'Hanswyck, 66, Malines. 

Rosier, Jean-Guillaume, Artiste-Peintre, Directeur de l’Académie des 
Beaux-Arts, rue Léopold, 40, Malines. 

STROOBANT, Louis, Directeur du Dépôt de mendicité de l'Etat, à Merxplas. 

THéopor, Jean, Conducteur principal des Ponts et Chaussées, boulevard 
des Capucins, 183, Malines. 

TizManr, Lucien, Professeur à l’Athénée Royal, rue Philomène, 24, 
Anvers. 


VAN BALLAER, Joseph, Curé de Notre-Dame du Sablon, rue Bodenbroeck, 6, 
Bruxelles. 


6 LISTE DES MEMBRES 





VAN BoxMEER, Philippe, Architecte communal, rue Conscience, 7, Malines. 


VAN CaASTER, Guillaume, Chanoine, Président du Cercle, rue Notre-Dame, 
125, Maiines. 


VAN CRAEN, Eugène, Négociant, boulevard des Arbalétriers, 148, Malines. 


VAN DEN BERGH, Frans, Professeur à l’Athénée Royal de Bruxelles, avenue 
Princesse Elisabeth, Schaerbeek (Bruxelles). 


VAN DEN BERG, Léopold, attaché à l'Administration des Chemins de fer 
de l'Etat, Trésorier du Cercle, rue longue du Chevalier, 32, Malines. 


VAN DEN BRANDEN DE REETH, Victor (Mgr le baron), Archevêque de Tyr, 
rue du Bruel, 82, Malines. 


VAN DER STAPPEN, François (Mgr), Evêque de Jaffa, marché aux Laines, 3, 
Malines. 


Van DE WALLeE, Victor, Notaire, Membre de la Chambre des Représen- 
tants, Echevin de l'Etat-Civil, avenue Van Beneden, 69, Malines. 


Van DoorscaEr, Georges, Docteur en Médecine, Conseiller du Cercle, 
sous la Tour, 9, Malines. 


Van HoorENBEECKk, Victor, Pharmacien, Conseiller communal, rue des 
Vaches, 7, Malines. 


VAN HorENBEECK, Henri, Curé à Gooreind (Wuestwezel). 
Van MELCKEBEKE, Prosper, Pharmacien, rue du Serment, 27, Malines. 
Van RAEMDONCK, Frans, Négociant, rue de la Chèvre, 19. Malines. 


Van ReusELr, Charles, Professeur à l'Ecole Moyenne, rue du Bruel, 48, 
Malines. 


VAN VELSEN, Raymond, Editeur-Libraire, Bailles de Fer, 2, Malines. 


VAN PETEGHEM, Léon, Instituteur, Professeur à l’Académie des Beaux-Arts, 
rue Notre-Dame, 33, Malines. 


WILLEMS, J.-F.-M.-J., Ingénieur provincial, courte rue Neuve, 1, Malines. 
WITTMANN, Jules, Docteur en Médecine, rue du Sac, 3, Malines. 
WITrMANN, Jules, rue d’A-B, 20, Malines. 

WauTErs, Martin, Négociant, 26, longue rue des Bateaux, Malines. 


ZEcH, Maurice, Abbé, Professeur à l’Institut Saint-Louis, rue du Marais, 
Bruxelles. 


LISTE DES MEMBRES 7 





Membres correspondants (:) 


PAYS-BAS 
Messieurs 


VORSTERMAX-VaN OvEx, A.-A., à Oisterwyck (Brabant septentrional). 


BELGIQUE 


Becquet, Alfred, Vice-Président de la Société Archéologique de Namur, 
rue Grandgagnage, 8. Namur. 


BéTauxE (Mer le baron Félix), Archéologue, rue d'Argent. 40. Bruges. 

Cumonr. Georges Avocat, rue de l’'Aqueduc, 19, St-Gilles (Bruxelles). 

DE BEHAULT DE DorNoN, Armand, attaché à la direction du Commerce et 
des Consulats au Ministère des Affaires Etrangères, rue de Turquie, 60, 
St-Gilles (Bruxelles). 

DE Bray, Architecte, Anvers. 

DE BruyN, Hyac., Archéologue, Vlesenbeek. 

DELvIGNE, Adolphe, Chanoiïine, Archéologue, rue de la Pacification, 14, 
St-Josse-ten-Noode. 

DE Muxrer, Victor, Numismate, Audenaerde. 

DE R\ADT, F=Th* avenue Ducpétiaux, 53, Bruxelles. 

DE Vizcers, Léop., Archiviste de l'Etat, Parc, 24, Mons. 

GaiLLarD, Archiviste de l'Etat, membre de l’Académie Royale Flamarde, 
rue du Jardin, Anvers. 

Goovaerts, Alph., Archiviste-général du Royaume, avenue Marie-Clotilde, 
4, Watermael. 

HerMaxs, Victor, Archiviste communal, rue des Vaches, 29, Malines. 

Mauy, Hipp., Bibliothécaire de la Société Archéologique de Bruxelles, 
rue de Bodeghem, 50, Bruxelles. 

OuverLEaux, Em., Conservateur honoraire à la Bibliothèque Royale de 
Belgique, rue Cortembert, 13, Paris. 


(x) Extrait du Règlement : 

ART. $ — Les Membres correspondants son nommés parmi les personnes qui ont rendu 
des services au Cercle, ou dont le concours peut lui être utile. [ls ne sont astreints à aucune 
cotisation. 


8 LISTE DES MEMBRES 





Van CroMrHOUT, Bourgmestre de Gaesbeek. 

VAN EPEN, D.-E., Docteur, boulevard de la Senne, 5r, Bruxelles. 

VAN EVvEN, Edw., Archiviste communal, Louvain. 

VERHAEGEN, Paul, Juge au Tribunal de 1e Instance, rue de Toulouse, 
Bruxelles. 

VERVLIET, J.-B., Littérateur, rue du Bien-Ëtre, 61, Anvers. 


Zecu-DuBiez, Editeur, Braine-le-Comte. 


Membres d'honneur (:) 


Messieurs 


Casari DE CasAris, Charles, Conseiller honoraire à la Cour de Paris, rue 
Alfred de Vigny, 16, Paris. 

HirpeBrAND, Hans, Antiquaire du royaume de Suède, Secrétaire perpétuel 
de l'Académie royale des Belles-Lettres, d'Histoire et des Antiquités de 
Stockholm, membre d'honneur de plusieurs sociétés savantes, à Stock- 
holm. 





(x) Le titre de Membre d'honneur peut être conféré à des personnes qui, par leur haute 
position sociale, peuvent rendre des services au Cercle, ou qui ont contribué, par leurs 
œuvres, aux progrès des études qui font l’objet de ses travaux. 





Sociétés, Commissions & Publications 


AVEC LESQUELLES 


notre Cercle fait l'échange de ses Bulletins 


BELGIQUE 


Anvers. Académie Royale d’Aychéologie de Belgique. 
M. F. Donner, Bibliothécaire, rue du Transvaal, 53, Anvers. 
Société Royale de Géographie d'Anvers. 
M. Ed. Janssens, Avocat, Secrétaire Général, rue des Récollets, 12, 
Anvers. 
Bruges. Société d’Emulation pour l’étude de l’histoire et des antiquités de la Flandre. 


M. L. De Forre, Secrétaire, rue des Jacobins, 7, Bruges. 
Bruxelles. Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts. 
M. MarcHaz, Secrétaire perpétuel, Palais des Académies, Bruxelles. 


Bulletin des Commissions Royales d’Art et d’Archéologie. 


M. Massaux, Secrétaire, rue Montover, 22, Bruxelles. 


10 ÉCHANGE DES BULLETINS 








Bulletin de la Commission Royale d'Histoire. 
M. le Secrétaire, rue de Spa, 22, Bruxelles. 
De Wapenheraut, Grand Aymorial et Aychives de la Noblesse. 
M. D.-G. van EpPrFn, Directeur, boulevard de la Senne, 5r, Bruxelles. 
Bruxelles. Société Royale de Numismatique de Belgique. 
M. A. DE Wrrre, Bibliothécaire, rue du Trône, 49, Bruxelles. 
Socièlé Royale Belge de Geographic. 
M. Durter, Secrétaire, rue de la Limite, 116, Bruxelles. 
Societé d'Archéologie de Bruxelles. 


M. Mauy, rue de Bodeghem, 50, Bruxelles. 


Charleroi. Société Paléontologique et Aychéologique de Charleroi. 
M. le Dr WaurHy, Secrétaire général, au Musée archéologique, 
boulevard de l'Ouest, Charleroi. 


Enghien, Cercle Aychéologique d’Enghien. 
M. Ernest MarTrmiEu, Avocat, Secrétaire, à Enghien. 


Gand. Societé d’Histoive et d’ Archéologie de Gand (Bibliothèque de l'Université), 
Fossé d'Othon, Gand. 


M. A. Van WERvVEKE, Secrétaire, avenue d'Ekkergem, 48, Gand. 
Hasselt. Les Mélophyles. 
M. GEERAERTS, Président, à Hasselt. 
Huy. Cercle hutois des Sciences et Beaux-Arts. 
M. Emile Wicny, Secrétaire, Huy. 
Liége. Societé d'Art et d'Histoire du diocèse de Liège. 
M. Jos. BR:SQxE, rue du Pont d’Avroy, 35, Liége. 
Louvain, Axalectes pour servir à l'Histoire ecclésiastique de la Belgique. 


M. le Chanoinc E. REUSENS, rue Neuve, 22, Louvain, 


Maredsous. Revue Bénedictine. 


Abbaye de Maredsous, par Maredret, Namur. 


Mons. Cercle Archéologique de Mons. 


M. Léon Losseau, Avocat, Bibliothécaire, rue de Nimy, 37, Mons. 


Namur, Société Aychéologique de Namur. 


M. Adrien OcEr, Conservateur du Musée Archéologique de Namur. 


ÉCHANGE DES BULLETINS VAT 





Nivelles. Société Archéologique de l’arrondissement de Nivelles. 


M. BuissereT, Secrétaire, à Nivelles. 


Saint-Nicolas. Pays de Waas. 
M. le Secrétaire, à Saint-Nicolas. 
Soignies. Cercle Aycheoiogique de l’arrondissement de Soignies. 
M. DEMEULDER, Président, à Soignies. 
Termonde. Cercle Archéologique de la Ville et de l’ancien pays de Termonde. 
M. BROECKAERT, Secrétaire, à Termonde. 
Tournai. Société Littéyaire et Historique de Tournai. 
M. E. Sorz, Secrétaire, rue Royale, 45, Tournai. 
Revue de l’Art Chrétien. 
M. L. CLoQuET, rue St-Pierre, z, Gand. 
Verviers. Caveau Verviétois. 
M. WEBER, Président, Verviers. 
Société Verviétoise d’A rchéologie et d’Histoire. 


M. P. DECHESNE, Avocat, Secrétaire, rue des Ecoles, 9, Verviers. 


ESPAGNE 


Madrid. Revista de Archivos, Bibliotecas y Muscos. Organo oficial del cuerpo 


facultativo del ramo. 
FRANCE 


Compiègne. Societé française d'Archéologie. 
Paris. Mélusine. 
M. H. Gaipoz, Directeur à la librairie E. Rolland, rue des Chantiers, 
2, Paris: 
Société Saint-Fean, de Paris. 


M. Léop. DELBEKE, Artiste-Peintre, rue de Grenelle, Paris, 


LUXEMBOURG (GRAND-DUCHÉ) 


Luxembourg. Institut Grand-Ducal de Luxembourg. 


M. le D: Vax WERVEKE, Secrétaire de l'Institut, à Luxembourg. 


I2 ÉCHANGE DES BULLETINS 








PAYS-BAS 


Amsterdam. Societé Royale d'Archéologie (De Noord Hollandsche oudheden). 
M. R.-W.-P. DE VRiess, Secrétaire, Singel, 146, Amsterdam. 
Ruremond. Limburg. Provinciaal Genootschap voor Geschiedkundige Weten- 
schappen, Taal en Kunst. 


M. VAN BUERDEN, Secrétaire, à Ruremonde. 


Utrecht. Universiteits-Bibhiotheek, te Utrecht. 
M. Dr G. Brom, 1er Bibliothécaire du Historisch Genootschap, Malie- 
straat, 9, Utrecht. 
Rijswijck (La Haye). Familieblad. 


M. VORSTERMAN-VAN OvEN, à Rijswijck, près ’s Gravenhage. 
] 5 


SUÈDE ET NORVÈGE 


Stockholm. Xongl. Vilterhets historie och antiquitets A kademien. 
M. le Dr A. BromBerG, Bibliothécaire de l’Académie des antiquités, 
Stockholm (Suède). 








RAPPORT 


SUR LA 
Situation & les Travaux du Cercle Archéologique 


Antée sociale 1902 


MESSIEURS, 


se ORSQU'AU début de l’année qui vient de finir, 
M. le Vice-Président, Chanoine van CASTER, 





“à dence, en attendant le rétablissement complet 
du titulaire de ces fonctions, nous étions loin de nous 
douter que le jour était proche, où la mort impitoyable 
viendrait enlever à sa famille, à ses amis, et j'ajouterai 
à ses admirateurs, un homme dont l'existence fut en 
grande partie vouée au culte de l'archéologie et de l’his- 
toire. Aussi le décès de M. KEMPENEER, Président de 
notre Cercle, laissera parmi nous un vide, qu'il sera 
difficile, sinon impossible de combler (1). 


(1) Monsieur Jean-Baptiste KEMPENEER, Avocat, naquit à Malines, le 
19 septembre 1836, et y décéda le 10 octobre 1962. Déférant au désir par lui 
exprimé, aucun discours ne fut prononcé le jour de son enterrement, 


14 RAPPORT 





C'est donc avec un sentiment de tristesse, partagé 
par vous, MM., j'en suis certain, que je vous soumets 
mon rapport sur la situation du Cercle à la fin de 
l’année 1902. Le deuil est dans nos cœurs et c’est par 
un affectueux et pieux souvenir à celui qui n’est plus, 
et qui désira que sur sa tombe ne fussent prononcées 
des paroles de reconnaissance et de regret, que je me 
fais un devoir de commencer la relation succincte des 
faits et gestes de notre société pendant cette période 
annuelle. 

Ami de la dernière heure, je ne saurais, au même titre 
que plusieurs d’entre vous, MM., — qui eùtes le bon- 
heur d'approcher de plus près notre regretté Président, 
qui fûtes ses camarades d’études, ses amis de jeunesse et 
de l’âge mür, — vous parler de l’homme, de ses grandes 
et précieuses qualités, de la bonté et de l'excellence de 
ses relations, de son aménité, de sa serviabilité, de 
toutes ces vertus enfin, qui lui méritèrent la considé- 
ration, l'estime, voire l'affection de tous. 

Je me sens plus à l'aise pour vous parler de l’érudit et 
du savant, parceque je m'adresse à ceux auxquels il fut 
donné d'apprécier la somme considérable des connais- 
sances les plus variées possédées par M. KEMPENEER, 
son intelligente et saine compréhension des faits de 
l'histoire, le culte et le respect qu'il professa pour les 
manifestations de l’art de toutes les époques. 

Lorsque dans un magnifique élan d’admiration pour 
les chefs-d'œuvre de l’art médiéval, le milieu du siècle 
passé vit se lever partout des hommes décidés à reven- 
diquer pour cet art la place honorable qu'il occupe 
depuis lors dans l’histoire de l’art en général, M. KEm- 
PENEER fut un des premiers à Malines à se réjouir de 
cette tardive mais juste réhabilitation. 

Fier de pouvoir consacrer son beau talent à une œuvre 
qui lui tenait tant à cœur, il devint l’âme, sinon la che- 


RAPPORT F5 





ville ouvrière d’une série de conférences qui se donnèrent 
au Cercle catholique, pour lesquelles le père de notre 
excellent confrère et ami M. PLuys dessina des épures 
destinées à compléter par l'image la parole autorisée de 
l'orateur. 

Plus tard, lorsque à la suite de pérégrinations répé- 
tées par les rues pittoresques de sa ville natale, il crut 
pouvoir faire participer à cette rénovation artistique les 
si nombreux monuments légués par le passé, il en fit 
l'objet de causeries familières dans ce même milieu, 
causeries publiées sous le titre de La Commune de 
Malines et les restes de ses monuments (Esquisse archéo- 
logique), dans le journal La Dyle (n° 13 et 14 de 1866). 
C’est aussi, croyons-nous, le seul produit de la plume de 
M. KEMPENEER, qui vit le jour sous cette forme moins 
fugace et plus durable. 

Avec notre Confrère, combattirent pour cette cause 
chère bien des fervents, parmi lesquels, pour ne citer 
que les disparus et respecter la modestie des vivants, 
je citerai les Bernaerts, les Schæffer, les Van den Eynde 
et les Steurs, ce dernier surtout, qui trouva en M. KEm- 
PENEER un sincère et fervent admirateur. 

Champion trop modeste de l’histoire et de l’archéologie 
locales, M. Steurs doit à notre regretté Confrère, la 
considération, posthume il est vrai, dont jouissent les 
résultats de ses longues et laborieuses recherches. 

Malines et ses souvenirs historiques, les monuments 
de son passé, aimés, respectés et rétablis, pour autant 
qu'il dépendait de lui, dans leur splendeur prim:- 
tive, tel fut l’objet des préoccupations constantes de 
M. KEMPENEER. 

N'est-ce pas en grande partie à lui que nous devons la 
restauration de l’ancien palais de Marguerite d'Autriche, 
notre Tribunal actuel, ce joyau de la Renaissance au 
berceau, que nous envient les étrangers. Et quelques 


16 RAPPORT 


pas plus loin, si le souvenir de la Veuve du Téméraire, 
Marguerite d’York, revit dans une habitation plus mo- 
deste que sa luxueuse voisine, n'est-ce pas encore à 
à notre Confrère qu'on le doit? 

En mainte circonstance sa parole pesa d’un poids con- 
sidérable dans la balance des discussions où l'archéologie 
était en cause; et si quelquefois les circonstances ne 
permirent pas de donner satisfaction complète aux desi- 
derata de notre Confrère, au moins ceux-ci lui dürent-ils 
d'être pris en très sérieuse considération, en attendant 
une solution plus favorable qu'il ne dépendit jamais de 
lui de hâter et de provoquer. 

Telles entre autres furent la restauration et l’appro- 
priation des Halles, la réorganisation de notre musée 
local une première fois menée à bonne fin, ainsi que 
lui-même le constata en séance du Conseil communal 
du 20 septembre 1894, reprise ensuite et aujourd’hui 
encore en suspens. 

L'art du moyen âge eût peu ou point de secrets pour 
M. KEemPENEERr. Non content de s'en tenir à ce que 
pouvaient lui apprendre les publications nombreuses 
paraissant partout, il se plût à aller étudier sur place 
les chefs-d'œuvre reconnus, sans dédaigner les œuvres 
plus modestes dont il savait reconnaître les mérites. 

Les cathédrales de France eurent en lui un visiteur 
enthousiaste. L'Allemagne et ses monuments, d’une 
époque plus reculée, ne lui furent pas étrangers; et dans 
ses conversations, toujours un véritable régal pour ses 
interlocuteurs, il manquait rarement d'évoquer les mul- 
tiples impressions, classées dans son étonnante mémoire, 
qu'il rapportait de ces voyages, étudiés avec soin et 
accomplis dans les conditions les plus favorables à ses 
vues. 

Cet homme, que l’on connaissait comme un fervent 
de l’art du moyen âge, on le vit un jour s'éprendre 


RAPPORT ‘ire 





de cette Renaissance si belle à laquelle préludèrent les 
primitifs italiens. Le magnifique ouvrage du regretté 
Eugène Müntz, La Renaissance en Italie, fut pour lui une 
révélation, et c'était avec un désir ardent, maintes fois 
exprimé, qu'il attendait la publication, par cet auteur, 
d’un travail analogue sur la Renaissance dans les autres 
pays et surtout en Belgique. La mort, hélas! n’a pas 
permis à l’auteur de mener à bonne fin l’œuvre entre- 
prise, et à son admirateur la jouissance de théories 
aussi savamment exposées dans des publications anté- 
rieures. 

L'art de l'antiquité, de l'Egypte, de la Grèce, de Rome 
et de Byzance n'était pas étranger à notre Confrère, et 
ainsi il se trouva admirablement préparé pour comprendre 
toutes les beautés de la Renaissance, qui puisa sa sève 
aux sources fécondes jaillies sous le ciel clément et 
serein du midi. 

Un voyage en Italie et un séjour de quelque durée 
dans la capitale du monde chrétien, où les merveilles 
de l’art abondent, fut pour M. KEMPENEER l’occasion de 
contempler ces œuvres qu'il ne connaissait que par la 
description d'autrui. Ce lui fut aussi une occasion de 
voir l’art chrétien dans ses origines modestes et généra- 
lement naïves. Les catacombes le tentaient, ainsi que 
leurs peintures hiératiques, qu’en ses immortels tra- 
vaux le chevalier de Rossi révéla au monde des archéo- 
logues. 

M. KEMmPENEER eut l’occasion de rencontrer l’illustre 
savant dans ces galeries souterraines, et la bonne 
fortune d'entendre de sa bouche et sur place, l'exposé 
de quelques-unes des théories qui l'ont rendu célèbre. 
Je me souviendrai toujours avec quel enthousiasme 
communicatif notre Confrère me racontait cet incident 
de son séjour dans la ville éternelle. On le voyait tout 
heureux alors de pouvoir évoquer le souvenir de cette 


3 


18 RAPPORT 


entrevue, souvenir qui fut parmi les meilleurs qu'il eût 
conservé de ses voyages. 

Dilettante de l'art dans ses manifestations les plus 
diverses, professant un non moindre intérêt pour tout 
ce que sa ville natale a conservé de vestiges du passé, 
tant au point de vue de son histoire qu’à celui de l’art 
qui y eut toujours droit de cité, 1l n’y eut rien d'étonnant 
à le voir saluer avec joie la fondation du Cercle archéo- 
logique de Malines et en devenir un des membres les 
plus dévoués. 

Alors qu’au début nous rencontrions, sinon l'hostilité 
au moins une indifférence qui mit en péril cette cntreprise 
que d’aucuns qualifiaient de téméraire, M. KEMPENEER 
ne nous ménagea pas ses encouragements. Ce fut lui 
qui, au nom de l'Administration Communale, assista à 
l'ouverture de l'Exposition d'Art ancien et des œuvres de 
notre président d'alors, M. Wiccems, statuaire. Ce fut à 
lui aussi que nous dümes de voir cette même Mdminis- 
tration nous accorder, sous forme d’un subside généreux 
régulièrement renouvelé depuis lors, un appui plus 
efficace, origine des ressources qui nous permirent 
la publication non interrompue des travaux de nos 
membres. 

Plus tard, alors que désireux de jouir d’un repos bien 
mérité, M. KEMPENEER se retira de la vie publique, il 
se fit un plaisir d'assister à nos séances et d'y prendre 
une part des plus actives. 

Aussi, à ce moment, n’y eut-1il qu’une voix parmi nous, 
pour appeler notre Confrère à la présidence de notre 
Cercle, et, Messieurs, vous avez été témoin de l'éclat 
avec lequel M. KEMPENEER s'est acquitté des fonc- 
tions auxquelles vos suffrages l'ont appelé à diverses 
reprises. 

Qu'il me soit permis de rappeler ici en quelques mots, 
les causeries et les conférences qu’il prodigua pendant 


RAPPORT 19 








les trop rares instants que nous eùmes le bonheur de le 
voir au milieu de nous. 

Désireux de parcourir avec nous tout le cycle de l’art, 
depuis son admirable efflorescence dans l'antiquité, 
programme qu'il ne lui a pas été donné de réaliser, il 
nous donna d’abord ses impressions sur l’art grec et 
romain, exposé rendu plus intéressant encore par la 
production d’un grand nombre de belles photographies, 
reproduisant les chefs-d'œuvre dont il nous fit valoir les 
incontestables mérites. 

Un choix des plus judicieux présidait à la formation 
de ces collections et, plus d'une fois dans la suite, il 
se plüt à nous en faire jouir, témoin ces expositions 
publiques de photographies de Rome et de Florence, 
commentées par lui devant un auditoire qu'il tint sous 
le charme de son improvisation, aussi méthodique 
qu'abondante en faits et réflexions pleines d’à-propos. 
Quant à l’histoire et à l'archéologie locales, qu'il me 
suffise de vous rappeler ses commentaires savants sur les 
tableaux du Grand Conseil: ses conférences sur l'hôtel 
de Nassau et ses hôtes, sur Marguerite d'Autriche et 
l'église de Brou, et la part importante prise par lui aux 
discussions soulevées lors du Congrès archéologique de 
Malines de l’année 1897, au sujet de l’auteur du plan 
de la tour de St-Rombaut, discussions reprises au sein 
du Cercle et reproduites dans notre Bulletin. 

L'étonnante mémoire de notre regretté Président, et 
sa remarquable facilité d'improvisation, qualité inhérente 
du reste et nécessaire à la profession exercée avec tant 
d'autorité et de succès par M. KEMPENEER, eut pour 
conséquence de ne laisser des traces de ses causeries si 
intéressantes, que sous forme de notes, jalons principaux 
d’un travail que notre Confrère se proposait de parfaire 
dans le silence du cabinet. La mort, malheureusement, 
est venue entraver ces projets, et de tout ce savoir si 


20 RAPPORT 





abondamment prodigué dans notre milieu, il ne resterait 
qu'un souvenir allant s'affaiblissant avec les années, si 
nous n'avions l'espoir de voir reprendre et continuer par 
son fils, que nous comptons parmi nos Confrères, l'œuvre 
du père, où les éléments abondent et à laquelle ne 
manque que la forme. Il ne faut pas que se perdent les 
fruits de la vaste érudition de M. KEMPENEER, et ses 
travaux, pour posthumes qu'ils seront, ne feront que 
mieux apprécier l'étendue de la perte que font en lui 
l'archéologie et l'histoire de notre ville. 

Plus d’une fois, M. KEMPENEER a manifesté son inten- 
tion de publier dans nos bulletins, les conférences qu'il 
donna au Cercle. Ou nous nous trompons fort, ou il a 
mis la main à l'œuvre pour faire honneur à cet engage- 
ment. La maladie seule à arrêté ce bel élan, une maladie 
inexorable, supportée avec le stoïcisme d’un philosophe 
et la résignation d’un chrétien. La mort, en mettant un 
terme à cette existence si bien remplie, a été pour lui le 
passage de cette vie de misère à une vie meilleure. 
Qu'il repose en Dieu. 


La succession de notre regretté Confrère comme 
Président du Cercle, a été reprise, aux termes du 
règlement, par M. le Vice-Président van CasTER. Vous 
avez applaudi à sa prise de possession du fauteuil prési- 
dentiel, et c'était justice, MM. Notre nouveau Président 
a fait ses preuves, et la direction de notre Société ne 
saurait être en meilleures mains. Son activité ne s'est 
pas ralentie dans le courant de l’année qui vient de finir. 
Les procès-verbaux de nos séances en font foi. J'y relève 
une série de causeries, préludes de travaux plus complets 
et plus importants, qui ne tarderont pas, je l'espère, à 
voir le jour. Dans cet ordre d'idées, je citerai une étude 
critique en préparation sur la Procession de St-Rombaut 








RAPPORT 21 





du 4° dimanche après Pâques; à mentionner ensuite la 
Biographie de Wenceslas Hollar, d'après un auteur alle- 
mand, d'où il appert que cet crtiste ne fut jamais 
apparenté aux Keldermans; de ce chef il n’a pu avoir 
en sa possession le plan original de la tour de St-Rom- 
baut, et à plus forte raison n’a pu reproduire ce plan par 
la gravure bien connue de ce monument. Il est fait 
ainsi justice d’une opinion précédemment émise. La 
publication des Comptes de la construction et de l'entretien de 
l'ancienne maison échevinale, par M. l’archiviste HERMANS, 
que vous trouverez aux premières pages de notre bulletin, 
nous fait faire connaissance avec une série de mots et 
d'expressions en usage à cette époque déjà lointaine; 
M. le Chanoine van Casrer les a commentés dans une 
troisième causerie, et 1l serait à désirer que ces inter- 
prétations fissent suite, sous forme de notes, aux patientes 
recherches de notre toujours actif Archiviste communal 
cthéonfrère. 

Enfin, sous la conduite de M. van CasTrER, nous avons 
admiré les projections lumineuses des villes et sites 
d'Italie, dues à l’intelligente initiative de M. Oswald 
Maaxus, fils de notre dévoué Confrère et Conseiller du 
Cercle: 

Un véritable régal a été pour nous tous une autre 
séance de projections lumineuses, celles-ci relatives à 
l'Egypte, commentées avec talent par notre Confrère 
M. D'Awans. Ce voyage au pays des Pharaons, cette 
évocation des colossales merveilles artistiques d’une 
époque qui se perd dans la nuit des temps, et de celle 
digne de ses devancières, qui a nom le barrage d’Assouan, 
inauguré 1l y à à peine quelques semaines, a permis 
d'apprécier une fois de plus en M. D’Awaxs l’orateur 
très écouté et de grande érudition. 

Son collègue én professorat, M. Frans VAN DEN 
BERGH, a figuré avec non moins d'honneur à l’ordre du 


22 RAPPORT 





jour de nos séances. Nonobstant les ennuis et les préoc- 
cupations d’un déplacement à l’Athénée royal de la 
capitale, notre Confrère a trouvé des loisirs pour nous 
parler de l’origine et de la signification des noms de 
famille malinois (Eene studie over mechelsche familienamen) 
et des enfants trouvés à Malines {iets over de vondelingen 
te Mechelen). Ces deux sujets, inédits dans les annales 
bibliographiques malinoises, valurent à notre Confrère 
des applaudissements mérités. Le sort des enfants aban- 
donnés, coutume barbare qui date de loin, fit de tout 
temps l’objet des préoccupations de nos magistrats. 
Nombreux aux siècles passés, ces coupables abandons le 
furent davantage encore sous la domination française en 
Belgique. Avec l’arrière-pensée de se créer une pépinière 
de guerriers pour ses campagnes futures, l'empereur 
Napoléon décida l'installation des rouleaux ou tiroirs, 
ad hoc, établis à l'entrée des hospices, facilitant ainsi 
des manœuvres condamnables, auxquelles mit heureu- 
sement fin le roi Guillaume des Provinces-Umies. Les 
registres d'inscription de ces pauvres petits êtres, et 
les lamentables témoins — suggestifs moyens de recon- 
naissance, celles-ci trop souvent tardives, et combien 
rares — qu'ils renferment, mis sous les yeux de ses audi- 
teurs par M. Van DEN BERGH, n'ont pas peu contribué 
à augmenter l'intérêt de ces communications, faites en 
langue flamande, avec toute la chaleur et le brio que 
l'on connaît à notre dévoué Confrère. Ce sont là des 
études que nous ne désespérons pas de pouvoir publier 
dans nos bulletins. 

M. le professeur TiLMANT a continué ses études litté- 
raires du siècle de Marguerite d'Autriche. Trois savants 
en us Malinois, tel est le titre sous lequel notre Confrère 
commente les tendances littéraires de trois humanistes : 
Varenmius, Van Craeneveldt et Longolius. Ce travail forme 
un digne pendant à celui que nous avons pu publier 


RAPPORT 23 





dans notre précédent bulletin, sur les manuscrits de 
Marguerite d'Autriche conservés à la Bibliothèque 
royale à Bruxelles. Il en a toute la saveur et il est d’un 
non moindre intérêt. 

M. le docteur ANDRIES a fait revivre la mémoire d’un 
concitoyen, feu M. De Wulf, poète à ses heures, que 
beaucoup d’entre nous ont connu et se rappellent comme 
un homme de bien, entouré de l'estime générale. Ce 
premier travail de notre Confrère promet pour l'avenir, 
et nous espérons qu'il sera suivi de bien d’autres. Il n’a 
dépendu que de l’auteur de le voir publier dans notre 
bulletin; ce ne sera que partie remise. 

De M. Reypams, nous avons eu l'avantage d'entendre 
trois communications qui présentaient un grand intérêt. 
Une première est relative à Martin Rythovius, premuer 
évêque d Ypres, et ses fondahons. Les largesses du savant 
prélat, en vue de permettre aux membres de sa famille 
d'aborder les études supérieures, ont beaucoup perdu de 
leur valeur depuis le jour où il dicta ses intentions 
à cet égard, à tel point, qu’elles se trouvent réduites 
aujourd'hui à la somme minime de 30 cents. 

Les pleins fiefs de la ville et de la Seigneurie de Malines 
ont été relevés par notre Confrère dans un second travail, 
qu'il a fait précéder, en guise d'introduction, de quelques 
éclaircissements historiques. Enfin, tout récemment, 
M. Revypams nous a lu des notes historiques sur le 
Vrybroeck. Cette pièce de terre fut concédée, à charge de 
redevance annuelle, par un Berthout, au x1r1° siècle, à 
28 habitants d’'Auweghem, et les héritiers et descendants 
des premiers bénéficiaires en jouirert à un titre analogue 
Jusque vers la-fn-du/siècle dernier, où ils en furent 
dépossédés, faute de pouvoir justifier de leurs droits. 
La ville recueillit cette succession, dernier vestige du 
régime foncier du moyen âge, que les siècles avaient 
respecté. 


24 RAPPORT 





Dans une séance ultérieure, notre Confrère a appelé 
notre attention sur un article qui fut publié dans 
« L'’Ancien Pays de Looz », par M. de Borreman, et 
en a lu des extraits. Il était intitulé : Les Inghelbrechts, 
Seigneurs de Stevoort. Plusieurs membres de cette famille 
étaient d’origine malinoise, et les notes et renseigne- 
ments y relatifs avaient été obligeamment fournis par 
M. Reypams à l’auteur de Particle. 

Un travail littéraire sur les cloches de Pâques, sans 
nom d'auteur, avait été lu par notre Confrère à la séance 
précédant cette grande fête chrétienne. Cet article fut 
reproduit dans un supplément littéraire du xx° siècle 
et l'anonymat de l'écrivain dévoilé; M. Reypams, fils, 
car c'est de lui qu'il s’agit, a débuté ainsi d’une manière 
fort honorable dans la carrière des lettres. 

Vous l’entendez, Messieurs, au point de vue de 
l'activité, l’année 1902 fait honneur à ses devancières. 
Du reste, notre bulletin, qui vous a été distribué, en fait 
foi : il est édité, avec tout le soin que MM. Godenne 
nontycessénde mettre aux travaux sortis der leurs 
presses. 

À d’autres points de vue, elle fut peut-être moins 
fertile en faits de nature à vous intéresser. Il en est ainsi 
notamment pour les excursions projetées et faites. 

Une première, réussie en tous points, avait pour objet 
une visite à Waelhem, à l’abbaye de Roosendael, aux 
installations hydrauliques d'Anvers, établies dans le 
voisinage, et à la chapelle de Lazerny. Elle se fit au 
mois d'avril, par un temps favorable, et de nombreux 
excursionnistes avaient répondu à notre invitation. Cela 
nous a valu un substantiel rapport de notre Confrère 
M. Macnus. 

Le succès de cette promenade archéologique fit bien 
augurer des excursions ultérieures. Aussi, celle qui avait 
été projetée à Louvain, fut-elle préparée avec tout le 


RAPPORT 25 





désir de donner pleine satisfaction aux adhérents que 
nous ne doutions pas devoir être en plus grand nombre 
encore que précédemment. Les autorisations nécessaires 
furent demandées et obtenues. L'administration com- 
munale de Louvain, la révérende Mère Supérieure 
de l'hôpital, les révérends Curés des églises paroissiales 
s'empressèrent à l’envi de faciliter l'exécution de notre 
programme. 

Une déception, très sensible pour les organisateurs, 
attendait ceux-ci; 5 de nos Confrères se bornèrent à 
répondre à leur appel, et allèrent représenter à Louvain, 
le dimanche 22 juin, un Cercle qui compte au delà de 
cent membres! 

N'insistons pas. 

Une visite à la collection des estampes conservées à 
la Bibliothèque Royale à Bruxelles, figurait encore au 
programme des excursions. À la demande de M. le 
conservateur Hymans, cette visite a été remise. Peut-être 
que dans le courant de cette année, nous pourrons 
reprendre ce projet. 

Il sera inutile, Messieurs, je crois, de répéter que le 
Cercle a fait son devoir quand il s'est agi de travailler à 
la conservation des anciennes façades de la ville. En 
l'occurrence, nous avons pétitionné aux Administrations 
compétentes, et celles-ci se sont toujours montrées des 
plus favorables aux desiderata du Cercle. 

Nous sommes heureux de pouvoir ici leur témoigner 
notre reconnaissance et de faire une mention particulière 
de ceux de nos Confrères qui en font partie. M. l’échevin 
Le BLus et M. le docteur ANDRIESs n'ont pas marchandé 
leur intervention et elle fut rarement inefficace. 

Il convient toutefois d'ajouter, que l'Administration 
Communale est admirablement secondée par son archi- 
tecte, notre Confrère M. Van Boxmezr. Il s’acquitte 
avec une conscience rare de la direction des travaux 


26 RAPPORT 





de restauration qui lui incombent de par ses fonctions. 
De par ces dernières aussi, 1l est en situation d’être au 
courant des intentions des propriétaires d'immeubles 
dont il importe d’assurer la conservation, et le cas 
échéant, ses conseils n'ont pas été sans exercer une 
influence profitable à cette conservation. Nous ne 
pouvons que l'en féliciter. 

Il ne reste plus qu’à mentionner la manifestation de 
sympathie dont fut l'objet, de la part du Cercle, votre 
Secrétaire, à l’occasion de son mariage, les cordiales 
paroles à lui adressées par M. le Président, et le magni- 
fique objet d'art avec dédicace qui lui a été offert. Il 
vous a exprimé sa vive reconnaissance pour ce témoignage 
de confraternelle amitié, et il est heureux de pouvoir 
saisir l’occasion aujourd’hui de vous assurer encore de 
son inaltérable dévouement à notre Société. 

Ainsi que je vous le disais tout à l'heure, notre Cercle 
compte à ce jour au delà de cent membres. Leur nombre 
est donc en progression croissante ; 1l s’en faut cependant, 
qu'au point de vue des travaux qu'il laisse supposer, 
nous ayions lieu de nous réjouir. Il est étonnant, en 
effet, qu'étant donné ce chiffre assurément respectable 
d’adhérents, notre appel pour la rédaction d’une histoire 
de Malines, provoquée ct facilitée par la généreuse initia- 
tive de notre Confrère Mgr van DEN BRANDEN DE REETH, 
Soit resté-sans süite. Au mois de juin de l’année 1002, 
les trois ans prévus dans le programme pour la rentrée 
des ménioires, étaient révolus, et aucun travail, n’est 
parvenu au Jury; il y aura lieu de prolonger le délai 
primitivement fixé. En outre, il faudra pourvoir au 
remplacement de feu M. KEMPENEER dans ce Jury, et 
examiner en second lieu si, en présence du départ de 
plusieurs membres de la Commission des publications, 
il ne faudra pas leur donner des successeurs. 

Maintes fois dans mes rapports antérieurs, j'ai laissé 


RAPPORT 27 





pressentir une situation financière qui n'était pas ce qu'il 
y avait de plus favorable. Nous avons donc limité nos 
dépenses au strict nécessaire, et je suis certain que notre 
dévoué trésorier, M. VAN DEN BErGH, va nous révéler 
une situation plus satisfaisante. 

Nous clôturons donc l'exercice 1902 dans les meilleures 
conditions. 

Notre Société est prospère, et nous pouvons envisager 
l'avenir avec la plus entière confiance. 

Je termine ce trop long rapport, Messieurs, en vous 
proposant de voter des remerciments à MM. les Con- 
seillers Macnus et Van DoorscaEr, dont le mandat 
finit aujourd’hui. Le dévouement de ces MM. vous est 
connu depuis longtemps et nous devons leur en témoigner 
toute notre reconnaissance. 

A notre nouveau Président, M. le Chanoiïine van CAsTER, 
nous souhaitons une cordiale bienvenue. Sa présence à 
la tête de notre Société ne peut être qu’un gage de pros- 
néntévetide succes. 


H. ConNINCKx, 


Secrétaire. 


Janvier 1903. 





“A 


ITR 





(EO6T Toj4) HooïqIxA 3, do qorz 


EPTITON “1 











Geschiedenis van het Vrijbroek 


,EN der meest bekende landelijke domeinen 
van Mechelen, door zijne ligging in een schil- 
derachtig dal, en door zijne geschiedenis, is 
Je het « Vrijboek » buiten de Brusselpoort en 
nabij de rivier de Senne gelegen. 

De landbouwers kennen het Vrijbroek waar hun vee 
jaarlijks de zomermaanden overbrengt, vele onder hun 
zijn afstammelingen der gegoeiden; de bejaarde Meche- 
laars weten op welke behendige en zeldzame wijze, 
deze eigendom van ruim 31 hectaren en van meer dan 
100,000 frank waarde, kosteloos aan de stad kwam; de 
jeugd gedenkt zich met liefde hoe zij *t ijs aldaar door- 
zwenkte en de geschiedkundigen hebben eene gene- 
gendheid voor die eeuwenoude bezitting der roemrijke 
Berthouders. 

Vér den aanleg der Leuvensche vaart bestond er 
eene baan die rechtstreeks van de Brusselpoort naar een 
der drij vekens of bareelen van het broek liep. Door de 
vaart in twee gesneden, draagt dezen weg nog den naam 
van Vekestraat, een verouderd woord welk Kiliaan door 
hek vertaald, 





30 GESCHIEDENIS 





De geschiedenis van het Vrijbroek klimt op tot den jare 
1200, toen een Berthout, Wouter V, de Groote genaamd, 
heer van Mechelen, het oppervlakkig gebruik dezer 
beemden, mits eenen jaarlijkschen cijns van 2 schellingen 
leuvens, aan 28 goede lieden verkocht, die ongetwijfeld 
toen de eenigste bewoners van het gehucht Auwegem 
waren. Zi] noemden zich : Jan van der Eyken, Wouter 
van der Eyken, Willem van der Eyken, Wouter van den 
Heydenhove, Claes van Eysegheem, Seger van Berble- 
gheem, Aert Stroebant, Willem van der Zinnen, Gijsel 
van Berblegheem, Hendrik Verhildesaerden, Willem 
de Wolf, Willem van den Dorpe, Pieter de Visschere, 
Arnold Sondercost, Wouter van den Putte, Geeraert 
van Winckelhem, Geldoif van Winckelhem, Willem 
Scoifen, Seger van den Berge, Hendrik de Busschere, 
Hendrik van Oudegheem, Her Henneken Bollen, Willem 
van Oudegheem, Hendrik Roebosch, Wouter van Loe, 
Godscale van Loe en Zeger de Zas (x): 

De verkoopakt zest dat deze « erve ende erffelijck- 
heïjt » tusschen der Eycken, Oudergem en Leliërdael 
gelegen is. 

Auwegem is op de kaart van 1740, de oudste die er 
bestaat, afgeteekend als hebbende voor grenzen den 
Heerweg, nu Steenweg op Hombeeck, de gemeente 
Hombeeck, de leibeek van het Robbroek tot aan de 
oude baan naar Leest, welke baan als grens dient tot : 
bij de herberg De Eik. Vervolgens wordt de wijk afge- 
paald door den tegenwoordige Auwegemsteenweg tot 
de Nattenhofstraat, voorbij de brouweri] Versailles, dan 
de Bethaniënbeek die in de Dijle vloeit, voorders deze 
rivier tot de Winketpoort, en eindelijk de stadsvesten 
tot aan de Brusselpoort. 


(1) HULDENBERGHE. — Toouen der beschrjvinghe der gheslachts afkomste ofte 
&gheboorte linie van het huijs van Berthout, fol. 365. 


VAN HET VRIJBROEK St 


Laat ons opmerken dat de plaatselijke benaming « de 
Eyke » haren naam aan de herberg gegeven heeft. 

Het gehucht Auwesgem had eene oppervlakte van 319 
bunders en telde slechts 24 huizen in 1740. Dit bewijst 
wel dat de 28 koopers van 1260 de geheele bevolking van 
Auwegem uitmaakte, sommige hunner namen als : van 
Auwegem en van der Eyken, zijn uit de plaats zelve 
ontstaan. 

Het oorspronkelijk klooster van Leliëndael, ook door 
Wouter Berthout in 1231, op den oever der Zenne, onder 
Hombeeck gesticht, is na de spaansche beroerten in de 
stad verplaatst; dit klooster bezat bij zigne afschaffing 
nog beemden nabi] het Vrijbroek. 

Jammer dat de oorspronkelijke titel verdwenen is, de 
vlaamsche overzettingen van het ongetwijfeld latijnsch 
stuk, zijn betrekkelijk van jonge dagteekening. De eene 
komt voor in den rol van het Vrijbroek van 1644, naar 
een voorgaande van 1562, de andere in een afschrift 
van het handschrift van Hendrik van Huldenberg, die 
in 1047 burgemeester van Mechelen was. Ze zijn dus 
van hetzelfde tijdstip. Huldenberg zegt dat de akt of : 
brief, zooals men zulks toen noemde in den toren der 
tresorij der stad, in de lade F onder n° 184 beruste. De 
geschiedschrijver heeft deze aanduiding uit een oude 
boedellijst afgeschreven, ten zignen tijde was het oor- 
spronkelijk stuk verloren, anders hadde h1j het mede- 
gedeeld. 

De verkooping van het oppervlakkig gebruik, en niet 
des grondgebieds welk Wouter behield, mits eene eeu- 
wigdurende en jaarlijksche rente van 2 schellingen, 
plaatst dezen eigendom onder degene die men cijnsgoed 
noemde. 

De rente is van lage taks, doch de schaarsheid aan 
gemunt geld in dit verwijderd tijdstip en de geringe 
waarde der goederen, dient in acht genomen te worden, 


32 GESCHIEDENIS 





en ook moet er opgemerkt worden dat Wouter de Groote 
geen eenvoudige grondeigenaar was, maar Heer, dat is 
te zeggen oppervorst van Mechelen, en hij aldus staat- 
kundige reden had om door een wijs beheer de welvaart 
ziner onderdanen te bevoordeelen. Er bestaan charters 
van hem die onze denkwijze staven. 

Deze cijns moest door ieder der 28 koopers tengelijke 
dage betaald worden. Volgens het verdrag, welk onmid- 
deljk op den koop volgde, werd er vastgesteld dat bij 
overlijden der koopers en hunne nakomelingen er als 
overgangsrecht ook 2 schellingen en 2 deniers aan den 
Heer zullen gekweten worden en ook dergelijke somme 
als boete aan die welke hun vee zonder recht in het 
broek zullen brengen. Het stellen dezer rechten bewijzen 
wel dat Wouter hier als oppervorst handelde en dit ver- 
drag uit zigne heerlijke rechten putte. 

Ten jare 1289 gaf Floris Berthout, heer van Berlaer, 
met toestemming zijns broeders Wouter VI, beide zonen 
van Wouter de Groote, die in 1286 overleden was, aan 
het gasthuis van Mechelen, eene weide in *t Vrijbroek, 
met grachten omringd, welke hi] bekomen had van de 
inwoners van Auwegem. 

Of dit weiland deel maakte van de goederen welke 
26 jaren te vorens door Wouter V verkocht waren of er 
aan paalde, is onmogelijk op te lossen. 

De Godshuizen bezitten op huidigen dagen nog eenen 
eigendom aldaar, het Frisirke geheeten, 7 hectaren 
44 aren groot, het is te denken dat hij de gift van Floris 
Berthout uitmaakt. Doch toen in 1865 de Stad het Vrij- 
boek in bezit nam, beweerde de Godshuizen er ook recht 
op te hebben, ingevolge de gift van 1289, doch zij hebben 
hunnen eisch niet kunnen staven. 

Het Vrijbroek was door eenen Hoofdman bestuurd, 
geholpen door 4 gezwoornen, allen erfgenamen, de laatste 
jaarlijks, voôr 1/2 Maart gekozen. 


VAN HET VRIJBROEK 33 








De Hoofdman kreeg een halve hamel, op 10 guld. 
geschat, voor eereloon. De dienstlieden waren de knaap, 
preter, officier of gadeslager, die 6 guld. trok, de smid 
die de beesten brandde en het ijzerwerk der vekens 
vermaakte, de metser die de ark (1) of sluis te herstellen 
had en eenige werklieden welke de grachten openhielden 
en zuiverden. 

Het is te verstaan dat bij keurdag, branddag en bi] 
het sluiten der rekening in de herberg Het Fortunte, 
welke sedert onheugelijke tijden tot vergaderplaatst 
diende, eenige tonnen moesten gedronken worden, onder 
den kenschetsende naam van echelbier. 

De namen der Hoofdmannen van het Vrijbroek zijn 
ons maar bekendt te beginnen van het jaar 1667, allen 
behooren-tot de familie van den Venne die alhier op de 
Tichelrij nu n° 16 woonde. 

1667, Jonker Jan-Baptist van den Venne, gehuwd met 
jufvrouw Maria Huens. 

1676-1682, Jonker Joos van der Hoeven. 

1684, Jonker Jan-Baptist-[ozef van den Venne, pen- 
sionnaris, geb. 25 Juli 1671, overl. te Leuven 1706. 

1706-1722, Heer Jan-Hendrik Huens, oud commune- 
meester. 

1723, Jonker Jan-Baptiste-Jozef van den Venne, geb. 
PACE 1090..0verl. 27 7 FT739) 

1735, Frans-Jozef-Constantijn de la Rue, heer van 
Hulplancke, overl. 22 X°* 1754. 

1755-1804, Jan-Baptist Jozef van den Venne, geb. 
2 Februari 1729, heer van Ophem en Montenaeken, 
schepen en later communemeester. Hij herbouwde het 
huis der Tichelrij in 1757, zooals het jaartal in randver- 


(1) Deze ark of sluis bevondt zich tegen de Senne, in de vroegere beemden 
van Leliëndael, achter het gehucht Stuyvenberg. De waterafloop geschiedde 
langs daar; er is verandering aan gekomen sedert de afleiding dezer rivier. 


5) 


34 GESCHIEDENIS 





siering aanduidt, stierf 4 Maart 1804, en is met zijne 
vrouw te Muysen begraven, waar hun graf met hunne 
afbeeldsels,. door den beeldhouwer Godecharles. Hi 
bezat aldaar het kasteel ter Donck, welks verhef de 
3 Juli 1774 na de dood zijner tante jonkvrouw de la Rue 
geschiedde. Ook in St-Romboutskerk, in de derde kapel 
lings van den omgang, bevindt zich een marmeren 
gedenkteeken dezer echtgenooten, met zijn afbeeldsel 
opgeluisterd. | 

Hun zoon, Filip-Maria-Jan-Baptist van den Venne 
d'Ophem, geb. 1 Januari 1770, werd in 1819 tot den rang 
van baron verheven; hi] was rechter te Brussel en over- 
leed aldaar in 1842. Bi] zijn testament had h1j ziynen 
kleinzoon Filip L'Olivier tot hoofdman benoemd. Deze 
welke Muysen bewoonde, verkocht dit ambt in 1858, 
aan zijnen oom Adolf Schollaert, rechter bij de recht- 
bank van 1°** aanleg te Brussel, en die nog in leven is. 

De wapens dezer Hoofmannen welke den naam van 
Van den Venne hebben sedragen Pmetmdiethunner 
vrouwen, bevinden zich in St-Janskerk, op het praal- 
gedenkteeken van Leyen, die hun voorvader was. 

Het. zun.eigenlijk geene sprekende ‘wapens, :maar 
deszelfs uitvinder is toch eenvoudig en spitsvondig 
genoeg geweest van twee zwarte zwaluwen uit een ven 
van sinopel te doen opvliegen (r). 

De drij voornoemde monumenten zijn opgericht door 
baron Filip van den Venne (1770-1842), die de laatste 
van zijnen stam was. 

Het geleerd werk van den hoogleeraar Paul Errera : 
Les Masuirs, noemt verschillende eigendommen die een 
gelijkaardige oorspronk hebben als ons Vrijbroek, onder 
anderen het Vrij-geweid en de Gemeene- of Loo Weiden 


——— 


(1) De sinople au chef d'arzent chargé de 2 birondelles essorantes de 
sable, 


VAN HET VRIJBROEK 3) 





bij Brugge; daar noemde men de erfsenamen gevreiden 
of gegoeiden — amborgers van het werkwoord gebeuren 
welk in de 13“ en 14% eeuw ten deele vallen betee- 
kende. 

Zulks is in betrekking met de kollectieve eigen- 
dommen van Germaansche oorsprong, als de Neder- 
landsche Mark welke nog in de provincie Drente bestaat. 

Andere voorbeelden zijn hier ten lande aan te halen : 
zoo gaf Jan III, hertog van Brabant, in 1331, het opper- 
vlakkig gebruik der heide aan de ingezetenen van Moll, 
welke deze in deelen splitsen onder den naam van Zavels, 
die elk hun bestuur hadden. 

De inwoners der gehuchten Groot- en Klein Rees 
onder Casterle, bezaten nog in 1830 heide onder gemeen 
gebruik, die op hunnen gezamentlijke naam op de leggers 
waren ingeschreven. 

Overigens vindt men hiervan sporen in vele landen : 
de Mir in Rusland, de Dessa in Java, de Allmende in 
Zwitserland, de Allmaeninger in Skandinavië en Fin- 
land, enz. 

In den loop der tijden zijn de volgende daadzaken 
nopens het Vrijbroek aan te halen, de rol werd in 1562 
en in 1044 vernieuwd, de cijns van 2 schellingen 12 
deniers kwam na de verdwijning der Berthouders, onder 
den naam van koninescijns, in s’ lands kas en was op 
3 1/2 stuivers gedaald. 

De 12 Augusti 1667 werd er door de heeren der wet 
aan de erfgenamen en gezworen bevolen binnen de 
14 dagen hunne rekening te doen voor de schepenen 
jonker Frans Douglas dit Scott en heer Pieter de 
Rhegere. 

Volgens het resolutieboek van 18 Juli 1724, was er 
toen spraak een rasphuis te Mechelen te maken, en de 
stad scheen genegen zulks op het Vrijbroek te doen en 
daar de gevreiden hiertegen opkwamen, noodigde men 


36 GESCHIEDENIS 





den hoofdman van den Venne uit om de eigendoms 
titels te toonen. Deze zegde dat de papieren nog ten 
sterfhuize van zijnen voorganger den communemeester 
Huens berusten; doch de 21 Augusti, werd er bevonden 
dat er geene andere stukken waren dan een reglement. 
De zaak bleef echter onaangeroerd. 

De 28 Juni 1785, zien wij een beklag van den hoofd- 
man van den Venne, kleinzoon van den voorgaande, aan 
het Magistraat inhoudende dat hi] met verwondering 
heeft vernomen dat het Wurtembergs regiment in bijwe- 
zen hunner H. K. Hcogheden de landvoogden Christina 
en Albert, de dag te voren krijgsbewegingen in het 
Vrijbroek had gedaan, zonder iemand iets gevraagd te 
hebben, waardoor de weide en de beesten die er in 
waren veel hadden geleden. De pensionnaris de Beelen 
begaf zich hierop bij den majoor Dirix, in de Kraan 
op de Groote Markt verblijvende, welke beloofde de 
schade te betalen. Doch de bevelhebber graaf Cornet 
de Grez beweerde dat deze beemden geen bijzondere 
eigendom waren, daar hun aard niet overeenstemde met 
de toen bestaande rechtstelsels, en hi] niet anders kon 
beschouwd worden dan als een gemeente eigendom tot 
een bijzonder gehucht bestemd. 

Op 8 Augusti 1701, is er nogmaals spraak van gedane 
schade door de soldaten, welke op 8o gulden wordt 
geschat voor de 13 bunders die betrapt waren. 

De zitting van het Municipaal bestuur van 12 Prairial 
jaar VIT was vol gevaar voor het Vrijbroek. 

Er werd aan de burgers Van den Venne en Jacob 
De Wit gevraagd met welk recht zij de 26 bunders weide 
bezaten die vermoedelijk gemeente goed waren, waarop 
Van den Venne antwoordde dat zij eigenaars waren en 
er de bewijzen van leveren zouden; doch hij kon niets 
bijbrengen dan een afschrift van den rol. Hierop nam 
het bestuur, 9 dagen daarna, het besluit dat, vermits hi] 


VAN HET VRIJBROEK 37 








niets bewezen had en indien hij niets bewijzen kon, de 
eigendom als nationaal goed zou beheerd worden. 

Door de oorlogen en bestuurloosheid dier woelige 
tijden bleef de zaak echter vergeten en op het grond- 
legger der jaren 7 en 14 der Republiek, werd het Vrij- 
broek ingeschreven op naam der gemeente Auwegem, 
als weide dienende voor diens inwoners die er recht toe 
hadden. 

Het kadaster van 1809 geeft den eigendom op onder 
het opschrift : De belanghebbende van den Polder, 
gezegd Vrijbroek, groot 30 hectaren, 74 aren, 9 centiaren, 
en het tegenwoordig kadaster in 1835 gemaakt, onder 
den titel : Mechelen De Administratie van het Vrijbroek, 
voor eene oppervlakte van 31 hectaren, 49 aren, 25 cen- 
tiaren. — In 1814 hield een Duitschen prins wapen- 
schouw op t Vrijbroek. 

Het Hollands bestuur heeft in 1817 een geding tegen 
de gegoeiden ingespannen, wWaarvan wi] den inhoud of 
uitslag niet kennen. 

In 1832 diende het Vrijbroek voor wapen oefening- 
plaats voor het Fransch leger, welke langs Mechelen 
trok om Antwerpen in te nemen. — In 1841 werd er 
besluit genomen tegen den polder het Robbroek. 
Nog vindt men een brief van 12 November 1859, door 
het Schepencollegie aan den Arrondissements kommis- 
saris, antwoord gevende op een rekwest van een zeker 
getal gegoeiden die reklaam maakten tegen het bestuur, 
waarin men zegde dat volgens inlichtingen, met de over- 
levering instemmend, deze beemden een soort van bijzon- 
dere eigendom waren, waarover het hoofd eener familie 
eertiyds beschikt had in voordeel zijner afstammelingen 
en waarvan het genot nog uitsluitelijk behoorde aan de 
talrijke en zeer verspreide belanghebbende en die men 
van den bloede noemt. 

Onvermijdelijke misbruiken waren gedurende den 


38 GESCHIEDENIS 





loop der eeuwen in het beheer van het Vrijbroek geslo- 
pen, welk zich om Stadsbestuur niet meer bekommerde, 
dat echter onder bestuurlijk opzicht opvolger der Heeren 
van Mechelen was en in die hoedanigheid de verorde- 
.ningen van 1562 en van 1644 gemaakt had en in 1667 
de rekening gevergd had; de bezitters zelfs waren, in 
zekeren zin, onbevoegde en onzekere personen, die noch 
hun deel konden aanduiden, noch hunne titels doen 
gelden. Alles was op overlevering gegrond, die hoe 
eerbiedwaardig ook onder zedelijk opzicht, voor de 
bestaande wetten van weinig belang was. Hadden de 
gegoeiden tot een hoogere stand der samenleving be- 
hoord, dan zouden zij hunne afstamming, sedert de 
13% eeuw, meermaals doen wettigen hebben en dezes 
inschrijving in de goedenis registers gevergd hebben. 
Na 600 jaar, kan Wouter Berthout misschien door een 
stamboom bereikt worden, maer tot zijne tijdgenooten 
de 28 inwoners van Auwegem opklemmen is gansch 
onmogelijk. 

Doch openhartig en zonder arglist gesproken, waren 
hunne erfgenamen de natuurlijke eigenaars, en indien 
één der gegoeiden had kunnen bewijzen afstammeling 
te zijn der koopers van 1260, ware hi] heer en meester 
van ’t Vrijbroek geweest. 

In zelfden zin en sedert onheuglijke tijd bezaten een 
hondertal inwoners en afstammelingen van inwoners der 
gemeente Baelen den windmolen en de watermolens 
van Hoolst en Scheps met aankleven. Willende uit 
onverdeeldheid treden verkochten zij deze goederen 
in 1829, ten hunnen voordeele, zonder dat het gemeente 
bestuur er eenige aanspraak op maakte, zij waren dus 
gelukkiger dan de Mechelsche gegoeiden. 

De vermolmde kant van bezit had een schrander advo- 
kaat, Willem Frans, schepen van Mechelen doorpeilt 
en de eerwaardige overlevering die, van vader tot zoon, 


VAN HET VRIJBROEK 39 








sedert 25 geslachten had voortgeleeft, en waarover 
Q staatsregeringen en duizende gebeurtenissen waren 
heengestapt, blies hi] als een kaartenhuis omverre. 

In de maand Februari 1865, werd de burgemeester 
Verhaeghen door den schepen verwittigd, dat zijne opzoe- 
kingen hem de overtuiging hadden gegeven, dat het 
bestuur van het Vrijbroek aan de gemeente Mechelen en 
niet aan anderen toekwam, en hij zegde voornemens te 
zijn eerstdaags de stad in hare rechten te herstellen en 
aangezien er bij elke opening van het broek een groote 
toeloop van volk zich aanbood, zoo verzocht hi] de toela- 
ting om door den kommissaris van policie en door de 
veldwachter te worden bijgestaan. Dit werd toegestaan, 
doch onder verantwoordelijkheid van den schepene, 
s  morgends, 20 Mei, deed de advokaat Frans gedrukte 
plakkaten aanplakken, waarbij het publiek verwittigd 
werd dat hij, in naam der stad, namiddag om 5 ure, 
het gras der leegtens openbaar zou verkoopen en dat 
het broek s maandags, 22 Meiï, om 4 ure s’ morgends, 
zou geopend worden. Dit gebeurde aldus in tegenwoor- 
digheid van den kommissaris De Schutter en van den 
veldwachter Veroft, die de sleutels der vekens aan den 
gadeslager De Croes had afgevraagd. Het gras werd aan 
zijnen gewoonen pris verkocht, 102 paarden en 310 
hoornbeesten kwamen ten brôek, bijna zelfde getal als 
de vorige jaren. 

Het was een ware staatsaanslag en de Mechelsche 
bevolking vroeg zich af : maar wie is dan meester van 
deze schoone eigendom ? 

Elet bestuur van het Vrijbroek bestond toen uit den 
Hoofdman Adolf Schollaert, rechter te Brussel, die zijne 
medestanders in den steek liet en de gezwoornen Emma- 
nuel De Keyser, winkelier, In den Vos, Graanmarkt:; 
Jan-Baptist Geens, hovenier, Sint-Jacobstraat, en Pieter- 
Jan Voet, penningmeester, landbouwer te Hombeeck, 


40 GESCHIEDENIS 





allen van den bloede. Deze drij laatste, door dagvaar- 
ding van deurwaarder van 18 Mei 1866, deden de stad, 
schepene, commissaris en veldwachter voor den rechter 
dagen, ten einde in het volle bezit var ’t Vrijbroek 
hersteld te worden. Voor den vrederechter, zegden de 
gedaagden in naam der stad gehandeld te hebben, deze 
bevestigde hunne verklaring en nam de verantwoorde- 
lijkheid op zich. Bij vonnis van den vrederechter, van 
8 September 1866, werd de schepen en deelgenooten 
buiten de zaak gesteld en de stad bevolen te herkennen 
cf te loochenen. Tien dagen daarna gingen de drij leden 
van het bestuur van ’t Vrijbroek hiertegen in beroep. 

De zaak werdt niet ter rechtszitting gebracht en op 
30 April 1873 boden de stad, Frans, De Schutter en 
Veroft een rekwest aan de rechtbank, waarbij zij vroegen 
dat bij onderbreking van bepleiting gedurende meer dan 
drie jaren, het geding hangende tusschen partijen zoude 
vervallen verklaard worden en de tegenpartij tot de kos- 
ten zou verwezen worden. 

De rechtbank zitting houdende als beroepshof, bij 
vonnis van 21 Mei 1873, besloot dat de aanleg van 
18 Mei 1866 vervallen was, in gevolge de verdwijning 
van den aanleg in beroep en dat de stad Mechelen, 
ten minste sedert 20 Mei 1865, door verjaring in bezit 
Was. 

Het middeleeuws stelsel van Hoofdman, gezwoornen 
en erfgenamen of gegoeiden was dus voor altijd ver- 
dwenen. Zi] waren ten getalle van 148 voor de laatste 
25 jaren. | 

De schepen Frans, beheerde het Vrijbroek alleen tot 
in 1871, toen hij een voorstel van reglement voor- 
droeg en een bestuur vroeg van vijf leden en later van 
twee. Het Schepen-Collegie, in zitting van 11 Maart, 
benoemde de HH. Richard Lamot, brouwer, en Jan- 
Hendrik Van Aken, landbouwer. 


VAN HET VRIJBROEK AI 








Feitelijk is het verschil van gebruik dezer beemden 
niet veel veranderd, om vrijdom te bekomen moet men 
nu inwoner van Mechelen zijn, doch het groot getal der 
gegoeiden bezaten die hoedanigheid. De taksen bleven 
ook dezelfde, 3 gulden of 5 fr. 45 eens om vrij te zijn, 
of recht te hebben, er zijne paarden en hoornbeesten te 
zetten, waarvan jaarlijks de prijs is, 1 fr. 50 voor de 
eerste en 1 fr. voor de tweede. Na dertigjarig bezit is, 
de 28 Februari 1901, er een nieuw reglement gemaakt. 

Het tegenwoordig bestuur bestaat uit de HH. August 
Diercxsens-Reyntiens, grondeigenaar, die in 1880, in 
plaats van den advokaat Frans toen overleden, genoemd 
werdt, Lodewijk Leemans, vrederechter, en Jaak Mast- 
boom, grondeigenaar. 


AD. REYDAMS. 





42 GESCHIEDENIS 








BIJLAGEN 


Rolle van ‘’t Vrijbroek 


Wij Wouter Berthout hebben vercocht eene erve ende eene 
erffelijcheijt, die gelegen is tusschen der Eyken, Oudergem en de 
Leliëndael, die geheeten is Vrijbroek, aen 28 goede lieden, die aldus 
genoemd zijn : 

Jan Van der Eycken, Wouter Van der Eycken, Willem Van der 
Eycken, Wouter Van der Heydenhoven, Claes Van Eyseshem, Seger 
Van Berbleghem, Aert Stroebant, Willem Van der Zinnen, Gysel 
Van Berbleghem, Hendrik Verhildegaerden, Willem De Wolf, 
Willem Van den Dorpe, Pieter De Visschere, Arnold Sondercost, 
Wouter Van den Putte, Geeraert Van Winckelhem, Geldolf Van 
Winckelhem, Willem Van Stasen, Seger Van den Berge, Hendrik 
De Busschere, Hendrik Van Oudeghem, Her Henneken Bollen, 
Willem Van Oudeghem, Hendrick Hoebosch, Wouter Van Loe, 
Godscale Van Loe, Seger De Sas ende alle huünne naercomelingen 
van wettigen gheboorten op 2 schellingen Lovens t’ sjaers ten 
gelijcken daege. 

Voort die goeden lieden die vooren genoempt sijn, maechten een 
ordinancie metten heere van den goeden, dat sij souden houden die 
erficlijckheijt die geheeten is Vrijbroeck, op 2 schellingen t’ sjaers, soo 
wanneer dat zij de kinderen gecrijgen van wettigen houwelijcke, als 
kinderen zijnde van vader of moeder ende te dien aerde gaan 
wouden, sou soude dat kindt of die kinderen comen ende versuecken 
dien aert mt 2 schellingen, 12 den goeden heere ende 12 denieren 
den goede li:den haer broec mede te verhuedene. 

Voort waert dat saecke datter ijemant zijn beesten in dede, dier 
geen gesach toe en hadde, dat men die beesten schutten soude, ende 
dies beesten dat waere moest geven 2 schellingen, 12 denieren den 
heere ende 12 den goeden lieden dies broeck es. 

Voort alle jare voor half Meerte soo selen vergaderen die lieden 
die daer toebehoeven ende selen kiesen .4 goede lieden die men 
daertoe nemen sal, die het Broeck verhueden selen. 

Voorts selen sij setten eene knape van gemeijnere handt, die 






He viuyhroech 


DC und 60 foèen al = 





=— 


= NE x 
Hour wesh rar domligs 38 


Scata Vin Honda rt 
Aoedun 2 int çh Voe er . 





FA VAN HET VRIJBROEK 43 





—— 


versien sal dat daer uit broeck gheen onsede oft schade en 
geschiede. 

Voorts twaer eenich man die voedinge hoeden woude ende die 
van selven niet machlich en waere te houdene, ende wien hij se 
anders hilde, dat hij se hebben soude in Onse Vrouwen daege 
Lichtmisse en van dien dage houden moet, wilt hij se somers in 
* broeck houden. Voort dat er niemant en noch tuijsschen, mangelen 
noch coopen. 

Voorts waert saecke imanden ontviele een peert oft koeï], s00 
mach hij een ander coopen ende int broeck doen, tot zijn selffs 
oorboire. 

Voort waert saecke dat imant gansen hilde, dat hij coopen 
machte een gans met alzoo veel kiekenen als een gans tot eene 
maele brueden mochte. 

Voorts dat geen ander quic het voorgemelde broeck nutten en 
sal die der gheenre die daer toe behooren. 


Om te verhueden ende te versien teghens d’ongherieff dat 
d’erffgenaemen van ‘t Vrijbroeck dagelijckx soo-lanckx soo meer 
lidende zijn, overmidts d’abuiisen die daer inne gebeuren ende 
geschieden. Daer omme eerst dat mijnheeren Communemeesters, 
Schepenen, Dekens, Gesworene, Tresoriers ende Raedt van der 
stadt van Mechelen vernieuwende d’oude statuten van den selve 
broecke, geordonneert ende gestatueert hebbende deze poincten 
ende articulen naer volgende om die onverb:kelijck voortaene 
onderhouden te woorden. 

r. — Itemin den eersten dat alle degh:ne die it voorn. Vri- 
broeck, gelegen tusschen de Overste ende Adeohem poorte, ge- 
richt syn man oft vrouwe daer inne sal mogen brenghen ter 
weïjen vier peerden, vier hoornebeesten ende vier verckenen oft 
«h dier staet eene soch met haere viggenen, ende sullen al heur- 
lieden selver moeten tocbehoerende sijn van ’t Saterdaeghs naer 
half Meert dagh, de beesten die sij ten beginne van April daer te 
voeren of het ‘t selve broeck sullen gebracht hebben om opge- 
schreven ende geteeckent te worden sonder dat iemants vrempts 
in * broeck niet gevrijt, daer paert ende aen hebben magh, op de 
verbeurte van ses stuijvers voor elcke beest tot behoeft van den 
broecke. 

2. — Ende alsoo wie opt voorn. broeck meer beesten brenght 
dan voorschreven staet, die sal een jaer lanck het broeck moeten 


44 GESCHIEDENIS 





derven ende inde stadt van den Proijenniers dat sij plegen te 
maecken sullen «<ij moeten betaelen 16 carolus guldens totter stadt 
van Mechelen, dient dese artickel verande:t. 

3. — Ende de beesten alsoo opt broeck gebracht en sullen sij 
niet moghen mangelen, sammelen, veranderen oft vercoopen dan 
blijven soo die te broecke opg-schreven sijn op de verbeurte van 
vuijten broecke te blijven ende daer toe 20 stuijvers dan eens een 
peerdt met wete van den geswoornen. 

4. — Item soo wie opt voors. broeck brenght oft diese oplaet 
eenighe ruijege peerden, oft die vuijl in ’t hooft sijn van den 
reijdende worm sijn gequelt oft loopende gaeten hebben, die sullen 
verbeuren naer d’oude constume 20 stuijvers tot behoeff van den 
broecke voor d’ierste reijse, voor de tweede reijse dobbel ende 
voor de derde reïjse verbeurte van ’t broeck van een peerd dat 
jaer gedurende sij dezen artieckel verandert op de verbeurte 
van 3 guld. 

5. — Soo wie daer opbrenght eenighe peerden achter beslagen 
sal daer aen verbeuren 12 stuijvers als voren zij desen voordaen 
uijtgelaten. 

6. — Niemant en sal op het voors. broeck moghen brengen 
eenige beesten sonder der preter oft geswoornen van den broecke 
eerst daer af kennisse te doen op de verbeurte van 8 stuijvers 
t’ elcke reijse d’een helft tot preters behoëff ende d’ander helit tot 
*s broeckx behoeff. 

7. — Item soo wie den voors. broeck eenige beesten dier niet 
wel op en tieren oft varen daer omme en sal men geen ander opt 
broeck mogen doen oft brengen dan met wete en consent van 
den preter oft geswoornen, op de verbeurte boete van 12 stuijvers 
tot broeckx behoef. 

8. — Item soo wie den verre van den broecke van doen heeft 
ende begeert te besigen salt selve doen niet voorder dan aent 
veken, ende dan terstond wederom opt broeck doen op de ver- 
beurte van 12 stuijvers t’elcker reijse tot behoef als voren. 

9. — Item soo wie eenighe ongeringhde verckenen opt broeck 
brenght, die sal daer aen verbeuren van elck vercken ende 
t elcker reijse 2 stuijvers tot behoeff voor den preter 12 mijten 
*t elcker reijse, soo dickmael hij eenige ongeringhde verkens daer 
op bevindt, tot 20 stuijvers. 

10. — Îtem, soo wanneer men bevinden sal eenighe peerden oft 
andere beesten opt voorsch. broeck toebehoorende onvrije per- 
soonen als niet wesende erfgenaem oft oock aengeteeckent in 


VAN HET VRIJBROEK 45 








* boeck van ‘*t vrijbroeck, dat men die sal int schot drijven ende 
daer inne houden tot dat degene die se toebehooren en de vol- 
daen sullen hebben de boete van 4 carolus guldens, die mijne 
voors. heeren daer toe van nieuws stellende sijn, soo dickmael 
ende menichwerven als men de voors. vremptde opt voors. broeck 
bevinden sal, metten oncosten van de schote tot broeck behoeff 
als voor, sij desen artikel gestelt op 12 guld. 

11. — Soo wie den preter oft geswoornende geschutte beesten te 
schotte drijvende affhendich wilde maecken vuijt houden of vuijt den 
schotte met gewelt oft behendichheijt haelde oft gerecht al eer hij de 
voors boete ende oncosten van den schotte betaelt hadde of daer af 
metten preter oft geswoornen overcomen waren dat die t’elcker 
reiyze verbeuren sal boven de voors boete noch 6 carolus guldens te 
beheeren in drijen d’een derde den heere, d’ander de stadt ende 
derde den broecke ende voorts noch staen tot correctie van den 
heere op de boete van 4 guld. 

12. — Item oft ijemant der geswoornen oft haeren pretere om 
huns voors. dienswille dreijghde, oft eenichsirs injurieerde met 
woorden oft met wercken, dat die daer aen verbeuren sal 3 carolus 
guldens t’elcker reijse, die te betalen tot broeckx behoef ende noch 
staen tot s’heeren correctie als voor, dese boeten gestelt of 12 guld. 

13. — Dat niemant in ’t broeck niet vrij wesende op de grachten 
van ’t selve broeck en sal mogen visschen op de verbeurte van 
2 carolus guldens, t’elker reijse. 

14. — Dat oock niemant wie het seij int voors. broeck vrij of niet 
en sal mogen eenich vlas rueten in de voors. grachten op de ver- 
beurde van geleijcke 2 carolus guldens ”t elcker reijse als voren. 

15. — Dat tot voornoempde broeckxcost, geenen voorderen heijmte 
houden en is dan naar d’oude costume, de drije vekenen van den 
selven broeck, maer soo wie aan ’t selve broeck paelt ende niet 
kuïjsbaerlijck en heijmt die sal verbeuren ’t elcker reijse dat men 
omme gaet 6 stuijvers. 

Soo wie sijn sloote aen *t broeck niet en kuijschte dat sal men 
metten Meijer doen ‘’t sijnen coste. 

16. — D'erffgenaemen liggende ronthomme d’broeck sullen 
t selve ronthomme moeten bevrijen met eenen thuijn naer oude 
costume oft bij gebreke van dien salt den Meïjer doen t’haeren coste. 

17. — Die in ’t voorsch-broeck gerecht is moet voor sijn eerste 
incomen betalen 3 guld. eens. 

18. — Item, daar twee gevreijde t’samen in een huijs woonen daer 
aff en magh d’een in *t broeck sijn beesten brengen naer d’oude 


46 GESCHIEDENIS 





costume dat eenen bevrijden met eenen onbevrijden niet en machin 
comen op pene van broeckx verlies. 

19. — In ‘*t voorn. broeck en sal niemant comen dan die vuiit 
geboren is, behalven geestelijcke persoonen. Die van bastaardijen sin, 
die en hebben daer gheen gesach. 

20. — Dat degene die door ’t selve broeck rijdt met eenighe ploeg, 
mits dien verbeuren zal t’elcker reijse 12 stuijvers als voor. 


21. — Dat niemant geoorloft en is int voors. broeck te bleïjcken, 
op de bocte van 2 carolus guldens t’elcker reijse. 
22. — Item, soo wie sijn peerden van nu voortaene binnen den 


Vrijbroeck waeteren of drincken wilt sal gehouden zijn, ’t veken van 
den voors. broecke achter hem te siuijten, soo wel int incomen als 
int vuijtgaen al op de verbeurte van 10 st. als voren. 

23. — Item, daer en sal van nu voordaene niemant gecosen 
worden voor geswoornen van den Vrijbroecke dan dier vuijtgeboren 
is van ouders tot ouders daar inne vrij geweest hebbende. 

24. — Dat de geswoorne van den Broecke bij tiiden wesende altid 
t'siaers eens rekeninge süllen moeten doen van den selven Broecke 
voor den Hoofdman die daer bij roepen sal van de gevrijde die hem 
goet duncken ende gelieven sal. 

25. — Dat oock de selve geswoorne tij tijden wesende sullen 
schuldich sijn te doene den behoirlijken eede &aer toe staende in de 
handen van haeren hoofdman ende ’t selve alsoo laeten te boeck 
teekenen. 

Aldus gedaen, geordineert ende gesloten tot Mechelen den 
1$ Junio in ’t jaer 1562. Oriderstont (geteekend) Meere. 


Vernieuwt den 1 May 1644. P. PREUVENERS. 


Uïttreksels der rekeningen 


1674. — Ontfanghen over den nomber van 146 peerden int voors. 
broeck gheweiïjt hebbende ieder pecrt tot 12 stuijvers. 

Item over den nomber van 178 hoornebeesten ten advenant 
van 10 stuiJvers. 

Item noch ontfangen van de bevrijde te weten tot 17 ieder 
tot drije guld. 

1676. — Gegeven aen mijnheer den hooftman Van der Hoeven 
voor een halven hamel de somme van 9 guld 12 st. 

Betaelt aen eenen schrijtboeck om daerinne te teeckenen alle 
de bevrijde 17 st. 


VAN HET VRIJBROEK 47 





1690. — Betaelt aen Konincx cijnse 3 st 1/2. 

1691. — Betaelt aen François Van de Velde weerdt in de For- 
tuijne de somme van vier guld. sesthien stuijvers over diversche 
gelaegen. 

1692. —- Betaelt aen procureur Broers de somme van 18 guld. 
in voldoeninge der kosten waerinne de rendantes gecondemnert 
sin bij mijneheere schepenen deser stede. 

Betaelt aen Peeter Vermylen officier voor het gadeslaen van 
het Vrijebroek een jaer 6 guld. 

1694. — Betaelt aen Jan Neutiens voor het gadeslaen van de 
arcke voor een jaer 6 guld. 

Item aen Fr. Van de Velde voor het vuijttrecken der beesten 
uit de grachten 2 guld. rs. 

1694. — Betaelt voor ’t afhaelen ende hangen van de vekens 
3 guld. 

Item aen .Victor De Croes over het voeren van 62 karren 
aus tot est deskarre 12, ould.[8;st; 


1697. — [tem aen Peeter Persoons over het uijtschieten van de 
leïbeke aen d’arcke 4 guld. 12 st. 
1699. — Item aen Michiel Bogaerts over verteert gelags als 


sij gecosen hebben de geswoorne van ‘*t Vrijcbroek 14 guld. 

Item betaelt aen selven op den branddach 16 guld. 

Item betaelt aen Judocus Vanderbeecken smet voor het bran- 
den 3 guld. 

Item betaelt aen selven voor het maecken van een nieuw 
mercijser 6 guld. 

1705. — Item betaelt over reparatie gedaen van het middelste 
veken die int water lagh, ende over drije eijcke houtens daer 
onder geleijdt en aengevult met beenderen et met gruïijs $ guld. 
ES A 

1715. — Betaelt den officiael op de receptie generaele van sijne 
majts domeijnen der stede ende lande van Mechelen over twee 
jaere chijns tot laste van het voors. Vrijbroek 11 st. 6 n. 

1722. — Betaelt Jan-Bapt. de Luna over leveringe van eene 
tonne biers op den kiesdags en gelijcke tonne biers op den brandt- 
dach volgens gewoonte 32 guld. 


1727. — Betaelt Jan Van Mailder voor drije sloten gemaeckt te 
hebben aen de vekens 7 guld. 
1735. — Alsoo met het overlijden van Jonk' Joannes Baptista van 


den Venne gewesene hooftman van het Vrijbroek het selven hooft- 
manschap is comen te vaceren, s0o ist dat de ondergesdienende ende 


48 GESCHIEDENIS 





oude geswoornen van hetselve Vrijbroek daertoe expresselijck ver- 
gadert sijnde met pluralitijt van voisen tot het selve hooftmanschap 
hebben gecosen volgens ouder gewoonte en immemoriale posses- 
sie, gelijck sij kiesen bij dezen Jonck' Frans-Joseph-Constantinus 
de la Rue, heere van Hulplanche op den laste en d’emolumenten 
daer van auts gedepenteert hebbende. Actum binnen Mechelen desen 
120ben 1735: 

1742. — Ontfangen van 37 peerden tot twelf st. ieder peert 
22 guld. , st. 

Item van s1 hoornebeesten à thien stuijvers iedere beeste 25 guld, 
10 st. 

Item over drij gevrijde a twee guld. viertien stuijvers. 

Betaelt aen den Heere hooftman voor sijne vacatie 10 guld. 10 st. 

Item aen den procureur Claessens voor het formeren deser reke- 
ning et het sluijten dier 3 guld. 10 st. 


Lijst der erfgenamen of gegoeiden van het Vrijbroek 


(V. K. beduidt dat ziÿ van vrouwen hkant gegoeid wave) 


Van 1676 tot 1724 Ariou, Cornelis. 


Abrahams, Carel. V. K,. 
Abrahams, Jacobus. 
Abrams, Bartholomeus. 
Absillis, Adriaen. 
Absillis, Andries. V. K. 
Absillis, Anthon. 
Absillis, Catrina. 
Absillis, Catrina. 
Absillis, Jan. 

Absillis, Jan. 

Absillis. Jan. 


Absillis, Jan, den jongen. 


Absillis, Jan. V. K. 
Absillis, Rombout. 
Adriaenssens, Jasper. 
Alewaerts, Gilliam. 
Andries, Jan. 
Andries, Jan. 

Ardies, Jan. 


Auwenroch, Cathlijn. 
Baetens, Jan. V. K. 

Baetens, Peeter. V. K. 

Bal, Hendrick. 

Batemans, Gilliam. V. K. 
Beelaerts, Cornelis. 

Beelaerts, Gilliam. 

Beelaerts, Gilliam, Giles, sone. 
Beelaerts, Giles, Jacq., sone. 
Beelaerts, Gilis, Jans, sone. 
Beelaerts, Gilis, Flips, sone. 
Beelaerts, Jan. 

Beelaerts, Jan, Flips, sone. 
Beelaerts, Jan, Mertens, sone. 
Beelaerts, Jan, den ouden. 
Beelaerts, Nicolaes. 
Bernaerts, Anthon. 

Bernaerts, Cornelis. 
Bernaerts, Cornelis, Jans, sone. 
Bernaerts, Francis. 


VAN HET VRIJBROEK 49 








Bernaerts, Gilis. Picters, sone. 

Bernaerts, Goswinus. 

Bernaerts, Jan, Jans, sone. 

Bernaerts, Lambert. 

Beullers, Jan. 

Beullens, Michiel. 

Bevers, Gilliam. 

Blix, Cornelis. 

Blickx, Jan. 

Blickx, Jan. 

Boecxem, Laureijs. 

Boets, Jan. 

Bogaerts, Aert. 

Bogaerts, Jan Frans. 

Bogaerts, Rombout. 

Boogaers, Francis. 

Bollaerts, Jan Francis. 

Bollincx, Jan. V.K. 

Bosmans, Anthon. 

Bosmans, Jan. 

Bosmans, Jan. 

Bosselaer, Jan, Anthon. 

Bouwens, Francis. V. K. 

Bouwens, Maria, wed. Paul Van- 
deneynde. 

Brandts, Hendrik. 

Brandts, Joos. V. K. 

Brandts, Hendrik. 

Brandts, Rombout. 

Brants, Cornelis. 

Budts, Françoys. 

Buelens, Clara. 

Buelens, Francoys. 

Buelens, Jan, den jongen. 

Buelens, Jan. V. K. 

Bulens, Jacob. 

Buts, Cornelis. 

Buts, Jan. 

Buts, Jan, Jans, sone. 

Buts, Jan. V. K. 

Buts, Jenneken. 

Buts, Jesper. 

Buts, Rombout. 

Cabbaey, Jan. V. K. 

Callaerts, Jan. V. K. 

Cammens, Hendrick. 

Cauwenberge, Carel. V. K. 

Cauwenbergh, Hendrik. 

Ceuleers, Christoffel. 


Ceulemans, Gilis, V. K. 

Ceuleneers, Jan. 

Ceuleners, Christoffel. V. K, 

Ceuliers, Christoffel. 

Claes, Cornelis. V. K. 

Claes, Francis. 

Claes, Hendricx, de wed. 

Claes, Jan, Hendrick, sone. 

Claes, Jacques. 

Claes, Jan. 

Cleymans, Correlis. 

Clottens, Mathys. 

Clottens, Rombout. 

Cluytens, Francis. 

Cluytens, Francis. 

Cluytens, Gilis. 

Cluytens, Hendrick. 

Cluytens, Hendrick. 

Cluytens, Jacques. 

Cluytens, Mathys. 

Cnops, Jacobus. 

Coeckelberg, Jan. 

Coeckelbergh, Andries. 

Coeckelbergh, Anthon. 

Coeckelbergh, Françoys. 

Coeckelbergh, Gabriel. 

Coeckelbergh, Gilis. 

Coeckelbergh, Govaert. 

Coeckelbergh, Jan. 

Coeckelbergh, Jacobus. 

Coeckelbergh, Jacobus. 

Coeckelbergh, Mathias. 

Coeckelberghs, Augustijn. 

Consales, Joannes. 

Coons, Laureys. V. K. 

Cornelis, Jacques. 

Croon, Franciscus, Josephus, P., 
sone. 

De Backer, Anthon. 

De Backer, Martinus. V. K. 

De Beeck, Kossemas. 

De Beurger, Peeter. 

De Bock, Engel. V. K. 

De Borger, Adriaen. 

De Borger, Francis. 

De Clerck. Arnoldus. 

De Clerck, Jan. 

De Cock, Anthon. 

De Cock, Jan. 


50 GESCHIEDENIS 





De Coninck, Gilliain. 

De Coninck, Jan. 

De Coninck, Peeter. 

De Cort, Anthon. 

De Cort, Hendrick. 

De Coster, Jan. 

De Croes, Francis. 

De Croes, Gysbrecht. 

De Croes, Jan. 

De Croes, Jan-Baptist. 
De Croes, Judocus. 

De Croes, Rombout. 

De Geest, Gilis. V. K. 
De Geest, Jan-Baptist. V. K. 
Degeron, Anthon. V. K. 
De Gotter, Cornelis. 

De Greef, Jan. V. K. 

De Haen, Philips. 

De Jongh, Rombout. V. K. 
De Kempener, Hendrick. 
L’e Keuster, Flips. 

De Keyser, Adriaen. 

De Keyser, Anthon. 

De Keyser, Augustinus. 
De Keyser, Bertel. 


De Keyser, Catrina, Guib., dochter. 


De Keyser, Filips. 

De Keyser, Flips, Jans, sone. 
De Keyser, François. 
De Keyser, Gilliam. 

De Keyser, Gilliam. 

De Keyser, Gilis. 

De Keyser, Gijsbrecht. 
De Keyser, Jacques. 
De Keyser, Jan. 

De Keyser, Jan, Anthons, sone. 
De Keyser, Matheus. 
De Keyser, Philippus. 
De Keyser, Wouter. 
De Laet, Gillam. 

De Laet, Jan. 

De Laet, Jan. 

De Laet, Jan. 

De Laet, Jan-Baptist. 
De Laet, Joos. 

De Meester, Anthonius. 
De Meester, Martinus. 
De Meester, Peeter. 

De Meester, Silis. 


De Mol, Adriaen. 

De Prins, Aert. V.K. 

De Prius, Jan. 

De Prins, Mattees. 

De Raedt, Matthijs. 

De Rees, Rumoldus. 

De Rooster, Rombout. 
De Roy, Gilliam. 

De Roy, Jacques. 

De Roy, Joanna. 

De Roy, Joannes. 
Deurmaels, Jan. 

De Voedt, Jacobus. 

De Von, Francis. V. K. 
De Vor, Jacob. V. K. 

De Vosch, Goovaert. V. K. 
De Vries, wed. Anthon. 
De Vries, Cornelis. V. K. 
De Weirt, Gominer. V. K. 
De Wilde, Guilliam. 

De Wit, Dirick. 

De Wit, Genno. 

De Wit, Jan-Baptist. 

De Wit, Martinus. 

De Wit, Rombout. 
Dietens, Andries. 
Dietens, Jan. 

Dillens, Rombout. V. K. 
Disseldonck, Jan. 

Ditens, Francis. V. K. 
Doiremaels, Jan. 

Doms, Hendrick. 

Doms, Jan. 

Dormaels, Hendrick. 
Dunemaels, Jacques, den jongen. 
Elias, Francis. 

Elias, Jacques. 

Elias, Jenno. 

Engels, Bertel. 

Engels, Jan. 

Eusters, Jacobus. 
Everaerts, Hendrick. V. K. 
Felix, Judocus. V. K. 
Feremans, Anthon. 
Feremans, Gilliam. V.K. 
Feremans, Peeter. 
Fierens, Gilis. 

Fierens, Jan. V. K. 
Flierackers, Peeter. 


VAN HET VRIJBROEK 51 


Frans, Francis. V. K. 
Gast, Cornelis. 

Geens, Cornelis. 
Geens, Cornelis. 
Geens, Cornelis. V. K. 
Geens, Michiel. 
Geets, Gabriel. 
Gemin, Jan. 


Gemin de wed. Jan, Anna Suetens. 


Genits, Huijbrecht. 
Genits, Jan. 

Genits, Lenaert. 

Genits, Michiel, Jans, sone. 
Genits, Rombout. 
Gersemeuter, Cornelis. 
Gerssemeuter, Jan. 
Geuens, Adriaen. 

Geysel, Cornelis. 
Gillams, Flip. 

(xodts, Anna. 

Godts, Carel. 

Goedts, Jacques. 
Gommaerts, Christoffel. 
Gommaerts, Francis. 
Gommaerts, Philips. 
Gooris, Jan. V. K. 
Gooris, Martinus. V. K. 
Goosses, Adriaen. 
Goossens, Cornelis. V. K. 
Goossens, Guillielmus. 
Goossens, Jacobus. V. K. 
Goovaerts, Anthon. 
Goovaerts, Francis. 
Goovaerts, Francis. 
Goovaerts, Gilliam. 
Goovaerts, Guilliam. 
Goovaerts, Ingel. 
Goovaerts, Jan, Wauters, sone. 
Goovaerts, Jenna. 
Goovaerts, Pieter. 
Goeyers, Jacques. 
Goyers, Andries. 
Goyers, Francis. 

Goyers, Jacques. 

Goyers, judocus. 
Goyers, Marcus. 

Goyers, Rombout. 
Goyers, Rombout. 
Guetweye, Rombout. 


Gups, Adriaen. V. K. 
Guns, Gerardus, Norbertus. 
Gys Tan Va 
Haesendonck, Anthon. 
Haesendonck, Jan. 
Haesendonck, Jan. 
Halewaerts, Jan. 
Hallemans, Francis. 
Hasselmans, Carel. V. K. 
Hellemus, Adriaen. V. K. 
Hendrickx, Cornelis. 
Herdies, Engel. 
Herdies, Gilis. 
Heurckmans, Jan. 
Heurckmans, Jenno. 
Heurckmans, Rombout. 
Hoef, Jan. 
Hoeff, Adriaen. 
Holemans, Jacobus. V. K. 
Hoofts, Anthon. 
Horckmans, Francis. V. K. 
Hovius, Jan. 
Huens, Rumoldus, advocaet. 
Huermans, Rombout. 
Huybrechts, Jan. 
Huyckens, Gilis. 
Huysmans, Adriaen. 
Jakens, Jacob. 
Jacobs, Anthon. V. K. 
Jacobs, Corijn. 
Jacobs, Guilliam. 
Jacobs, Guilliam. 
Jacobs, Hendrick. 
Jacobs, Hendrick. V. K. 
Janssens, Anthon. 
Janssens, Elisabeth, wed. Aug. De 
Borger. 
Janssens, Florens. V. K. 
Janssens, Hendrick. 
Janssens, Hendrick. 
Janssens, Jan. 
Janssens, Jan Cornelissone. 
Janssens, Rombout. 
Janssens, Rombout. 
Janssens, Wouter. 
Joostens, Anna. 
Joostens, Jasper. 
Keldermans, Hendrick. V, K. 
Kelles, Jenneken. 


52 GESCHIEDENIS 





Kersavonts, Cornelis. 
Keuleirs, Jan. 
Keysers, Gijsbrecht. 
Knops, Anna. 

Knops, de wed. 
Knops, Hendrick. V. K. 
Knops Hendrick. 
Knops, Jan. 

Knops, Jan. 
Langeneus, Ingel. 
Langeneus, Jesper. 
Langeneus, Rombout. 
Langeneus, Rombout. 
Langenus, Bertel. 
Lauens, Anthon. 
Lauens, Jan. V. K. 
Lauers, Peeter. 
Lauwens, Adriaen. 
Lauwens, Jan. 
Lauvwens, Jan. 
Lauwens, Jan. V. K. 
Lauvwens, Joos. 
Lauwens, Rombout. 
Lauwkens, Jan. V. K. 
Le Dieu, Jan. V. K. 
Leemans, Jan. V. K. 
Lembrechts, Francois. 
Lembrechts, Gysbrecht. V. K,. 
Lembrechts, Jacques. 
Lembrechts, Jan. 
Lemmens, Anna. 
Lemmens, Hendrick. 
Lemmens, Martinus. 
Luytens, Michiel. 
Lysens, Hendrick. 
Machiels, Adriaen. 
Machiels, Cornelis. 
Maes, Jan. V. K. 
Maynaerts, Rombout. V. K. 
Melsens, Carel. V. K. 
Mertens, Guilliam. 


Met den aensst, Rombout. V. K. 


Meuldermans, Philipp s. 
Meus, Cornelis. 
Meutermans, Daniel. V. K. 
Meysmans, Peeter. V. K. 
Minion, Jan. 

Mollemans, Cornelis. 
Mollemars, de wed. 


Monsieurs, Jan. 
Mommaerts, Egidius. 
Mortgat, Jacques. V. K. 
Moysons, Jacob. V. K. 
Nagels, A rnoldus. 
Nagels, Barbel. 
Nagels, Hendrick. 
Nagels, Jan. V. K. 
Nagels, Peeter. 
Nagels, Rombout. 
Neuttiens, Jan. 
Nielens, Andries. 
Oudenrock, Joanna Catharina. 
Ouriou, Jan. 
Pailmaerts, Guillelmus. 
Palmaerts, Renir. 
Pauwels, Steven. V. K. 
Peeters, Andries. 
Peeters, Cornelis. 
Peeters, Cornelis. 
Peeters, Daniel. 
Peeters, Guilliam. 
Peeters, Jacob. 
Pecters, Jacob. 
Peeters, Jan. 

Peeters, Jan. 

Peeters, Jan. 

Peeters, Jan. 

Peeëters, Jan. V. K. 
Peeters, Niclaes. 
Peeters, Peeter. 

Peas, Jan. 

Pepermans, Adriaen. 
Pepermans, Adriaen. V. K. 
Pepermans, Cathrina. 
Pepermans, Gilis. 
Pereleirs, Jan. 
Persoons, Mattees. 
Popeliers, Jan, Geeraerts, sone. 
Puttemans, Anthon. 
Puttemans, Cornelis. 
Puttemans, Gilliam. 
Puttemans, Jacobus. 
Pustens. Adam. 
Pyperseels, Francis. 
Quackeleers, Gilliam. 
Quackels, Gilliam. 
Quackels, Jacobus. 
Quackels, Philippus. 


VAN HET VRIJBROEK 


Si, 








Rombouts, Jan. V. K. 
Rulens, Hendrick. 
Scheltiens, Adriaen. V. K. 
Scheltiens, Cathrina. 
Scheltiens, Rombout. 
Scheltjens, Bernaert. 
Scheltjens, Bertet. 
Scheltjens, Carel. 
Schuerweghs, Michiel. 
Segers, Peeter. 
Selleslach, Adriaen. 
Selleslach, Koreyne. 
Selleslagh, Hendrick. 
Sergeysens, Hendrick. 
Slieubus, Adriaen. 
Servranckx, Anthon. 
Servranckx, Jan. V. K. 
Servranckx, Peeter. 
Servrancx, Peeter. 
Smets, Peeter. 

Smets, Peeter. 
Smeulders, Andries. 
Smeulders, David. 
Simeulders, David. 
Smeulders, Jan. V. K. 
Smeyers, Anthon. 
Smyers, Flips. 

Snyers, Jacobus. 
Somers, Adriaen. 
Somers, Andries. 
Somers, Anthon. 
Somers, Gilliam. 
Somers, Inger. 
Somers, Jan. V. K. 
Steemans, Adriaen. 
Steemans, Anthon. V. K. 
Steemans, Jan. 
Steenwegs, Jacob. 
Sterkens, Cornelis. 
Stockens, Bernaert. 
Stockens, de wede. 
Stroye, Anthon. 
Suetens, Andries. V. K. 
Suetens, Cornelis de wede. 


Suetens, Cornelis Born, sone. 


Suetens, Gilliam. 
Suetens, Rembout. 
Suetens, Rembout. 
Suetens, Steven. 


Sutens, Francis. 

Thees, Jan. V. K. 

Troch, Adriaen. 

Tyrions, Niclaes. V. K. 

Van Aken, Cathrina. 

Van Aken, Cornelis. 

Van As, Flip. 

Van Aschbroeck, Adriaen. V. K. 

Van Aver, Olivier. 

Van Battel, Jan. 

Van Beneden, Adriaentjen. 

Van Beneden, Anthon. 

Van Beneden, Cornelis. 

Van Beneden, Flips, Flips, sone. 

Van Beneden, François. 

Van Beneden, Jan. 

Van Beneden, Jan. 

Van Beneden, Jan. 

Van Beneden, Jan, Huybrechts, 
sone. 

Van Beneden, Jan, Jans, sone. 

Van Beneden, Rombout. 

Van Beisel, Gilliam. 

Van Beirsel, Dirick. V. K. 

Van Berch, Jan, Laureys, sone. 

Vanbergen, Cornelis. 

Van Bergen, Francis. 

Van Berger, Gilis. 

Van Bergen, Gilis, Hendrik, 
sone. 

Vanbergen, Hendiik. 

Van Bergh, Laureys. 

Vanbersel, Jacob. 

Van Beveren, Adam. V. K. 

Van Beveren, Francis. V. K. 

Van beveren, Jan. 

Van Boecksetem, Jan. 

Van Boscem, Cornelis. 

Van Breedonck, Jan. V. K. 

Van Buscom, Anthon. 

Van Buscom, Augustijn. 

Van Buscom, Christoffel. 

Van Buscom, Jan. V. K. 

Van Caesbroeck, Christiaen. 

Van Camp, Gilliam. 

Van Campenhout, François. V. K. 

Van Coolem, Elisabeth. 

Van Coolem, Marc. 

Van Croy, Jan. 


54 GESCHIEDENIS 





Van Dam, Jan. V.K. 

Van de Camp, Carel. 

Vandenbergh, Adriaen. 

Vandenbergh, Cornelis. 

Van den Bosch, Gilis. 

Van den Broeck, Gerard. 

Van den dries, Anneke wed. C. 
Téÿs. - 

Van den Driesch, Francis. 

Van den Driesch, Gilis. 

Vandendries, Jan. 

Vandendriesch, Jasper. 

Vanden Eynde, Joos. V. K. 

Vandenheuvel, Anthon. 

Vanden Heuvel, Cornelis. 

Vanden Heuvel, Francis. 

Vandenheuvel, Gilis. 

Vandenheuvel, Hendrick. 

Vandenheuvel, Jan. 

Vandenheuvel, Jan. 

Vanden Heuvel, Jan. 

Vandenheuvel, Jan, Hendrik, 
sone. 

Vanden Heuvel, Wouter. 

Vanden Kerckhove, Bertel. 

Vande Peiremans, Jacquemyn. 

Vander Auwera, Carel. 

Vander Auweraer, Bertel. 

Vander Auweraer, Cornelis. 

Vander Auwerhaever, Jacobus. 
VE 

Vanderbeeck, Jacques. 

Vanderbeeck, Jan. 

Vanderbeeck, Peeter. 

Vanderheegen, Flips. V. K. 

Vanderhaegen, Frans. V. K. 

Vande Venne, Hendrick. 

Vande Venne, Jonker, Joès, Bap- 
tista. 

Vande Werde, Hendrick. V. K. 

Van Diest, Simon. 

Van Disteldonck, Jan-Baptist. 

Van Daeren, Balten. 

Van Duren, Jan. 

Van Dyck, Cornelis. 

Van Dyck, Cornelis. 

Van Dyck, Gommer. V. K. 

Van Dyck, Jan. 

Van Dyck, Jan. 


Van Dyck, Jan. 

Van Dyck, Joos. 

Van Eelen, Rombout. 

Van Elsen, Adam. 

Van Elsen, Anthon. 

Van Elsen, Anthon. V. K. 
Van Elsen, Jacques. 

Van Es, Albert. 

Van Es, Maria Anna. 

Van Eylen, Francis. 

Van Eysel, Hendrick. 

Van Gendt, Daniel. 

Van Genep, Francis. 

Van Geurps, Cornelis. 

Van Geurps, Jan. V. K. 
Van Geysel, Peeter. V. K. 
Van Gysel, Adam. 

Van Gysel, Adriaen. 

Van Gysel, Anthon. 

Van Gysel, David. 

Van Gysel, Martinus. 

Van Gysel, Mathys. 

Van Haecken, Cornelis. 
Van Hansewyck, Rombout. 
Van Hasselt, Peeter. V. K. 
Van Heelen, Adriaen. 
Vanhoef, Germyn. 

Van Hoeff, Gilis. V. K. 
Vanhoff, Huybrecht. 
Vanhoff, Jan. 

Van Hooft, Jan. V. K. 
Vanhove, Jan. V. K. 

Van Horenbeeck, de wed. 
Van Imbeck, Nicolaes. V. K. 
Van Leuven, Jan. 

Van Leuven, Rombout. 
Van Lier, Adriaen. V. K. 
Van Loick, Jan. V. K. 

Van Loock, Jan. V. K. 

Van Merchtem, Jan. 

Van Meulder, Jan. 

Van Moerenhout, Jan. V. K. 
Van Neck, Jacobus. 

Van Nieuwenhove, Engel. 
Van Nieuwenhove, Filippus.' 
Van Panhysen, Isac. 

Van Perck, Jan. 

Van Perck, Jan. 

Van Pintsem, Andries. V. K. 


VAN HET VRIJBROEK 








Van Reet, Jan. 

Van Relegem, Anthon. 

Van Relegem, Hendrick. 

Van Rymenam, Jan. 

Van Rymenant, Wouter. 

Van Schel, Adriaen. 

Van Sinttruyer, Joanna-Maria. 

Van Steenwinckel, Jan. 

Van Steenwinckel, Jan-Baptist. 

Van Tielt, Hendrick. V. K. 

Van Turenhout, Adriaen. 

Van Turenhout, Adriaen. 

Van Turenhout, Bertel. 

Van Turenhout, Francis. 

Van Turenhout, Francis. 

Van Turenhout, Gommer. 

Van Turenhout, Jan, Jans, sone. 

Van Turenhout, Jan. 

Van Turerhout, Jan. 

Van Turenhout, Jan. 

Van Turenhout, Jan. 

Van Turenhout, Judocus. 

Van Turenhout, Laureys. 

Van Turenhout, Paulus, Hendrick, 
sone. 

Van Turenhout, Paulus. 

Van Turenhout, Peeter. 

Van Turenhout, Philippus. 

Van Ussel, Adriaen. 

Van Vaeck, Andries. 

Van Vaeck, Hendrick. 

Van Wingen, Jan, 

Van Wingen, Jan. 

Van Wingen, Jan. 

Van Wingh, Rombout. 

Van Wingh, Rombout. 

Vekemans, Jacobus. V. K. 

Verbeeck, Andries. 

Verbeeck, Jan. 

Verbeeck, Jan. 

Verbercht, Gerard. 

Verberck, Francis, Peeter, sone. 

Verberkt, Peeter. 

Vercammen, Anthon. 

Vercammen, Flips. 

Vercammen, Jan. 

Vere, Servaes. V. K. 

Ver Eycken, Adriaen. 

Vereycken, &ertel. 


Vereycken, Bertel, Louys, sone. 
Vereycken, Gilliam. 
Vereyen, Anthon. 
Vereyken, Jan. 
Vereycken, Jan. 
Vereycken, Jesper. 
Verhaegen, Anthon. 
Verhaegen, Christiaen. 
Verhaegen, Christiaen. 
Verhaegen, Flips. V. K. 
Verhaegen, Francis. 
Verhaegen, Guilliam. 
Verhaegen, Hendrick. 
Verhaegen, Jan. 
Verhaegen, Jan. 
Verhaegen, Jan. 
Verhaegen, Jan, Francis, sone. 
Verhaeren, Jacob. 
Verhaeren, Jan. 
Verhaeren, Jan. 
Verheyden, Cornelis. 
Verhoeven, Gilliam. 
Verhoeven, Gilliam. 
Verhoeven, Jan. V. K. 
Verhulst, Arnout. 
Verhulst, Daniel. 
Verlinden, Adriaen. 
Verlinden, Anthon. 
Verlinden, Cathlijn. 
Verlinden, Dirich. 
Verlianden, Gilliam. 
Verlinden, Jan. 
Verlinden, Jan. 
Verlinden, Jan. 
Verlinden, Peeter. 
Verlinden, Renier. 
Verlinden, Silis. 
Verlinden, Silis. 
Vermeylen, Michiel. V. K. 
Vermoren, Jacques. 
Vermost, Jan. 

Vermost, Jan. 

Vermost, Jan. 
Verschaeren, Anthon. 
Verschaeren, Cornelis. 
Verschaeren, Guilliam. V. K. 
Verschaeren, Hendrik. 
Verschaeren, Jan. 
Verschaeren, Philippus. 


59 


56 GESCHIEDENIS 








Verscheen, Anthon. 
Verscheens, de wed. 
Verschoor, Adam. 
Verschoor, Anthon. 
Verschoor, Augustyn. 
Verschoor, Augustyn. 
Verschoor, Ingelbert. 
Verschoor, Jacquemyn. 
Verschoor, Jacques. 
Verschoor, Jan. 
Verschoor, Laureys. V. K. 
Verschueren, Cornelis. 
Verschusren, Engelbert. 
Verschueren, Jan. 
Verschueren, Sebastiaen. 
Verstraeten, François. V. K. 
Verstreken, Cornelis. 
Verstreken, Cornelis. 
Verstreken, Gilliam. 
Verstreken, Gilliam. 
Vertongen, Christoffel. 
Vervoort, Balten. 
Vervranckx, Francis. V. K. 
Vuyttenhove, Jan. V. K. 
Waenborch, Gabriel. 
Wayenbergh, Dirick. 
Wayenbergh, Hendrick. 
Wayenborch, Engel. 
Wayenborgh, Jan. 
Wavenborgh, Jan. 
Wayenborgh, Peeter. 
Wouters, Jan. 

Wals, Jan. V.K. 


Walschaerts, Anthon, sone van 


Jacques. 
Walschaerts, Jan. 
Walschaerts, Jan. 
Walschaerts, Jasper. 
Walschaerts, Peeter. 
Walschaets, Jacques. 
Wellen, Anthoon. 
Willemans, Jan. 
Willemans, de wed. 
Willens, Anthon. 
Willems, Carel. 
Willems, Carel. 
Wouters, Jan. 
Wouters, Jan. 
Wouters, Peeter. 


1725 


Boey, Andries. V. K. 
Embrechts, Livinus. 
Scheltiens, Antoon. 

Somers, Lucia. 

Van den Heuvel, Alexander. 
Verschueren, Louwerys. 


1726 


De Keyser, Engel. 

De Vos, Jan. 

De Wolf, Gommer. V. K. 
Huysmans, Maria. 
Jansens, Gilliam. V. K. 
Louwers, Francis. V. K. 
Mersmans, Adriaen. 
Opdebeeck, Gilis. 
Suetens, Jan. 


Van Donghen, Rumoldus, Franc. 


Verlinden, Jan, sone Jan. 
1727 


Ardiers, Jesper. 
Beernaerts, Jacobus. 
Buedts, Peeter, Cornelis, sone. 
Denijn, Hendrik. V. K. 

De Roeck, Daniël. 

Frans, Peeter. V. K. 

Geens, Jesper. 

Goorens, Francis. V. K. 
Goosens, Maria. 

Goovaerts, Martinus. V. K. 
Horebeeck, Jan. 

Jacobs, Engel. 

Jacobs, Jacobus. 

Langenus, Peeter, Jans, sone. 
Pepermans, Jan. 

Spruyt, Jacobus. V. K. 

Van Hoof, Jan. 

Van Meulder, Hendrik. 

Van Wingh, Hendrik. 
Verschueren, Jacobus. 


1728 


Bouffle, Jan, Jans, sone. 


VAN HET VRIJBROEK 57 





Cluytens, Gilis. 

De Ryck, Christoffel. V. K. 

De Vos, Antoon. 

Goyers, Jacobus. 

Peeters, Geeraert. 

Peeters, Mathys. V. K. 

Reniers, Andriaen. V. K. 

Sloots, Geraert. V. K. 

Smeyers, Francoys. 

Soerens, Gilliam. 

Steemans, Martinus. 

Suetens, Remi. 

Van Beneden, Francoys, Gaspard 
sone. 

Van Beveren, Jacobus, de jonge. 

Van den Bergh, Adriaen sone. 

Van der Jeught, Cornelis. 

Van Steenwinckel, Antoon. 
VEURS 

Verweust, Goris. 

Walschaerts, Paulus. 


1729 


Bauwens, Cornelis. 
Beelaerts, Gilis, Jans sone. 
Bogaerts, Francoys. 
Bulens, Francoys. 

Bulens, Jan. V. K. 

Claes, Martinus. V. K. 
Diters, Jacobus. V. K. 
Everaerts, Elisabeth. 
Geerts, Jacobus. 

Gennin, Gaspar. 

Gilis, Francoys, Jans sone. 
Janssens, Gilis. 
Kokelbergh, Geeraert. 
Lauwers, Adriaen. 
Machiels, Rombout. V. K. 
Peeters, Francoys. 
Peeters, Remigius. 
Quackels, Jacobus. 
Scheltiens, Lowies. 
Servranx, Francoys, jongman. 
Van Beurden, Gaspar. 
Van Boschum, Matthys. 
Vandenbergh, Francoys. V. K. 
Van Dyck, Gilis. 

Van Turenhout, Paulus. 


Vercammen, Jacobus. 
Verhaegen, Peeter. 
Verhaegen, Jan. V. K. 
Verhoeven, Gilis. V. K. 
Verschoon, Jacobus. 
Voet, Jacobus. 


1730 


Absillis, Jan-Francoys, Jans 
sone. 

Batens, Huybrecht. 

Claes, Andries. 

De Borger, Martinus, Peeter 
sone. | 

Goyers, Jacob, Jacobs zoon. 

Maes, Cornelis, Arnoldus. V. K. 

Meutermans, Peeter. V. K. 

Quackels, Christaen. 

Scheltiens, Hendrik. 

Smeyers, Jacobus, Mondekens 
sone. | 

Steemans, Jan, V. K. 

Van Beneden, Jan. 

Vanderbeeck, Peeter-Jan. 

Van Boxsum, Rombout. V. K. 

Van de Werf, Bernaert. V. K. 

Van Poeyer, Mathys. V. K. 

Verbercht, Mathys. 

Verhocht, Bertel. V. K. 

Wouters, Jan. 


1781 


Boel, Peeter. V. K. 
Cluytens, Elisabeth. 
Goovaerts, Cornelis, jongman. 
Jacobs, Peeter. 

Oosters, Jan. 

Paelders, Christiaen. V. K. 
Quacrkels, Nicolaas. 

Van Beneden, Joos. 

Van Buscom, Hendrik. 
Van Dyck, Jan. 

Van Noeyen, Philip. 
Verbeeck, Andries. 
Verbeeck, Philip. 
Verschueren, Elisabeth, 
Wauters, Peeter. 


58 GESCHIEDENIS 





1732 


Batens, Francovs. 

Bernaerts, Francoys. 

Bernaerts, Francoys, Rombouts 
sone. 

Bulens, Francoys, de oude. 

Claes, Bertel. 

De Keyzer, Antoon. 

De Laet, Jan, Joos sone. 

de la Rue, Franciscus Joseph. 

De Prins, Matheus. 

De Roeck, Hendrik, Hendriks 
sone. 

De Vos, Philip. 

Goyers, Marcus, Martens sone. 

Maes, Jan. 

Scheurwyck, Jan. 

Somers, Jan, Hombeeck. 

Stuers, Rombout. V. K. 

Uyterhoeven, Peeter. 

Van Asbroeck, Peeter-Adriains. 

Van Camp, Cornelis. 

Van den Heuvel, Catharina. 

Van de Sande, Peeter. V. K. 

Van Humbeeck, Jacobus. 

Van Keerbergen, Jan, Jans sone. 

Van Roosbroeck, Cornelis. V. K. 

Van Steenwinkel, Francoys. 
VE K 

Van Tielt, Jan, Michiel. 

Van Turenhout, Jan, Gaspards 
sone. 

Van Turenhout, Guilliam. 

Verhaeren, Jan-Baptist, Jacques 
sone. 

Verhoeven, Francoys. 

Vermylen, Bertel. V. K. 

Vertommen, Maria, Sloffels 
dochter. 

Verworst, Gregoor. 

Walschaerts, Nicolaas. 


1733 


Prants, Arnold-Joseph. 
Brants, Gaspar-Francoys. 
Grol, Jan: V'Ke 
Huybrechts, Jan. V. K. 





Jacobs, Jan-Baptist. 
Meuldermans, Alexander. 

Van Beneden, Augustijn. 

Van Geel, Jan-Francoys. V. K. 
Vermeulen, (xilis. 
Verschueren, Jacobus. 


1734 


Camans, Hendrik. 

De Keyzer, Filip, Jans sone, Muy- 
sen. 

De Keyzer, Jacobus, Guillams sone. 

De sager, Carel. V. K. 

De Win, Jacobus. 

Gys, Daniel. 

Hasendonck, Wouter. 

Jacobs, Jacobus, Jacques sone. 

Jacobs, Jan-Baptist, Peeters sone. 

Janssens, Peeters. V. K. 

Keulemans, Coryn. 

Kokelbergh, Peeter, Goovaertssone. 

Lauwers, Jan, Sempst, Jans sone. 

Meysmans, Augustinus. V. K. 

Lambrechts, weduwe Huybrecht. 

Peeters, Cornelis, Jans sone. 

Peeters, Jan. V. K. 

Peeters, Hendrik. 

Van Beersel, Cornelis. V. K. 

Van de Gersemeuter, Cornelis. 

Van de Gessemeuter, Pauwel. 

Van der Elst, Hendrik. V. K. 

Van de Sande, Maria. 

Van Heryck, Jan. 

Van Perck, Jacobus. 

Verbrugghen, Gilis. 

Verrycken, Michael. 

Verschueren, Laureys. 

Vertommen, Antoon. V. K. 


1735 


Cauwenbergh, Michiel. 

Cluytens, Hendrik, Gilis sone. 
Cox Tan: 

De Bef, Jacques. 

De Boeck, Antoon. V. K. 

De Keyser, Gilis, sone Gysbrecht. 
Fisch, Jacobus. V. K. 


VAN HET VRIJBROEK 59 





Jacobs, Adriaen, sone Jacques. 
Jacobs, Jan. V. K. 

Rulens, Hendrik. 

Van Calster, Jacobus. V. K. 
Van den Heuvel, Antoon. 

Van de Sande, Anna. 

Van Coock, Andries. 


1736 


Bernaerts, Jan, Rombouts sone. 

Bovele, Catharina. 

Callottens, Rombout. 

De Coninck, Peeter. 

Dillens, Rombout, sone Peeter. 

Koekelbergh, Guilliam, Goovaerts 
sone. 

Stevens, Maria. 

Tilens, Geeraert. 

Van Boxsom, Hendrik. 

Vandevliet, Mattheus. V. K. 

Van Heylen, Wauter. 

Verhagen, Peeter. 

Verschaeren, Anna. 


1737 


Beelaerts, Bertel. 

Claes, Francoys. 

Claes, Francoys, Jacques sone. 

Claes, Francoys, Francoys sone. 

De Keyser, Philip, Gybrechts 
sone. 

De Laet, Jan-Baptist, Mathys sone. 
Muysen. 

De Meester, Jan-Francoys. 

Fierens, Jan-Cornelis. 

Goyers, Jan. 

Grevers, Martinus. V. K. 

Helmus, Anna. 

Langnus, Francoys, Gaspars sone. 

Mees, Hendrik. V. K. 

Rulens, Mathys. 

Teugels, Jan. V. K. 

Teurfs, Jan, V. K. 

Van Asbroeck, Elisabeth, Adrianus 
dochter. 

Van Boxsum, Jan. 

Van Camp, Philip. 


Van de Sande, Jan. 
Vermylen, Robert. V. K. 
Wauters, Peeter. 


1738 


Bovele, Rombout. 
Cokelbergh, Hendrik. 
Cokelbergh, Jan Antoon. 

De Ronge, Jan. 

De Wit, Guilliam. 

Ergels, Francoys. 

Goyers, Gaspar, Marcus sone. 
Jacobs, Jacobus, Peeters sone. 
Van Asbroeck, Anna-Catharina. 
Verycken, Francois. 
Walschaerts, Christiaen. 


1739 


Bogaerts, Anna-Maria. 
Bogaerts, Gilis. 

Giles, Jan, sone van den sone. 
Van Asbroeck, Elisabeth. 
Van Lens, Joanna. 
Vermeulen, weduwe Peeter. 
Vermeylen, Jan. 

Wauters, Jan, Jans sone. 


1740 


Been, Jan, V. K. 

Bovele, Catharina, Jans dochter. 
Cauwenbergh, Peeter. 

De Keyser, Philip, Philips sone. 
De Laet, Francoys, Matthys sone. 
Dillens, Rombout. V. K. 

Gilis, Peeter, Jans sone. 
Goovaerts, Antonis. 

Jacobs, Judocus. 

Janssens, Elisabeth. 

Janssens, Judocus. 

Mees, Jan, Hendrickx sone. 
Meutermans, Jan. 

Selleslagh, Jan. 

Steemans, Peeter. 

Van Boxsom, Maria. 
Vandenheuvel, Merten, Jans sone. 
Van Dyck, Hendrik. 


60 





Van Grootven, Cornelis. V. K. 
Van Noeyen, Jacobus. 

Van Olmen, Jan, Jans sone. 
Verbist, Augustijn. 

Verlinden, Guilliam. Weert. 
Wauters, Francoys. 


1741 


Absillis, Maria, Jans dochter. 
Abrans, Catharina. 
Louwers, Jan, Peeters sone. 


1742 


Bozaerts, Antoon. 

Buts, Gaspar, Peeters sone. 
Claes, Frarcoys. 

De Keyser, Philip, Philips sone. 
Dillens, Jan, Rombouts sone. 
Langeneus, Anna, Gilis dochter. 
Timmermans, Ann2. 

Van Neelen, Rombout. 

Van Rompay, Cornelis. V. K. 
Vertommen, Rombout. 


1743 


Abrams, Guilliam. 


De Kesyser, Francoys, Flips sone. 


Campenhout, 
De Keyser, Jan, Philips sone. 
Geerdegem. 
Dyck, Jan. V.K. 
Geets, Anton. 
Gooris, Jan. V. K. 
Herdies, Anton. 
Jacobs, Jacobus, Jacques sone. 
Jacobs, Joanna-Maria. 
Peeters, Guilliam. 
Rombauts, Cornelis. 
Scheltiens, Anna-Barbara. 
Stockens, Jan. 
Wouters, Jan-Cornelis. V. K. 


1744 


Croes, Rombout. 
De Prins, Jan, Matheus sone. 


GESCHIEDENIS 





Frans, Gaspard, 

Goosens, Jan. 

Herdies, Engel. 

Palmaerts, Jan-Baptist. 

Ruelens, Peiternel. 

Steenmans, Ann£-Catharina. 
Stiers, Rombout, Rombouts sone. 
Van der Auwera, Jacobus. 
Verlinden, Remi. 


1745 


Bautmans, Guilliam. 

Bosmans, Peeter. 

De Keyser, Catharina. 

Dillens, Catharina. 

Gooris, Jan, Mertens sone. 

Hasendonck, Hendrik. 

Lauwens, Hendrik, Adriaens sone. 

Van Beurden, Peeter, Augustyns 
sone. 

Van Dyck, Jan, Giles sone. 

Van Olmen, Jan. 

Van Perck, Anton. 

Vercammen, Jacobus, Jacobus sone. 

Verryt, Herdrik. V. K. 


1746 


Frans, Jan. 

Guns, Anna. 

Langeneus, Rombout. 

Nagels, Joos. 

Opdebeeck, Jan, Gaspars sone. 
Paelders, Jacobus. 

Rulens, Jan. 

Van den Eynde, Rombout. 
Van Dyck, Jan, Battel. 
Vercammen, Peeter. 
Verrycken, Michiel, sone Michiel. 
Wauters, Peeter. 


1747 


Cokelbergh, Antoon, Antoons sone. 
De Boeck, Jacobus. 

Frans, Peeter, Gaspars sone. 
Goovaerts, Wauter, Jans sone. 
Hofman, Francoys. V. C. 


VAN HET VRIJBROEK OI 





Janssens, Nicolaas. 

Langenus, Francois. V. K. 
Mees, Jacobus, Hendrickx sone. 
Van Beersel, Anton. 
Vandersypen, Nicolaas. V. K. 
Van Dyck, Adriaen. 
Vercammen, Merten. 
Vermeulen, Jan-Baptist. 
Walschaerts, Anton. 


1748 


Cluytens, Francoys, Hendricx sone. 

De Munter, Dominicus. V. K. 

Langeneus, Peeter, Francoys sone. 

Palmaerts, Guilliam, Reniers sone. 

Fisch, Jan. 

Vanderauwera, Cornelis, Cornelis 
sone. 

Voet, Jan. V. K. 


1749 


Buts, Jan, Peeters sone. 
De Keyser, Catharine, Flips dochter. 
De Laet, Francoys, Mathys sone. 
De Visser, Joanna-Theresia. 
Faes, Jan. V. K. 
Jacobs, Jacobus. V. K. 
Maes, Christoffel. V. K, 
teemans, Peeter. 
Van Camp, Francoys. V. K. 
Van den Heuvel, Francoys-Til- 
donck. 
Vermost, Peeter, Jans sone. 


1750 


Absillis, Elisabeth. 
Bernaerts, Peeter. 

Buts, Jan, Cornelis sone. 
Buts, Michiel, Peeters sone. 
De Keyser, Elisabeth, Geerdegem. 
De Win, Guilliam. V. K. 
Engels, Jacobus. 

Frans, Jenno. 

Frans, Judocus. 

Geets, Antonis. 

Geets, Marcus. V. K. 


Goosens, Jan. 

Joostens, Peeter. 

Lambrechts, Augustinus. 

Mees, Hyronimus. 

Mertens, Lenart. V. K. 

Moons, Guilliam. V. K. 

Petrus, Peeter, Jacques sone. 
Smets, Jan, Muysen. 

Somers, Peeter. 

Stockens, Peeter. 

Van Asbroeck, Peeter. V. K. 
Van Beneden, Antonis. 

Van Boxsom, Laurys. 

Van den Hout, Gilis. 
Vanderlinden, Jan. V. K. 

Van der Syp, Guilliam. 

Van Hasenbroeck, Gilis. V. K. 
Verbruggen, Peeter, Peeter sone. 
Verschueren, Anna-Maria. 
Verstrepen, Cornelis, Cornelis sone. 


1752 


Bulens, Jacobus. V. K. 
Ceuppens, Jacobus. V. K. 
Ceuppens, Jacobus. V. K. 
Coekelbergh, Jenno. 
Cokelbergh, Maria. 

De Coninck, Francoys. 
De Voet, Jan-Francus. 
Gys, Peeter. 

Jacobs, Peeter. 
Hasendonck, Jan. 
Heurckmans, Jacobus. 
Langeneus, Peeter. 
Mees, Peeter. 
Meutermans, Cornelis. V. K. 
Pauwels, Francoys. V. K. 
Pellemans, Jan. V. K. 
Pilaet, weduwe. 

Tourne, Jan. 

Vanaken, Peeter. 

Van Beneden, Anton. 
Vandyck, Adriaen. 

Van Dyck, Lucia. 

Van Elsen, Martinus. 

Van Gysel, Peeter. 

Van Imbeeck, Nicolaas. 
Vercammen, Jan. 


62 GESCHIEDENIS 





Verhoeven, Martinus. 
Verlinden, Peeter. 
Verschaeren, Adriaen. 


1753 


De Weert, Francoys. 

Geens, Michiel. 

Lauvwers, Peeter. 

Somers, Peeter. 

Steemans, Jan-Frans. 

Van Asbroeck, Anna-Catharina. 
Van der Auwera, Peeter. 
Verhaegen, Jan-Baptist. V. K. 
Vermost, Jan. 


1754 


Brants, Jacobus. V. K. 
Dillens, Jan. 

Dillens, Jan. V. K. 

Robyns, Jan. 

Sutens, Jan. 

Sutens, Jan-Baptist. 

Van der Auwera, Jan-Baptist. 
Verschuren, Joanna-Catharina. 


1755 


Boel, Jan. 

Bogaerts, Jan-Fransus. 
Cauwenbergh, Jar. 

Ceuppeas, Jan. 

Cluytens, Paulus. 

De Hert, Rombout. V. K. 

De Win, Hendrik. 

Neutiens, Adriaen. 

Selleslagh, Philip. 

Somers, Peeter, Guilliams sone. 
Sutens, Joanna. 

Van Boxsum, Peeter. 

Vanhal, Michiel. V. K. 

Van Heylen, Francoys. 

Van Tilt, Livinus. 

Van Turenhout, Hendrik. 

Van l'urnhout, Joanna. 
Verhaegen, Jan-Baptist. 
Vereycken, Rombout, Jans sone. 
Verhagen, Peeter. 


1756 


Beelaer!s, Guilliam, Guilliams sone. 


Cokelbergh, Joanna. 

De Bef, Paulus. 

De Laddersous, Egidius. 

Dillens, Rombout. 

Frans, Cornelis. 

Goovaerts, Wauter, Peeters sone. 

Mertens, Laurys. 

Smedts, Joannes-Josephus. V. K. 

Steemans, Jan Fransus. 

Sutens, Peeter, Jan-Baptist sone. 

Van Asbroeck, Jan. 

Van Ettryck, Cornelis. 

Van Gysel, Adriaen. 

Van Gysel, Fransus. 

Verberck, Mijnheer. V. K. 

Verhagen, Philip, Jans sone. 

Verlinden, Jan, Antons sone. 

Verschueren, Elisabeth, dochter 
Frans. 

Verschuren, Jan. 

Wens, Jan-Baptist. V. K. 


1757 


Beelaerts, Jan-Gilis. 

Bogaerts, Peeter. 

Bollinckx, Lodewijk-Jozef. 

De Keyser, Peeter, Philips sone. 
De Voet, Jacobus. 

Gooris, Guilliam. 

Pellemans, Michiel. 

Roomans, Peeter. 

Van Beveren, Jan, Jacobus, sone. 
Vandenplas, Judocus. V. K. 
Van Hocht, Jan. V.K 

Vermost, Peeter, Peeters sone. 


1758 


Bollinkx, Judocus. 

Cokelbergh, Nicolaas. 

De Laddersons, Joannes-Antonius. 

De Laet, Jan-Baptist, Jan-Baptist 
sone. 

De Laet, Wauter. 

Dillens, Anna-Catharina. 





bot nd hi dé 


VAN HET VRIJBROEK j 03 





Goyers, Jan. 

Janssens, Peeter. 

Marivoet, Fransus. V. K. 
Stockens, Gaspard. 

Sutens, Fransus, sone Jan-Baptist. 
Van Beirsel, Cornelis. 

Van Beneden, Peeter. 

Van Dyck, Cornelis. 

Verhagen, Gilliam, sone Filips. 
Vermost, Joanna-Maria. 

Voet, Jacobus. 

Wayenborgh, Barbara. 

Wens, Jan-Baptist. V. K. 
Willems, Judocus. 


1759 


Dillens, Maria. 

Jacobs, Peeter, sone Jacques. 
Jacobs. Wauter, Jacobs sone. 
Janssens, Adriana. 

Van den broeck, Gilis. V. K. 

Van Loo, Gilliam. 

Van Schel, Carel V. K. 


1760 


Beelaerts, Rombout. 

Boel, Elisabeth. 
Cauwenbergh, Peeter. 

De Gelder, Jacobus. V. K. 
De Wilde, Fransus. V. K. 
De Win, Fransus. V. K. 
Hasendonck, Hendrik. 
Schippers, Peeter. V. K. 
Van der auwera, Rombout. 
Van Relegom, Hendrik-Jozef. 
Van Schot, Peeter. 

Van Winge, Geeraert. V. K. 
Verschuren, Guilliam. 


1761 


Beelaerts, Peeter, Cornelis sone. 

Brias, Augustinus. V. K. 

Glaes: Jan VDK. 

De Laddersous, Philippus-Jaco- 
bus. 


Jacobs, Hendrik, Jan-Baptist sone. 


Puttemans, Jacobus, Guillelmus 
sone. 

Selleslagh, Hendrik, Coryns sone, 

Van Turenhout, Jan, Fransus sone. 

Verhagen, Jan-Fransus, Jan-Fran- 
sus sone. 


Walschaerts, Peeters. V. K. 
1762 


De Hert, Jan, Philips sone. V. K. 

De Prins, Peeter. 

Hermans, Jan. V. K. 

Van Asbroeck, Wauter. 

Van Buscom, Peeter, 
sone. 

Van Calster, Fransus, Augustyns 
sone. 

Verlinden, Jan. V.K. 


Hendrikx 


1763 


Absillis, Jan, Fransus. 

Beelaers, Guilliam. 

Beelaers, Peeter. 

Bernaers, Jan, Fransus. V. K. 
Buelens, Peeter. V. K. 
Cockelbergh, Carel, Antoon sone. 
De Croes, Jacobus. 

De Keyser, Elisabeth. 

De Laet, Hendrik Jan-Baptist sone. 
De Vos, Engel, Philips sone. 
Doms, Hendrik, Jacobus sone. 
Dyck, Guilliam. 

Jansens, Cornelis, Judocus sone. 
Jansens, Fransus. 

Lambrechts, Wauter. V. K. 
Langeneus, Gilliam, Peeter sone. 
Mollemans, Jacobus. V. K. 
Mollemans, Jan. 

Murrens, Jan. 

Peeters, Peeter. V. K. 

Steemans, Peeter Mertenus sone. 
Sutens, Peeter-Livinus. 

Symons, Fransus. V.K. 

Symons, Jan. 

Van Asbroeck, Jan-Fransus. 

Van Wingh, Machiel. 

Verberght, Bernard. V. K. 


64 GESCHIEDENIS 





Verharen, Hendrik, Jans zoon. 
Verharen, Jan-Fransus. 
Verbulst, Cornelis. 

Verkerck, Joannes. V. K. 
Vermost, Clara. 

Verschueren, Cornelis. 

Voet, Jacobus, Jans sone. 
Walschaers, Jacobus. 
Walschaers, Peeter. 


1764 


Boel, Peeter. 

Geens, Peeter. 

Jacobs Jan: VAuIK 

Maes, Theodorus. V. K. 
Spruyt, Joseph. V. K. 

Van den Venne, Jan. V. K. 
Volckx, Jacobus. V. K. 
Vermost, Peeter, Jan. 
Verstrepen, Peeter. 


1765 


Brion, Hendrik-Ferdinand. V. K. 
Cockelberghs, Hendrik. 

De Bruyn. Gielis. V. K. 

De Wit, Guilliam. 

Smets, Jacobus. V. K. 


Timmermans, Bartholomeus. V. K. 


Van Boeckxom, Fransus. 

Van Boxom, Jan-Baptist. 

Vanderauwera, Joannes. 
1766 


Beelaers, Peeters, Gilis sone. 


De Keyser, Jacobus, Gilliam sone. 


De Ron, Mertinus. 

De Wit, Joanna-Theresia. 
Geets, Jacobus. 

Peeters, Adriain. 

Smedts, Peeter. V. K. 


Van Beneden, Jan, Fransus sone. 


Van Poeyel, Jacobus. 
Van Poeyel, Joannes. 


Van Paeschen, Jan-Baptist. V. K. 


Van Steenwegen, Petrus. V. K. 
Verbrughen, Gilis. V. K. 


1767 


Beelaers, Peeter. 
Keersmaeckers, Peeter. V. K. 
Lauwens, Fransus, Sempst. 
Meulemans, Machiel. V. K. 
Olbrechts, Lodewijk. V. K. 
Rombouts, Cornelis. 

Van Campenhoudt, Jan. V.K. 
Van Loock, Anthoon. V. K. 
Van Seuringen, Jan. 
Verhaegen, Peeter. 

Wyns, Machiel. 


1768 


Batemans, Anthoen, Gilliam sone. 


De Camber, Peeter-Jozef. V. K. 
De Wit, Gilliam. 

De Wit, Judocus, Jacobus sone. 
Geets, Hendrik. 

Joostens, Peeter-Frances. 
Rombouts, Jacobus. V. K. 
Somers, Gilliam. 

Vandervliet, Anthoen. 

Van Schel, Jacobus. 

Van Thuerenhoudt, Peeter. 


1769 


Andriessens, Peeter. V. K. 

Cnops, Jacobus. V. K. 

Mons, Jacobus. V. K. 

Mees, Peeter. V. K. 

Van den Hondt, Jan. V. K. 

Vereycken, Rombout, Francus 
sone. 


1770 


Camps, Fransus. 

Ceuleers, Norbertus. 

Crol, Wauter. 

De Coster, Jan. V. K. 

De Vos, Peeter. 

Geets, Adriaen. V. K. 
Huybregts, Anthoen, Jan sone. 
Janssens, Fransus. V. K. 
Mees, Jacobus. ® 


VAN HET 


VRIJBROEK 65 





1771 


Cokelbergh, Jacobus. 

De Koninck, Jan. 

De Vos, Anthoon. 
Goeyvans, Fransus. 
Serfranckx, Jacobus. 
Vandenbos, Jan-Baptist. V. K. 
Vandewerf, Machiel. 
Vandewerf, Rombout. 
Vermeulen, Peeter. 
Verworst, Jacobus. 
Vermylen, Machiel. V. K. 


1772 


Bernaerts, Fransus. 

Claes, Jan. 

De Keyser, Gilliam. V. K. 

De Keyser, Jan Fransus. V. K. 
De Winter, Jan. V. K. 

De Wit, Adriana.wed.Van Haecken. 
Geedts, Engel. Hever. 
Henderickx, Jan-Baptist. V. K. 
Puttemans, Jacobus. 

Van Bergen, Peeter Jacobus. 
Van Bascom, Fransus. 
Vermeulen, Peeter. 


Wesemael, Jan-Baptist.V.K. Heffen. 


+ 1773 


Blickx, Michiel. 

Brems, Peeter, Jacobus sone. 
Muysen. 

Budts, Gaspar. 

Coosemans, Nicolaus. 

De Boey, Jacobus. V. K. 

De Borger, Peeter-Josephus. 

De Visser, Josephus. 

Dietens, Hendrik. V. K. Battel. 

Gooris, Jan-Fransus. V. K. 

Janssens, Jan. Muysen. 

Maes, Jan, Jans sone. Heffen. 

Meeus, Peeter. 

Peeters, Peeter. Pennepoel. 

Selleslagh, Jan. V. K. 

Timmermans, Peeter. V. K. 


Van der Auwenaren, Jacobus. 
Van de Venne, Joanna. 

Van Loock, Peeter. 

Verheyken, Peeter. V. K. Hever. 
Verlinden, Jan-Baptist. 
Verschueren, Fransus. 


1774 


Blickx, Gilis. 

Budts, Michiel. 

Cokelbergh, Peeter. 

De Coninck, Jacobus. V. K. 

De Kock, Jacobus. V. K. 

Van der Jeught, Antoon, Cornelis 
sone. 

Van de Venne, Hendrik. V. K. 

Van Vacke, Gilliam. V. K. 


1775 


Cleyens, Jan-Baptist. 

Coen, Jan. V. K. Boortmeerbeeck. 
De Vos, Fransus. V. K. Hever. 
Deyck, Maria. 

Lambrechts, Jan-Baptist. 
Pallemaers, Jan-Baptist. 

Peeters, Jacobus. Boortmeerbeeck. 
Peeters, Jan. V. K. 
Schelkers, Hendrik. 
Verschueren, Jacobus. V. K. 
Vertommen, Peeter. 


7176 


Budts, Jan. 

Ceulemans, Michiel. V. K. 

Engels, Michiel. Rymenam. 

Hasendonck, Peeters, Jans sone. 
Sempst. 

Van Vaeck, ].-B. V. K. Boortmeer- 
beeck. 

Verhoeven, Matheus. V. K. 

Verlinden, Guillelmus-]Jozef. 


1777 


Batens, Jan. 
Engels, Martinus. Schrieck. 


66 GESCHIEDENIS 





Firens, Jan-Michel. V. K. Heffen. 
Herremans, Hendrik. V. K. 
Vanderauwera, Rombout. 

Van Dyck, J.-B. 

Van Rompay, Hendrik. 
Vermeulen, Jan. 


1778 


Andriesens, Peeter. 

Brion, de weduwe. Sempst. 
Cokelbergh, Jan. 
Cokelbergh, Joanna. 

De Wit, Jacobus. 

Doms, Bertel. V. K. 
Goeyers, Marcus. Neckerspoel. 
Sergeysens, ].-B. V. K. 

Van der Elst, Fransus. V. K. 
Van Lens, J.-B. 

Van Noyen, J.-F. 

Van Turenhout, Jan. 


1779 


Clotens, Cornelis. V. K. Boort- 
meerbeeck. 

Cockelbergh, Gilis-Jozef. V. K. 

De Keyser, Anthoon. V. K,. 

De Keyser, Pieter-Jan. 

Engels, Jan-Joseph. Weert. 

Goorens, Martinus. 

Herdies, de wed. 

us; J:-B.V.K: 

Janssens, Jan. 

Laenens, Fransus. V. K. Muysen. 

Maes, Peeter. V. K. 

Meuldermans, Peeter. Hombeeck. 

Opdebeeck, Fransus. 

Peeters, Peeter. V. K. Heffen. 

Piron, Fransus. V. K. Boortmeer- 
beeck. 

Van Calster, Andries. Elewyt. 

Vanderauwera, Peeter. 

Vandermeulen, Phillippus. V. K. 
Sempst. 

Van Win, Hendrik. V. K. 

Vekemans, Filip. Hombeeck. 

Vermuyten, Fransus. 

Verlunst, Joannes. V. K. Heffen. 





1780 


Arts, Jan. V. K. Sempst. 

Coen, ]J.-B. V. K. Boortmeerbeeck. 
D: Coninck, Cornelis. V. K. Elewyt. 
De Keyser, Anna-Maria. 

De Prins, Jan. Muysen. 

Faes, Geeraard. 

Goorens, Jacobus. 

Goovarts, Cornelis. Sempst. 
Goosens, Martinus. Hombeeck. 
Heurckmans, Gilliam. Muysen. 
Jacobs, J.-B. Sempst. 

Janssens, Fransus. V. K. Sempst. 
Janssens, Jacobus-Martinus. Sempst. 
Lauwers, Nicolaus. Elewyt. 
Mertens, J.-F. V. K. Muysen. 
Steemans, Philippus. Sempst. 

Van Roey, Fransus. V. K. Leest. 
Verbruggen, Jan. Eppeghem. 
Vercammen, Cornelis. 

Verlinden, Anthon. Hombeeck. 


1781 


Blickx, Rombout. 

Bulens, Eligius-Jozef. Heyndonck. 

De Backer, Philippus. Hombeeck. 

De Buy, Fransus. Heffen. 

De Wilder, Jan-Fransus. 

Geens, Egidius. 

Geens, Peeter. 

Goovaerts, Fransus. 

Jacobs, Hendrik. V. K. Hombeeck. 

Schenes, Jan-Baptist. V. K. 

Van Camp, Gisbertus. 

Vander Jeught, Jan-Francus. 

Van Humbeeck, Joannes-Francus. 

Van Olmen, Catharina, wed. Her- 
remans. 

Vanvaeck, Cornelis. 

Vermeulen, ].-B. Gillis sone. 

Wilms, Jan. 


1782 
Bollinckx, Jan. Hombeeck. 


Broers, Daniel, V. K. 
Cauwenbergh, Jacobus. Hombeeck. 


VAN HET VRIJBROEK 


67 





Cauwenbergh, J.-F. Leest. 

Cokelbergh, Fransus. 

De Croes, Daniel. V. K. Hom- 
beeck. 

De Keyser, Peeter. Boortmeer- 
beeck. 

De Roeck, Antoon. Hombeeck. 

De Ron, Fransus. 

Engels, Bertel. Campenhout. 

Engels, Peeter. Boortmeerbeeck. 

Goosens, Guibertus-Franciscus. 
Hombeeck. 

Goovaerts, Hendrik. Sempst. 

Harremans, Jacobus. 

Harremans, ].-B. 

Nees, Jacobus. V. K. 

Schers, Cornelis. V. K. 


Scheurwegen, Gilliam. Homteeck. 


Servrarckx, J.-F. Hever. 

Somers, Jacobus. V. K. Hom- 
beeck. 

Van Camp, Antoon. 

Van Campenhout, David. V. K. 
Eppeghem. 

Van de Gessemeuter, J.-F. 

Van Engelen, Philippus. V. K. 

Van Gysel, Jan. 

Vekemans, Joseph. 

Verbeeck, Paulus. 

Vercammen, Adriaen. V. K. 

Verheulpen, Jan. V.. K. Hom- 
beeck. 

Verscharen, Jacobus. 


1783 


Beelaerts, Gile. 

Boeykens, Fransus. V. K. 

Bulens, Fransus. Leest. 

Caubergh, Melchior. V. K, 

De Greef, J.-B. V. K. Eppeghem. 

De Keyser, Hendrik. Sempst. 

Rombout, ].-B. Battel. 

Smedts, J.-B. 

Suys, J.-B. Hever. 

Uytterhoeven, Cornelis. V. K. 

Van Asbroeck, Fransus. V. K. 
Sempst. 

Van Beveren, J.-F, V. K, Sempst. 


Vanderauwera, Peeter, V.K,. 
Cathelijne-Waver. 

Van Doren, Gilliam. 

Verworst, Peeter. 


1784 


Frans, Peeter. Hanswyck. 

Gilis, Jacobus. 

Gooskens, Jan. V. K. Hombeeck. 
Goeykens, Jan. V. K. 

Goovaerts, Peeter. V. K. Sempst. 
Jacobs, Hendrik. Hombeeck. 
Kesselers, Jan. V. K. Eppeghem. 
Onsia, Fransus. V. K. 
Pallemaerts, Antoon. 

Schippers, Andries. 

Smets, Peeter. Battel. 

Van Thurnhout, Jan. 

Vermeulen, Gilliam. Elewijt. 
Walschaers, Jan. Stuivenbergh. 


1785 


Beernaerts, Jan. 

Bom, Peeter. Bonheyden. 

Buelens, Philippus. Sempst. 

Cokelbergh, Peeter, Karels sone. 
Leest. 

Crols, Peeter. Hever. 

De Win, Jan. 

De Win, J.-B. V. K. Eppeghem. 

Keulemans, Anthoon. V. K. 

Keulemans, Jan. V. K. Leest. 

Leemans, Jan. 

Nagels, Hendrik. V. K. Elewyt. 

Schelkens, Engelbertus. Waelhem. 

Van Calster, Gilliam. Muysen. 

Van Dam, Hendrik. Hombeeck. 

Van Dosselaer, Engel. V. K. Hom- 
beeck. 

Van Gysel, Hendrik. V. K. Muysen. 

Van Hasendonk, Adriaen. 

Van Hocht, Joseph. V. K. Sempst. 

Van Lier, Gilliam. V. K. 

Van Turnhout, Adriaen. 

Vercammen, Jan, Jans sone. 

Vereyken, Rombout. 

Verhagen, Petronella. 


68 GESCHIEDENIS 





1786 


Bernaerts, Jan-Frans. 

Bosmans, Carel-Antoon. Vilvorde. 

Budts, Peeter. 

Cokelberghs, Antoon. 

De Laet, Catharina. O.-L.-Vrouw 
Waver. 

De Laet, Maria. Weelhem. 

De Roeck, ].-B. Hombeeck. 

De Sager, Fransus. Hofstade. 

De Wit, Joseph. 

Dons, J.-B. Elewyt. 

Geets, ].-B. Hever. 

Hofmans, Peeter. V. K. Geerde- 
ghem. 

Horckmans, Jacobus. Hombeeck. 

Lauwers, Francis. V. K. 

Maes, Engel. Heffen. 

Meert, Peeter. V. K. Steenuffel. 

Mers, Jan. Christof sone. 

Meys, Antoon. V. K. Sempst. 

Peeters, Peeter. 

Schellens, Engelbertus. 

Slachmuyiders, ].-B. V. K. Malde- 
ren. 

Van den Broeck, Jan. Gilis sone. 

Vander Elst, Joannes. Vilvorde. 

Van Noeyen, J.-B., Philips sone. 

Verheyen, Engel. V. K. 

Veroft, Peeter. V. K. 

Verscharen. V. K. Elewyt. 

Verschuren, J., Jacobus sone. 

Walschaerts, Peeter. 


1787 


Andries, Jan. V. K. Hombeeck. 

Bulens, Cornelis. 

Buts, Cornelis. V. K. Elewyt. 

Cauwenbergh, Guillelmus. 

De Smet, ].-B. V. K. 

De Wit, Jan-Antoon. 

Mispelters, Andries. V. K. Hof- 
stade. 

Pallemaerts, Guillelmus. 

Peeters, ]J.-B. V. K Weert. 

Scheltens, Joseph. 

Scheltens, Joseph; Hendrick sone. 


Van Asbroeck, Antonet. Wert. 

Van den Henden, Jan. 

Van den Heuvel, Frans. 
Hombeeck. V. K. 

Vande Sande, Cornelis. Hombeeck. 

Vande Venne, Jan. 

Vereyken, Frans. 


1788 


De Wert, Frans de jonge. 
Hendrickx, Gilliam. V. K. 
Langenus, Frans. 

Lauwers, ].-B. 

Lauvwers, Joanna-Maria. 

Rulens, Antoen. 

Vander Wespen, Joanna-Catharira. 
Vande Sande, Frans. Battel. 


1789 


Beterams, Peeter. Muysen. 

Beelaers, Jan. 

Bulens, Matheus-Nicolaus. 

Ceuleers, Andries. Hombeeck. 

De Keyser, Gilliam. Hombeeck. 

De Mayer. J.-B. V. K. 

De Vos, Philippus. Muysen. 

De Vos, Peeter. 

Geets, Joannes. Ste-Cath.-Waver. 

Hofmans, Adfiaen. 

Gooskens, Frans. 

Jacobs, de wed. 

Meuldermans, Jan. Hombeeck. 

Meuldermans, Rombout. Hom- 
beeck. 

Peeters, Frans. V. K. Hombeeck. 

Van Boecksom, Judocus. Eppe- 
ghem. 

Vandenbosch, Hendrik. Geerde- 
gem. 

Vanderauwera, Hendrik. 

Van Loven, Frans. V. K.-Ste-Cath.- 
Waver. 

Vekemans, Philippus. Hombeeck. 

Vermeulen, ].-B. Pennepoel. 

Verschuren, Jan-Fraucus. Leest. 

Wens, Christiaen, sone van den 
baes. 


VAN HET 


VRIJBROEK 69 





1790 


Beelaerts, C.-J. 

Blickx, Jan. 

Budts, Jan. 

De Win, Hubertus. Hombeeck. 
De Win, Philippus. Hombeeck. 
Jacops, Judocus. 

Marsschalck, Jan. V. K. Heffen. 
Voet, Cornelis. 


1791 


Absillis, Jacobus. 

Budts, Hendrik. 

Crols, Cornelis. Hever. 
De Vos, Hendrik. 
Ombelet, Cornelis. V. K. 


Opdebeeck, Cornelis. V. K. Sempst. 


Pallemaerts, Lodewyk. 

Pollaers, Martinus. V. K. Honi- 
beeck. 

Smets, Jacobus. V. K. 

Van Meulder, ].-B. V. K. Nieuwen- 
roey. 

Vermeulen, Gilis. 


1792 


Bernaerts, Jan. 

Blickx, Jan, Gilis sone. 

Busschot, Jacobus. Leest. 

Geets, Jan-Antoon. 

Goovarts, Antoon. V. K. Hom- 
beeck. 

Jacops, J.-B. 

Lauvwers, Jan-Frans. V. K: Elewyt. 

Van Calster, Jacobus. V. K. 

Vandewerf Marcus. 


1793 


Buelens, Maria. Hombeeck. 
Coekelbergh, Guilliam. 

De Greef, ].-B. 

De Roeck, Cornelis. 
Hockens, Jan. 

Jacops, Jacobus. Muysen. 
Teugels, Gilliam. 


Teughels, Peeter-Jozef. V. K. Hom- 
beeck. 
Vinckx, Jan-Francus. V. K. 


1794 


Cluytens, Jan, Paulus sone. 
Colders, Jan-Baptist. V. K. 

De Coninck, Cornelis. 

De Laet, Jacobus. Leest. 

Jacops, J.-B., sone Hendrik. 
Jacops, Jan-Baptist. Geerdegem. 
Lambreghts, Frans. 

Langenus, Egidius. 

Maes, Antoon. V. K. Hofstade. 
Maes, Peeter. 

Mus, Antoon. Geerdegem. 
Sillaers, Antoon. V. K. 

Smedts, Jan-Baptist, Jacobus sone. 
Van Beveren, Livinus. Hombeeck. 
Van Calster, Wauter. Geerdegem. 
Van Loock, Frans. 

Verstreken, Gilliam. 


1795 


De Coster, Peeter. 

De Keyser, ].-B. 

De Keyser, J.-F. 

De Wit, Hendrik. Hombeeck. 
Diedens, J.-Frans. V. K. Sempst. 
Janssens, Antoon. 

Lauvwers, Antoon. Leest. 

Lauvwers, Jan. V. K. Hombeeck. 
Lauvwers, Jan-Frans, officier, 
Mollemans, Peeter. 

Van As, Philippus. V. K. Hombeeck. 
Van Beersel, Adriaen. V. K. Battel. 
Van Beneden, Jan. V. K. Battel. 
Van Gysel, Lodewijk-Louwereys. 


1796 


Bernaerts, Egidius. V. K. 
Cockelbergh, Maria,dochter Antoon. 
De Groof, J.-F, 

Doms, Joseph. 

Langenus, Jacobus. 

Leemans, ].-B. 


70 GESCHIEDENIS 





Mommers, Hendrik. 
Vandenheuvel, Michiel. V. K. 
Van Loock, Jan. V. K. 
Verbist, Gilliam. Battel. 


1797 


Bernaerts, Antoon. Heffen. 

De Goey, Peeter. V. K. 

Diddens, Jan. V. K. Leest. 

Janssens, Jan 

Koosemans, Jan. 

Maes, Jan. 

Maes, Goswinus. V. K. 

Meuldermans, Philippus. 

Peeters, Jan. 

Peeters, Martinus. 

Somers, Maria. Battel. 

Van den Houdt, Joseph-Antoon. 

Vanderauwera, Egidius. V. K. 
Rever. 

Van Tilt, Maria. 

Van Turnhout, Gilliam. 

Verbruggen, Guillelmus. Muysen. 

Verhagen, Hendrik. Eppeghem. 

Verworst, Jan. 


1798 


Blickx, Peeter. 

Lauwers, Antoon, Mechelen. 

Van der Auwera, ].-B. Muysen. 

Van de Velde, Hendrik. V. K. 
Battel. 

Van Turnhout, Gaspar. 

Verbist, Peter-Jan. Battel. 


1799 


Aertgeerts, Jan. 

Andries, Peeter-|ozef. V. K. 
Muysen. 

Beelaerts, Frans. 

Bernaerts, Augustinus. V. K, 
Muysen. 

Borremans, Peeter. V. K. 

Cauwenbergh, Gilliam. 

De Bock, Benedictus. V. K. Mal- 
deren. 


De Vos, Frans. 

De Wilde, Walter. Elewyt. 

Hofmans, Peeter-Jan. Geerdegem. 

Jacops, J.-B. V. K. Geerdegem. 

Janssens, Peeter. V. K. 

Koen, Jacobus. Boortmeerbeeck. 

Langenus. Jan. 

Luyten, Hendrik. V. K. Hever. 

Meysmans, Jacobus. 

Peeters, Jan. V. K. Elewyt. 

Peeters, Jan-Baptist. Boortmeer- 
beeck. 

Peeters, Marcus. V. K. 

Puttemans, Peeter. 

Rombouts, J.-B. Muysen. 

Ruymaeckers, Judocus. V. K. Leest. 

Schenens, J.-B. V.K. Eppeghem. 

Selleslagh, Peeter-Jan. Leest (Bist). 

Somers, Jacobus. Leest. 

Timmermans, Peeter-Jan. Sempst. 

Van Asch, Carel. Leest. 

Van Asch, Michiel. 

Van Beveren, Peeter-Jan. 

Van Geysel, Cornelis. Elewyt. 

Van Ingelghem, Jacobus. V.K. 
Humbeeck. 

Vanhoof, Peeter-Jan. 

Van Opstal, Jan-Baptist. V. K. 

Verdyen, Andries. V.K,. 

Vereycken, Jan. 

Verhulst, Joachim. 

Verhoeven, Peeter. 


1800 


De Keyser, Jan, Jans sone. Boort- 
meerbeeck. 

De Keyser, J.-Francus, Jan sone. 

Lauvwers, Judocus. 

Logtberghs, Cornelis. Boortmeer- 
beeck. 

Maes, Rumoldus, doctor. 

Neeffs, Gilliam. Hombeeck. 

Peeters, Frans. 

Princen, Peeter. V. K. 

Scheltjens, Gilliam. Battel. 

Sergysens, J.-B., J.-B. sone. 

Van Seuningen, Michiel. 

Somers, Peeter. 


VAN HET VRIJBROEK TE 


1801 


Borremans, J.-B. 

Coen, Jacobus. Boortmeerbeeck. 

Peeters, Peeter-Jan. 

Schelkens, J.-B. onder Lier. 

Sergysens, Joseph-Petrus. 

Truyers, J.-B. 

Van Steenwinckel, Cornelis. 
Sempst. 

Verhagen, Philippus. Pennepoel. 

Verlinden, Antoon. 

Verschueren, Hendrik. Battel. 

Vloebergh, ].-B. V. K. Leest. 

Vioebergh, Peeter. 


1802 


Alewaters, de weduwe. 

Andries, Jan-Frans. 

Ceuleers, Jacobus. Geerdegem. 

Cokelbergh, Martinus. Leest. 

De Coninck, Hendrik. V. K. 

De Laet, Frans. 

De Smet, Jacobus. V. K. 

Gooris, Frans. Geerdegem. 

Gooris, Frans in de stad. 

Huybreghts, Joannes. 

Jacops, Peeter. 

Lambrechts, Jan-Frans.iWaelhem. 

Lauvwers, Peeter. 

Mertens, Peeter-Jan. 

Peeters, Gaspar-Josephus. 

Puttemans, Elisabeth. 

Steemans, Egidius. V. K. Hom- 
beeck. 

Van Dosselaer, J.-F. V. K. 

Voet, Antoon. 


1803 


Alewaeters, P.-C. Withuys. 
Borremans, Frans. V. K. 
Budts, Jan. 

Claes, Jacobus. 
Cauwenbergh, Frans. V. K. 
De Bruyn, Peeter. 

De Coninck, Peeter. 

De Raedt, Antonius. 


De Wert, Frans. 

Diedens, Peeter. 

Eekelaers, Gill'am. 

Hendrickx, Frans. V. K. 

Jacops, Michiel. 

Lauvaerts, Frans. V.K. Geerdegem. 

Lauwers, Joannes. V. K. 

Mess, Jan. V.K. 

Sarroen, de weduwe. 

Somers, Peeter-Jan. V.K. Hom- 
beeck. 

Spruyt, Jan-Jozef. V.K. 

Teurfs, Frans, V. K. Muysen. 

Van Bergen, Cornelis. 

Van den Nieuwenhuysen, Jan, 
doctor. V.K. 

Van der Auwera, Jan-Carolus. 

Van der Elst, Gilliam. 

Vandewerf, Rombout. 

Van Nase, Antoon. Muysen. 

Van Lucikens, Janneken, straat- 
wagenaar. 


1804 


Bernaerts, Hendrik-Jozef. 

Buts, J.-B. 

Brion, Frans. Sempst. 

De Vos, J.-B. 

Lens, Rombout. V. K. Bonheyden. 

Neuttens, Gilliam. Battel. 

Pollaers, J.-B. V.K. 

Van Beneden, Hendrik. Battel. 

Van Calster, Frans. O.-L.-Vrouw 
Waver. 

Vos, ].-B. 

Vandenbosch, Joannes-Antonius. 


1805 


Brems, Frans. Muysen. 

Cauwenbergh, Frans. Battel. 

De Barius, Joseph-Rumoldus. V.K. 

De Borger, Guillelmus. V. K. 
Heffen. 

De Potter, Josephus. V. K. Battel. 

Engels, Peeter. Rymenam. 

Jacops, Jan-Baptist. 

Kroes, Guibert. Stuyvenberg. 


72 GESCHIEDENIS 


Lambrechts, Jan-Frans. 

Persoons, Jan-Frans. V. K. Weyns. 

Van Beisel, Jacobus. V. K. 

Vandenheuvel, Jan-Baptist Hom- 
beeck. 

Vanhas, Philip. Hombeeck. 

Van Win, Jan-Baptist. Geerdegem. 

Verbruggen, Gillis. 


Cauwenbergh, Jan-Baptist. Sempst. 


1806 


Diedens, Lodewyk. V. K. Leest. 

Dillens, Cornelis. Battel. 

Fierens, Jan-Frans. V. K. Leest. 

Geevaerts, Jan-Baptist. V. K. Bat- 
tel. 

Huybrechts, Judocus. Hever. 

Neefs, Jacob. Hombeeck. 

Seroen, Jan-Baptist. 

Vandenheuvel, Peeter. Weert. 

Vekemans, Guillelmus. Hombeeck. 


1807 


Buts, Frans. 

De Kock, Antoon, V.K. 

De Laet, Peeter. Leest. 

De Kersmakers, Peeter. Battel. 

Desaeger, Frans. Muysen. 

De Win, Guillelmus. V. K. Hom- 
beeck. 

Eekelaerts, de weduwe. Leest. 

Herdies, Peeter. 

Keuppens, Hendrik. V. K. Stuyven- 
bery. 

Kluytens, Andreas. 

Meys, Jan-Judocus. V.K. 

Stevens, Jan-Baptist. Hombeeck. 

Van Dam, Jan-Baptist. Waelhem. 

Van Win, de weduwe. 


1808 


Absillis, Peeter-Jan. Stuyvenberg. 

Joostens, Mattheus. V.K. 

Smets, Peeter-Jan. 

Stroobants, Jan-Frans. V. K. 
Muysen. 





Van Duven, Filip. V. K. Muysen. 

Vanherp, Antonius. V. K. Half- 
galg. 

Van Poppel, Frans. 

Van Poppel, Petrus. 

Van Win, Jacobus. 

Verschueren, Jacobus. Hever. 

Weyns, Petrus-Joannes. Vilvorde. 


1809 


Bleeckx, Rombout. 

Brems, Guillelmus. 

De Kraen, Antonius. V. K. 

Huybrechts, Jacobus. Hever. 

Lameir, Joost. V.K, | 

Maes, Egidius. Cathelyne-Waver. | 

Mertens, Jacobus. | 

Robeyns, Bastiaen. Geerdegem. 

Vanden Heuvel, Peeter. V. K. | 
Battel. 

Vanhoof, Jan-Cornelis. V. K. 
Hever. | 

Verhaegen, Frans. 





1810 


Behets, Jan-Baptist. V. K. Muysen. 

Buts, Jacobus. Elewyt. 

De Keyser, Lodewyk. Hombeeck. 

De Laet, Guillelmus. Leest. 

De Mayer, Jan-Baptist. 

De Wert, Petrus-Jan. Rymenam. 

Geets, Jacob. V. K. Muysen. 

Gooris, Jacob-Egidius. 

Hasendonck, Jan-Baptist. Weert. 

Jacops, Jan-Cornelis. 

Kluppels, Jan. V. K. 

Lauwers, Hendrik. V. K. Weert. 

Marivoet, Judocus. 

Scheltens, Jan-Frans. Pennepoel. 

Spolders, Frans. V. K. Hom- 
beeck. 

Van Camp, Frans. V. K. Muysen. 

Vander Kelst, Jan. V. K. Hom- 
beeck. 

Van Dam, Jan-Fransus. Hombeeck. 

Van int, Jan. V. K. 

Verschueren, Peeter-Antoon. 


VAN HET VRIJBROER 73 





1811 1814 
Buvdens, Ecidius Andiiesens, Guillelmus. 
De Keyser, Matheus. Cockelbergh, Carolus. Leest. 
De Vis, Jacob. V. K. Hombeeck. Fierens, Peeter-Frans. V. K. V.-L. 
Doucet, Christiaen. V. K. V. Waver. 
Geens, Michiel. Neefs, Jan-Frans. 
Filips, Antonius. V. K. O.-L.-V. Peeters, Jan. Bonheyden. 
Waver. Somers, Jan. 
Laenen, Guillelmus. V. K. Sempst. Verhuist, Peeter-Jan. Battel. 
Scheltens, Josephus. Verschueren, Guillelmus. V. K. 
Somers, Daniel. 
Stock, Adriaen. 1815 
De Laet, Peeter. Hever. 
Van Turnhout, Peeter. Baudewyn, Dominicus. V. K. Ry- 
Van Turnhout, Rombout. menam. 
Verlinden, Jan-Baptist. Cabuy: Tan: VUK 
Verschueren, Peeter, de weduwe. Frans, Gommarius. V. K. Penne- 
Walschaers, Jan-Frans. Stuyven- poel. 
berg. Geets, Jan-Frans. Heffen. 
Goosens. Jan-Frans. Hombeeck. 
1812 Horckmans, Jan. V. K. Hever. 
Swingens, Guillelmus, V. K. Hans- 
Bleeckx, Peeter. V. K. Bonhey- wyck. 
den. Van Doren, Hendrik. 
Jacops, Jan Baptist. . Walschaerts, Peeter. 
Jacops, Jan-Baptist. 
Mertens, Engelbertus. 1816 
Mons (?) Antonius. Geerdegem. 
Palmans, Jacob. Adriaens, Hendrik. V. K. 
Schueremans, Peeter. V. K. Muy-  Bernaerts, Jan-Baptist. Cathelijne- 
sen. Waver. 
Van Has, Joseph. Bernaerts, Peeter. Leest. 
Willocx, Jan-Baptist. V. K. He- Coeckelberg, Gommarus. V. K. 
ver. Heffen. 
Cools, Cornelis. Elewyt. 
1813 De Roeck, Petrus-Antoon. Hom- 
beeck. 
Andries, Jacob. V. K. Hombeeck. De Meyer, Michiel. V. K. Thisselt. 
De Keyser, Jan-Baptist. Hom- De Wilder, Michiel. Weerde. 
beeck. Doms, Jan-Frans. Elewyt. 
De Laet, Carolus. Jacobs. V. K. Sempst. 
De Ron, Jacobs-Jozef. Geerdegem. Lauwers, Peeter. V. K. Muysen. 
Hasenvoet, Hendrik. V. K. Pallemaers, Jan-Baptist. 
Masant, Pieter. V. K. Peeters, Frars. Muysen. 
Moons, Frans. Geerdegem. Slagmaelders, Carolus. 
Steemans, Antonius. Heffen. Somers, Jan-Baptist. V. K. Geerde- 
Verschuerer, Judocus. V. K. gem. 


Leest, Teugels, Jan-Baptist. Hombeeck. 


7 


74 


GESCHIEDENIS 





Van Asbroeck, Peeter. 

Vandervliet, Adriaen. V. K. Ryme- 
nam. 

Van Hasbroeck, Jacob. 

Van Kerckhoven, Jacob. V. K. 
Heffen. 

Van Loock, Cornelis. 

Van Rompaey, Cornelis. V. K. 

Verschaeren, Antonius. Elewyt. 

Verschaeren, Jan-Baptist. Elewyt. 


1817 


Boel, Jan-Cornelis. 

Cauwenbergh, Hendrik. V. K. 
Hever. 

Eeckelaers, J.-B. Stuyvenberg. 

Massaert, Joseph. V. K. 

Mees, Jan. Schoonenberg. 

Meysmans, Maria-Josepha. 

Stevens, Jan-Jozef. Hombeeck. 

Veroft, Jacob. Rymenam. 

Wolfs, Judocus. V. K. 


1818 


Buelens, Cornelis. Sempst. 

De Block, Frans. V. K. Wille- 
broeck. 

Eeckeleers, Frans. Stuyvenberg. 

Jansens, Jacob. 

Kockx an VitKe 

Kroes, Antonius. Stuyvenberg. 

Michiels, Frans. V. K. 

Neefs, Egidius. 

Peeters, Martinus. 

Servranckx, Peeter. Hever. 

Vandenbroeck, Jan-Frans. Wael- 
hem. 

Vanderauwera, Frans-Jozef. 

Van Elst, Jan. V. K. Muysen. 

Verlinden, Frans. V. K. Hombeeck. 

Vermeulen, Gommarus. Pennepoel. 

Verschueren, Jacob. Hever. 


1819 


Buts, Jan-Baptist. 
Ceulaerts, Jozef. V. K. Battel. 


Cornelis, Jan-Frans. V. K. Ryme- 
nam. 

De Koninck, Jacob. Battel. 

De Laet, Egidius. Leest. 

Koekelberg, Peeter. Geerdegem. 

Langenus, Rumoldus. 

Lansloodt, Jan-Baptist. V. K. Ca- 
thelijne-Waver. 

Maes, Frans. V. K. Blaesvelt. 

Permetiers, Jan-Baptist. V. K. 
Hombeeck. 

Vandervekeu, Peeter. Stuyvenberg. 

Van Rompaey, Cornelis. 

Walschaers, Frans. Geerdegem. 

Willems, Jan-Frans. Auwegem. 


1820 


Ceulaers, Jan-Baptist. Geerdegem. 

De Blauw, Frans-Jozef. V. K. Muy- 
sen. 

Geens, Judocus. 

Goovaerts, Jan-Baptist. 

Kouwenbergh, Petrus-Michiel. 
Sempst. 

Sergeys, Filip-Jacob. 

Van Beersel, Jan-Frans. Battel. 

Van Hasbroeck, Jan. Sempst. 

Van Langendonck, Hendrik. V. K, 

Van Loock, Peeter-Joannes. V. K. 
Stuyvenberg. 

Verhulst, Cornelis-Egidius. V. K. 
Heffen. 

Vertongen, Peeter-Jan. Battel. 

Willockx, Jan-Frans. Hever. 


1821 


Geets, Gilliam. V. K. Hever. 

Hasendonck, Michiel. Campen- 
hout. 

Teugels, Dominicus. Adegem. 

Van de Nieuwenhuysen, Maria. 

Vanderauwera, Peeter. 

Vandewerf, Peeter. 

Van Gorp, Frans-Cornelis. V. K. 
Hever. 

Van Rompaey, Hendrik-Joannes. 
Vue 


VAN HET VRIJBROEK 72 





1822 


Beelaers, Jan-Arnold. 

Bernaerts, Frans. Muysen. 

De Smedt, Jan-Avtoon. 

Moons, Philippus. 

Stock, Frans. 
Van Dam, Guillelmus. Hombeeck. 
Vandenbosch, Jan-Baptist. 
Vekemans, Frans. Battel. 


1823 


Beelaerts, Jan-Baptist. 

Buelens, Jacob. Sempst. 
Cauwenbergh, Jacob. 

Ceuppens, Jan. Hanswyck. 

Croon, Petrus. V. K. Stuyvenberg. 


Dewert, Frans-Jozef. V. K. Hefien. 


De Win, Jan-Baptist. Hombeeck. 
Dillens, Jan-Cornelis. Battel. 
Eeckeleers, Jozef. Stuyvenberg. 
Goeyers. Guillelmus. Mechelen. 
Gorreels, Jan-Baptist. V. K. Ele- 
wWyt. 
Gorreels, Jan-Frans. V. K. Elewyt. 
Jacobs, Hendrik. Schoonenberg. 
Mees, Peeter-Jan. 
Smets, Peeter-Joannes. Battel. 
Stevens, Guillelmus. Hombeeck. 
Teurfs, Cornelis. V. K. Muysen. 
Van Dam, Jan-Frans. Cathelijne- 
Waver. 
Van Luyten, Jozef-Frans. V. K. 
Van Opstal, Jan-Antoon. 
Verschueren, Jan-Frans. V. K. 
Vinckx, Jan-Antoon. 
Voet, Jacob-Frans. Eppeghem. 


1824 


Andriesens, Peeter-Josephus-Hen- 
ricus. 

Bernaerts, Jan-Frans. 

Buts, Jacob. 

Claes. Frans. V.K. 

Dams, Walterus-Henricus. 

Eykens, Peeter. V. K. Battel. 

Jacobs, Peeter. Muysen. 


Langenus, Jan-Anto:n. 

Lemmens, Levinus. V. K. Leest, 

Maes, Jan-Frans. Heffen. 

Neefs, Jacob. 

Neyskens, Matheus. V. K. Batte 

Rombouts, Walter. Battel. 

Van Hasbroeck, Jan-Baptist. Eppe- 
ghem. 

Verrijken, Michiel. 

Verschueren, Jacob-Hendrik. He- 
ver. 

Verstreken, Jan-Frans. 


1825 


Brems, Guillelmus. V. K. Hom- 
beeck. 

Lauwers, Peeter-Jan. Stuyven- 
berg. 

Moens, Jan-Baptist. V. K. 

Neeffs, Jan. 

Neuttens, Jan-Jozef. Battel. 

Somers, Jacob-Lodewijk. Battel. 

Van Camp, Peeter-Frans. 

Verhoeven, Cornelis. V. K. 


1826 


Beelaerts, Jan-Frans. 

De Coninck, Jan-Baptist. 

De Keyser, Peeter. Hever. 

De Ron, Jan-Frans. Hanswyck. 
Gooskens, Egidius. Muysen. 
Hofmans, Jozef-Antoon. 

Lauwers, Guillelmus. Geerdegem. 
Opdebeeck, Jan. 

Peeters, Joseph. 

Van Bulck, Jan-Frans, Ramst. 
Vandenbroeck, Jan-Frans, Heffen. 
Vande Ven, Antonius. 

Van Poeyer, Judocus. Elewyt. 
Verryken, Frans. 

Wilms, Jan-Jozef. 


1827 
Cluytens, Peeter-Benedictus. 


Scheers weduwe. Hombeeck. 
Van Asbroeck, Michiel. 


76 GESCHIEDENIS 





Van Calster, Jan-Baptist. Rymenam. 


Vandepoel, Peeter. V. K. Heffen. 
Vande Ven, Jan-Pieter. 
Van Reeth, Antonius, Rumpst. 


1828 


Absillis, Frans. Battel. 

Van Asbrceck, Frans. Sempst. 
Vandensande, Jan-Baptist. Battel. 
Vander Auwera, Ecidius. 


1829 


Eeckeleers, Jacob. Heffen. 

Polfiet, Frans-Jozef. 

Timmermans, Frans. Sempst. 

Vanden Bosch, Antonius. V. K. 
Hever. 

Van Devyck, Antonius. V. K. Ele 
wWwyt. 

Van Geysel, Judocus. Baittel. 

Verworst, Michiel. Sennegat. 


1830 
Aelewaeters, Jan. Leest. 
Bernaerts, Petrus-Josephus. 
Horckmans, Petrus-Francus. 


Teugels, Jan-Baptist. Hombeeck. 


1831 


Bulens, Peeter-Joannes. Hombeeck. 
Van Gorp, Jan-Baptist. Hombeeck. 


1832 


Andries, Petrus-Josephus. 
Bernaerts, Jacob-Emmanuel. 
De Keyser, Joseph. Meerbeeck. 


De Roeck, Jan-Baptist, V. K. Schoo- 


nenberg. 
Gooskens, J:n-Baptist. Hombeeck. 
Jacobs, Jacob. V. K. H >mbeeck. 
Jacobs, Jacob. V. K. Muysen. 
Palmaers, Peeter-Jan. 
Slaghmeulder, Martinus. Hom- 
beeck. 


Var Herck, Rumoldus. V. K. Battel. 
Van Bcersel, Peeter-Jan. Battel. 
Van Roost, Peeter. Battel. 
Wellens, Peeter. O.-L.-V.-Waver. 


1833 


De Coninck, Jan-Jozef. 
De Wit, Hendrik. V. K. Battel. 
Gooris, Bartholomeus. 
Huybrechts, Jan-Frans. Auwegem. 
Huybrechts, Jan-Joseph. Auwegem. 
Nobels, Jan-Petrus. V. K: 
Steemans, Frans. V. K. 
Wellens, Guillelmus Carolus. 

Weert. 

1834 


Bernaerts, Cornelis. 

Bernaerts, Jan-Baptist, Hanswyck. 

De Coninck, David. Muysen. 

Flips, Jan-Baptist. Hombeeck. 

Geens, Jan. 

Jacops, Jan-Baptist. Weert. 

Palmaerts, Guillelmus. 

Philips, Frans. Rymenam. 

Rombouts, Jacob. Battel. 

Van Camp, Frans. V. K. Ste-Cath.- 
Waver. 

Vander Steen, Hendrik. V. K. Stuy- 
venberg. 

Van Gysel, Judocus. Battel. 

Van Winkel. Martines, Hompeeck. 

Vervloet, Jan-Baptist. V. K. Pas- 
brug. 

Walschaers, Petrus-Joannes. 


1835 


Absillis, Carolus. Leest. 

Apers, Jan-Baptist. V. K. Battel. 

De Coninck, Jan-Baptist. Muysen. 

De Coster, Philippus-Joseph. V. K. 
Muysen. 

De Greef, Jan-Baptist. Eppeghem. 

De Laet, Hendrik. Hombeeck. 

Feremans, Fr. V. K. Geerdegem. 

Gooskens, Peeter. Hombeeck. 

Jacobs, Jan-Baptist. Geerdegem. 


- mi Er de tt 


VAN HET VRIJBROEK 77 





Jansens, Jacob. V. K. Hever. 
Kersselaers, Peeter-Joanres. Ejpc- 
ghem. 
Lauvwers. Jacob-Lambert. B:t'el. 
Teugels, Jan-Joz:f. ITombeeck. 
Van Camp, Jan-Frans. Muysen. 
Vandenheuvel, Jar-Baptist. Weeit. 
Vanderauwera, Frans. V. K. 
Van Hasendonck, Michiel \Weert. 
Vekemans, Hendrik. H=mbeeck. 
Vekemans, Jan-Frans. Honibeeck. 
Verschueren, Judocus-Frans. Battel. 


1836 


Andries, Jan-Baptist. Sempst. 

De Brie, Jozef. V. K. 

Mommens, Jan. Geerdegem. 
Stevens, Egidius. Hombeeck. 
Stevens, Jan-Frans. Hombeeck. 
Suetens,Walterus.V K Stuyventerg 
Verworst, Frars. Auwecem. 


1837 


Delaet, Jacob. Blaesveli. 
Van Turnhout, Cornelis. 
Verlinden, Jacob V. K. Auwegem. 


1838 


Absil'is, Jan. Stuyvenberg. 
B'eeckx, Hendrik. 

Bremans, Joseph. Neckerspoel. 
Claes. Jan. V. K. Neckerspoel. 
Gooskens, Frars. Hombeeck 
Hobbens, Hendrik. V. K. 
Lauwers, Walterus. 

Seroen, Frans 


1839 


Andriesse:s, Pe'‘rus-Joannes. Den- 
d°rmonde, 

De Keyser, Jacob-Emim inuel. 

Mommens, Guillelmus. 

Nobels, Jan-Petrus. 

Peeters, Egidius. 

Vanderelst, Jan. V.K. 


1840 


Jac bs, Jar-Baptis‘. Muysen. 

Sell: slagh,Dominicus.Stuyvenberg. 

Vanderheuvel, Jacob. Gecrdegem. 

Van herp, Alexander-Joscph, Half- 
palor 

Van Lint, Petrus-Josnnes. V. K. 
Battel. 


1841 


Leemans, Ecidius. Vilvorde. 
Potoms, Antorius. V. K. Hombeeck. 
Vandersande, Jan-Frans. Battel. 


1842 


Ceunpens, Jacob. V. K. 

Jacops, Petrus-Franciseus. Muysen. 
Peeters, Mattheus. Muysen. 

Van Beneden, Petrus. V. K. Battel. 
Van Eetvelde, Jan. V. K. 

Van Geysel,-Antonius. Elewyt. 


1843 


Buggenhoudt, Frans. V. K. Battel. 
Coolx, Jan-Frans. Elewyt. 
Cocsemans, Jozef. Stuyvenberg. 
Couwenbers, Jan-Baptist. Battel. 
Couwenbergh, Petru:-Frarcus. Bat- 
tel. 
De Coninck, Jan-Antoon. V. K. 
Jacobs, Pe rus-Joannes. Muysen. 
Lauwers. Jan-Frans. 
Schelkens, Guillelmus. Ste-Cath.- 
Waver. 
Schueremans,Jacob-Hendrik. Boort- 
meerbeeck. 
Sooelders, Guillelmus. Hombeeck. 
Suetens, Jan. S'uyvenberg. 
Walschaerts, Frans. Stuyvenberg. 


1844 


Bru ne, Emmanuel. 
Desmet, Cornelis. 
Maes, Florent, Willebroeck. 


78 GESCHIEDENIS 





Van Cailster, Jan-Baptist. Geerde- 
gem. 

Van Craen, Jan-Baptist, V. K. Pen- 
nepoel. 

Verlinden, Adolf. 


1845 
Bleeckx, Frans. 
1846 


De Keyser, Joseph. 
Voet, Jan. Hombeeck. 


1847 


Boete, Jan-Baptist. 

Coeckelbergh, Jacob. 

De Coninck, Jacob. Battel. 

De Moer, Jan. V. K. Wolverthem. 

Doms, Jan. Sempst. 

Goovaerts, Petrus. 

Smedts, Jan-Baptist. V. K. Hom- 
beeck. 

Van Hoof, Petrus-Jozef. Auwe- 
ghem. 

Verreth, Jan-Antoon. V. K. 


1848 


Apers, David. Battel. 

Busschots, Dominicus. Leest. 
Van Hoof, Petrus-Jozef. 
Verlinden, Petrus-Joannes. V. K. 
Voet, Lodewijk. Leest. 


1849 


Absillis, Adrianus-Matheus. Stuy- 
venberg. 

De Conink, Jacobus. Battel. 

De Croes, Jacobus. Auweghem. 

Desmedt, Adrianus. Geerdeghem. 

Desmedt, Adrianus. Hombeeck. 

Van Langendonck. Robertus. 

Walschaers, Rumoldus. 

Willems, Carolus-Lodewijk, Stuy- 
venberg. 


1851 


Coosemans, Petrus. Auweghem. 

Frans, Petrus. 

Vermeulen, Petrus-Joannes. Hom- 
beeck. 


1852 


Ceulers, Jacobus. Battel. 

Croen, Petrus. Stuyvenberg. 

Dens, Josephus. Auweghem. 

Eeckelaers, Josephus-Franciscus. . 
Battel. 

Geets, Petrus Joannes, Cathelijne- 
Waver. 

Jacobs, Jan-Baptist. Battel. 

Jaspers, Judocus-Lodewijk. Hout- 
hen. 

Rombouts, Joannes-Franc. Battel. 

Scheltiens, Joannes-Ant. Battel. 

Smets, Jacobus. Battel. 

Suetens, Petrus-Antonius. 

Van Beneden, Petr.-Joannes. Battel. 

Verworst, Joannes. Auweghem. 


1853 


Jaspers, Joannes-Franc. Houtem. 
Moons, Victor. 

Palmans, Jan-Franciscus. 
Vanderauwera, Jacobus. 
Verbessem, Guillelmus. Elewyt. 


1855 


De Laet, Jan. Leest. 
Vandenheuvel, Frans. 
Vandergote, Evcidius. Leest. 
Van Rymenam, Jan-Baptist. 
Verbruggen, Jan-Baptist. Battel. 
Verschueren, Jan. 

Voet, Walterus. Stuyvenberg. 


1856 
Bernaerts, Jacobus. Heffen. 


Hobbens, Frans. 
Mertens, Frans. 


VAN HET VRIJBROEK 70 





1857 


Andries, Peeter-Jan. Hombeeck. 
Suetens, Rochus. Stuyvenberg. 
Vanden Broeck, Joseph. Waelhem. 


1858 


Borremans, Joseph. Neckerspoel. 
De Neef, Sebastianus. Ste-Cath- 
Waver. | 
Feremans, Felix. 
Geens, Henricus. 
Kluppel, Joannes-Antonius. 
Rombouts, Philippus-Guillelmus. 
Scheltiens, Joseph. Pennepoel. 
Vandeven, Frans, hovenier. 
Verstreken, Frans, hovenier. 
Veryken, Frans. 


1859 


Bernaerts, Antonius. Muysen. 

Bleeckx, Petrus-Joseph. 

Crols, Petrus. 

De Amandel, 
Muysen. 

Delaet, Frans. Leest. 

Geens, Michael. 

Slagmeulders, Petrus-Joannes. Hom- 
beeck. 

Tambuyser, Jan-Baptist. 

Vandewerf, Michael. 

Van Boxem, Antonius. 

Van Sebroeck, Joannes-Franciscus. 
Battel. 

Verbessem, Joannes. Hofstade. 

Verryken, Joannes-Franciscus. 
Rumpst. 

Verschueren, Guill.-Jan. Hofstade. 


Jacobus-Florentin, 





Walschaerts, Auwe- 


gem. 


Jan-Baptist. 


1860 
Geens, Ferdinand. 
1861 


Buts, Jacobus. 

Gielens, Guillelmus. Perck. V. K. 

Hofmans, Frans. 

Moons, August. 

Neefs, Guillelmus. 

Peeters, Josephus. 

Servranckx, Frans. Houtem. 

Servranckx, Petrus-Carolus. Hou- 
tem. 

Van Kerkhoven, Jozef. Heffen. 

Vandevenne, Frans Hendrik. V. K. 
Wespelaer. 

Verschueren, Jan Francus. Heffen. 

Wouters, Frans. V. K. 


1863 


Bernaerts, Petrus. 

Croes, Frans. Stuyvenberg. 

De Brie, Lodewyk. 

Hofmans, Josephus Alexander. 

Marchau, Carolus. 

Suetens, Judocus. 

Vanderpoel, Joannes Franciscus. 

Vandewerf, Carolus. 

Van Loock, Frans. 

Verschueren, Jan-Baptist. 

Voet, Petrus, Adolphus. Stuyven- 
berg. 

Andries, Jan-Baptist. 

Peeters, Antonius, Hombeeck. 


80 GESCHIEDENIS 





Testament du Baron van den Venne 


Copie du testament du Baron van den Venne, devant le notaire 
Coppyn, à Bruxelles, le 18 février 1842. 


Je lègue à mon petit fils Philippe L’Olivier toute ma part et 
droits que j'ai dans certain polder à Malines, nommé Vrijbroek, situé 
près de Malines, sous le hameau de Stuyvenberg, je lui confère en 
outre particulièrement la qualité de président, de chef ou gouverneur 
de ce même polder, telle qu’elle a été possedée par mes parents et 
aïeux depuis 150 ans, ainsi que par moi. » 


Vente de Ph. L’Olivier à Ad. Schollaert 


Pardevant Maitre Louis-François-Xavier Martroije, Notaire, résident 
à Bruxelles, et en présence des témoins nommés ci-après. 


À Comparu : 


Monsieur Philippe L’Olivier, propriétaire, domicilié à Muysen, 
lequel a déclaré vendre, céder et transporter, à Monsieur Adolphe 
Télesphore Joseph Schollaert, avocat à la Cour d'appel séant à Bru- 
xelles, y domicilié, ici présent et acceptant. 

La part et les droits qui lui compétent et appartiennent dans les 
fruits et revenus de certain Polder, nommé Vrijbroeck, situé près de 
Malines sous le hameau de Stuyvenberg, ainsi que la qualité de 
Président, chef ou Gouverneur du dit Polder, tels que le vendeur le 
possède et detient par suite de certain legs particulier lui fait dans le 
testament de feu le Baron van den Venne avenu devant le Notaire 
Coppyn à Bruxelles le dix huit février Mil huit cent quarante deux. 

Il est expressement conditionné que tout en transmettant à 
Monsieur Schollaert, les droits, titres et qualités prémentionnés avec 
les prérogatives y attachées, le vendeur se reserve toute part immo- 
bilière qui pourrait, en proprieté territoriale, provenir ou dériver des 
dits droits, titres et qualités. 

Sous le bénéfice de cette réserve, au profit du cédant, les droits, 
titres et qualités par lui transmis à Monsieur Schollaert sont vendus 


VAN HET VRIJBROEK SI 





et cédés à ce dernier, pour et moyennant le prix de trois cents francs, 
lequel a immédiatement été payé au vendeur qui le reconnait et en 
donne décharge. 

Dont acte etc. à Bruxelles, le 12 juillet 1858, etc. 


Contrat entre Adolphe Schollaert et Guillaume Frans 


Entre Monsieur Adolphe Schollaert, Juge au Tribunal de Première 
Instance séant à Bruxelles, y domicilié agissant en sa qualité d2 
régisseur (hoofdman) du polder dit Vrijbroeck situé sous Malines au 
hameau de Auweghem d’une part, 

et Monsieur Guillaume Frans avocat & conseiller communal à 
Malines, y domicilié, agissant tant en sa qualité de délégué par 
l'administration communale de Malines, pour ce qui concerne le 
Vrijbroeck, nommé en cette qualité dans la séance du conseil com- 
munal du trois juin 1800 soixante cinq que comme se portant 
personnellement fort pour l'exécution des présentes et comme pres- 
tant sa garantie personnelle au premier soussigné d’autre part; 

À été convenu ce qui suit : 

Article 1. — Toute gestio1 du Polder dit Vrijbroeck dans le chef 
du premier soussigné vient-à cesser. 

Article 2. — Les adhérités du polder sont maintenus dans tous 
leurs droits à l'égard dudit polder. 

Article 3. — Seront placés dans les archives communales de la ville 


de Malines : 


a) Un registre oblong, relié en parchemin renfermant diverses 
annotations relatives au Vrijbroeck. 

b) Ua registre de recettes et dépenses depuis 1472 jusqu’en 1743; 

c) Un second registre idem de 174; à 1795; 

d) Une copie par extrait du testament de feu M. le baron van den: 
Venne avenu devant M° Coppyn, notaire à Bruxelles le 18 Février 
1842. 

e) Une expédition d’un acte passé devant M° Martroye, notaire’ à 
Bruxelles en date du douze Juillet 1800 cinquante huit entre 
M. Philippe L’Olivier et M. Schollaert. 

Ces documents paraphés par les deux soussignés sont remis entre 
les mains de M. Frans qui se charge d’en effectuer le dépôt aux 
archives. Pour les recettes & dépenses depuis 1795 il existe deux 
registres qui se trouvent entre les mains de M. Decoca, notaire à 
Malines. La ville de Malines en poursuivra la restitution à ses frais 


82 GÈSCHIEDENIS 





risques et périls sans que M. Schollaert puisse être soumis à aucune 
garantie ni recours. 

Article 4. — MM. De Keyser, Voet & Geens étant restés nantis de 
l’encaisse du Vrijbroeck, la ville en poursuivra le recouvrement à ses 
frais risques et périls, sur le montant de cet encaisse sera prélevé ce 
qui est dû à M. Jamar pour ses honoraires et déboursés. 

Article $. — Monsieur Schollaert est dégagé de toute responsabi- 
lité & la ville de Malines ne pourra formuler aucune réclamation 
contre lui. 

Article 6. — Si une réclamation quelconque était, par qui que ce 
soit produite contre le premier soussigné sieur Schollaert la ville de 
Malines serait tenu de le garantir et de le tenir indemne de toute 
condamnation qui pourrait être prononcée. 

Ainsi fait à Bruxelles en double original le vingt trois avril mil huit 
cent soixante six. 

Approuvé l'écriture ci-dessus. 


(signé) Frans. 
Approuvé l'écriture ci-dessus. : 
(signé) SCHOLLAERT. 


Vrijbroek van Mechelen 


De rechthebbende van het Vrijbroek zijn verwittigd dat de opening 
voor het vee zal plaats hebben Maandag 7 Juni 1869, van $ ure 
’s morgens tot middag, in de herberg de Kriekelaar, aan den 
Hombeeckschen steenweg. 

Niemand zal op het Broeck mogen brengen andere beesten dan 
degenen die zijnen eigendom zijn, en wie in fout zal bevonden 
worden, zal zijn recht tot vrijdom verliezen. 

De peerden met de ijzers aan de achtervoeten, zullen niet aanveerd 


worden. 
De Bestierder, 


FRANS. 


Projet de règlement de Frans, en 1871 


Le Conseil aborde le second objet à son ordre du jour, qui est le 
projet de règlement pour l’administration du Vrijbroek. 
M. le Président. Le Conseil ne peut se prononcer immédiatement 


VAN HET VRIJBROEK 83 








sur cet objet. Il y a un rapport et un projet de M. l’échevin Frans, 
dont M. le Secrétaire va vous donner lecture. 


M. le Secrétaire fait la lecture des deux pièces suivantes : 

« Messieurs, dans sa séance du 3 juin 1865, le Conseil communal 
m'a fait l'honneur de me charger de l’administration du Vrijbroek. 

» Chaque année je vous ai rendu compte de ma gestion. Mes 
comptes à ce jour peuvent être résumés comme suit : 


Recettes Dépenses Excédant 
1865-1866 993 40 856 88 13052 
1866-1867 4693 52 4688 46 5 06 
1867-1868 9438 15 8836 57 601 58 
1869 3998 33 2089 03 1909 30 
1870 5381 50 3548 65 1832 85 
24504 90 20019 59 4485 31 
» Parmi ces dépenses figure l’achat de cinq obligations Belges 
4 1/2 °, lesquelles au pair ci fr. 5000 
» En ajoutant le solde du dernier compte 1832 85 
» L’encaisse du Broek à ce jour est de 6832 85 
» Les dépenses étant de fr. 20019 59 
» Dont pour achat des fonds publics fr. 5000 
» Les frais d'exploitation et d'amélioration se sont é 
élevés à 71 ISOI9 59 


» Dans les archives de la ville nous possédons un règlement de 
1562; nous y lisons entr’autres : 


€ Om te verhouden ende te versien……. daarom ist dat Mijnheeren 
» Communiemeesters, Schepenen, Drossaers, geswoorne, Tresoriers ende 
» de Raedt van der stadt van Mechelen, vernieuwende d’oude statueten, 
gestatueerd hebben de poïnten ende articulen naervolgende, om die 
onverbrekelijk voortaen onderhouden te worden. » 


> 


Ÿÿ 


» Et ce règlement a été renouvelé le 1° mai 1644. 
» Ce texte prouve que de tout temps l'autorité locale s’est recennu 
le droit de réglementer le Broeck. 


O4 GESCHIEDENIS 





» Nous n’aurions pas ces anciens documents, que nous dirions 
que la loi communale du 30 mars 1836 a attribué cette faculté au 


Conseil communal. 

» En effet, l’art. 75 met dans les attributions du Conseil tout ce 
qui est d'intérêt communal; et l’art. 77, n° 2 et 4 lui donne expressé- 
ment le pouvoir de régler tout ce qui concerne la répartition et le 
mode de jouissance des pâturages, le parcours et la vaine pâture. 

» Ces dispositions justifient l'intervention du Conseil; et je vous 
prie, Messieurs, de vouloir bien soumettre à son agréation le règle- 
ment ci-joint. 


» Malines, le 6 février 1871. 
» (signé) FRANS. » 
« Projet de règlement pour Padministration du Vrijbroek 


» Le Conseil communal de la ville de Malines, 
» Vu l'art. 77 de la loi communale du 30 mars 1836. 


» Arrête : 


» ART. 1. — Les habitants de la commune auront droit d'envoyer 
leurs bestiaux au pâturage du Vrijbroek dans la période qui sera 
annuellement fixée par la commission ci-après nomimée. 


» ART. 2. — Personne ne pourra envoyer au pâturage des bestiaux 
qui ne sont pas sa propriété. 
» ART. 3. — Tout propriétaire qui veut jouir de la faveur du pâtu- 


rage, devra déclarer à la commission, avant le i" avril de chaque 
année, le bétail qu’il se propose d'introduire. 

» ART. 4. — Le Vrijbroeck sera administré par ure commission de 
cinq membres nommés par le Conseil communal, dont un membre 
choisi dans le Conseil et quatre parmi les habitants de la commune. 
Leur mandat est honorifique; sa durée est de cinq ans; chaque année, 
avant le 1° mars, il sera renouvelé par cinquième. Le membre sortant 
n'est pas rééliscible. La nomination sera faite sur deux listes doubles 
de candidats, présentées l’une par la commission du Broeck, l’autre 
par le Collège des Bourgmestre et Échevins. 

» La première sortie sera fixée par le soft. 


VAN HET VRIJBROËK 85 





» ART. 5. — La commission tic-dra la main à ce que le Brocck 
profite principalement À la classe indigente. 
» ART. 6. — La commission choisit dans son sein sen presi- 


dent, son trésorier et son secrétaire; ces fonctions pourront ètre 
cumulée. 

» Elle nomme et révoque un ou plusieurs gardes et règle leur 
salaire. 

» Elle pourra vendre publiquement tout ou partie des fruits selon 
les circonstances et au mieux des intérêts du Broeck. 

» Elle pourra publiquement louer, pour le térme de trois, six ou 
neuf ans, le droit de chasse et de pêche, sauf approbation du Ccllèce 
échevinal. 

» Elle arrête annuellement son compte de recettes et dépenses 
avant le 31 décembre, et le soumet à l'approbation du Conseil com- 
munal avant le 1$ janvier suivant. 

» ART. 7. — La commission fait le règlement d'ordre et de dis- 
cipline du Vrijbroeck et le soumet à l’approbation du Collège Cche- 
vinal. 

» Arr. 8. — L'ouverture du Broeck aura lieu chaque année du 
15 mai au 15 juin, selon la saison. 

» L'ouverture sera annoncée par affiche au moins 24 heures à 
avance. 

» Le Broeck sera fermé au plus tard le 31 octobre. 


» ART. 9. — Il sera perçu au profit du Broeck, avant l’admission 
du bétail, un franc par bête à cornes, et un franc cinquante centimes 
par cheval. 

» ART. 10. — Celui qui contreviendra aux prescriptions de Ja 


commission, pourra être expulsé du Broeck; et, selon la gravité du 
cas, avec l'approbation du Collège échevinal, le Broeck pouria lui 
être interdit pour une ou or années. 

» ArT: 11. — Le Collège des Bourgmestre et Échevins a la sur- 
veillance du Vrijbroeck. 

» À cet effet, il visite la propriété chaque fois qu’il le juge conve- 
nable, veille à ce qu'il soit régi et exploité selon sa destination, et 
er les améliorations à y introduire. 

» Le Bourgmestre assiste, lorsqu'il le juge conv sue aux 
Fan de la commission administrative. Dans ce cas, il préside 
l'assemblée et ila voix délibérative; et en cas de partage, ï a VOIX 
prépondérante. 


(signé) FRANS > 


86 GESCHIEDENIS 





Vrijbroek van Mechelen 


De opening van het Broek zal plaats hebben Woensdag 29 Mei 
1872, van 5 tot 11 ure ’s morgens, in de herberg La Ville de Mons, 
buiten de Brusselsche poort. 

Niemand zal eens anders beesten op het broek mogen brengen. 

De peerden met de ijzers aan de achtervoeten zullen niet aanveerd 
worden. 


DE KOMMISSIE : 


FRANS; VAN AKEN; LAMOT. 


Testament de Frans 1880 


Dans son testament devant le notaire Peeters, à Malines, en date 
du 27 avril 1880, l’échevin Frans dit : 

« Je donne une somme de cinq cents francs à la caisse du Vrijbroek 
dont j'ai revendiqué la jouissance au profit de la classe indigente. » 


STAD MECHELEN 


Reglèément van het Vrijbroek 


ART. 1. — De gemeentelijke eigendom van *t Vrijbroek wordt 
beheerd door eene onderzoeks- en toezichtscommissie, samengesteld 
uit drie leden benoemd door het Schepencollege, er niet in begrepen 
den Burgemeester, voorzitter, van rechtswege. 

ART. 2. — De Commissie noemt onder hare leden haren onder- 
voorzitter en haren secretaris-schatbewaarder. 

ART. 3. — De Commissie vergadert op de bijeenroeping van den 
voorzitter of op aanvraag van twee harer leden. 

In alle beraadslaging is de stem van den voorzitter beslissend in 
geval van gelijkheïd van stemmen. 

ART. 4. — De Commissie is ingesteld om, onder het toezicht van 
het Schepencollege, het goed bestuur van het Vrijbroek te verze- 
keren. 

ART. 5. — De Commissie bepaalt jaarlijks de weiden die zullen 


VAN HET VRIJBROEK 87 


+ 2 








gegraasd worden en die waarvan de grassingen zullen verkocht 
worden; zij zal de ontvangst doen van hetgeen voor het weiden 
verschuldigd is, alsook der opbrengst van de grasverkoopingen. 

Zij voert alle noodige onderhoudswerken uit. 

ART. 6. — De Commissie noemt een of meer bijzondere wachters, 
gelast met de bewaking der weiden en der uit te voeren werken. 

ART. 7. — De Commissie maakt jaarlijks eene begrooting, die zij 
vô6r 15 October aan de goedkeuring van den Gemeenteraad onder- 
werpt en zij legt hem insgelijks vé6r den 15 Mei, de rekening van 
het vorige dienstjaar voor. 

Zij draagt het Schepencollege ieder jaar een verslag voor over den 
toestand van het Vrijbroek. 

Opgemaakt en vastgesteld door den Gemeenteraad van Mechelen 
in zitting van 28 Februari 1901. 


De Secvetaris, De Burgemeester-Voorzitler, 


L. DE BRUYXNE. Ed. DE Coca. 











- 














Ge vurge fidelle, 

Chantoit SANS-LTSe Ut Sagreur. 

Ja Voix etant douce, er Êrte ; 
Le Lardeur 240 SOIT rele : 
AR. a ere IS ecriotel, 
pre SAa/iS Lache 20/2 COELIF, 


EN 





Académie Ste-Cécile 


SOCIÉTÉ DE MUSICIENS AMATEURS, A MALINES 


AU DÉBUT DU XVIII‘- SIÈCLE 


l'époque où fut fondée cette société de musi- 
ciens, l'art instrumental avait pris un grand 
essor dans notre pays, où des réunions simi- 
laires se créèrent dans plusieurs villes. A 
Mons, entr'autres, une puissante association de ce genre 
prit naissance en 1678. Elle reçut le titre d’Académe 
musicale de la ville de Mons. 

Avant la fin du xvi° siècle, les instruments en usage, 
seulement chez les troubadours et les ménestrels, 
n'étaient point admis à l’église. On ne connaît pas de 
composition de musique religieuse, où les instruments 
soient indiqués antérieurement à 1575. Il n’y avait pas 
alors de parties d'orchestre dans la musique, les instru- 
ments devaient jouer ce que les voix chantaient, et ne 
s'unissalient à celles-ci qu'aux fêtes solennelles. 

Une création nouvelle vint tout à coup changer ces 
dispositions et donner une part importante à l’instru- 
mentation dans la musique vocale, sacrée et profane. 

Ce fut l'invention du drame musical, qui eût lieu dans 
les dernières années du xvi° siècle. La composition des 





8 


90 ACADÉMIE STE-CÉCILE 





orchestres des premiers auteurs de musique dramatique 
avait pour but de varier les effets du chant, et les 
instruments faisaient entendre de temps en temps des 
ritournelles. 

Après une activité d'invention, l’art resta quelque 


. temps stationnaire. Ce fut surtout le célèbre A/exandre 


Scarlatti, né en Sicile, en 1659, qui contribua le plus au 
progrès du drame lyrique pendant le xvrI‘ siècle. De 
l'Italie, l'opéra fut introduit en France, où Lulli, né 
à Florence, mais élevé en France depuis l’âge Ge 13 ans, 
obtint en 1672, la direction du théâtre, créé l’année 
précédente à Paris, et qui est encore aujourd’hui l’Aca- 
démie de musique ou l'Opéra bien connu. 

L’habileté des artistes dans l’art de jouer des instru- 
ments, fit introduire, au commencement du xvri° siècle, 
de plus grandes difhicultés dans la musique instrumen- 
tale. La musique de chambre, vocale et instrumentale 
suivit les progrès de la musique dramatique, ce qui eut 
pour résultat de donner le jour à de nombreuses compo- 
sitions instrumentales, telles que sonates, morceaux de 
concert et symphonies. 

La Belgique suivit l'impulsion et le goût musical de 
l’époque, et c'est ainsi que s’organisèrent les associations 
de musiciens. 


C'était au lendemain de la Ste-Cécile de l’année 1704; 
quelques amateurs de musique, Malinois, réunis à l’occa- 
sion de la fête de la veille et sous l'impulsion de 
l’engoûment de l’époque, se groupèrent en société, inti- 
tulèrent celle-ci d'Académie de musique, sous le vocable 
de la sainte, patronne des musiciens, et depuis lors, 
pendant plus d’un demi-siècle, se réunirent toutes les 
semaines, pour s’'adonner, quelques heures durant, à leur 
art favori. 

Un pur hasard nous a fait découvrir l'existence à Ma- 


A MALINES, AU XVIII‘ SIÈCLE OI 





} 
lines de cette société, et sa floraison en plein xvrrr siècle. 
Le catalogue de la vente « Moons-Vanderstraeten-Van 
Lerius », nous étant tombé sous la main, renseignait, sous 
le n° 167 du tome V : « Grand Registre de Messieurs de 
» l’Académie établie sous la protection de Sainte Cécile 
» vierge et martire leur illustre Patrone dans la ville et 
» Province de Malines, » in fol. pl. veau. En note, — 
» Ms. fort intéressant. Il contient entr'autres la liste des 
» membres de cette Académie de musique, commençant 
» à l’année 1704 et la catalogue de sa bibliothèque 
» musicale ». C'était plus qu'il n’en fallait pour exciter 
notre curiosité, et il résulta, des informations prises, qu'il 
avait été acquis à cette vente par feu M. KEMPENEER, 
un érudit et un fervent du vieux Malines et de son 
histoire. Avec la meilleure grâce, l’intéressant manuscrit 
fut mis à notre disposition, et ainsi il nous fut permis 
de faire revivre cette société dont il n'existe nulle trace 
dans nos archives. 

Il nous paraît assez intéressant de rechercher pourquoi 
nos musiciens du xviri‘ siècle invoquèrent la protection 
de sainte Cécile. La légende nous représente cette sainte 
douce et poétique, chantant avec les chœurs célestes les 
louanges du Créateur. L'art, sous toutes les formes, a 
popularisé la Cécile musicienne. Raphaël et le Domi- 
niquin, pour ne parler que des peintres, ont fait revivre 
sur la toile la martyre patricienne et lui ont dù des 
chefs-d'œuvre. À peine né, son culte s'épanouit en une 
riche efflorescence. On lui dressa des autels, on chérit 
et l’on fêta sa mémoire, victorieusement elle traversa 
lésusiècles metule jour qui luiiest consacré fut: et:/êst 
encore, jour de liesse et de réjouissance, partout où la 
musique trouve des admirateurs et des fervents. Son 
culte aux Pays-Bas date de loin. En Flandre, à Douai, 
on en trouve une première fois la trace en 1457; à Alost, 
il est signalé en 1483; à Anvers dès 1515; à Audenarde 


92 ACADÉMIE STE-CÉCILE 





en 1557; à Grammont, en 1560; à Termonde, en 1650 (1). 
La ville de Malines ne fut pas parmi les dernières à 
instaurer la célébration de la mémoire de la sainte. 
Les comptes communaux de 1516-17 (2) témoignent 
que son souvenir y était déjà en honneur au début du 
xvi° siècle. 

Ce n'est donc pas un sujet d’étonnement que la créa- 
tion à Malines, en 1704, d'une Académie ou Société de 
musique sous le patronage de sainte Cécile. 

Le respectable in-folio où sont consignés les faits et 
gestes de l’Académie, porte, collée sur la feuille de garde, 
une gravure, peu artistique comme exécution, repré- 
sentant sainte Cécile. Nous donnons, en tête de cette 
notice, la reproduction de cette gravure, intéressante 
par les instruments dont la Sainte est entourée et qui 
donnent une excellente idée de ceux en usage à cette 
époque. Ce registre, ainsi que l’image, furent offerts à la 
Société, par un des fondateurs, Horace Van Milanen, 
pensionnaire de la Ville et de la Province de Malines. 
Sous l’image, on lit quelques vers reproduits sur la 
gravure. 

À la première page du volume, se lit le texte latin 
suivant : Ommibus mundi placusse res est plena fortune, 
placuisse dochs plena virtutis, placuisse nullis plena doloris. 
(C'est une chose pleine de fortune de plaire à tout le 
monde; pleine de vertu de plaire aux savants; et pleine 
de douleur de ne plaire à personne). 

À la page suivante est transcrit le règlement en texte 
français. Le même règlement en texte flamand y fait 
suite. Il nous fournit tous les renseignements sur le but, 
l'administration et autres détails relatifs à la Société. 


(:) Voir à ce propos : La musique aux Pays-Bas avant le XIXe siècle, par 
Edm. VANDERSTRAETEN, tome I. 

(2) Fol. 195. It ij St. R. Wyns gheprnst den sanghers van St. Rom. als 
men Sinte Ceciliemisse sanck. ii st. ix id. 


A MALINES, AU XVIII‘ SIÈCLE 93 








Nous résumons ci-après ces dispositions, ainsi que tout 
ce qui est de nature à présenter quelque intérêt glané 
dans les inscriptions ultérieures du registre. Dans l’an- 
nexe n° Ï[, nous reproduisons le texte complet. 

Le but de l’Académie était d'entretenir et de perfec- 
tionner le chant et la musique instrumentale, de procurer 
aux membres et à leur famille, l’occasion de se distraire 
agréablement, par l'audition de la musique du jour. 

La Société devait comprendre au moins douze mem- 
bres musiciens, au delà de ce nombre, il fallait, pour 
être admis, être présenté au Prévôt, réunir les deux tiers 
des suffrages, être à même d’exécuter une partition de 
musique au choix du Doyen et payer un droit d'entrée; 
dans le cas contraire, la contribution d'entrée était 
doublée. Au début, les membres exécutants étaient tous 
amateurs; plus tard, on se vit obligé, pour les fêtes de 
l'Académie, de recourir à des gagistes. 

L'Académie était administrée par un Prévôt, un Doyen 
et un Fiscal, à renouveler tous les six mois, mais rééli- 
gibles pour les six mois suivants, à la majorité des deux 
tiers des voix. 

Le Prévôt était chargé de faire convoquer les membres 
par un messager à ce désigné, l’avant-midi du jour de 
la réunion; de faire les propositions, de recueillir les 
voix, de proclamer le résultat du scrutin; il avait voix 
prépondérante en cas, de parité, et exerçait la police, 
c. à. d. imposait les amendes en cas de contravention 
au règlement. À son entrée en fonctions, 1l payait deux 
écus pour la masse. 

Le Doyen avait la direction de la musique; aucun 
morceau ne pouvait être exécuté qui ne lui avait été 
présenté et agréé par lui. Il distribuait les instruments 
et en avait la garde. Il était chargé de l'acquisition des 
morceaux de musique et de la rentrée de ceux prêtés 
aux membres. 


SENANESE 


94 ACADÉMIE STE-CÉCILE 





Le Fiscal était préposé aux finances; 1l faisait toucher 
les amendes et autres droits. Il tenait note de l’écot, 
c. à. d. de la dépense hebdomadaire en fait de boissons, 
la payait après toute réunion et déposait le reliquat 
entre les mains du Doyen, tous les trois mois. 

Les Membres avaient les obligations suivantes : le 
droit d'entrée était fixé à dix escalins du Roï pour les 
membres musiciens, à vingt pour les autres, indépen- 
damment des arrérages dûs à la masse. Les réunions 
étaient obligatoires tous les lundis. Les séances se 
tenaient de 5 heures de l’après-midi à 8 heures, et même 
jusque 9 heures. On y payait un écot à raison de un 
escalin du Roi, et pour la masse deux sols par tête. Le 
décès ou le départ d'un membre entraïînait le versement 
d'une somme de six florins. Dans le premier cas, ils 
servaient à faire dire la messe de Requiem, chantée pour 
le repos de son âme, à laquelle tous les membres devaient 
assister. Pour celui qui quittait volontairement l’Aca- 
démie, on organisait un concert d'adieu. Tous les ans, 
ils devaient assister à la messe chantée en l’honneur de 
sainte Cécile, le jour de la fête de la Sainte et le lende- 
main à la messe des trépassés, sil y en avaient eus, et 
aller à l’offrande. Une réunion se tenait ce jour-là, pen 
la reddition des comptes. 

Les mesures d’ordre et les pénalités étaient sévères. 
Celui qui négligeait d'assister à la messe de Requiem, 
pour un membre défunt, ou à la messe annuelle, payait 
six sols d'amende. CAR la messe de sainte Cécile 
encourait une amende de douze sols. 

Le jour de la réunion, tout retard entraînait une 
amende; celui qui n’arrivait pas avant la fin du carillon 
et le son de la cloche, payait quatre liards; après cinq 
heures et demie, six liards; après six heures, deux sols: et 
à sept 1l était considéré comme absent, auquel cas il avait 
à payer, indépendamment de la masse, trois sols d'amende. 


A MALINES, AU XVIII‘ SIÈCLE 93 








Toute musique exécutée sans le consentement du 
Doyen, ne pouvait figurer au programme tout le mois 
courant, et le fait de l'avoir exécutée entraînait une 
amende de deux sols. Une amende de deux liards encou- 
rait celui qui maniait un instrument, soit pour l'essayer, 
soit pour le toucher, sans le consentement du Doyen. 

En cas de contestation, l'assemblée, sur la proposition 
du Prévôt, examinait, tranchait, et les partis avaient à 
se soumettre, sous peine de dix sols d'amende et d’exclu- 
sion pour le récalcitrant, qui ne pouvait rentrer au sein 
de l’Académie qu'après amende honorable et paiement 
d'un nouveau droit d'entrée. 

Tout jeu étranger à la musique, cartes, trictac, etc., 
était défendu, sous peine de six sols d'amende et du 
double en cas de continuation après remarque faite. Il 
était défendu de fumer. Défense aussi de poser des verres 
ni autre vaisselle à boire ou à manger sur le buffet ou 
pupitre à musique, à moins qu'il fut débarrassé d'instru- 
ments et de papiers à musique, sous peine de deux liards 
d'amende pour chaque contravention. 

Les amendes profitaient au messager, hormis celles 
des absences, qui allaient à la masse. Le messager rece- 
vait en outre un pourboire des membres nouvellement 
admis, et des dignitaires le jour de leur élection. En cas 
d'absence autorisée, son remplaçant bénéficiait des pro- 
fits du jour. 

Les étrangers n'étaient admis que du consentement de 
l'assemblée, leur introducteur payait l’écot et la masse, 
et, le cas échéant, les amendes encourues par leur hôte. 

Tel est le résumé des dispositions réglementaires qui 
régissaient l’Académie Ste-Cécile. Elles étaient établies 
avec l'intention manifeste d'assurer l’assiduité des mem- 
bres aux séances ordinaires, en même temps que la 
stricte observance des devoirs et des égards imposés par 
la condition sociale de ceux-ci. 


96 ACADÉMIE STE-CÉCILE 








Malgré d'aussi minutieuses prescriptions, la néces- 
sité se fit bientôt sentir de les renforcer, et, en 1711, 
le règlement fut modifié, parce que, lisons-nous dans 
l'introduction, « des inconvénients se sont rencontrés 
dans l'interprétation et dans l’inobservance dicelle ou 
autrement ». (Voir annexe Il). 

Indépendamment du Prévôt, du Doyen et du Fiscal, il 
fut désigné un Contrôleur pour les recettes et les dépenses 
et pour faire les fonctions du Fiscal en cas d'absence de 
celui-ci. Le Doyen, en plus de ses attributions primitives, 
devait veiller à conserver intacts les morceaux de musique 
appartenant à l’Académie, à les livrer, et renseigner à 
son successeur tels qu'ils se trouvaient annotés sur une 
liste ad hoc, et à mentionner sur celle-ci les nouvelles 
pièces données ou achétées. 

Le Fiscal devait produire quittance des dépenses, 
percevoir et collecter les amendes primitivement dans 
les attributions et au profit du messager, les consigner 
dans une boîte à ce destinée, à en rendre compte tous 
les trois mois, afin que ces fonds pussent être employés 
selon qu'il conviendrait à l’Académie. 

Le Prévôt, à l'expiration de sa charge, devait vérifier 
ses comptes, produire les quittances nécessaires et déposer 
les fonds dans la caisse, afin de pouvoir y recourir en cas 
de besoin. 

Le droit d'entrée était augmenté. Celui qui avait 
fait preuve de connaissances et de capacité, soit en 
chantant ou en jouant la musique qui lui avait été 
présentée à cet effet par le Doyen, payait vingt escalins. 
Dans le cas contraire, 1l payait une pistolle. 

Aucune excuse n'était admise à l'avenir pour le paie- 
ment des absences et des masses. L'absence non auto- 
risée pendant six semaines consécutives obligeait ce 
confrère au payement de l’écot et de la masse, comme 
s'il avait été présent. 


A MALINES, AU XVIII‘ SIÈCLE 97 











Ceux qui s’'absenteraient pendant toute l’année dans 
les mêmes conditions et n'auraient pas satisfait leurs rede- 
vances avant la clôture des comptes annuels, seraient con- 
sidérés comme démissionnaires et ne pourraient rentrer 
qu'après nouvelle présentation et admission, paiement 
du droit d'entrée et de leurs redevances antérieures. 

Ceux dont l'absence, soit aux réunions ordinaires, à la 
messe de sainte Cécile ou à la fête qui y succède, était 
justifiée, paieraient nonobstant toutes leurs absences de 
l'année et le loyer de la chambre, et ne seraient exempts 
que de la masse. 

Les confrères qui se présenteraient après l’évangile de 
la messe les jours où il en était célébrée, étaient consi- 
dérés comme absents et payaient l'amende. 

De plus, en lieu et place de l’offrande à laquelle plu- 
sieurs ne participaient plus, chaque confrère paierait au 
Fiscal un demi-escalin pour les messes à célébrer lors 
d'un décès, ou le jour de l’anniversaire. 

Rien ne prouve mieux la vogue et le succès des réu- 
nions hebdomadaires, que les modifications suivantes 
apportées au premier règlement. 

Pour l'introduction des étrangers, le membre respon- 
sable ne paierait plus que l'écot, sans préjudice des 
amendes le cas échéant. Au plus jeune des assistants était 
confié le soin de recevoir les personnes qui se présente- 
raient pour demander à voir un confrère momentanément 
empêché; si la personne en question ne se trouvait pas 
être convenable d’être introduite dans .la Société, le 
membre en question était invité de s’en abstenir à l'avenir; 
toutefois les amis personnels des confrères étaient reçus, 
sans autorisation préalable. Si un étranger s’introduisait 
abusivement sous prétexte de relation avec un confrère, 
l'Académie jugeait par qui seraient payés l’écot et les 
autres droits. En cas de récidive, le confrère intéressé 
payait les redevances d'usage. Exception était faite pour 


98 ACADÉMIE STE-CÉCILE 





les amateurs qui savaient chanter ou jouer la musique 
qui leur était présentée et qui s'en acquittaient au gré 
de l'Académie; celle-ci, alors, les considérait comme ses 
hôtes. 


La liste des membres (voir annexe II1) nous fait faire 
connaissance avec les musiciens et amateurs de musique 
malinois du xviri° siècle. 

Les plus grands noms de l’aristocratie malinoise s’y 
retrouvent à côté de ceux de hauts fonctionnaires civils 
et militaires, des professionnels de la musique et même 
de personnes étrangères à la ville. Le beau sexe y est 
représenté par deux demoiselles, dont l’une au prénom 
gracieux de Cécile. À ce titre on aurait eu mauvaise 
grâce de ne pas l’admettre, et nos concitoyens de jadis 
étaient trop galants pour ne pas lui faire place au 
milieu d'eux. 

Bref, tous s’y trouvaient rapprochés par un besoin 
commun de cultiver l’art de la musique. 

Les membres fondateurs méritent une toute première 
mention. Ce furent : 

Fean-Bapthste Daneels, baron de Corbeeck-Loo, etc. 

Horace Van Milanen, pensionnaire de la Ville et de la 
Province de Malines. 

Antoine Colfs, qui devint plus tard carillonneur et orga- 
niste de l'église St-Rombaut. 

Pierre-François de Roubaix, chef-major du district de la 
Ville et de la Province de Malines. 

Michel du Trieu, grefñier-audiencier militaire. 

Henri Rombaut de Roubaix, lieutenant-colonel. 

François Dams. 

Hubert-Antoine Rossignon, avocat au Grand Conseil et 
pensionnaire de la Ville et de la Province de Malines. 


A MALINES, AU XVIII SIÈCLE 99 





François Bals, chapelain à Duffel. 

À la première séance, c. à. d. à celle du 23 novembre 
1704, on admit les membres suivants : 

Jean Faydherbe. 

Antoine-Ferdinand Hullet, drossart de Keerberghen. 

Antoine Gybhens. 

Jean-Baptiste Yacobs, carillonneur de l’église Saint- 
Rombaut. 

Fean Van Milanen, chanoine. 

L'élément ecclésiastique était dignement représenté 
au sein de la Société. 

Un de ses membres figure parmi les fondateurs, un 
autre est admis à la première séance, et plus tard : 

Pierre Cluts, curé de l’église Ste-Catherine; 

Delhaye, chapelain à Wolverthem; 

Jean Driesscaert, chapelain à St-Rombaut ; 

Josse Neeffs, chapelain à St-Rombaut et membre de 
la Gilde de la vieille arbalète; 

Baron de Rychel, Supérieur de l’abbaye Ste-Gertrude, 
à Louvain; 

De Malengreau de Faite, prêtre; 

Baron de Mangersen, commandeur de He dar 

Van Bree, chanoine. 

Parmi les représentants de l'autorité civile et militaire 
se remarquent : 

Horace Van Milanen, pensionnaire de la Ville; 

Henri-Rombaut de Roubaix, lieutenant-colonel ; 

Paerre-François de Roubaix, chef-major du district, 
fondateurs ; 

Hubert-Antoine Rossignon, pensionnaire de la Ville; 

Dernard-Alexandre Huens, commune-maître ; 

Jean-Baptiste Scheppers, greffier de la Ville; 

Romain ‘£ Sestigh, commune-maitre; 

Walther de Voldenau, major d'artillerie; 

Percheval, conseiller et receveur général des Domaines; 


100 ACADÉMIE STE-CÉCILE 





Georges Bertouch, quartier-maître-général et lieutenant 
général des troupes danoises, compositeur de musique; 

Guillaume Snoy, échevin, etc. 

A côté de ceux-ci figurent : tout le monde aristocra- 
tique, dont plusieurs noms nous sont encore bien connus 
à Malines, tels que les : Scheppers, Van Kiel, du Trieu, 
Poullet, Neeffs, Coloma, van den Branden de Reeth, etc., 
deux dames, M‘ Cécile de Grauw et de St-Vaast, à qui 
échurent les différentes dignités de l’Académie, des 
avocats et des conseillers au Grand Conseil, et aussi deux 
médecins : Pian et Pannée. 


* 
* * { 


Il nous paraît intéressant de faire connaître le local 
où se tenaient ces réunions musicales. Les recherches 
faites à ce sujet nous ont amené à croire que l'immeuble 
occupé par l’Académie, était la maison portant à cette 
époque le nom de « Kommgin van Sweden », et qui est 
aujourd’hui le n° 3 du Marché au Beurre. Le 4 sep- 
tembre 1759, cet immeuble fut acquis pour la somme 
de quatre mille florins, par la corporation des Fripiers. 
D'après les annotations trouvées dans le registre de 
cette corporation, conservé à nos archives communales, 
cette mutation de propriété, qui d’un particulier, ]ean- 
Josse Neeffs (1), passa à une corporation, ne changea en 
rien les habitudes de la société; tout au plus l'usage de 
cette salle, qui servait jusqu'alors exclusivement aux 
musiciens, devint-il commun à ceux-ci et aux membres 
de la corporation pour leurs réunions. 

Plus tard, ainsi qu’il conste du procès-verbal de las- 
semblée générale au 30 avril 1761, les membres de 


(1) Nous devons ce renseignement aux obligeantes recherches de notre 
confrère M. Ad. REypams. 


A MALINES, AU XVIII‘ SIÈCLE IOI 





l'Académie donnèrent plein pouvoir à leur Prévôt, pour 
conclure un bail de 6 ou 9 ans, avec la Chambre des 
Fripiers. Au delà de cette date, le registre de l’Aca- 
démie est muet. Les comptes du Doyen des Fripiers 
nous indiquent qu'un accord a dû se faire, mais les 
conditions nous échappent, par la diversité des sommes 
payées annuellement pour le loyer, et qui varient suc- 
cessivement de 140 florins (1761) à 200 florins (1763), 
et 60 florins (1766). En l’année 1770, au 15 mars, nous 
trouvons la dernière mention de payement annuel de 
6o florins. Il nous paraît probable que la société allait 
à son déclin et que les payements sont restés en souf- 
france. En effet, le journal « Wekelyks Bericht », année 
1773, D. 417, annonce pour le 16 novembre, la vente 
d'une quantité de musique consistant en symphonies, 
concerts, sonates, ouvertures, etc., et de divers instru- 
ments de musique, parmi lesquels un clavecin de la 
fabrication de ?ean Clochet (1). Ces musiques proviennent, 
à n'en pas douter, de l’Académie Ste-Cécile, le registre de 
la corporation des Fripiers en fait foi, par la mention 
au chapitre des recettes, d’une somme de 82-3-3 florins, 
provenant de la vente des musiques et autres objets de 
l’Académie bourgeoise (2). À remarquer, cette dénomination 


(1) Op den 16. November 1773. sal men verkoopen ten Huvse van Joanres 
van den Berghen op de groote merckt alhier, een schcone Bibliotheque 
bestaende in Theologie, Rechtsgeleerde, Historien, en Wetenschapen. 
Een menichte nieuw musieck bestaende, in simphonies, concerti, sonate, 
overture, aria, etc. Musicale Instrumenten, eene clavercimbel door Joannes 
Clochet, etc. Item eene menichte schilderyen van verscheyde meester, als 
oock een groote partye Porcelynen waer onder veel oude Rotse, schoone 
spiegels, luysters etc. het welcke alle naer de Boecken sal verkoght woi- 
den, waer van de catologuen sullen te bekomen syn den 5. deser maerdt 
mits twee oorden voor den armen, tot Mechelen en andere steden by de 
uytgevers van dit Bericht. 

(2) S.V. n° 1, p. 17 v® : ontfangen van deken A Van den Bergh, betaelende 
voor de heeren van de Accademie borgeoïise van het musieck ende andere 
effecten door den selven S' Van den Bergh verkocht de somme van 82-3-3, 


102 ACADÉMIE STE-CÉCILE 





de Bourgeoise, qui reparait ensuite sous la forme de 
« Concert bourgeois ». Sans doute que la société, après 
ses difficultés financières s’est reconstituée et démocra- 
tisée et a, dès lors, en abandonnant le nom prétentieux 
d'Académie, adopté celui de « Concert bourgeois ». La 
société, sous cette nouvelle dénomination, paie son loyer 
annuel, qui est de 66 florins, jusqu’en 1780. 

À partir de cette époque, nous ne trouvons plus trace 
de la société de musique, et la salle fut utilisée dans la 
suite comme salle de spectacle et de concert (1). Une 
troupe d'opéra flamand, sous la direction de lacteur 
bien connu Jacques Neyts, prit possession de cette 
salle, au loyer annuel de 250 florins. Nous en trouvons 
mention dans les registres de la Chambre des Fripiers, 
jusqu’au 1 septembre 1786 /|frn du registre] (2). 

La salle où l’Académie tenait ses séances avait quatre 
fenêtres (résolution du 9 décembre 1754), et elle était 
précédée d’un corridor, qu’une lanterne en verre éclairait 
en hiver (voir inventaire). | 

L'aspect de ce local nous est révélé par les détails 


(1) Parmi les concerts donnés dans cette salle, nous relevons les suivants : 

1° Le 5 décembre 1773 par le S' Pocorny, corniste et ses deux filles can- 
tatrices. (Wekelyks Bericht, 1773, p. 482). 

2° Le 18 mai 1778, par le S' Rakeman, violoncelliste. (Wekelyks Bericht, 
1778, 0pe,232), 

3° Le 21 mars 1782, par Mie Nevyts, cantatrice, fille de l'acteur Jacques 
Neyts. (Wekelyks Bericht, 1782, P. 149). 

Une salle de la commanderie de Pitzembourg était utilisée également à 
cette époque pour des auditions musicales, ainsi en fut-il le 3 mars de 
l’année 1782, où le S' Hochbrucker, harpiste, et le S' Seeburger, corniste, 
s’y font entendre. (Wekelyks Bericht, 1782, p. 182). Le 11 mars 1783, le 
S' Michel Esser s’y fait entendre sur le violon et la viole d'amour. (Weke- 
lvks Bericht). Enfin le 14 mars 1784, c’est le tour des S'S Brunetti, violoniste 
Polack, corniste. (Wekelyks Bericht). 

(2) Pour d’autres détails concernant cet immeuble, consulter. A. REyYpAMs, 
De namen en horte geschiedenis der huizen van Mechelen, au Bulletin du Cercle 
Archéologique de Malines, t. V, p. 306 et KF.-E. DELAFAILLE, Bydragen tot 
opheldering der geschiedenis van Mechelen, t. II. Mechelen, H. Dierickx-Beke 
Zonen. 


A MALINES, AU XVIII‘ SIÈCLE 103 





d’un inventaire, et les dons faits à la Société par des 
membres. Nous nous figurons cette salle semblable à 
celles des appartements de l’époque : un lambris peu 
élevé en chêne, les murs tapissés en cuir doré, le plafond 
à poutres et solives apparentes; quant aux meubles, une 
grande table à coulisses, recouverte d’un tapis, sur lequel 
était posé la sonnette (don du S' Ant. Colfs); 17 chaises 
en cuir d'Espagne; chacune d’elles offerte par les mem- 
bres lors de leur installation; 20 chaises en jonc avant 
même provenance, un grand pupitre à musique, avec ses 
branches d'éclairage et leurs accessoires, deux mouchettes 
et leurs supports (don du S' Daneels); une grande armoire 
pour serrer la musique et les instruments (don du S' 
du Trieu); un grand porte-manteau (don du S' Fayd- 
herbe); un poêle en fer avec accessoires, une table-ser- 
vante avec allonge, supportant un plateau, deux autres 
plateaux (dont un offert par le S' De Roubaix); une 
grande armoire servant à renfermer les verres et les 
pots, six verres à bière et six verres à vin, un bac à eau 
pour rafraîchir les bouteilles, un panier pour déposer les 
verres à rincer, et en fait de provisions, 24 bouteilles 
de vin. Un détail intéressant à noter à ce propos, c’est 
qu’au début les confrères se contentaient de déguster de 
la bière, et que plus tard cette boisson, peut-être trop 
démocratique, fut remplacée par du vin (résolution de 
1745-46). Nous avons vu qu’on y faisait également usage 
d'aliments. 

Quant à la décoration de la salle, nous y voyons : une 
niche avec petite statue de sainte Cécile (don du S' Ant. 
Colfs) et deux branches dorées, à lumières (don du S' 
Faydherbe); une plus grande statue de la Sainte, dont 
le corps, selon la mode du jour, était formé d’une cor- 
beille en osier recouverte d'étoffe, et dont les membres 
étaient sculptés, la tête, les mains et les pieds, ayant 
été offerts par le pensionnaire Van Milanen; un tableau 


104 ACADÉMIE STE-CÉCILE 








représentant l'histoire de Jephté, offert par le même, et 
un autre que nous supposons avoir représenté également 
sainte Cécile (don du S' Faydherbe), au bas duquel 
s'accrochait un grand bras de lumière doré (don du S' 
Rossignon); un clavecin (de la fabrication de ÿean Clo- 
chet) avec pupitre (ce dernier offert par le S' Ant. Colfs), 
complétait cet ameublement, dont l’ensemble fait sup- 
poser un milieu ou une place de dimensions plus qu’or- 
dinaires. 

En fait d’autres instruments de musique, nous ne 
trouvons dans l'inventaire, qu’un violon (ténor) fabriqué 
par Snoeck (don de S' de Roubaix); une contre-basse, 
(don fait par les amis du Seigneur Wynants à son décès 
en 1725) n’y est point mentionnée. Si nous ne trouvons 
d'autres instruments mentionnés dans l'inventaire, c’est 
que probablement chaque membre en avait un qui était 
sa propriété. 


Nous connaissons donc le logis et les occupants du 
logis; 1l nous reste à dire un mot des réunions et des 
fêtes qui faisaient l'attrait et le charme de ce sanctuaire 
de sainte Cécile (voir annexe IV). 

Il y avait d’abord les réunions hebdomadaires, les 
lundis de l’Académie, où l’on faisait de la musique de 
5 à 8 et quelquefois jusque 9 heures. Pendant cette assez 
longue séance, les membres se rafraichissaient avec la 
bière brune de Malines, plus tard avec du vin; c'était, à 
part l’agrémént que procure la musique, la seule jouis- 
sance que pouvaient se permettre les exécutants et les 
auditeurs, à qui étaient défendus les jeux et le tabac. A 
certain moment, on Jugea utile, soit par mesure d’éco- 
nomie, soit par ennui, l’ennui naissant de l’uniformité, 
ou pour toute autre cause, à ne plus faire de la musique 


A MALINES, AU XVIII‘ SIÈCLE 105 





pendant toute une partie de l’année, c. à. d. d’après une 
résolution du 30 novembre 1755 « depuis le lundi avant 
» la Semaine Sainte jusqu'au lundi après le jour des 
» Ames, et les gages des musiciens et des serviteurs de 
» l'Académie seraient retranchés à proportion ». 

Le bout de l'oreille semble percer ici et il ne sera pas 
téméraire de supposer que les finances de l’Académie, 
obérées par les frais résultant de ses fêtes, n'aient été 
cause de la suppression partielle de ceux-ci. Les gages 
des musiciens s’élevaient, lisons-nous dans les résolu- 
tions, pour un certain Aops, hautboïste entr'autres (1), 
d'abord à cinq et plus tard à sept sols, avec retenue 
d'un escalin pour chaque absence (résolution du 15 dé- 
cembre 1756). 

Indépendamment de la séance ordinaire, il y en avaient 
d’autres extraordinaires, parmi lesquelles celles de la 
Ste-Cécile et des jours suivants, dont le programme se 
résume à peu près en ce qui suit : à la fête même de la 
Sainte, se célébrait à l’église des RR. PP. Jésuites, une 
messe solennelle à 11 heures; la présence des membres 
y était obligatoire. Le lendemain à la même heure, et 


(1) En dehors de Gerard Rops, hautboïste, nous relevons dans les résolu- 
tions, les noms des gagistes ou musiciens professionnels suivants : #acobs, 
qui remplaça Rops en 1758, Anthoins, Naret et les frères Streitner. Ces 
derniers apparaissent dans les comptes communaux à partir de 1742. Le 
premier mentionné se nomme François, et est remplacé comme musicien 
communal en 1754, par Jacques Streitner; Pierre Streitner est signalé la pre- 
mière fois en 1755. Il devait y avoir encore un quatrième du même nom. 
Cette famille avait réuni une belle et nombreuse collection d'instruments 
de musique, à en juger par l’annonce de la vente faite après le décès de 
Pierre, en 1787. Nous y trouvons des contre-basses, des violes, des clari- 
nettes, des flûtes, 4 paires de cor, des trompettes, des harpes, etc. 

Wekelyks Bericht, 1787, bl. 409. Dynsdag den 19 Juni 1787, naer middag 
ten twee ueren zal men publiekelyk verkoopen binnen Mechelen ten sterf- 
huyse van M: Petrus Stritner eene schoone collectie van musiek van dif- 
ferente fameuse meesters, in differente koopen volgens eene geschreve 
catalogue daer van zynde. Item alle soorten van musicaele instrumenten, 
als bassen, violen, clarinetten, flut-travers, vier koppelen walthorens, 
trompetten, arpen, etc. 


106 ACADÉMIE STE-CÉCILE 





en la même église, se chantait la messe du Requiem; enfin, 
le troisième jour de la fête annuelle, se tenait une séance 
où se faisait le règlement des comptes, après laquelle 
les membres réunis procédaient à de fraternelles agapes, 
suivis de bal, d’où les personnes étrangères n'étaient pas 
exclues. En 1753, on décida, afin “d'être tout a la joie 
et au plaisir, de ne plus parler finances avant ce festin, 
jugeant sans doute cet appéritif trop indigeste; la reddi- 
des comptes fut alors remise à un moment plus propice. 
Ces festivités se donnèrent toujours au local même de 
l'Académie, quelquefois cependant, les salons d’un con- 
frère s’ouvraient, “hospitaliers et accueillants, pour les 
membres, leurs dames et amis; il en fut ainsi notamment 
en 1757, date à propos de laquelle les résolutions nous 
apprennent les faits suivants 

« Résolutions prises le 18 novembre 1757 par Messieurs 
» les Confreres de la Grande Accadémie de musique à 
» Malines à ce spécialement convoqués; 

» 19 Que M' Colfs aura la bonté de se charger de la 
» musique et de la messe le jour de Ste-Cécile, laquelle 
» sera célébrée le Jour de ladite Sainte te 22 1d08ce 
» mois, à 11 heures du matin et la messe de Requiem 
» le jour suivant à la même heure à l’église des RR. 
» PP. Jésuites et font prier Messieurs de Judoigne et 
» Fiennes d'aller en demander la permission au KR. P. 
Recteur ; 

» 20e concert se tiendera le 24 de ce moisichezdle 
» .Baron de Hovorst et la fête ensuite laquelle sera un 
» ambigus et d’une seule soirée, l’on prie M' le Fisque de 
» faire l’accord à 3 escalins par tête et pour les étrangers 
» au delà de la couple, payeront 6 esquellins par tête; 

» 3° L’on n'admettera que les valets des anciens officiers 
» et de ceux qui sont actuellement en service; 

» 4° Qu'il n’y aura que huit musiciens pour le bal et 
» deux voitures pour la nuit du bal; 


A MALINES, AU XVIII SIÈCLE 107 





» 


» 5° Quand à la dépense des domestiques et musiciens, 
l’on se règlera selon la dépense de l’année dernière. 


» [ta est, 
» B°* DE HOVORST DE PELLENBERGH, Prévôt ». 


Avec l'éclat que comportait la circonstance, fut fêté au 


local, le cirquantenaire de l’Académie. Le 15 décembre 
1754, les résolutions suivantes furent prises à cet effet : 


» 


» 


» 


» 


» 


» 


» 


} 
« Le même jour on a résolu à toutes voix : Attendu 
que c’est la cinquantième année révolue depuis l'éta- 
blissement de l’Académie d’en célébrer le jubilé. 
» À quel effet lundi 30 de ce mois on chantera à dix 
heures dans l’église des RR. PP. Jésuites une messe 
en musique suivie du Te Deum. 
» Le même jour à cinq heures du soir il y aura 
concert, où on aura soin d'inviter les meilleurs musi- 
ciens. 
» Après le concert on soupera à la chambre ordinaire 
de l’Académie et le souper sera suivi d’un bal. 
» Les confrères pourront mener à l’un et à l’autre leur 
couple gratis, et ceux qui mèneront quelqu'un au-delà 
dé leur couple paieront un écu ‘par tête. 
» Pour subvenir aux frais nécessaires à ce que dessus, 
chaque confrère contribuera un demi souverain qu'ils 
viennent à la fête ou non. 
» On aura soin d’avertir et inviter les confrères absens. 
» Ainsi résolu à toutes voix le 15 décembre 1754. 
» Etaient signés à la résolution en original : G. De 
Hfraus  prévot. | C: Van-den Branden, doiën. F7. 
De Bors fiscq. 
» Le contrôleur était absent. 


» Itasest, 
» GC DE DRAUX, prévôt »: 


108 ACADÉMIE STE-CÉCILE 





À l’occasion, le local de l’Académie s’ouvrait pour des 
hôtes, que les confrères accueillaient à bras ouverts; 
d'autres fois l'usage du local était momentanément cédé 
à des artistes étrangers, pour s’y faire entendre; enfin, 
quelquefois on autorisait des bals, autres que ceux qui 
réunissaient les confrères de l’Académie. C'est ainsi qu’en 
l'année 1750, on fit fête aux musiciens Le Beau et Turlet ; 
en 1760, le S' Blandi, et en 1761, le S'Cyoleth, musicien 
attaché à la Cour de Manheim, y donnèrent un concert 
public. Pour ce dernier même, en considération de ses 
talents, on remit la séance ordinaire à un autre jour. 

Pour les bals qui s’y donnèrent, nous en trouvons 
mention en 1760. L'Académie se départait donc à l’oc- 
casion de ses principes sévères, qui ne laissaient guère 
place à une tolérance plus large, moins exclusive de 
divertissements peu en rapport avec l’idée qui présida à 
sa fondation. Il est vrai que cette tolérance est le présage 
d'une prospérité décroissante et qu'elle est le signe pré- 
curseur d’une décadence qui ne s’est guère fait attendre. 
Les sociétés, comme -les individus, vivent et meurent, 
quelque noble qu’en soit le but, quelque utile que puisse 
être une existence. 


Pour terminer, 1l sera intéressant de jeter un coup 
d'œil sur la musique qui s'exécutait au sein de cette 
Académie. La nomenclature des pièces qui constituaient 
le fonds de la Société est conservée dans le registre qui 
nous a déjà fourni tant de renseignements. Nous pouvons 
ainsi nous faire une idée du goût de nos musiciens, du 
genre de musique qu'ils exécutaient à leurs réunions, et 
des auteurs à la mode. (Voir annexe V). 

Parmi les auteurs mentionnés dans le catalogue, les 
Italiens ont incontestablement le pas sur les autres. Ils 


A MALINES, AU XVIII‘ SIÈCLE 109 





sont représentés par Thomas Albinom, Antoine Baldacni, 
Antoine Caldara, Archangelo Corelh, ?.-B. Lully, Antoine 
Marim, Michel Masciti, Jules et Loms Taghoth, Torri et 
Torelh. Les Allemands, en plus petit nombre, par Godefroy 
Finger, Graff, Pepusch, Petz et Walter. La Suisse y a son 
représentant par Henri Albiscastro, et l'Angleterre par 
Purcel. Nos compatriotes n’y sont pas négligés. Un Cox 
ou Cocx, probablement le maître de chant à la cathédrale 
d'Anvers, et un autre compositeur, A/phonse d'Eve, né 
près de Courtrai, occupent une large place dans cet 
inventaire. Même un concitoyen, membre de l’Académie 
et compositeur de musique, Georges Bertouch, a fait don à 
la Société de quatre de ses compositions : La Bataille de 
Denain, Sonata Dolorosa, Carillon et La Prise de Douay. 

Ce qui rend l'inventaire très intéressant pour les musi- 
cologues, c'est l'énumération de plusieurs compositions 
musicales inconnues des maîtres cités, et à côté de ceux-ci 
des noms d'auteurs dont nous n'avons pas trouvé mention 
dans la Biographie universelle de Féfis, ni dans les 
autres ouvrages que nous avions à notre disposition. 
Tels sont : Antoine Albinom, Aulgarde, Cauter, Folle, 
Gulotti, Gutty, Loyselet, Artlemio Motta, Noser, Smelser, 
Trevisano et Vennetto. Les morceaux de musique que l’on 
trouve dans ce document sont principalement des sonates, 
morceaux de concert, des symphonies, et presque toute la 
série des opéras de Lully. Toutes ces compositions sont 
écrites pour la classe des instruments à cordes, quelques- 
unes seulement pour une ou deux flûtes ou pour hautbois. 
Enfin, quelques morceaux pour chant. 

Cet ensemble nous fournit une excellente idée du 
genre de musique qu'on exécutait à l’Académie et n'est 
pas sans offrir certain intérêt. 


Le nombre infime de nos compatriotes qui figurent 
sur cette liste n’étonnera pas celui qui est un peu au 


IIO ACADÉMIE STE-CÉCILE 





courant des annales de la musique dans nos provinces. 
Alors que, bien des années avant l’époque qui nous 
occupe, nos compositeurs nationaux rivalisaient de talent 
avec ce que les fastes musicaux comptaient de plus 
grandes célébrités, le xvrr° siècle et la plus grande partie 
du xvir1° furent à ce point de vue on ne peut plus mal 
partagés. 

L'état troublé de nos provinces, où les désordres et les 
guerres régnaient à l’état endémique, n'avait guère été 
favorable à l'éclosion de talents destinés à briller. 
Balloté sur les vagues de la politique, disputé par les 
potentats européens, notre pays était mieux fait aux 
coups de canon qu'aux accords mélodieux et pacifiques 
de la musique. 

De tous les arts, celui-ci fut pour ainsi dire le seul 
à souffrir de cet état de choses. Les cours étrangères 
donnaient le ton dans la prédilection marquée pour 
telle ou telle expression de l’art musical, tout en attirant 
nos compositeurs de quelque renom. Et à ces cours, de 
même qu'à celle qui comptait notre pays dans ses pos- 
sessions d’outre-frontière, la musique italienne faisait 
prime et accaparait la faveur générale. L’Autriche, que 
le Traité d'Utrecht avait mis en possession de nos 
provinces, faisait fête aux artistes de la Péninsule. Pen- 
dant toute la première moitié du xvinr° siècle, il n’y 
eut à Vienne que des compositeurs Italiens. Beaucoup 
d’opéras allemands n'étaient que des traductions d’opéras 
italiens, et le style italien seul pouvait prétendre au 
succès. Mozart même, à ses débuts, en subit l'influence. 
La France en fut tributaire, car Lully ne fit que de la 
musique italienne. Bref, les circonstances et les événe- 
ments imposèrent, pour ainsi dire, les préférences, dont 
nous constatons une fois de plus, sur un théâtre moins 
vaste, 1l est vrai, la tyrannique influence. 

La musique dans nos provinces était donc italienne. 


A MALINES, AU XVIII‘ SIÈCLE III 





Les auteurs italiens avaient la vogue et il a fallu qu’un 
Grétry naquit à notre pays pour faire reconquérir par 
celui-ci la place hautement enviable qu'il occupa jadis 
et qu'il continua à occuper dans les fastes musicaux de 
l'Europe. 


Nous venons de retirer de l'oubli le passé d’une 
société de musique, qui réunit pendant plus d’un demi- 
siècle l'élite de la population malinoise. 

Honorer sainte Cécile et sacrifier à Euterpe, encourager 
et excercer même un art qui s’est depuis lors singulière- 
ment démocratisé, passait donc à bon droit pour un 
délassement d’une haute et saine moralité. Les classes 
dirigeantes prêchant d'exemple, les professionnels ne 
pouvaient manquer de jouir d’une juste et unanime 
considération. C'était là un bien efficace stimulant; 
l'influence s'en fit sentir et continue encore d’excercer 
ses effets. Des sociétés de musique plus nombreuses 
n’ont pas tardé à surgir. De trois qu’elles étaient au 
commencement de ce siècle, elles sont arrivées aujour- 
d'hui à un total de 36. Mais faut-il le dire, la qualité 
n’a pas été en progression constante comme la quantité. 
A ce point de vue il y a beaucoup à dire et non moins 
à faire. Cependant, étant donné les tendances musicales 
actuelles de nos concitoyens, il est à espérer que par 
l'organisation d’un enseignement populaire, on arrivera 
à inspirer le goût de la bonne musique, à réprimer la 
pléthore de sociétés sans valeur et à provoquer la nais- 
sance, sous les auspices de l'administration communale, 
d'une phalange musicale vraiment artistique. 


D' G. VAN DooRsSLaAER. 


Malines, le 13 mars 1903. 


I12 ACADÉMIE STE-CÉCILE 





ANNEXE I 


Règlement pour Messieurs de l’Académie, établie sous la 
protection de Sainte Cécile, Vierge et Martire, leur 
illustre patrone dans la ville et province de Malines. 


Premièrement la dite Académie sera composée des Prevôt, Doïen, 
Fisque et autres confrères à renouveller de demie année à autre, ne 
soit que par nouveau choix les officiers soient continuez par deux 


tiers de voix de Messieurs de l’Académie, et non autrement. 
2 


La charge de Prevôt consistera à faire convoquer par le Messager 
à ce établi les Messieurs de l’Académie à l’heure par lui fixée, dont 
l’avertance sera faite du moins avant inidi, il aura pareillement le 
droit des propositions, la collecte des voix, et définition de la réso- 
lution avec la décisive en cas de parité des voix, la semonce pour 
le silence et droit d'amende en cas de contravention dont sera 
provocation à l’Académie sous bénéfice du namptissement de 
l'amende et non autrement, le dit Prevôt donnera à son avènement 
à l’ofhce deux écus à la masse au lieu d’une récréation. 


> 
>) 


La charge de Doïen consistera dans la direction de la musique, et 
ne sera aucune simphonie, Motet ou autre air joué, chanté, ni mis 
sur le buffet ne soit qu’il fut préalablement présenté et agréé par le 
dit Doïen, à peine de deux sols d'amande, et que l’air induement 
présenté au buffet, ne pourra être joué ni chanté pendant le mois lors 
courant si aura t'il le soin que l’Académie ne soit point sans musique, 
et aura la distribution des instruments, lesquels l’on ne pourra ma- 
nier pour les essaier ou toucher sans son consentement à peine de 
deux liards d'amande, le Doïen pourra pareïllement ordonner aux 
Messieurs de PAcadémie d’apporter les pièces de musique qui se 


ANNEXES 113 








trouveront chez eux, en cas que l’Académie souhaitât de les faire 
représenter. 


4 


A 


L'office du Fisque consistera à executer les amandes et autres 
droits de l’Académie, à tenir note de l’ècot; le païer avant la sépara- 
tion de l’Académie et a renseigner le reliqua dont il tiendra note 
afin de déposer l’argent entre les mains du Prevôt de trois mois en 
trois mois. 


5 


Lorsque l’Académie sera une fois formée par le nombre de douze 
musiciens, personne n’y pourra entrer, a moins d’être présenté au 
Prevôt qui proposera le prétendant à l’Académie, et s’il est agréable, 
il sera reçu par deux tiers de voix païant outre larriérage de la masse, 
pour droit d'entrée dix Escalins du Roi s’il peut jouer la partie que 
le Doïen lui distribuera autrement il sera obligé d’en païer vingt, si 
longtems que le droit ne sera pas augmenté à la délibération de 
PAcadémie par deux tiers de voix. 


6 


Quand il y aura dispute parmi les confrères, la question sera 
proposée par le Prevôt et délibérée par l’Académie, et celui qui aura 
perdu sa cause sera obligé d'acquiescer à l'opinion de l’Académie 
selon la pluralité des voix, sans murmurer après admonition du 
Prevôt, à peine de dix sols d'amande, et s’il refuse de se taire ou de 
païer la dite amende, sera par la pluralité des voix mis hors de 
l'Académie, son nom sera biflé, avec note du sujet de son deporte- 
ment, et il ne sera plus admis, que par nouvelle proposition, admis- 
sion, et paiement du nouveau droit d’entrée après dûe réparation de 
son offense à l’appaisement de deux tiers du corps. 


7 


Chaque semaine sera tenu congrégation ordinaire le lundi depuis 
cinq heures de l’après midi jusqu’à huit, ou au plus tard jusqu’à neuf 
heures du soir dans le lieu à ce préfigé, et celui qui sera en défaut 
d’être au dit lieu avant la fin du carillon, et son de la cloche, four- 
faira l’amende de quatre liards, après cinq et demi six liards, et après 


114 ACADÉMIE STE-CÉCILE 





six heures deux sols, et celui qui tardera jusques à sept, sera tenu 
pour absent. 


8 


Les Messieurs de l’Académie païeront pour l’ecot un escalin du 
Roi, et deux sols au profit de la masse, chaque jour de congrégation 
ordinaire. 


>) 


Personne ne pourra mener aucun étranger dans Académie, qui ne 
soit préalablement propose et agréé par la Compagnie, et son intro- 
ducteur païera pour lui en secret l’écot, avec la masse, et sera respon- 
sable pour les amendes de son hôte, au cas qu’il faillit contre les 
règles de l’Académie. 


10 


Après les neuf heures du soir le Doïen prononcera que l’Académie 
est fini l’écot sera fait et ajusté par le Fisque et ceux qui voudront 
rester plus avant feront nouvel écot à leur frais privé. 


TT 


Celui qui sortira de l’Académie soit par trépas ou abandonnement 
païera à l’Académie la somme de six florins, pour lesquels en cas de 
trépas sera chantée un messe de Requiem: pour le repos de son âme à 
laquelle messe les Messieurs de l’Académie interviendront et iront à 
l’offrandre, à peine de six sols d’amende. Et en cas d’abandonnement 
volontaire, lui sera fait un concert d’adieu dans une congrégation 
ordinaire ou extraordinaire si son départ presse au jugement du 
Prevôt. 


12 
Les Messieurs de l’Académie feront annuellement chanter une 
messe solemnelle à la Fête de leur Sainte et Illustre Patronne à 
laquelle les confrères entreviendront à l'heure désignée à peine de 
douze sols d’amende, le lieu et l'heure de la messe seront résolu dans 
la pluralité des voix à l'ordinaire précèdent aussi bien que le repas à 
faire le même jour, si l’on n'aime mieux (par la dite pluralité) le 
différer à un jour plus commode. 


ANNEXES IT) 





13 


S’il y a des confrères trépassez, le lendemain se fera la messe de 
Requiem pour leurs âmes. Les Messieurs de l’Académie y entrevien- 
dront et iront à l’offrance, à peine de six sols d'amende et le soir il y 
aura congrégation ordinaire, a l'endroit du festin, quand Pécot et 
compte final de l’année sera fait par le Prevôt et sera procedé à l’élec- 
tion de nouveaux officiers. 


4 


Qui sera absent des congrégations ordinaires sans excuses légiti- 
mes proposées et agréés par l’Académie, fourfaira l’amande de trois 
sols au dessus des deux sols de la masse susmentionnée. 


15 


Il ne sera permis de jouer aux Cartes, au Tricquetrac, ni autre exer- 
cice non musical, pendant le tems de la congrégation, à peine de six 
sols d'amande, à doubler en cas de continuation après réquisition faite 
d’en désister. Et ainsi sera t’il à l'égard de ceux qui y prendront du 
tabac en fumée. 


16 


Il ne sera pas permis de poser aucun verre ni pot ou autre ustancile 
à manger où à boire sur le buffet destiné pour la musique, sous 
l'amende de deux liards, pour chaque contravention, ne soit que ledit 
buffet fut vuidé de tous instruments et papiers de musique. 


7 


Les confrères qui seront admis à l'Académie et les nouveaux 
ofhcians élûs donneront au messager pour leur félicitation la pièce 
selon leur qualité et discrétion, et aura ledit messager les amendes des 
contrevenans, horsmis celles des absences qui iront dans la masse, 
et au cas d'absence du messager par consentement du Doïen, son 
adjudant en fera les devoirs et aura les profits du dit jour. 


116 ACADÉMIE STE-CÉCILE 





ANNEXE II 


Messieurs de l’Academie ayant trouvé bon et conseillable pour le 
meilleur établissement de leurs regles d’y faire quelque augmentation 
et diminution par rapport aux inconveniens qui se sont rencontrez, 
soit dans l’interpretation ou non observance d’icelles ou autrement, 
ont a cet éfet en leur assemblée du 2° de mars 1711 conçus et formez 
les articles suivans. 


Scavoir sur la premiere règle, où il est dit que lAcademie sera 
composée, des Prévôt, Doïen et Fisque, a été résolu d’y ajoûter un 
Controlleur qui sera obligé de tenir le contrôle de la recette et dépense 
du Fisque et de faire la fonction du dit Fisque en son absence. 


2 


Sur la troisième concernant la charge de Doïen a été resolu et 
trouvé bon que par dessus les devoirs à lui imposez par ladite regle, 
il sera obligé de prendre soin que toutes les pièces de musique con- 
servées dans la caisse restent dans leur entier, lesquelles à la fin de 
son ofhce, il aura a livrer et renseigner au nouveau Doïen en la 
forme et manière qu’elles se trouvent annotées dans la liste faite en 
conséquence, et par dessus ce prendra aussi soin que les nouvelles 
pièces données ou achetées soient inscrites sur la dite Liste. 


3 


Sur le quatrième a été resolu de charger le Fisque de vérifier par 
bonnes quittances la dépense de ses comptes. 


4 


Sur le cinquième ou Messieurs de l’Académie se sont réservez 
augmentation du droit d’entrée a été résolu de l’augmenter jusqu’à 
vingt escalins pour celui qui sçaura jouer où chanter la pièce de 
musique qui lui sera proposée par le Doïen pour faire sa preuve, et à 
une pistolle pour celui qui ne voudra pas faire preuve, où qui ne 
laura pas executée en forme dûe. 


ANNEXES PI7 





5 


Sur le neuvième, concernant les étrangers ou amis que, Messieurs 
de l’Academie voudront y amener, a été résolu que doresnavant, ils 
ne payeront pour eux que l’écot, sauf que l’on n’entend de deroger 
ici aux autres regles émanées au fait des amandes et excès. Et arrivant 
que lesdits étrangers ou amis vinssent à demander un Confrère, ou 
Confreres occupez à jouer, ou a autre exercice musical, le plus jeune 
des Confrères non occupé aura la bonté d’introduire le dit amis ou 
étranger, laissant cependant à sa prudence d’en informer le Fisque 
et de l'introduire sans autre formalité; ou bien d’appeler celui où ceux 
après qui il sera demandé et si après il se trouve que la personne 
introduite n’est pas agréable a l’Academie, celui, ou ceux après qui il 
aura été demandé, seront requis et admonesté de ne plus les introduire, 
ni amener à l'avenir, parmi quoi il sera permis aux Confreres d’intro- 
duire leur amis sans qu’il soit besoin (comme auparavant) de deman- 
der la permission. 


6 


Et comme :il est arrivé souvent que plusieurs étrangers se sont 
émancipez de demander après quelques Confrères, sans qu’ils en fussent 
connus requis, ni invitez par où ils se trouvoient chargez de leurs 
écots, et autres droits, pour à quoi remedier, il a été resolu qu’en 
pareil cas l’Academie jugera hors des circonstances par qui ledit écot 
et autres droits devront être supportez pour cette fois seulement, et 
s’il arrivoit qu’ils demandassent une seconde fois après ledit Confrere, 
il sera en ce cas obligé de payer lécot pour lui. Bien entendu que 
tous les amateurs qui pourront chanter ou jouer la piece qui leur sera 
proposée, et que l’Academie jugera être tels seront à sa charge. 


7 


Sur l’onzième a été resolu que les amandes au regard du défaut de 
venir à la messe y reclamée tiendront lieu, sauf que les Confreres qui 
se presenteront après l'Evangile encoureront les dites amandes ni 
plus ni moins que s'ils avoient été absent. 


8 


Et comme par les Regles onzieme et treizieme, il y est disposé 
d’aller à l’offrande, et que elle ne s’est observé, il a été trouvé bon 


118 ACADÉMIE STE-CÉCILE 








au lieu de ladite offrande que chaque Confrere paiera au Fisque un 
demi Escalin, pour faire celebrer des messes pour les ames des Con- 
freres trépassez soit au jour de l'anniversaire ou quand un ou plusieurs 
confrères viendront à mourir. 


Plus pour augmentation de ladite treizième Regle, a été résolu que 
le Prevôt aiant fini son tems devra verifier son compte de l’année 
avec bonnes quittances, lequel étant coulé et arrêté sera gardé dans 
la caisse à ce destiné pour en cas de besoin y prendre recours. 


10 


Sur la quatorzième a été resolu pour prevenir toutes difhculté, que 
chaque Confrère paiera ses absences et masses sans que doresnavant 
s'admettent aucune excuse. 


Jo 


Et pour les animer à fréquenter avec diligence l’Academie, et en 
augmenter tant qu’il se pourra la réputation a été résolu que ceux 
qui s’absenteront six semaines consecutives sans le consentement et 
permission du Prévôt ou en son absence de celle du Doïen, ou autres 
officiers, ils seront tenus de payer les ecôts et masses; ni plus ni 
moins que s'ils avoient été presens. 


12 


Par dessus ce a été résolu que ceux qui s’absenteront pendant 
toute l’année sans le consentement et permission comme dessus et 
ne viendront pas satisfaire a ce qu’ils pourront être redevables avant 
que le compte de l’année de leur absence, soit coulé et arrêté, seront 
tenus et reputez pour avoir quitté et abandonné l’Academie, et de ce 
sera fait mention au Livre conformement aux regle, et ce Confrère, 
ou confrères, ne seront plus admis que sur nouvelle presentation, et 
parmi païant de nouveau le droit d’entrée, et tout ce dont ils étoient 
redevables à l’Academie. 


ANNEXES T19 





Et comme les amendes d’absences sont principalement decernées, 
pour hors d’icelles fournir aux frais que l'Academie est obligé de 
supporter tant pour les messes annuelles qu’autres occurrences où il 
s’agit de l'honneur et reputation de l’Academie et des Confrères il a 
été résolu, que ceux qui pour de justes raisons seroient absent, et par 
la empêchez de se trouver tant dans les assemblées ordinaires que 
dans la messe annuelle qui se celebre en l’honneur de leur Illustre 
Patronne, et à la recréation qui se fait entre les Confreres seront 
obligez de païer non obstant ce, toutes les absences de l’année avec 
le loïer de la chambre et ne seront exempts que des masses. 


14 


Finalement a été resolu que les amendes que le Cnape ou Messager 
tire conformement aux regles, en son absence seront reçues et collec- 
tées par le Fisque, ou Controlleur qui les consigneront dans une boîte 
particulière, que l’on fera faire à ce sujet, et que ledit Fisque sera 
obligé de renseigner tous les trois mois pour être emploïées la et 
ainsi que l’Academie le trouvera convenir. 


120 ACADÉMIE STE-CÉCILE 





ANNEXE III 


LISTE DES MEMBRES 
a) Membres Fondateurs 


Jean-Baptiste Daneels, baron de Corbeeck-Loo, etc. (x). 

Horace Van Milanen, Pensionnaire de la Ville et de la province 
de Malines (2). 

Antoine Colfs (3). 

Pierre-François de Roubaix, Chef-major du district de la Ville et de 
la Province de Malines (4). 

Michel du Trieu, Grefher audiencier militaire. (Il quitta l’Académie 
en 1726). 

Henri-Rombaut de Roubaix, Lieutenant-colonel. 

François Dams. 

Hubert- Antoine Rossionon, Avocat au Grand Conseil, Pensionnaire 
de la Ville et de la Province de Malines ($). 

François Bals, Chapelain à Duffel. 


b) Membres reçus à la séance du 23 novembre 1704 
première séance de l’Académie 


Jean Faydherbe. 

Antoine Ferdinand Hullet, Drossart de Keerbergen (6). 
Antoine Gybkens. 

Jean-Baptiste Jacobs (7). 

Jean Van Milanen, Chanoine. 

Louis Zegers (a quitté l’Académie le 25 mai 1705). 


(1) Décédé le 3 janvier 1716. 

(2) Décédé en 1710. 

(3) Décédé le 11 juin 1729. Il occupa les fonctions de carillonneur de 
St-Rombaut, de 1714 à 1729, et cumula à celles-ci celle d’organiste de l’église 
St-Rombaut, à partir de 1717. Voir D' G. VAN DoorSLaER, Le carillon et les 
cayillonneurs de la tour St-Rombaut, 1893. 

(4) Décédé le 13 avril 1743 (St-Jean), époux de Dame Isabelle Cleymans. 

(5) Décédé le 22 février 1729 (St-Rombaut). Célibataire, rue des Béguines. 

(6) Décédé le 1 avril 1743 (St-Pierre). 

(7) Il occupa les fonctions de carillonneur de St-Rombaut, de 1700 à sa 
mort, en 1713. Voir Dr G. VAN DooRSLAER, ouvr. précité. 


ANNEXES IT 





c) Membres reçus plus tard 


Jean-Engelbert de Romrée, Seioneur de Paedenbourgh Maze, Comte 
de Jodoigne [reçu le 23 novembre 1705] (1). 

Augustin Van Goethem, Avocat au Grand Conseil [reçu le 23 
novembre 1705] (2). 

Norbert Hellemans, Avocat au Grand Conseil (reçu le 23 novem- 
bre 1705). 

Pierre Cluts, Curé de léglise Ste-Catherine [reçu le 23 novem- 
bre 1706] (3). 

Jacques Van Milanen, Avocat au Grand Conseil (reçu le 23 
novembre 1:06). 

Van EÉrtborn, Secrétaire de Bonheyden, etc. (reçu le 23 novembre 
1707, a quitté l’Académie en 1712). 

Bernard- Alexandre Huens, Commune-maitre de la Ville et Pro- 
vince de Malines [reçu le 3 novembre 1709, a quitté l’Académie 
en 1729] (4). 

Jean-Baptiste Scheppers, Avocat au Grand Conseil, Grefher de la 
Ville et Province de Malines (reçu le 23 novembre 1710, a quitté 
en 1711). 

Jean-François Poullet (reçu le 25 novembre 1710, a quitté l’Aca- 
démie en 1731). 

Georges Bertouch, Quartier-maitre général et lieutenant-général 
des troupes Danoises (5). 

Guillaume-François Van Kiel (reçu le 23 novembre 1715). 

Delhaye, Chapelain à Wolverthem (reçu le 23 novembre 1716). 

de St-Vaast, Conseiller au Grand Conseil, Conseiller au Conseil 
privé, Chancelier du Pays de Gheldre (reçu le 20 décembre 1717). 

Goswin Wijnanis, Avocat [reçu le 23 novembre 1721] (6). 


(1) Décédé le 12 janvier 1738 (Ste-Catherine), enterré dans l’église Abba: 
tiale de Grimbergen. 

(2) Décédé le 28 juillet 1709. Il demeurait à la Mélare. 

(3) Décédé en 1707. 

(4) Décédé le 31 mai 1735 (St-Rombau ). 

(5) Auteur de quelques morceaux de musique, dont il fait don à l’Aca- 
démie. Docteur en droit à Kiel, naquit le 19 juin 1668 à Helmershausen, 
en Franconie, et fut d’abord conseiller à Zittau. Vers la fin de 1693, il prit 
du service comme auditeur et quartier-maitre dans l’armée danoise. Il est 
mort en :742. Il jouait du violon et composait (V. F.-J. Féris, Biographie 
universelle des musiciens, 1'° édition). 

(6) Décédé en 1725. 


10 


122 ACADÉMIE STE-CÉCILE 





Jean Driesscaert, Chapelain de St-Rombaut (reçu le 23 novembre 
1721, a quitté l’Académie en 1725). 

M" Cécile de Grauw (reçue le 23 novembre 1722). 

Josse Neeffs, Chapelain de l’église St-Rombaut et de la Gilde de 
la vieille arbalète (reçu le 23 novembre 1722, a quitté l’Académie 
en 1743). 

Natalis Pauwels (reçu le 23 novembre 1723, a quitté l’Académie 
en 1724). 

Jean de Neve, Chef échevin du Pays de Waes (reçu le 23 novem- 
bre 1723). 

Guillaume Snoy, Avocat au Grand Conseil, Échevin de la Ville et 
de la Province de Malines, Conseiller au Grand Conseil (reçu le 
23 novembre 1723, a quitté l’Académie en 1754). 

Jean Van der Zijpe, Avocat au Grand Conseil (reçu le 23 novem- 
bre 1724, a quitté l’Académie en 1729). 

Pierre Keyaerts, Secrétaire du Grand Conseil, Greffier du Pays de 
Waes (reçu le 23 novembre 1724). 

Charles de Partz, Vicomte de Courtrai, Avocat au Grand Conseil 
(reçu le 23 novembre 1725, a quitté l’Académie en 1748). 

Romain ‘t Sestigh, Échevin de la Ville et Province de Malines, 
commune-maître (reçu le 23 novembre 1726, a quitté l’Académie 
en 1730). 

Henri-François Marchant, Avocat au Grand Conseil, Conseiller à 
Luxembourg (reçu le 23 novembre 1726, a quitté l’Académie en 
1730). 

Pierre-Engelbert Coloma, baron de Moriensart, etc. (reçu le 23 
novembre 1730, a quitté l’Académie en 1754). 

Corneille-Jean-Marie Van den Branden, Seigneur de Reeth [reçu 
le 23 novembre 1730] (1). 

Baron de Kijckel, Supérieur de l’abbaye de Ste-Gertrude à Louvain 
(reçu le 23 novembre 1732). 

M" de St-Vaast, reçue vers 1733 (2). 

Scheppers, minor. 

Bodaux (a quitté l’Académie en 1742). 

Colfs, major. 

Colfs, minor. 

Van den Bosch (a quitté l'Académie en 1754). 


(1) Décédé le 8 février 1761. 
(2) Son nom a été omis dans la liste, mais elle figure plus tard parmi les 
dignitaires de l’Académie, 


ANNEXES 123 





Pian (1). 

Pannée [reçu vers 1737] (2). 

Motteau [reçu vers 1739, a quitté l’Académie en 1744] (3). 

Provost. 

Van Bertel. 

Wirix, Avocat, Conseiller au Grand Conseil. 

de Ronquier, Avocat (reçu le 23 novembre 1741). 

Lamosnier, Conseiller (4). 

Respani. 

Schouten (5). 

O Donoghne, Seigneur de Geldorp, Avocat, Conseiller de Sa Majesté 
à Gand. 

Comte d'Helissem (a quitté l'Académie le 14 décembre 1756). 

Le Camus, Avocat (reçu en 1744). 

Comte Charles de Coloma (reçu le 23 novembre 1745). 

De Wolfs, Chanoine de Zellaer [reçu le 23 novembre 1745, a 
quitté l’Académie en 1750] (6). 

Van Volden, Avocat, Conseiller de Sa Majesté, à Gand [reçu le 
23 novembre 1745, a quitté l’Académie en 1750] (7). 

De Kerrenbroeck, vicomte de Grimberghen [reçu le 23 nov. 1745] (8). 

Papeians de Morchoven, dictus Van der Sirepen, Avocat (reçu le 
3 février 1749, a quitté l’Académie le 29 novembre 1755). 

d'Ortho, Avocat (reçu le 10 février 1749, a quitté l’Académie le 
10 mars 1758). 

Chevalier de Cingal (reçu le 23 novembre 1749). 

Baron de Poederlé de la Courtoibois (reçu le r décembre 1749). 

Oostdijck (reçu le 1 décembre 1749). 

Ludovisi (reçu le 1 déc. 1749, a quitté l’Académie le 3 déc. 1756). 

de Traux, Conseiller à Luxembourg (reçu le 1 décembre 1749). 

van den Branden de Reeth, fils (reçu en 1750, a quitté l’Académie 
le 4 décembre 1759). 


(1) Médecin. Voir Aperçu historique sur la médecine et les médecins à Malines, 
p- 114, par le D' G. Vax DoorsLaER. 

(2) Médecin. Voir ibid., p. 116. Son nom a été omis dans la liste, mais il 
figure en 1738 comme contrôleur de l’Académie. 

(3) Décédé en 1760. 

(4) Décédé le 30 décembre 1760. 

(5) Décédé en mai 1745. 

(6) Décédé en 1751. : 

(7) Devenu pensionnaire de la ville de Bruges. 

(8) Décédé le 23 février 1757. 


124 ACADÉMIE STE-CÉCILE 





Baron d'Hovorst de Pellenbergh (reçu en 1750). 
Honoré, Avocat, Conseiller à Luxembourg (reçu en 1750). 
Pisieux, Avocat. 
Huwijn de ter Heyden, Avocat [reçu en 1750] (x). 
De Maleingreau de Jaitte, Prêtre (reçu en 1750). 
Comte Ferdinand de Romrée et de Jodoigne (reçu en 1750). 
Comte J.-B. de Bergeyck (reçu en 1750). 
de Vinchal de Morval (reçu en 1750, a quitté l’Académie le 9 
décembre 1754). 
de Mignon (reçu en 1751). 
Thijs (reçu en 1751, a quitté l’Académie en 1752). 
De Bors, Conseiller à Luxembourg (reçu en 1751). 
de Fiennes (reçu le 17 décembre 1751, a quitté l’Académie en 1760. 
Malcamp de Vlinderbeke (reçu le 4 décembre 1752). 
La Ketulle, Comte de Rupelmonde, baron de Wissekercke (reçu 
en 1753, a quitté l’Académie le 10 décembre 1755). 
Florisonne (reçu le 4 décembre 1753). 
Beaujoz (reçu le 4 décembre 1753, a quitté l’Académie le 14 dé- 
cembre 1756). 
Baron de Mangersen, Commandeur de Pitzembourg (reçu le 
7 janvier 1754, a quitté l’Académie le 27 octobre 1755). 
Gilles (reçu le 7 janvier 1754). 
Walther de Voldenau, major d’artillerie au service de S. M. L et KR. 
(reçu en 1755, a quitté l’Académie en 1756). 
Departz de Grispen (reçu le 20 novembre 1758, a quitté l’Académie 
le 4 décembre 1759). 
Henri-Joseph Dierix de Bodimont (reçu le 18 novembre 1759). 
Landegem (reçu le 22 novembre 1759). 
St- Vaast (reçu le 22 novembre 1759). 
Beriot (reçu le 22 novembre 1759). 
Gens (reçu le 22 novembre 1759). 
Comte d'Elissem (reçu en 1760). 
Van Bree, Chanoine (reçu en 1760). 
Vanderfosse (reçu en 1760). 
De Mulder (recu le 29 décembre 1760). 
Percheval, Conseiller et Receveur général des domaines de Sa 
Majesté (reçu le 29 décembre 1760). 
Comte de Respani (reçu le 21 février 1761). 


(1) Décédé en 1755. 


ANNEXES 125 





ANNEXE IV 


Résolutions 


1725-1726. — Dans le courant de l’année est mort le très-noble 
Seigneur Wynants, les membres de l’Academie ont résolu qu’en 
consideration de ses fonctions de Prévôt, le service de Requiem devrait 
se celebrer avec grande pompe. À cet effet on executerait la plus 
belle musique et on reveterait les 3 autels et le jubé de drap noir. Les 
frais seraient couverts par les Confrères. Les amis ont payé l’obligation 
de décès, et ont fait à l’academie cadeau d’une contre-basse. 


1745-1746. — À l’unanimité on resolut de supprimer l’usage de la 
bière, et de se pourvoir de vin pour ceux qui en ferait la d:mande, 
ou pour toute autre circonstance. 


4 Decembre 1753. — On decida qu’a lavenir on ne tiendrait plus 
les agapes au jour de la cloture des comptes. Ceux-ci seraient reglés 
à une seance ordinaire. 


9 Decembre 1754. — Le baron de Hovorst Pellenbergh fut chargé 
de l'acquisition de 4 rideaux en coton pour les fenetres de la salle de 
réunion. 


15 Decembre 1754. — L’academie aiant des musiciens à ses gages 
entre autres Gerard Rops hauboïste lui a sur requête par lui présentée, 
accordé sept sols par concert au lieu de cinq sols qu’il avait cy devant, 
à condition qu'il frequente diligemment les concerts, et qu’on lui 
defalquera un escalin pour chaque absence dont sera tenue note par 
le serviteur de l’academie. , 

Le même jour on a résolu à toutes voix : Attendu que c’est la 
cinquantième année révolue depuis l'établissement de l’academie d’en 
célébrer le jubilé. 

À quel effet Lundi 30 de ce mois on chantera à dix heures dans 
l’église des Révérends Pères Jésuites une messe en musique suivie du 
Te Deum. 

Le mème jour à cinq heures du soir il y aura concert ou on aura 
soin d'inviter les meilleurs musiciens. 


126 ACADÉMIE STE-CÉCILE 





Après le concert on soupera à la chambre ordinaire de l’academie 
et le souper sera suivi d’un bal. 

Les Confrères pouront mener a l’un et a l’autre leur couple gratis, 
et ceux qui meneront quelqu'un au delà de leur couple paieront un 
écu par tête. 

Pour subvenir aux frais nécessaires a ce que dessus chaque confrère 
contribuera un demi Souverain, qu’ils viennent à la fête ou non. 

On aura soin d’avertir et inviter les confrères absens. 

Ainsi résolu a toutes voix le 15 Decembre 1754. 

Etaient signés à la résolution en original G. De Traux prevôt, 
J. C. van den branden Doien, F. De Bors fisca. 

Le Controleur etait absent. 

Ita Est 


C. G. DE TRAUX, prevot. 


30 Novembre 1755. — Le même jour en pleine assemblée a été 
résolu que depuis le lundy avant la Semaine Sainte jusqu'au Lundy 
après les jour des âmes il n’y auroit plus de concert et que les gages 
des musiciens et du serviteur de lacademie seroïient retranchés a 
proportion. 


13 novembre 1756. — Accordé avec les quatre Streydeners musi- 
ciens en conformité des résolutions à ce prises, qu’ils auront pour 
leur présence de chaque concert de cette academie de musique, 
chaqu’un douze sols, etant conditionné que le père aura en cas d’ab- 
sence es dits jours de concert six sols, et ce en considération de son 
grand âge tout ce usque ad revocationem. 


12 Decembre 1756. — A ete accordé a Vellekens domestique de 
l’academie son gage en entier de 18 fl. 9 sols. 


Resolutions prises le 18 novembre 1757 par messieurs les confrères 
de la grande academie de musique de Malines a ce specialement 
convoqués : 


1° que Mons’ Colfs aura la bonté de se charger de la musique et 
de la messe le jour de S'° Cicile laquelle sera celebre le jour de la dite 
Sainte le 22 de ce mois a 11 heures du matin et la messe de Requiem 
le jour suivant à la même heure à l’eglise des KR. P. Jésuites et font 
prier messieurs de Judoigne et Fiennes d’aller en demander la 
permission au KR. P. Recteur; 


ANNEXES 127 





2° Le concert se tiendra le 24 de ce mois chez le B° de Hovorst et 
la fête ensuite laquelle sera un ambigus et d’une seule soirée l’on prie 
M" le fisque de faire l'accort a 3 esqualins par tète et pour les etrangers 
au de la de la couple payeront 6 esquellins par tête; 

3° L’on n’admeitra que les valets des anciens officiers et de ceux 
qui sont actuellement en service; 

4° Qu’il n’y aura que huit musiciens pour le bal et deux voitures 
pour la nuit du Bal; 

5° Quand à la dépense des domestiques et musiciens l’on se reglera 
selon la depense de l’annee derniere. 

Ita est, 


B" DE HOvorsT DE PELLENBERGH, Prevot. 


Resolutions prises en la grande accademie de musique 
le 19 novembre 1758 


1° Que Mr Cols le cadet est prié de vouloir se charger de faire 
chanter la messe le jour de S' Cecile. . . 

2° Que le concert extraordinaire aura lieu cette année en la grande 
chambre de l’academie de musique et suivie d’une fête laquelle sera 
un ambigus et d’une seule soirée. Qu’on prie M: le fisque de faire 
laccord le plus econome pour la table; 

3° Que chaque confrere qui menera à la fête plus de personnes que 
au dela sa couple devera payer quatre eschalins par tête; | 

4° Que l’on n’admettera que les valets de messieurs les confreres 
officiers et de ceux qui sont actuellement en service; 

5° Qu'il ni aura que sixe musiciens pour le bal et un carosse pour la 
nuit du bal; 

6° Quand a la depense de musiciens pour leur soupe on se reglera 
comme de coutume. 

SIC test, 


Le comte DE ROMRÉE et DE JODOIGXE, Prevot. 


Il a ete resolu que le S' Jacobs sera remplacé pour musicien de 
l’academie de musique en la place de feu S' Robs. 


Resolutions de la grande academie de musique du 18 9° 1759 


Que la grande messe se fairat à l'honneur de S* Cicile le 22 a 10 
heures du matin chez les KR. P. de la Société de Jésus. Le Baron de 


128 ACADÉMIE STE-CÉCILE 





Hovorst est requis d’en demander la permission aux Pères ainsi que 
pour le jour suivant la messe de Requiem. 
M: Ronquier est prié de vouloir s’adresser au maitre de la musique 
de S' Rombaut afin qu’il ait soin de la musique pour les deux messes. 
Le jour de la fête se tiendra le 25 de ce mois. 
Ita est, 
le B° DE HovorST PELLENBERGH, Prevot. 


Resolutions du 31 Decembre 1759 


Messieurs les confrères ont convenu de retenir pour le concert 
d’aujourdhuy les musiciens amateurs Le Beau et Turlet pour lesquels 
ils payeront par chaque confrère deux esquelins. 


Resolutions du 2 fevrier 1760 


Monsieur le Prevot ayant proposé aux messieurs de Pacademie. 
présents duement convoqués s’il convenait d'accorder la chambre de 
lacademie pour quatre Bals a donner par messieurs les confrères et 
étrangers qui souhaiteront de s’associer ce qui at été unanimement 
accordé sauf que le tout sera aux fraix et dépens des signants pour les 
dits quatre Bals. 

Ita est, 


B'° DE HovorsT PELLENBERGH, Prevot. 


Resolutions du 12 mars 1760 


… que les deux musiciens Strydeneers puinés seront advertis par 
le valet de l’academie de faire leurs soumissions envers Monsieur 
de Mignon Doyen de la susdite academie pour luy avoir manqué de 
respect au dernier concert le 10 du present mois et au cas de refus 
le dit valet les advertira qu’ils peuvent chercher leur argant chez 
Monsieur le fisque et qu’ils ne peuvent plus mettre le pied dans la 
dite academie. 


Resolutions du 17 mars 1760 


1° De payer au sieur Anthoins le même prix par concert qu’on 
paye a M. Naret. 


ANNEXES 129 





2° De faire blanchir les chambres et dépendances de la maison de 
l’accademie et faire nettoyer les fenêtres. 


Resolutions du 15 novembre 1761 


… d'accorder leur chambre au sieur Blandi musicien pour donner 
un concert au publicq pour demain et autre jour qu’il leur serat assi- 
gné par Monsr le Prevot que la messe ce celebra le jour de Ste Cecile 
samedy prochain et celle de Requiem le lundy suivant 
que le festin se faira le lendemain de la Ste Cecile que Monsr le fisque 
sera chargé de convenir avec laubergiste Siresia du nepas par mi 
4 esquelins par tête que le payement quant aux etrangers, sera faite 
par les confreres invitans a raison de 4 esquellins par tête au dela de 
leur couple, a l'exception pourtant que les demoiselles Snoy, Rich- 
tug (?) les cadettes et d’ortho seront aux frais communs. 

M. le fisque sera pareillement prié de convenir pour le vin et d’en 
prendre ailleurs les especes qui manquent chez le dit Seresia. 


Resolutions du 13 février 1761 


Oui les propositions faites a scavoir si l’on poura accorder au sieur 
Cifoletti, musicien attaché à la cour de Manheim pour le lundy pro- 
chain ait ete resolu après due convocation de tous les confreres 
unanimement que la chambre lui seroit accordée en considération de 
ses talans superieurs et que le concert ordinaire de l’accademie seront 
transfere a un autre jour de la semaine a faire par les officiers etc. 


Resolutions du 30 avril 1761 


Apres due convocation de tous les confreres de la grande acca- 
demie de musique at ete resolu sur le fait de la chambre des fripiers 
proposé par M. le Prevot qu'il pourra passer le bail jusques à la 
concurence de la somme de huit pistolles par an pour le terme de 
6 et 9 ans laissant cependant au même prevot de franc les conditions 
les plus avantageuses de l’accademie ainsq arrete en pleine assemblee 
jour mois et an que dessus et ont signé le Br de Hovorst Pellenbergh, 
Prevot J de Mignon, Doyen, Vanderfosse, Controlleur et de Ron- 
quier, ancien de la dite accademie. 

Iaest 


Le B° DE HovorsT PELLENBERGH, Prevot. 


130 ACADÉMIE STE-CÉCILE 





ANNEXE V 


Lijste der stucken van ‘’t musick 


Zoo door de Heeren Confreers vereert als door hun ’t samenlyck 
gecocht, berustende in de casse van de accademie, zoo als volght : 


In de laeye geteckent n° 1 


syn de motten voce sola. 
Mundi illecebris &* cant. : sol. met $ instrumenten. 
Luces meae &* alt. sol. met 3 instrumenten. 


In de laeye geteekent n° 2 


syn de fransche, ende Italiaensche stucken om te singhen met hare 
accompaignementen. 

Heureux qui peut voir &* bas. sol. met 2 Hamon 

Ah jattendrai] longtemps &* : bas. sol. met 4 instrumenten. 

De prologe van amadis en chaconne met hare instrumenten en 
liberi. Lib. 9. 

Ou rigoureux martire de noser &* met 2 instrumenten. 

Dans un desert inaccessible &* bas. sol. met 2 instrumenten. 

Uit dopera d’Armide met 4 voisen en 4 instrumenten. Lib. 9. 

Sensa speme difarmi &* met 2 supperiussen. 


In de laeye geteekent n° 3 


syn de stucken voor de fluyten. 
6 Sonnaten van Purcel, met 2 fluyten en 1 bas. fluyt. T15:%5% 
6 Sonnaten van Purcel a flauto sol. et bas. Lib. 2 
6 Sonnaten van Finger a flauto sol. ou viol. et basso continuo. Lib. 2. 
1 Ouverture met hare suiten en chacconnen a 2 flauti et basso con- 

tinuo. Lib. 2 
1 Ouverture met hare suite a 2 flaut. et bas. cont. 

» » » 


» » » 


OO Ed 4 4 be 
es 
Ÿÿ 
SL 
LA 
ou 
A 


Sonnaten a 2 flaut., 2 haudbois de Sr Finger. Lib": 


ANNEXES T3 





In de laeye geteekent n° 4 


syn de stucken voor eene viole met den bas continuus. 
G Preludien allemanden &* et 6 sonnaten van Archangelo Cor- 


relly. Lib. 2. 
$ Sonnaten von Vennetto met viol. sol. et bas. cont. Lib. 2. 
11 Sonnaten van Pepus a 1 viol. et bass. cont. Eibe: 


In de laeye geteckent n° 5 


syn de stucken met 2. 


2 Sonnaten van Trevisano a viol. bas-viol. et bas. cont. in: 
4 Sonnaten van Gillotti a viol. bas. viol. et bas. cont. Lib: 
4 Sonnaten van Gillotti a 2 bassi et bas. cont. be 
12 Preludien allemanden &* van Archangelo Correlli a 2 viol. et bas. 

cont. 10:32 
12 Sonnaten van diversche aucteurs a 2 viol. bas. cont. 1053: 


3 Ouverturen met hunne suiten van Sr Pez a 2 viol. bas. cont. [1b:3: 
3 Ouverturen met hunne suiten van Graff a 2 viol. bas. cont. Ed 


In de laeye geteekent n° 6 


syn de stucken met dryen. 


$ Simphonien van Finger a 2 viol., bas. viol. et bas. cont. Lib. 4. 
12 Sonnaten van Anthonio Caldara a 2 viol., basso viol. et basso 
continuo. Lib. 4. 
12 Concerten van Guilio Taglietti a 2 viol., basso viol. et con- 
tinuo. Lib. 4. 
12 Sonnaten van Anthonio Baldassini a 2 viol., basso viol. et con- 
tinuo. Éib:5: 
12 Preludien, allemanden &* van Sr Albinoni a 2 viol., basso viol. 
et basso continuo. Lib. 4. 


s Sonnaten van Michele Mascitti 2 viol., bas. ende bas. cont. Lib. 4. 


In de laeye geteekent n° 7 


syn de stucken met vieren. 
4 Sonnaten Gellotti a 2 viol., 2 bas. et bas. cont. É1b:5- 
4 Sonnaten van Torry a 2 viol., alto viol., basso viol. et basso conti- 


nuo. [15.15 


132 ACADÉMIE STE-CÉCILE 





12 Concerten van Torrelly a 2 viol. alto viol., basso viol. et basso 


continuo. Ep: 

12 Concerten als symphonien van Luige Taglietti a 2 viol. alto 
viol., basso viol. et basso continuo. Lib. 5. 
10 Concerten van Guilio Taglietty a 2 viol. alto viol., basso viol. et 
basso continuo. Libas: 

12 Concerten van Henricy Albicastro a 2 viol. alto viol., basso viol. 
et basso continuo. LD 

4 Ouverturen met hunne suiten van eenen hooghduytschen meester 
a 2 viol. alto violino, bas. viol. et bas. cont. LiDE 


In de laeye geteekent n° & 


syn de ouverturen met vieren. 
2 Ouverturen met hunne suiten van Graff a 2 viol. alto viol. et 


basso continuo. L1b5° 

2 Ouverturen met hunne suiten van Gutty a 2 viol., alto viol. et 
basso continuo. Lib. s. 

2 Ouverturen met hunne suiten van Graff a 2 ‘viol. alto viol. et basso 
continuo. Lib. s. 

2 Ouverturen met hunne suiten van Cox a 2 viol., alto viol. et basso 
continuo. Lib. s. 

2 Ouverturen met hunne suiten van Tolle a 2 viol. alto viol. et basso 
continuo. Lib. s. 

4 Ouverturen met hunne suiten van André Pursel a 2 viol. alto viol. 
et bas. continuo. Lib. 4. 

2 Ouverturen met hunne suiten van Wälter a 2 viol. alto viol. et 
basso continuo. Lib. 4. 

4 Ouverturen met hunne suiten van Lully a 2 viol. alto viol. et 
basso continuo. Lib. 4. 

4 Ouverturen met hunne suiten van Pursel a 2 viol. alto viol. et 
basso. Lib. 4. 

1 Intrade met hare suite a 2 viol., alto viol. et basso. Lib. 4. 


In de laeye geteekent n° 9 


syn de symphonien met vyffven. 

s Symphonien van Gelloti a 2 viol. alto viol., tenore, basso viol. et 
basso continuo. Eib:16. 

s Symphonien van Loyselet a 2 viol., alto viol., tenors, basso viol. et 
basso continuo. Lib. 6. 


ANNEXES 139 





6 Sonnaten van Ant. Albinoni a 2 viol, alto viol., ten., bas. viol et 


basso continuo. Pibs6: 
12 Sonnaten van Anthonio Marini a 2 viol., alto viol., ten., basso 
viol. et basso cont. Lib. 6. 
Concerten van Artemio Motta. AD 6: 
Opera Sesta van Corelli. Lib.6: 
1 Ouverture met haere suite van M. d’'Eve. Parcs. 


In de laeye geteekent n° 10 


syn de ouverturen, ende Intrades met vyffven. 
4 Ouverturen met hunne suite ende chaconne van Pez a 2 dessus, 


haut cont., taille, basso viol. et basso continuo. Lib. 6. 
4 Ouverturen met hunne suiten ende chaconne van Pez à 2 dessus, 
haut cont., taille basso viol. et basso continuo. Lib. 6. 
4 Ouverturen met hunne suiten en chaconne van Pez a 2 dessus, 
haut cont., taille et basso viol. et basso continuo. Lib. 6. 
4 Ouverturen met hunne suite en chaconne van Pez a 2 dessus, haut 
cont. taille et basso viol. et basso continuo. Lib. 6. 
3 Ouverturen met hunne suiten van Pez a 2 dessus, haut cont., taille, 
basso viol. et basso continuo. Lib. 6. 


1 Ouverture met hare suiten en chaconne van d’Eve a 2 dessus, haut 
cont., taille, basso viol. et basso continuo. 
3 Ouverturen met hunne suite van d'Eve a 2 dessus, haut cont. 


taille, bas. viol. et continuo. Éib:16: 
> Ouverturen met hunne suiten van d’opera Phaeton et Gallathee 
a 2 dessus, haut cont. taille basso viol. et continuo. 1b:16: 
2 Ouverturen met hunne suiten van d'opera Persée et Roland a 2 
dessus, haut cont. taille basso viol. et continuo. Lib. 6. 
3 Ouverturen met hunne suiten van d’Eve a 2 dessus, haut cont. 
taille, bas. viol. et continuo. Lib. 6: 


In de laeye geteekent n° II 


syn de ouverturen met sessen. 

> Ouverturen met hunne suiten van d’opera Thezee ende Alceste à 2 
dessus, haut contre, taille, tenore, bas violet bas. cont.. Lib.7. 

> Ouverturen met hunne suiten van d’opera sis en Triomphe d'amour 
a 2 dessus, haut. cont., taille, tenore, bas. viol. et continuo. Lib. 7. 

4 Ouverturen met hunne suiten van Pez a 2 dess. haut cont. taille, 
tenor, bas. viol. et bas. cont. Éib 7: 


134 ACADÉMIE STE-CÉCILE 





In de laeye geteekent n° 12 


syn de sonnaten en concerten met ses, seven, en acht partyen. 
6 Concerten van Albinony a 2 violini, violl. concert, ten. basso viol. 


et continuo. bb 
12 Concerten van Albinony a 2 viol. viol. concert alto viol. ten. 
basso viol. et basso continuo. EE à 
s Sonnaten grossi van Torrelli a 2 viol., viol. concert alto viol. basso 
viol. et continuo. Eib:.7. 

1 Sonnate van d’Eve a 2 viol. 2 bassi 2 tenors et basso continuo. 
Partes 7e 
12 Sonnaten van Smelser. F1b:9; 
1 Sonnate par accord van Finger a 2 violl. tenore basso viol. et basso 
continuo. Partes 6. 


In de casse van den beere deken 


syn de volgende stucken : 

1 Sonnate met dry tenores van Canter. Partes 4. 
1 Sonnate met dry tenores van eenen Italiaensche msester. Partes 4. 
1 Sonnate par accord bestaende in allemande, Corrante &* van 


Autgarde. Partesi3 
1 Variatie van Pez a dessus haut cont. taille et basso. Partes 4. 
1 Sonnate van Smelser a 2 viol. et bass. cont. Partes-7 
2 Ouverturen met hunne suiten en chaconne van d’Eve a 2 dessus, 
haut contre, taiile, basso viol. et cont. Lib. 6. 
2 Ouverturen met hunne suiten en chaconne van d’Eve a 2 dessus. 
haut cont., taille basso viol. et basso continuo. Lib. 6. 


1 Enghelsche suit. Partes 5. 








Cas 2) 
NE 


Eenige woorden over Leo Dewulf 


Leo Dewulf, welke zeker door menigeen uwer 
gekend geweest is, doch die wel lc niet 
gansch vergeten te worden, voor de dicht- 
ie it hi] sure voortbracht. Dit spoorde mi] 
aan U voor te leggen wat ik zelf van Hem weet of mi] 
door anderen over onzen medeburger verteld wierd. 

Ik zeg medeburger, want alhoewel te Peteghem in 
Oost-Vlaanderen geboren, den 4 Julij 1822, verbleef 
Dewulf het grootste deel!zijns levens in onze stad, en 
velen uwer zullen zich nog dien braven man herin- 
neren. 

Zijnereerste jongheid slcet hij in het geboortedorp, 
alwaar hij de geringe geleerdheid opdeed, welke hem 
als landbouwerszoon zou voldoende wezen om later den 
vaderlijken stiel voort te zetten. 

Doch er wachte den buitenjongen eene gansch andere 
toekomst. 

Na een slecht nummer in de loting getrokken te 
hebben, wierd hij in het 6° linie-regiment te Mechelen 
ingelijfd. Door zijnen goeden dues en voorbeeldig 
gedrag ging de jonge soldaat dapper vooruit en klom tot 





136 EENIGE WOURDEN OVER LEO DEWULF 





den graad van onder-officier. De korpsoverste maakte 
hem tot zijnen bijzonderen schrijver en deze gelegenheid 
had eenen grooten invloed op de goede fortuin van den 
knappen sergeant. 

Te dien tijde woonde in den Korten Bruul de gekende 
kok en fijne eetwaren koophandelaar Fraipont, die de 
begoede burgers door de hoedanigheid van zijn waren 
had weten naar zijnen winkel te lokken. De heer kolonel 
waardeerde er insgelijks de waarde van en zond Dewulf 
bijna dagelijks om bestellingen te doen. 

Meestal was het de dochter die de klanten bezorgde, 
en het zal dan ook niemand verwonderen, dat die dage- 
liksche bezoeken van den fermen onderofficier, met een 
dichterlijk hart bezield, in den boezem van de schoone 
winkeldochter de grootste senegenheid voor hem deder 
ontstaan. Doch, zoo als het dikwijls gaat, wenschte de 
vader voor de juffer eenen beteren maatschappelijken 
stand voor haren toekomenden dan dien van zedigen 
landverdediger, en verzette zich dan ook tegen de weder- 
zidsche neiging der jongeliecen. 

Dewulf zocht dan, tegen zijne dienstjaren in het leger 
gingen eindigen, eene plaats, en wierd onderwijzer in 
eene geestelike school van Brussel. 

Eene gelukkige kans om terug naar Mechelen te 
komen deed zich weldra op, met het afsterven van een 
hulp-commissaris van politie in onze stad, en in zitting 
van 8 meert 1856, wierd hi] door den Gemeenteraad tot 
dit ambt genoemd. Het zelfde jaar nog had zijn huwelijk 
plaats met mejuffer Fraipont. 

Na eenigen tijd te Mechelen verbleven te hebben, 
wierd Dewulf commissaris van politie te St-Jans-Molen- 
beek. 

Alhoewel zeer benijdenswaardig, kwam deze plaats 
toch niet overeen noch met het ideaal, noch met het 
karakter van onzen dichter, en hij aarzelde niet haar te 


EENIGE WOORDEN OVER LEO DEWULF 137 





verruilen, tegen eene gansch andere, doch eene meer 
winstsevende positie. Hij huurde in aanbesteding de 
eet- en drankzaal van de statie van Mechelen, welke toen 
nog het middenpunt der Yzeren Wegen was van het land, 
en eene belangrijkheid had welke z1j sinds dien verloren 
heeft. Op weinige jaren vergaarde Dewulf zich daar eene 
fortuin, welke zijne oude dagen komerloos maakte. 

Sinds sleet hi] een stil burgersleven. De dichtervlam 
was reeds lang uitgedoofd en de godsdienst alleen hield 
hem nog bezig. Hij was toen kerkmeester van O. L. V. 
van Hanswyck. 

Stilaan verminderden in dit vroeger sterk gestel de 
geest en de krachten, en hij stierf te Mechelen, Con- 
sciencestraat, 58, den 21 Juni 1895, na vijf maanden te 
voren Zijne vrouw verloren te hebben. 

Wat zijne dichtwerken aangaat, de eerste dagteekenen 
van 1845. Zij hadden voor onderwerp het landelijk leven 
en de poezy van den buiten. De geboorteplaats is nog 
frisch in het geheugen, en hij beschrijft ze met al de 
kracht van zijn minnend hart. 

Later brengt hij stukjes voort, gevolgd naar fransche 
dichters in den trant van Lamartine. 

Maar weldra doet het soldatenleven de vaderlands- 
liefde in zijnen boezem blaken en dan zingt zijne lier 
gedichten over de vrijheid, het vaderland, de Belgen, 
enz. Talrijk zijn de stukjes waarin de vaderlandsche 
snaar wordt aangeslagen : Bezock van Leopold IT te 
Mechelen, Huwelyÿk van den Hertog van Brabant, ’s Lands 
onafhankelijkheid, enz. Het is daar de soldaat die zingt, 
die beseft, dat hij bij het jonge vaderland en bij het 
jonge stamhuis eene roeping heeft te vervullen : in tijd 
van vreede vaderlandsliefde opwekken, in tijd van 
oorlog het vaderland met goed en bloed ten dienste 
staan. Begrepen, zooals Dewulf het doet, moet het leger 
de beste kweekschool van vaderlanders zijn. Bij iedere 


11 


138 EENIGE WOORDEN OVER LEO DEWULF 





plechtige gebeurtenis in de Koninklijke familie, brengt 
hij hulde aan de vorsten of hunne kinderen. 

Te dier gelegenheid komt zelfs van het hof een gouden 
sieraad als bedanking voor den dichter. Het was eene 
dasspeeld met robijnen en fijne peerlen, eene bie ver- 
beeldende. Deze onderscheiding ontstak de nijdigheid 
van zekeren mededinger Hendrik Carpentier, een gewe- 
zen pastoor, te Schaerbeek verblijvende, welke een hevig 
en kwetsend fransch spotrijm tegen Dewulf uitgaf. 

Daarna zien wij de muzenvriend eenen anderen weg 
inslaan, en in 1860 verschijnt bij de Weduwe Dierickx- 
Beke, een boekdeel van honderd bladzijden : Proeven 
van  oorspronkelike jfabelen, met eene titelplaat van 
W. Geets. 

Ik heb het genoegen er het eigenhandschrift met 
verbeteringen van te bezitten, en heb bemerkt dat de 
schrijver ze allen in eens niet heeft laten drukken. Drie 
jaren nadien, in 1863, kwamen nog verschillende andere 
fabelen uit in vier bladzijden. Uit dezelfde drukkeri] 
vinden wij nog van hem : Hulde aan Prudens Van Duyse, 
een in-18° van vier bladzijden. 

Buiten die verzamelde dichtstukken bestaan nog me- 
nigvuldige kleine andere, welke bijna allen bij verschil- 
lende drukkers uit de pers kwamen; andere verschenen in 
dagbladen of bleven berusten in handschrift. Tusschen 
deze zijn verschillende liederen waarvan er zelfs op 
muziek gezet wierden, onder anderen door M. Tho- 
massen, onzen stadgenoot. 

Het is bijna overtollig te zeggen dat van Dewulf 
nog menigvuldige gelegenheidsdichtjes bestaan, zoowel 
fransche als vlaamsche, die hij maakte voor vrienden- 
feesten, sterfgevallen of geboorten, huwelijken of in het 
kioostertredingen, enz. 

Ik wil U hier een staaltje mededeelen van het « hu- 
mour » welke hij in sommige wist te brengen. Het is 


EENIGE WOORDEN OVER LEO DEWULF 139 








het grafschrift van J.-B. A..., bijgenaamd Tisé Koop, 
welke in den « bak » (amigo) overleed, den 5 Octo- 
ber 1872. 


Hier ligt Tisé Koop! 
Wiens levensloop 
Was vol van wederwaardigheden. 
In den geneverbak, 
Verloor hij door den kwak 
(Dit doodend gif!) verstand en reden. 
Eilaas! ook in den bar, 
Wen zich zijn levensdraad verbrak 
Ging ’t grootste van de kramen, 
Den adem geven. Amen. 


Waaraan het den dichter Dewulf vooral mangelt, is 
de juistheid in uitdrukking; het passende woord dat een 
beeld uit de lijst doet treden om hart en geest van den 
lezer te treffen, vindt men zelden bij hem. 

Nemen wi] een voorbeeld in het dicht : Op het graÿ 
myns vaders : 


Zoo hoort me in bloemseizoen den blijden leeuwerik zingen, 
In ’t ruim der zwoele lucht, waar niets zijn rust stoort, 
Wen plotseling een gier den zanger komt bespringen, 

En met een scherpen klauw hem wreedelijk doorboort. 


Zoo hoort me in, voor men in — dat mag voor zeker 
heeten de dichterlijke vrijheid wat verre drijven, en dan 
een leewerik die vliest en zingt en in zijne rust wordt 
gestoord — vliesgen en tevens zingen kan toch geen rus- 
ten zijn. 

Gieren (vautours), zijn ten onzent niet. Somtijds kan 
men er een sperwer (épervier) zien. Zulk een roofvogel 
kan toeschieten, maar niet bespringen. Zijne klauw kan 
de borst van den leeuwerik verscheuren, maar niet door- 
boren. 


140 EENIGE WOORDEN OVER LEO DEWULF 





Bij de ontleding van bijna elk dichtstuk zouden wi] 
zulke opmerkingen kunnen herhalen. Hetgeen bewijst dat, 
niettegenstaande onloochenbaren natuurlijken aanleg, 
Dewulf de gelegenheid en den tijd niet gehad heeft 
zijn talent tot rijpheid te brengen en zijnen smaak te 
louteren. 

Gedichtjes als « aan cene blinde vinh » waarin de 
dichter de stelling belichaamt kwaad loonen met goed, zin 
een bewijs dat in den politie-commissaris een dichterlijk 
gemoed klopte dat, na het prozaïke proces-verbaal voor 
den broode geschreven, hi] ’s avonds zich gelukkig ge- 
voelde de vleugelen eens open te slaan en den geest in 
hooger en reiner sferen te laten zweven. 

De tweede bundel, in 1860 bij Dierickx-Beke uitge- 
geven, vertoont aanstonds veel vordering in de vers- 
bouwkunde. In den eersten bundel, bij Van Velsen van 
de pers gekomen, stuit men dikwijls op harde versregels, 
op verlammende stoplappen, op stroeven vorm; in den 
tweeden is de vorm gesmijdiger en vloeiender geworden, 
de dichter heeft meer taalgevoel verkreger, hij streeft meer 
naar welluidendheid, houdt de pen met vaste hand en 
stelt zichzelven hooger eischen. Was de eerste bundel 
een bonte tuil van allerlei bloemen, geplukt waar de 
dichter ze toevallig vond, de tweede is uitsluitend een 
fabelverzameling, en zooals Dewulf, die vader geworden 
is, in zijn laatste stukje zegt, geschreven om de jeugd 
het nuttige en deugdzame te doen verkiezen boven het 
oogverblindende klatergoud. 

Overal in den dichterarbeid van Dewulf is de invloed 
te bespeuren van Helmers, Tollens, Ledeganck, Van 
Duyse, Van Ryswyck, de gevierde dichters van zijnen 
td. Hij heeft ze genoten, ze in zich opgenomen en zich 
dan op hunne stappen gewaagd. Het is minder zijn 
eigen gevoel, zijn eigen denken, zijn eigen beschouwen 
van menschen en zaken, die hij weërgeeft, dan wel een 


EENIGE WOORDEN OVER LEO DEWULF IA4I 





naklank van wat reeds door anderen voor hem werd 
gezeid. Verder dan de leerschool is Dewulf niet gegaan, 
een meester is hi] nooït geworden, oorspronkelijkheid, 
noch in vorm, noch in gedachten, is bij hem niet te ont- 
dekken. Hij zocht zijne indrukken in de wereld buiten 
hem, maar begreep niet dat er stormen kunnen woeden 
in het menschelijk hart; dat hy een groot dichter is, die 
met het ontleedmes in de hand, het menschelijk hart 
aandurft, om er de verborgenste vezeltjes van bloot te 
leggen en er de kiem op te zoeken van driften, die tot 
daden zullen uitgroeien. En nochtans, hoe buitengewoon 
voordeelig was hi] geplaatst, die politie commissaris- 
dichter, wien talrijke familiegeheimen werden blootge- 
legd, die dagelijks de zedelijke wonden kon peilen van 
‘s menschen zwakheden, wien het gegund was in het 
geheime leven te lezen als in een open boek. 

Niets van dit alles, en nochtans daar moest, met wat 
meer meesterschap over taal en vorm, de oorspronkelijk- 
heid liggen van Dewulfs talent. Hij zweefde in dichter- 
droomen, maar zag niets van hetgene er rond hem omging. 
Zou het dan waar zijn dat men eindigt met geen belang 
te hechten aan wat men dagelijks ziet en, wat meer is : 
van ambtswege verplicht is te zien; en dat men zich 
niet eens afvraagt of dit alledaagsche niet voor anderen 
allerbelangrijkst zou kunnen worden, gelouterd en gewij- 
zigd door een dichterlijk gestemden geest? 

Exempla trahunt. Ik ben zeker U allen te doen glim- 
lachen met te vertellen dat bij de getrouwe bedienden 
welke Dewulf bij zich had om den nogal belangrijken 
handel der wachtzaal in vertrouwen te doen gaan, hi] 
had weten de liefde tot den verzenbouw te ontsteken en 
buiten eenige simpele rimtjes van die dichterschoo!l, 
vinden wij in het Nederlandsch Shnversmagaziyn van rond 
1875, en in de bladen van de drukkerij Van Mol, van 
Mechelen, Lier en Gheel, wekelijks in verzen de oplos- 


142 EENIGE WOORDEN OVER LEO DEWULF 





singen verschenen van de raadsels welke deze bladen 
aan hunne lezers te vinden gaven en waaronder de 
schrijvers fier de firma van het buffet lieten prijken. 
Wij willen dan de verdiensten van Dewulf als dichter 
niet overschatten; in de letterkundige geschiedenis van 
den Nederlandschen stam is geene plaats voor dichters 
van derden rang; maar wij oordeelen dat de naam van 
Dewulf niet onopgemerkt zal voorbijgaan voor wie het 
later zal ondernemen het overzicht te schrijven van het 
kunstleven te Mechelen. De noodige stukken vergaren, 
nu het nog tijd is, om Dewulf’s naam bij dit overzicht tot 
zijn volle recht te laten komen, dat was ons eenig doel. 


D' R. ANDRIES. 








BÉAIVRE" DES "APPRENFIS 


DE LA 


Corporation des Peintres & des Sculpteurs 


À MALINES 


+ LLES sont nombreuses encore, les œuvres d’art 
ST que jusqu'ici on a en vain cherché à attribuer 
à ve à leurs auteurs véritables. La comparaison de 
celles-ci avec celles d'artistes connus a bien 
produit des résultats sérieux; la critique bien comprise, 
exercée avec le discernement qui a eu des conséquences 
si importantes dans le domaine de l’histoire, n’en est 
pius à sa première victoire. Cependant, une certitude 
complète ne peut être obtenue qu'avec preuves et docu- 
ments à l'appui, puisés à des sources non suspectes et 
sûres, à trouver surtout dans nos archives et ailleurs 
aussi, partout enfin où l’on peut espérer glaner des 
renseignements, quelque peu importants qu’ils puissent 
paraître à première vue. 

Il a fallu quelque temps avant que l'on se décidât à 
s'engager dans cette voie. On se bornait le plus souvent 
à payer un juste tribut d’admiration au mérite de 
l'œuvre, à en exalter les qualités maîtresses, même à 
l'attribuer, souvent assez légèrement, à tel ou tel artiste 


CASE 





144 LE LIVRE DES APPRENTIS 





dont la renommée universelle n'avait certes nul besoin 
d'un nouvel écho pour proclamer la gloire. Et l’on 
oubliait qu'il y avait autre chose à faire, qu'il y avait 
un devoir de justice à remplir vis-à-vis d’un autre, 
inconnu et ignoré celui-là, qui avait droit aussi à sa part 
de la gloire trop généreusement distribuée à autrui. 

On a convié les dilettante et les professionnels à des 
manifestations artistiques que l’histoire contemporaine 
pourra enregistrer avec un légitime orgueil; on a réuni 
l'œuvre d’un Van Dyck, d’un Rembrandt, d’un Frans 
Hals et d’autres, en un magnifique et luxuriant faisceau 
de merveilles artistiques. On a pu ainsi apprécier les 
phases si diverses et si intéressantes de leur talent 
transcendant. Cependant on a fait mieux. L'exposition 
des Primitifs à Bruges, dont le souvenir ne s’effacera 
pas de si tôt de la mémoire de tous ceux qui ont pu en 
admirer les trésors, dispersés en d’autres temps, a été 
l’apothéose de quantités de nos maîtres flamands déjà 
connus, en même temps que celle d’autres dont le nom 
et la personnalité restent encore une énigme. Là aussi 
la comparaison a permis d'identifier bien des chefs- 
d'œuvre, et l’on a provoqué des recherches, qui ne tarde- 
ront pas à assurer à ces inconnus d'hier, un rang hono- 
rable parmi leur confrères, plus heureusement partagés 
dans l'estime et l’admiration publiques. 

Ces considérations, pour générales qu'elles soient, 
trouvent cependant à s'appliquer à nos artistes malinois 
du passé. Sans doute, un grand nombre d’entre eux sont 
favorablement connus et appréciés; mais, pour quelques- 
uns qui sont privilégiés, 1l y en a d’autres qui souffrent 
de l'oubli, et qui n’auront qu’à gagner à la publication 
de documents révélateurs de leur nom trop longtemps 
ignoré. 

Comme nous le disions plus haut, tout renseignement, 
quelque modeste qu'il soit, peut avoir son importance, 


DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 145 





et c'est pourquoi, et bien plus encore parceque les 
archives de notre corporation artistique locale ont disparu 
ou sont inaccessibles, que nous voudrions marquer la 
juste importance d’un recueil qui comprend, à côté des 
noms des apprentis, ceux des maîtres qui les ont initiés 
atlartdans lequel, plusitard peut-être, ils ont à leur 
tour cueilli des lauriers. 

Avant d'entrer dans de plus longs développements à 
ce sujet, nous voudrions résumer ce qui a été fait avant 
nous dans le domaine de l’histoire artistique de Malines, 
et succintement rappeler le souvenir-de ceux quiont déjà 
contribué à la faire connaître et à en signaler l’impor- 
tance grande qu'on lui accorde dans l’histoire générale de 
l'art dans nos provinces. 

Notre intention n'est pas de nous occuper des mono- 
graphies d'artistes malinois qui ont trouvé l'hospitalité 
dans des revues et autres publications de l'espèce, ni de 
de celles publiées isolément par leurs auteurs. Non pas 
que nous dédaignions ces études très consciencieuses et 
dignes d'intérêt en raison même de leur spécialisation ; 
mais nous préférons émettre quelques réflexions à propos 
des rares travaux d'ensemble qui ont paru sur la matière 
et sur leurs auteurs. 

Abstraction faite des renseignements fournis par des 
archives publiques ou privées, nous devons le plus grand 
nombre de ceux qui nous ont permis de connaître la 
plupart des artistes malinois, à Egide-foseph Smeyers, 
artiste lui-même et non sans mérite. 

Il était bien placé pour ne pas ignorer les faits et 
gestes de ses confrères en art. De son vivant, la corpo- 
ration des peintres et des sculpteurs, si elle ne jouissait 
plus de sa situation florissante d'autrefois, existait quand 
même; elle possédait encore ses archives, ses règlements 
souvent modifiés, tous les témoins de son passé, éléments 
indispensables pour faire revivre ses origines, son déve- 


140 LE LIVRE DES APPRENTIS 





loppement graduel et les autres vicissitudes de son 
histoire. 

Loin de se borner à ce qui, au point de vue de 
l'histoire de l’art et de ses disciples, était d’un intérêt 
purement local, Smeyers élargissait le cercle de ses 
recherches, et recueillait ainsi une ample moisson de 
renseignements que ne dédaignaient pas de mettre à 
profit les auteurs, ses contemporains. Descamps, entre 
autres, eut maintes fois recours à notre concitoyen. Une 
lettre publiée par M. Emmanuel Neeffs dans la biogra- 
phie de Smeyers — à laquelle nous renvoyons pour de 
plus amples renseignements — prouve en quelle haute 
estime le tenait l’auteur du « Voyage pittoresque dans la 
Flandre et le Brabant ». 

Il convient aussi de tenir compte de la longévité plus 
qu'ordinaire de notre artiste : né en 1694, 1l mourut en 
1771, presque octogénaire, dans un état voisin de la 
misère, à l'hôpital Notre-Dame. Le billet de faire part, 
que nous croyons inédit, distribué à cette occasion, est 
concu en Cesitermes 


Wort uyt liefde gerecommandeert in de gebeden der catholijcke 
christene geloovigen de ziele van Ægidius Josephus Smeyers, in sijn 
leven vermaerden historie schilder, sone van /acobus, const-schilder, 
ende van Catharina Capelmans, gedoopt binnen Mechelen in S. Cat- 
lijnen den sesden Augustus sesthien hondert-vier-en-negentigh, 
overleden (bericht synde met de Heylige Sacramenten der H. Kercke) 
den elfsten April des avonts omtrent negen uren van desen jaere 
1700 een en seventich; wiens Lijckdienst gedaen sal worden op 
Sondagh den 14 April ten 9 ure in de kercke van het Gasthuys van 


Onze Lieve Vrouwe over d: Deyle. 
Requiescat in Pace. 


Fils et petit-fils d'artistes, qui avaient fait leurs 
premières armes dans la corporation où lui-même avait 
fait les siennes, il naquit à temps pour être témoin 
des derniers beaux jours de cette corporation, ou au 


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G. D. de Azevedo, d’après un dessin de A. Van den Eynde 


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DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 147 





moins, pour recueillir de la bouche de ses proches les 
traditions d'éclat et de gloire qu’elle avait eus dans les 
siècles précédents. Il vécut assez longtemps pour assister 
à son déclin, et il put utiliser, au grand avantage de ses 
goûts et penchants personnels, les archives, que le temps 
et les hommes n'avaient pas encore dispersées. 

Nous avons donc plus que des présomptions pour 
ajouter foi à l’œuvre historique d'Egide-[oseph Smeyers, 
ou au moins à cette partie de son œuvre qui nous est 
parvenue par bribes et morceaux, ou grâce à l’usage qu’en 
ont fait ses contemporains d’abord, les auteurs modernes 
ensuite. 

Parmi les contemporains de Smeyers qui ont mis à 
profit les renseignements recueillis par lui sur nos 
artistes, 1l convient de citer Azevedo, de Maeyer, et Ryme- 
ans. 

Le premier n'est pas un inconnu pour nous. Sa 
chronique de Malines est une mine féconde de dates et 
de faits, à laquelle on puise toujours avec fruit. Plus que 
jamais l’importance de cette publication est appréciée, et 
elle a valu à son auteur une réputation qui a franchi 
les limites étroites de sa ville natale. Feu le bibliophile 
Aug. De Bruyne avait continué cette chronique inache- 
vée, en utilisant le manuscrit d'Azevedo. Cette suite a 
figuré en annexe aux almanachs de la société littéraire 
« La Pivoine » des années 186+r et 62, et à son tour elle 
attend qu’elle soit reprise et menée à bonne fin. 

Azevedo naquit le 4 août 1712, et il mourut le 22 
février 1782 (1). Il a connu Smeyers et a eu avec lui des 
relations d'amitié. Aïnsi il à pu recueillir de sa bouche 


(1) Gérard-Dominique de Azevedo-Continho-Y.-Bernal, historien et chro- 
niqueur, fut chanoine et prévôt de l’église Notre-Dame au delà de la Dyle, 
(voir PIRON, Levensbeschrijuing, enz.; GoErHaLs, Lectures relatives à Histoire des 
Sciences, des Arts et des Lettres en Belgique, t. 1, p. 247; Baron pe Sr-GÉNois, 
Biographie Nationale, t. I, p. 595). 


148 LE LIVRE DES APPRENTIS 





quantité de renseignements utiles, qu’il a transcrits dans 
un Cahier manuscrit appartenant aujourd’hui à notre 
confrère M. François De Blauw. Au dos du volume est 
collée une étiquette qui porte : de Azevedo, schldcrs van 
Mechelen. Le contenu n'est pas exclusivement consacré à 
des artistes malinois. Il y a, de plus, des extraits d’ar- 
chives de corporations et de gildes, relatives aux dépenses 
faites par celles-ci pour l'acquisition d'œuvres d'art; il y 
a ensuite des notes sur des concitoyens de l’auteur, et 
des monographies d'artistes étrangers et de grande 
réputation, tels que Otto Vénius, David Teniers, 
Jacques d'Artois, Adrien Brauwer, etc. En outre, il 
signale les œuvres d'art existant de son temps dans les 
églises et autres établissements religieux des villages 
voisins. [l a toujours soin de citer Smeyers toutes les 
fois que c’est de lui qu'il tient les notes qu'il transcrit. 

Un second manuscrit a pour auteur Grégoire de Maeyer, 
dont l’état-civil et la situation sociale nous sont malheu- 
reusement inconnus. Nous savons de lui qu'il n’a pas 
limité ses recherches aux artistes malinois: car nous 
trouvons son nom fréquemment cité avec celui de 
Kymenans, dans le volumineux recueil d’annotations, 
bien connu sous le nom de Chronologische algemeynen aan- 
wyzer, rassemblées par feu l’archiviste Gyseleers-Thys. 

Le manuscrit de de Maeyer a été acquis par la Ville 
à la vente de la bibliothèque de feu M. Delafaille, et il 
est intitulé comme suit 


Catalogue 
ofle 
Naemlyst der Konstschiders 
ende 
Beeldhouwers gebortig der 
stad 
Mechelen. 


DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 149 





Met eenige aenteekemingen hun aengaende 
Byeen vergaedert ut de annotatiën van 


Wuylent D'Heer Greg. de Maeyer. 
À la 2° page se trouve la note suivante : 


_ Dese heeft ditto heer het meeste deel gehoort uyt Smeyers, 
andere heejft hy aengetechent uyt bochen dees aengaende schry- 
vende als uyt het gulde cabinet van C. de Bie, Van Mander, etc. 
gelyk 1n den volgende catalogue te sien 15. 
Het meeste deel van dese annotatièn waeren geschreven 1n 
het leven van Ægidius Fosephus Smeyers het welk oorsaek 1s 
dat de dood van desen 1n deselve met en word aengeteckent. 


Enfin, à la page suivante figure la table des noms 
cités dans le manuscrit et les sources où l’auteur a puisé. 
Arceldérnier point de vue, nous croyons utile de la 
transcrire. 


Sebastiaen Van Aken. 
B 


Melchior Brattauw (catalogue raisonné de tableaux, desseins ct 
estampes, étc., par P. Remy, à Paris 1757, fol. 74). 

Gregorius Beerings (Van Mander fol. 145v° druck van 1618). 

Gregorius Beerings den jongen. 

Carel Emmanuel Biset (de Bie 518. Joffroy 75). 

28 Biset (Campo Weyerman). 

…. Bockstuyns. 

Hans Bol (Van Mander, fol. 177. Joff. 73). 


Π


Alexander Colin (mémoires de Pôllnitz, tom. 2 de l'an 1735, fol. 


210172) 
Joannes Cauthals. 


150 LE LIVRE DES APPRENTIS 





J. Coxie den jongen (Joff. 75). 

J. Coxie den ouden. 

ve Coxie broeder van Jan den jongen (lettre à un amateur de la 
peinture avec des éclaircissements. Dresde 1755). 

Michel Coxi (Joff. 72. Van Mand. 175v° en 176). 

Desen Michiel Coxie heeft geschildert eenige stukken tot Roomen 
in de kerke van Maria del Anima. 

Raphael Coxie. 

Frans Crabbe (Van Mand. fol. r49. Meghels berigt 1783, 416). 


5 
Cornelis Enghelrams (Van Mand. f. 149). 
F 


Lucas Fayd’herbe (Bie s00. Joff. 74). 

Lucas Fransoys den jongen (Bie 374. Joff. 74) hij heeft geëtst 
eenen kersnaght naer Van Dyck waer op synen naem staet. 

Lucas Fransoys den ouden (Bie 152. Joff. 73). 

Peeter Fransoys (Bie 152 en 153. Joff. 73). 


G 


dre de Graef. 
H 


…. Van Hesen, beeldthouwer, discipel van Lucas Fayd’herbe. 
sa Hegret. 

Hendrick Herregouts. 

Jacob de Hornes (Jof. 76). 


J 
Daniel Janssens (Joff. 76). 

Ë 
LR Langemans. 

M 


Maurus Moreels. 


DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES TON 





P 
ms de Paep. 
Rombaut, Pauly 
LA Le Pla. 

R 
eu Ridel. 

S 
… de la Saive. 
Schillemans. 


Hans Snellinck (Van Mand. f. 208 v°. Haubraken, 1° deel. f. 35). 
Aegidius Smeyers. 

Aegidius Josephus Smevers. 

Jacq. Smeyers. 

“Slonts: 

ce Van den Steen. 


T 


Anna Maria Van Thielen (Bie 347). 

Franchoise Catharina Van Thielen (Bie 347). 

Jean Philippe Van Thielen (Bie 345, 346. Jofir. 74). 
Maria Theresia Van Thielen (Bie 343). 


V 


Lucas Van Valkenborg (Van Mand. 177. Joff 72 en 53). 
Merten Van Valkenborg (Van Mand. 177. Joff. 72 en 7;). 
Niclaes Van der Veken (Joff. 75). 

Frans Verbeeck (Van Mand. f. 1,9). 

PR Verhaegen, beeldhouwer, discipel van Plumier. 
Joannes Verhoeven. 

Merten Verhoeven. 

David Vinkebooms (Van M. 212. Jof. 73). 


W 
LR Wincelhoven, portrait schilder is gereyst naer Englandt alwaer 


hy gestorven is. 
po Wincelhoven schilderde landtschappen is discipel.… 


152 LE LIVRE DES APPRENTIS 





Catalogue van de schilders, dewelke in den voorgaende niet en 
staen, waervan de bygevoegde fragmenten handelen. 


Christiaen en hendrick Paludaen. 

Willem Paludaen, syn broeder. 

Michiel Cocksien, misschien Machiel Coxie, waervan in de voor- 
gaende 

ne Roostere. 

Dese naervolgende uyt Das Vies des peintres. 

N. Frans, AD elen 

Vincent Cod 

Frans Hals. 

Jacques de Poindre. 

Pierre Stevens. 

Louis Tolput. 

Marc Willems. 


Indépendamment des auteurs cités dans cette table, 
Mayer a également mis Smeyers à contribution. 

Une copie de son manuscrit a été faite par Schellens et 
celle-ci appartient aussi à M. Fr. De Blauw. 

Le grefñer, ?.-B. Rymenans, n'est pas non plus un 
inconnu pour les archéologues malinois. Né à Diest, le 
19 novembre 1748, et décédé à Malines, le 25 octobre 
1840, 1l fut contemporain de Smeyers (1). Nous verrons 


(1) Une courte notice biographique a été consacrée à J.-B. Rymenans, 
par PiroN, dans ses A/gemeene levensbeschrijving der mannen en vrouwen van 
Belgién. 11 y est dit que Rymenans fut membre secrétaire de la commission 
médicale locale et Greffer de la Justice de Paix du canton nord de Malines. 
Il fut poète flamand à ses heures et non sans mérite. 

À ces quelques ligues nous tenons à ajouter les renseignements suivants 
que fournit SCHELLENS, dans sa Mechelsche Chronycke, ms. (passim). Il en 
ressort que Rymenans, en raison de ses aptitudes et de ses connaissances, 
fut recherché pour occuper des fonctions publiques; que bien malgré lui, 
sans doute, il les accepta, et qu’en général il y fournit peu longue car- 
rière, préférant peut-être son officine de pharmacien, la littérature et les 
recherches historiques concernant sa ville d'adoption aux préoccupations 
administratives ou bureaucratiques. Il ne fit exception que pour ses fonc- 
tions de Greffier de la Justice de paix, qu’il occupa pendant environ un 
demi-siècle, c’est-à-dire jusqu’à sa mort. 





J.-B. Rymenans, d'après une lithographie 








DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 123 


- 








plus loin pour quelle part il a contribué à faire connaître 
les artistes, ses concitoyens. 

Pestrésultats des recherches de Smeyers et. de ses 
continuateurs ne furent jamais publiés, et 1l appartenait 
au, xix° siècle de nous les faire connaître, par l'organe 
de feu EmmanuEL NEezrrs (1). Son /Zistoire de la Peinture 
et de la Sculpture à Malines est bien connue et appréciée 
à sa juste valeur. M. Neeffs avait à sa disposition une 
bibliothèque bien fournie, riche surtout en documents 
intéressant sa ville natale. De plus, larchiviste d'alors, 
M. Van Doren, inaugurant la serviabilité et la bonne 
grâce de tradition depuis lors parmi ses successeurs, lui 
fournit maint renseignement précieux pour ce vaste 


Rymenans, natif de Lierre, épousa à Malines, le 5 avril 1795, Barbe Van 
den Nest. En juin 1700, il fut désigné comme secrétaire de la Gilde Malinoise 
«den ouden boog ». Sous le régime français, on le nomma, en septembre 
1794, comme membre du « Comité de surveillance ». Ces fonctions il les 
déclina, en faisant valoir ses nombreuses occupations et les soins à donner 
à une nombreuse famille. On n'insista donc pas davantage. Au mois de 
décembre de la même année, on revint à la charge. Le sieur Bertrand 
ayant eu une discussion au sein du « Comité de Secours » avec un de ses 
collègues, Joffroy, au sujet d’un projet présenté par celui-ci, fut invité à 
se retirer. Rymenans le remplaça et devint ainsi greffier de ce Comité. En 
janvier 1795, on eut recours à son talent littéraire, en l’invitant à traduire 
en flamand le compte-rendu de la séance de la Convention nationale du 
28 décembre 1704, destiné à l'impression. Cette même année il fit partie de 
la municipalité et installé comme tel. Toutefois, à la fin du mois de janvier 
de l’année suivante, il se retira et il devint Greffer du Juge de paix Oli- 
vier. En 1796, on voulut le nommer aux fonctiors de Juge, pour partager, 
avec Olivier, la Justice de paix des deux cantons de la ville. Il refusa. 
Nommé taxateur des contributions le 18 août 1700, il se retira le 20; nom- 
mé au bureau de l’état-civil le 15 février 1814, en remplacement du sieur 
Adr. Verreth, il céda la place à celui-ci le 15 octobre suivant. Enfin, le 
7 janvier 1810, il fut nommé inspecteur de l'Hôpital civil, fonctions plus 
compatibles avec celles dont il avait fait sa carrière. Il mourut en 1840 (Sa 
femme, née le 3 février 1755, était morte le 13 avril 1815). 

(1) Né à Malines, le 13 septembre 1841, décédé Bourgmestre de Bonhey- 
den, le 26 janvier 1879 (Voir la notice biographique que nous avons publié 
sur lui dans la 2° édition des Tableaux, Sculptures et objets d'Art, conservés dans 
les édifices religieux et civils de Malines; De Vlaamsche school, n° 25, p. 57; Le 
Messager des Sciences historiques, 1870, p. 496; et la Biographie Nationale, t. XV, 
p. 540). 

12 


154 LE LIVRE DES APPRENTIS 





travail. M. Neeffs signale souvent les sources auxquelles 
il a puisé, quoique, à notre avis, il ne met pas suffisam- 
ment en relief combien lui furent utiles les recherches 
de Smeyers. Abstraction faite des nombreux détails 
inédits, puisés dans les documents, et de quelques autres 
empruntés à un manuscrit de De Bruyne, le travail de 
M. Neeffs n’est très souvent qu’une variante des notes 
de Smeyers, arrangées et mises en ordre par Azevedo 
et de Maeyer. Toutefois, loin de vouloir diminuer le 
mérite de sa publication, nous devons, au contraire, 
constater que cette partie de son travail ne fait pas trop 
mauvaise figure à côté de la partie documentée. 

Si M. Neeffs avait eu en sa possession le manuscrit 
que nous analysons plus loin, il aurait pu produire une 
œuvre bien plus riche encore en renseignements de toute 
nature, véritable monument élevé à la mémoire des 
artistes malinois, ses concitoyens de jadis. 

Compléter, et au besoin rectifier le travail de M. Neefñfs 
là où des recherches ultérieures ont pu modifier les faits 
tels qu'ils étaient connus de son temps, telle est notre 
intention, sans toutefois vouloir être assez téméraire 
pour supposer un seul instant qu’à son tour un autre ne 
viendra, après nous, apporter sa part de renseignements 
utiles et intéressants. Nous ne faisons aujourd’hui que 
nous engager dans cette voie, dont ces pages constituent 
la première étape. 


Le manuscrit dont nous nous occupons appartient aux 
archives de Malines, et il a été acquis à la vente de feu 
M. Delafaille. 

C'est une copie faite par Smeyers et complétée par 
Rymenans, du livre des apprentis de la Corporation 
des Peintres et des Sculpteurs, du milieu du xvi‘ jusqu’à 
la fin du xvrr° siècle. 

Ce cahier, d'une quarantaine de feuillets, ne décèle 





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DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 15 





aucun apprêt. Smeyers a employé le blanc du papier de 
la correspondance qu'il recevait; ce sont des lettres de 
son cousin Cappellemans, de Bruxelles, de l’année 1729 
et suivantes, et quelques-unes portent encore son adresse : 
Monsieur Smeyers paintre dans la rue du poyvre à Malines. 
Rymenans à fait de même : il a écrit au verso des pages 
de sa correspondance, et son adresse s’y trouve aussi : 
Mynheer Ÿ. B. Rymenans, ten huyze van d'Heer Mertens, 
Meester apotheker omtrent de coren Merckt tot Mechelen. 

L'origine du manuscrit ne saurait donc être mise en 
doute (1). Les apprentis y sont inscrits par ordre alpha- 
bétique des prénoms; la profession à laquelle ils se 
destinent, le maître qui les reçoit, la date à laquelle ils 
ont commencé l'apprentissage, et la redevance payée de ce 
chef sont mentionnés ensuite. Çà et là, une note rappelle 
les conditions d'admission ou toute autre particularité 
y relative. À côté de chaque nom d’apprenti, Rymenans 
a écrit les noms des doyens alors en fonction. 

À la fin du recueil, Smeyers indique la date d'entrée 
dans la corporation des artistes les plus connus et le 
droit payé par chacun d’eux. Il termine en mentionnant 
que les extraits ont été pris du livre de la corporation 
et d’autres originaux (2). 

Rymenans y a Joint une table alphabétique des noms, 
que M. Delafaille a fait suivre d'addendas, renfermant 
ceux qui avaient échappé à l’auteur précédent. 

En fait de renseignements précieux fournis par ce 


(1) À la page 416 du Wekelijhs berichi voor de Provincie van Mechelen, de l'année 
1783, nous trouvons un nouveau témoignage en faveur de la foi à ajouter à 
la copie du livre des apprentis dont nous nous occupons. Il est dit dans 
une note au bas de la page, que le plus ancien apprenti inscrit dans le livre 
susdit était : Erasmus van den Wouwer, à la date du 18 juillet 1538. Ainsi que 
le lecteur pourra s’en convaincre, cette allégation se vérifie dans la copie 
que nous publions. 

(2) Ne nous occupant dans le présent travail que des apprentis, nous 
utiliserons ces notes ultérieurement. 


156 LE LIVRE DES APPRENTIS 





manuscrit, il faut signaler : le nom des aspirants 
peintres, sculpteurs et orfèvres, la liste des maîtres et 
celle des doyens de la corporation, pendant les 150 
années qu'il embrasse. Il sera donc inutile de nous 
étendre davantage sur l'importance qu'il présente au 
point de vue de l’histoire de l’art à Malines. 


L'histoire de la Corporation a été écrite par M. Neeffs. 
Nous nous bornons à la résumer, en la faisant suivre de 
certaines particularités que nous révèle le livre des 
apprentis. 

L'existence de la Corporation de St-Luc à Malines 
comprend trois phases principales. La première se 
distingue par l'aspiration constante vers l'autonomie; 
une période de prospérité caractérise la seconde; et la 
troisième est marquée par le déclin que précipite un 
esprit d’intransigeance, dont s’'accomodait mal l’art, libre 
dans son essence. | 

Les faits saillants sont rares dans cette histoire. En 
tant que corporation, l'existence se déroule plus ou 
moins banale. Elle est comprise dans quelques lignes 
et peu de dates. 

Au début, tout ce qui de près ou de loin avait quelque 
rapport avec l’art, se confondait parmi les éléments de 
corporations plus importantes, et l'artiste ne jouissait 
guère de plus de considération que l'artisan. Les peintres 
étaient compris parmi les menuisiers, et les sculpteurs 
parmi les maçons. 

Cependant, avec le temps, l’art de la décoration peinte 
ou sculptée s'émancipa de la tutelle de la grande con- 
struction, et tendit à se mettre davantage à la portée du 
spectateur; le tableau de chevalet se substitua à la 
fresque, les images et les figurines sculptées ornèrent les 
oratoires privés et les intérieurs pittoresques de l’habita- 
tion. Une considération progressive s'attacha au créateur 





: | 
: 
D 
| 
| 1 
| 5 








Em. Neeffs, d’après une lithographie de FI. Van 


150 


le) 


DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 197 





de ces petites merveilles, et cette faveur croissante fut 
mise à profit par la collectivité, qui réclama et finit par 
conquérir son autonomie et son indépendance. 

Pour les artistes malinois, ce moment ardemment 
désiré et non moins tenacement poursuivi, se place à 
une date qui coïncide, à quelques années près, avec la 
période où l’art flamand, avec les Van Eyck et leurs 
disciples, s'affirme personnel et vivace. 

La première trace d’un corps constitué de peintres 
est à trouver dans une décision du magistrat du 28 août 
1430, tranchant un différend qui s'était élevé entre les 
jurés des peintres et ceux des maçons, qui se disputaient 
la juridiction dont ressortaient les verriers. S'inspirant 
d'une ordonnance du 3 avril 14209, le magistrat donna 
gain de cause aux maçons. 

Les comptes de la Ville viennent à leur tour apporter 
leur témoignage, et ensuite les faits suivants qui, classés 
par ordre de dates, constituent les éléments de la phase 
première de l'existence de la Corporation. 

Le 16 octobre 1443, les Franciscains s'engagent à 
célébrer annuellement, le jour de la St-Luc, une messe 
en l'honneur du patron des peintres et anniversaire de 
Jean van Battele, peintre, ami et bienfaiteur du couvent. 
— En 1479, des artistes fondent à St-Rombaut, à l'autel 
de St-Jean-Baptiste, un service pour le repos de l’âme 
d’un confrère, Jean de Hellaer, et de son épouse. — En 
1515, Jean de Mabuse peint un chef-d'œuvre pour l'autel 
de la Corporation, Sé-Luc peignant la Vierge, dépouille 
opime que lParchiduc Matthias lui ravit et transporta à 
Prague lors des troubles du xvi‘ siècle (1). Ceux-ci ayant 


(1) Dans un manuscrit (ancien n° 1906), conservé aux archives de Malines 
(qui nous paraît être de la main de Azevedo), renfermant les déclarations 
d'objets enlevés lors du pillage de la Ville, en 1572, nous lisons ce qui suit : 

« 39a Declaratio de opificio pictorum. 

» Verloren ten huyse van Machgieel de Bruynere in de catlyne strate, in 


158 LE LIVRE DES APPRENTIS 





pris fin, la Corporation des peintres fut autorisée à 
établir son autel à l’église Ste-Catherine; plus tard, il 
reprit sa place première dans l’église St-Rombaut. Un 
nouveau tableau fut commandé à Abraham Janssens, qui 
exécuta le triptyque qui nous est conservé. — En 1541, 
les sculpteurs se réunissent aux peintres; des rolle ou 
règlements leur sont accordés. — Enfin, en 1564, un 
nouveau règlement, définitif cette fois, est arrêté; on y 
rappelle les accords réciproques intervenus le 3 avril 
1541, entre les peintres, les sculpteurs et les menui- 
siers, et le "février. 1543 Ventre lesPsculptémrsmetales 
maçons. 

La Corporation fut enfin établie sur des bases solides; 
elle vécut quelques années de prospérité, pendant les- 
quelles, comme les peuples heureux felle#n'eut#pas 
d'histoire. En fait d'événements, on ne trouve à signaler 
que ce qui suit : le 26 septembre 1600, les francs-maîtres 
sont autorisés à recevoir un deuxième apprenti. Le 
nombre de ces derniers augmentant, on éleva la rétri- 
bution d'entrée, par ordonnance du 9 octobre 1606. 
Néanmoins, par décision du 3 janvier 1611, on permit 
d'accueillir comme tels et dans tous les cas les orphe- 
lins et les enfants trouvés. Enfin, le 19 mars 1618, 
les orfèvres viennent s’adjoindre aux peintres et aux 
sculpteurs. 

Tout jusqu'alors souriait à la Corporation. De par 
ses prérogatives, elle régnait en maîtresse absolue sur la 
production des œuvres d'art, et elle pouvait ne pas tolérer 
qu'on lui fit la concurrence. Malheureusement, cette 
dernière se produisit en la personne des marchands de 


den eersten een coercappet een albe en eenen overrock — en noch isser 
ghenomen het pellen (drap mortuaire, poële) van den scielders ambachte — 
noch wel dry pont in gelde dat den altaer touhoort van sinte Luyckas 
altaer toubehoort en noch ses gulden die te jan fermans ghenomen is, 
daer hy het was mede betaelt soude hebben. » 


DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 159 











tableaux, profession qui alors déjà paraissait à d’aucuns 
comme très lucrative; ces industriels se permirent de 
marcher sur les brisées de l’Association toute puissante 
encore. De là, réclamation de se produire, favorable- 
ment accueillie par le magistrat, qui permit d'appliquer 
une amende de 25 florins au contrevenant. De plus, les 
doyens furent autorisés à pratiquer des visites domi- 
ciliaires, les échevins préalablement connus, chez toute 
personne suspecte de trafiquer d'œuvres d’art, et qui ne 
pourrait pas exciper d’une patente de franc-maître. Cette 
ordonnance date de 1610. 

Les ressources de la Corporation semblent aussi ne 
plus avoir été aussi abondantes, et elles. nécessitèrent 
une série d'ordonnances destinées à y porter remède. 
Une première, du 18 janvier 1627, décida que pour un 
terme de 6 ans, le droit d'entrée serait porté à 28 florins 
pour les étrangers à la Gilde, et à 15 florins pour les fils 
de franc-maître. Une seconde, du 2) octobre 1635, 
rendue à la suite d’une nouvelle supplique, fixa ces taux 
à 40 florins pour les étrangers et à 25 pour les descendants 
au premier degré des francs-maîtres. 

Les années suivantes sont marquées par plus d’un 
incident, qui trahit les progrès constants de la concur- 
rence faite à la Corporation et la pénurie des revenus. 
Elle lutte désespérément pour l'existence, secondée dans 
ses efforts, et de façon plus ou moins heureuse, par le 
magistrat. 

C'est ainsi que, sur l'avis de la Corporation, celui-ci 
fit avorter une tentative, que le succès obtenu ailleurs 
devait encourager à se produire. Plusieurs des membres 
de la Corporation, et non des moins méritants, cherchèrent 
à affranchir l’art du coude à coude débilitant avec des 
comparses, que la requête ad hoc, présentée par Luc 
Fayd’herbe le vieux, Jean Fayd’herbe le jeune, Jean 
Van den Steen, Bouckstuyns, Eloy Bonnejonne, Huys- 


160 LE LIVRE DES APPRENTIS 





mans, Sonnemans, Sébastien Van Aken, Philippe de 
. Grave, Jean de Coxie et Ferdinand Saeyes, quali- 
fiaient de « stoffeerders, popmakers, cladders en andere 
winckelhoudende persoonen, directelyk tegen de natuer 
van remonstranten liberale conste ». Cette trop. juste 
sélection s’opérant, les promoteurs auraient érigé une 
Académie de dessin, dont les portes s’ouvriraient toutes 
larges à quiconque se serait senti animé du souffle de 
l'art. 

Cette initiative, disions-nous, fut mise à néant, etila 
fallu à peu ‘près: un siècle pourque cette idéerrepmte 
corps et s’affirma par une institution, qui elle-même déjà 
compte plus d’un siècle d'existence. Chose digne de 
remarque, un disciple de Rubens, qui fit honneur au 
maître, notre immortel {'ayd'herbe, chercha à débar- 
rasser l’art des entraves que lui mettait le régime cor- 
poratif d'alors, et il a été donné à Herreyns, le der- 
nier représentant de l’école du grand maître de l’art 
flamand, de réaliser le rêve caressé par nos artistes du 
xVHeSiècle. 

En 10670, parut une nouvelle ordonnance répressive 
de la concurrence des marchands de tableaux, brocan- 
teurs ou autres personnes étrangères à la Corporation, 
interprêtée plus favorablement encore et confirmée en 
1702 

Sous l'impulsion des idées nouvelles, ces ordonnances 
finissent par être trop peu efficaces pour permettre à la 
Corporation de résister aux assauts qu'on lui livrait. 
Les étrangers à la Corporation s'émancipent de plus en 
plus de sä tutelle déprimante, et elle finit par végéter 
misérablement jusqu’à la fin de l’ancien régime. | 

À côté d’elle se fondit et se développa l’Académie des 
Beaux-Arts, sous la direction éclairée de Herreyns, 
institution qui libérait des entraves d'antan l’art, dégé- 
néré il est vrai, de cette époque. 


DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES IOI 


— 





Telle est, esquissée à larges traits, l’histoire de la Cor- 
poration des peintres et sculpteurs à Malines, ainsi que 
M. Neeffs la retrace avec plus de développement dans 
son Histoire de la Peinture et de la Sculpture à Malines. 

Cependant, cet auteur ne donne que peu ou point de 
détails au sujet de la vie intime, de l’organisation inté- 
rieure de la Corporation. 

Il avait en sa possession, dit-il dans le premier cha- 
pitre de son ouvrage, les rolle ou règlements originaux, 
qui forment, avec quelques pièces détachées conservées 
aux archives, les seuls documents qui aient échappés à 
l'action destructive du temps et des hommes. L'auteur 
étant sobre en fait d’éclaircissements de l'espèce, et les 
possesseurs actuels du précieux manuscrit ne tolérant 
pas qu’un regard indiscret y soit jeté, force nous est de 
nous contenter du peu que M. Neeffs veut bien nous 
apprendre, et des quelques renseignements complémen- 
taires suivants que nous extrayons du livre des apprentis. 

Les apprentis formaient plusieurs catégories. La 
première comprenait les fils de maîtres et ceux quine 
l'étaient pas. Les premiers seuls étaient dispensés de 
payer la redevance d'apprentissage, qui s'élevait pour 
les autres, avant 1564, à 3 florins du Rhin et 2 sous. Cette 
somme fut portée, à partir de cette date, qui correspond 
à l'octroi de nouveaux règlements à la Corporation, à 
6 florins pour les aspirants peintres et sculpteurs, et à 
4 florins pour les apprentis orfèvres. 

Une deuxième catégorie d’apprentis comprenait ceux 
auxquels par charité on laissait faire l'apprentissage, 
c'est-à-dire ceux qui apprenaient, au moyen d’aumôûnes (op 
aelmoesen), les orphelins (putterijjongens, blauwjongens 
en royjongens), et enfin les enfants trouvés. 

La durée de l'apprentissage était de 4 ans. 

L’admission dans la Corporation, c’est-à-dire l’obten- 
tion de la maîtrise, avait lieu ensuite, après les épreuves 


162 LE LIVRE DES APPRENTIS 





d'usage. Alors encore était exigé le payement d’une rede- 
vance dont l'import a beaucoup varié. C’est ainsi que 
Smeyers nous apprend qu'Antoine Fayd'herbe paya 20 
florins, étant célibataire, en 1605. Daniel Fanssens, dans 
les mêmes conditions, paya 40 florins en 1660. Eloy 
Bonnejonne, en 1650, Ÿean Van den Steen, en 1670, facques 
Lepla, célibataire, en 1673, Yean Sloofs en 1684, payèrent 
autant. 

Michel Coxie, en 1698, ne paya rien, n'ayant pas 
d'enfants ; un autre Michel, en 1623, paya 6 florins 4 sous, 
étant fils de maître, comme le précédent. 

En 1628, V’alentyn Van Lantscroonne paya que 28 florins; 
en 1622, Guillaume De Paep, 22 florins, et Gerard van den 
Dale, la même année, 28 florins. 

Bref, quoique une somme fut fixée par les règlements, 
nous croyons qu'il y eut bien des cas où l’on dérogea à 
ces prescriptions, et que les entrées de faveur n'étaient 
pas bien rares. | 

Les doyens étaient élus et renouvelés au mois de 
septembre de chaque année. M. Neeffs a publié une 
liste des doyens, que nous reproduisons, en la complétant 
par tous les noms que nous avons pu extraire du livre 
des apprentis. C’est ainsi qu'il n'y a plus que de rares 
manquants pour tout le xvri° siècle. 

Nous ferons remarquer, que le plus souvent nous 
mentionnons les deux doyens de la première partie de 
chaque année, et les deux de la seconde. Nous obtenons 
ainsi quatre noms. Des fois il y en a davantage. 

Plutôt que de nous exposer à élaguer celui qui réelle- 
ment occupa la charge de doyen, nous avons préféré 
reproduire tous ceux que Rymenans renseignait pour 
l’année en cours. Ce cas cependant ne s’est produit que 
fort rarement, et nous aurions peut-être l'explication de 
ce fait, s'il nous était permis de connaître plus en détail 
les péripéties de l’existence de la Corporation. 


DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 


163 





Les doyens de la Corporation des Peintres et 
Sculpteurs à Malines 


Crabbe, 

de Bruyne, 
Crabbe, 

Crabbe, 

de Poeys, 

Crabbe, 

Palete, 

Crabbe, 

Van Outerschaeten, 
Feermans, 
Vinckenbooms, 
Verbeeck, 

Van Duerne, 

Van Duerne, 

Van Steynemolen, 
Sneilinckx, 

de Vadder, 


Van der Ouwermolen, 


Van Conincxloy, 
Michiels, 

Van Dorne, 
Feremans, 

Van Doorne, 
Feremans, 

Van Conincxloy, 
Verbeke, 

Van Conincxloy, 
Verbeke, 

Van Conincxloy, 
Verbeke, 

Van Duerne, 
Feremans, 
Feremans, 

Van Duerne, 
Van Conincxloy, 
Michiels, 

Van Trecht?, 
Van Conincxloy, 
Michiels, 
Verbeke, 

Van Conincxloy, 
Michiels, 

Van Duerne, 


Jean, 
Jean, 
François, 
François, 
Nicolas, 
François, 
Guillaume, 
François, 
Antoine, 
Jean, 

Jean, 
François, 
Antoine, 
Charles, 
Godefroid, 
Daniel, 
Jérôme, 
Henri, 
Barthélémy, 
Rombaut, 
Jean, 
Corneille, 
Jean, 
Corneille, 
Barthélémy, 
Jean, 
Barthélémy, 
Jean, 
Barthélémy, 
Jean, 

Jean, 
Corneille, 
Corneille, 
Jean, 
Barthélémy, 
Rombaut, 


Barthélémy, 
Rombaut, 
Jean, 
Barthélémv, 
Rombaut, 
Jean, 


(juré), 


(juré), 


» 


» 


peintre, 


peintre, 
sculpteur. 


peintre, 
» 


peintre, 
» 


peintre. 


peintre. 


sculpteur, 
peintre. 

» 
sculpteur, 
peintre. 

» 


peintre, 


sculpteur. 


des 


1596. 
1597. 


1597. 


1598. 


1590. 


1600. 


164 


LIVRE DES APPRENTIS 





Feremans, 
Feremans, 
Michiels, 
Vranckx, 
Verbeke, 
Michiels, 
Vranckx, 

Van den Bossche, 
Van den Bossche, 
Michiels, 
Verbeke, 
Verbeke, 
Michiels, 

Van den Bossche, 
Van Duerne, 

Van Duerne, 

Van den Bossche, 
Michiels, 
Feremans, 
Feremans, 
Michiels, 

Van den Bossche, 
Verbeke, 
Verbeke, 

Van den Bossche, 
Feremans, 
Michiels, 
Feremans, 
Michiels, 
Verschueren, 
Van Calster, 

Van den Bossche, 
Verschueren, 
Van Calster, 
Feremans, 
Michiels, 
Feremans, 
Michiels, 
Verschueren. 
Van Calster, 
Verschueren, 
Van Calster, 

Van den Bossche, 
Michiels, 

Van den Bossche, 
Michiels, 
Feremans, 
Verschueren, 
Feremans, 


Corneille, 
Corneille, 
Rombaut, 
J. François?, 
Jean. 
Rombaut, 
J. François?, 
Jean, 
Jean, 
Rombaut, 
Jean, 
Jean, 
Rombaut, 
Jean, 
Jean, 
Jean, 
Jean, 
Rombaut, 
Corneille, 
Corneille, 
Rombaut, 
Jean, 
Jean, 
Jean, 
Jean, 
Corneille, 
Rombaut, 
Corneille, 
Rombaut, 
Michel, 
Martin, 
Jean, 
Michel, 
Martin, 
Corneille, 
Rombaut, 
Corneille, 
Rombaut, 
Michel, 
Martin, 
Michel, 
Martin, 
Jean, 
Rombaut, 
Jean, 
Rombaut, 
Corneille, 
Michel, 
Corneille, 


peintre. 


sculpteur. 
» 


peintre. 


» 


peintre. 

» 
peintre, 

» 
sculpteur. 
peintre. 

£ » 
sculpteur. 
peintre. 


sculpteur. 
» 
peintre, 
sculpteur. 
peintre. 


sculpteur. 
peintre, 
sculpteur. 
» 
peintre. 
sculpteur, 
peintre. 
» 


1601. 


1602. 


1603. 


1604. 


1605. 


1606. 


1607. 


1608, 


1609. 


1610. 


1611, 


1613. 


DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 


165 





Verschueren, 

Van den Bossche, 
Michiels, 

Van den Bossche, 
Michiels, 
Feremans, 
Verschueren, 
Feremans, 
Verschueren, 
Ceulemans, 

Van Calster, 
Ceulemans, 

Van Calster, 
Adriaenssens, 
Van den Bossche, 
Michiels, 

Van den Bossche, 
Michiels, 

Van Calster, 
Ceulemans, 

Van Calster, 
Ceulemans, 
Verschueren, 
Van Tissenaken, 
Verschueren, 
Van Tissenaken, 
Van den Bossche, 
Van Calster, 

Van den Bossche, 
Van Calster, 
Fayd’herbe, 
Ceulemans, 
Fayd’herbe, 

Van Calster, 
Verschueren, 
Franchoys, 

Van Calster, 
Verschueren, 
Van Calster, 
Franchoys, 

Van Calster, 
Franchoys, 
Schillemans, 

Van den Bossche, 


Van den Bossche, 
Schillemans, 

Van Calster, 

Van Recht, 


Michel, 
Jean, 
Rombaut, 
Jean, 
Rombaut, 
Corneille, 
Michel, 
Corneille, 
Michel, 
Pierre, 
Martin, 
Pierre, 
Martin, 


Jean, 
Rombaut, 
Jean, 
Rombaut, 
Martin, 
Pierre, 
Martin, 
Pierre, 
Michel, 
Tobie, 
Michel, 
Tobie, 
Jean, 
Martin, 
Jean, 
Martin, 
Antoine, 
Pierre, 
Antoine, 
Martin, 
Ambroise, 
EuC; 
Martin, 
Ambroise, 
Martin, 
Luc, 
Martin, 
UC: 
Gaspard, 
Jacq:es (peut-être 
Jean)?, 
Jean, 
Gaspard, 
Martin, 
Jean, 


peintre. 
sculpteur. 
peintre. 
sculpteur, 
peintre. 

» 

» 
peintre, 

» 

» 
sculpteur. 
peintre, 
sculpteur. 


sculpteur. 
peintre. 
sculpteur, 
peintre. 
sculpteur. 
peintre. 
sculpteur, 
peintre. 


» 


peintre. 

sculpteur, 
» 

peintre. 

» 
sculpteur, 
peintre. 
sculpteur, 
peintre. 
sculpteur, 
peintre. 
sculpteur. 


» 
sculpteur, 
» 

» 


peintre. 


1014. 


1615. 


1616. 


1614. 


1618. 


1619. 


1620. 


166 





Van Calster, 
Van Recht, 
Fayd'herbe, 
Verschueren, 
Fayd'herbe, 
Verschueren, 
Verschueren, 
Beerincx, 
Verschueren, 
Beerincx, 
Van den Bossche, 
Van den Bossche, 
Beerincx, 
Verschueren, 
Verschueren, 
Van Recht, 
Verschueren, 
Van Recht, 
Beerinckx, 
Franchoys, 
Berincx, 
Franchoys, 
Schillemans, 
Van Recht?, 
Ceulemans?. 
Schillemans, 
Van Recht, 
Franchoys, 
Beerincx, 
Labbé?. 

Van Campenhout?, 
Franchoys, 
Beerincx, 
Van Loo, 
Labbé, 

Van Loo, 
Labbé, 
Franchoys, 
Van Loo, 
Franchoys, 
Van Loo, 
Beerincx, 
Labbé, 
Schillemans, 
Van Recht, 
Van Loo, 
Labbé, 
Beerincx, 
Franchoys, 


LE LIVRE DES APPRENTIS 





Martin, 
Jean, 
Antoine, 
Ambroise, 
Antoine, 
Ambroise, 
Pierre. 
Grégoire, 
Philippe, 
Grégoire, 
Jean, 
Jean, 
Grégoire, 
Philippe, 
Ambroise, 
Jean, 
Ambroise, 
Jean, 
Grégoire, 
Luc, 
Grégoire, 
Luc, 
Gaspard, 
Jean, 


Gaspard, 
Jean, 

Œuc; 
Grégoire, 
Maximilien, 
François, 
ue: 
Grégoire, 
François, 
Maximilien, 
François, 
Maximilien, 
Luc, 
François, 
Puc: 
François, 
Grégoire, 
Maximilien, 
Gaspard, 
Jean, 
François, 
Maximilien, 
Grégoire, 
Luc, 


sculpteur. 
peintre. 
sculpteur. 
peintre. 
sculpteur, 
peintre. 


peintre. 
sculpteur, 
peintre. 
sculpteur. 
» 
peintre. 
sculpteur. 
peintre. 


sculpteur. 


peintre. 


sculpteur, 
peintre. 

» 

» 
sculpteur. 
peintre. 

» 

» 
sculpteur. 

» 


sculpteur. 
peintre, 
sculpteur. 
peintre, 
sculpteur. 
peintre. 
sculpteur. 

» 
peintre. 
sculpteur, 

» 
peintre. 

» 


1628. 


1620. 


1630. 


1631. 


1632. 


1633. 


1634. 


1635. 


1636. 
1637. 


1638. 


1639. 


1640. 


DE LA, GILDE ST-LUC, A MALINES 


167 








Van Loo, 

. Franchoys, 
Vau Loo, 
Van Recht, 
Van Elsen, 
Van Recht, 
Van Elsen, 
Van Loo, 
Voorspoel, 
Franchoys, 
Van Loo, 
Schillemans, 
Beerincx, 
Van Loo, 
Voorspoel, 
Van Loo, 
Voorspoel, 
Schillemans, 
Van Elsen, 


Schilts ou Schillemans, 


Van Elsen, 
Voorspoel, 
Beerincx, 


François, 
EuC, 
François, 
Jean, 
Wautier, 
Jean, 
Wautier, 
François, 
Jacques, 
ŒEUC, 
François, 
Gaspard, 
Grégoire, 
François, 
Jacques, 
François, 
Jacques, 
Gaspard, 
Wautier, 
Gaspard, 
Wautier, 
Jacques, 
Grégoire, 


sculpteur. 
peintre, 
sculpteur. 
peintre. 


sculpteur. 
» 
peintre. 
sculpteur. 
» 
peintre. 
sculpteur, 


peintre. 
sculpteur, 
peintre. 
sculpteur. 
peintre. 


Levens, Grégoire (d'après M. Neeffs, nous supposons qu'il 
de lecture et qu'il s’agit de Beerincx). 


Beerincx, 
Voorspoel, 
Van Elsen, 
Schillemans, 
Van Elsen, 
Schillemans, 
Lan Loo, 


Van Campenhout, 


Schelkens. 
Van Loo, 
Van Elsen, 


Van Campenhout, 
Van Campenhout, 


Van Elsen, 
Schelkens 
Beerincx, 
Labbé, 
Labbé, 
Beerincx, 
Van Elsen, 
Schillemans, 
Van Loo, 


De Wille (ou de Wilde), 


De Wille, 


Gregoire, 
Jacques, 

Wautier, 
Gaspard, 
Wautier, 
Gaspard, 
François, 
François, 


François, 
Wautier, 
François, 
François, 
Wautier, 


Grégoire, 
Maximilien, 
Maximilien, 
Grégoire, 
Wautier, 
Gaspard, 
François, 
François, 
François, 


peintre. 

sculpteur. 

peintre. 

sculpteur. 

peintre, 

sculpteur. 
» 


peintre. 


sculpteur. 
peintre, 


peintre. 

sculpteur. 
» 

peintre. 

» 
sculpteur. 
» 
peintre. 

» 


1641. 


1642. 


1643. 


1644. 


1645. 


y a ici erreur 


1646. 


1647. 


1648. 


1640. 


1650. 


1651. 


1651. 


1652, 


108 





Van Loo, 

De Wille, 

Van Loo, 
Beerincx, 
Voorspoel, 
Labbé, 

Van Campenhout, 
Labbé, 

Van Campenhout, 
De Wille, 

Van Loo, 

Van Loo, 

De Wille, 
Schillemans, 
Van Elsen, 
Schillemans, 
Van Elsen, 
Schillemans, 
Van Elsen, 
Van Campenhout, 
Van Doren, 
Labbé, 

Van Orssaghen, 
Van Elsen, 
Van Dooren, 
Van Elsen, 
Van Dooren, 
Van Elsen, 
Beerincx, 

Van Elsen, 
Beerincx, 

de Wille, 
Labbé, 

de Wille, 
Labbé, 

Van Elsen, 
Beerincx, 

Van Elsen, 
Berincx, 

Van Elsen, 
Berincx, 

Van Elsen, 
Van Orssaghen, 
Van Elsen, 
Van Orssaghen, 
Van Orssaghen, 
Van Elsen, 

Van den Eynde, 
De Hornes, 


François, 
François, 
François, 
Grégoire, 
François. 
Maximilien, 
François, 
Maximilien, 
François, 
François, 
François, 
François, 
François. 
Gaspard, 
Gautier, 
Gaspard, 
Gautier, 
Gaspard. 
Gauthier, 
François, 
Jean. 
Maximilien, 
François, 
Wautier, 
Jacques. 
Gautier, 
Jacques. 
Barthélémy. 
Jean, 
Barthélémy, 
Jean, 
François, 
Maximilien, 
François, 
Maximilien, 
Wautier, 
Jean. 
Wautier, 
Jean, 
Barthélémy, 
Jean, 
Barthélémy, 
François, 
Barthélémy, 
François, 
François, 
Barthélémy. 
Michel, 
Jacques, 


LE LIVRE DES APPRENTIS 


sculpteur. 
peintre, 
sculpteur. 
peintre. 


sculpteur. 


‘peintre. 


sculpteur, 
peintre. 

» 
sculpteur. 
» 

peintre, 
sculpteur. 
peintre. 
sculpteur, 
peintre. 
sculpteur, 


peintre. 
» 


sculpteur, 
peintre. 
» 


peintre, 


peintre. 


peintre. 

» 
sculpteur. 
peintre, 
sculpteur. 
peintre. 

» 

» 

» 


peintre. 
peintre. 


peintre. 
» 


sculpteur, 
peintre. 


1653. 


1654. 


1655. 


1656. 


1657. 


1658. 
1659. 


1660. 


1661. 


1662. 


1663. 
1664. 
1665. 
1666. 
1667. 


1668. 


DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 


169 





De Hornes, 
Verhoeven, 
Berincx, 
Verhoeven, 
Berincx, 
Van Elsen, 
De Hornes, 
Van Elsen, 
De Hornes, 
Van Elsen, 
De KHornes, 
De Dryver, 
De Hornes, 
Schillemans, 
De Hornes, 
Schillemans, 
De Dryver, 
Janssens, 
De Dryver, 
Janssens, 
Labbé, 
Smeyers, 
De Dryver, 
Janssens, 
Berincx. 


Vander Veken, 


Langhmans, 
Smeyers, 
Janssens, 
De Dryver, 
De Dryver, 
Smeyers, 
Langhmans, 
Berincx, 


Varder Veken, 


De Dryver, 


Vander Veken, 


De LDryver, 
Smeyers, 
Langhmans, 
Smeyers, 
Langhmans, 
De Dryver, 
Berincx, 
Smeyers, 
Langhmans, 
Langhmans, 
Smeyers, 
De Dryver, 


Jacques, 
Jean, 
Jean, 
Jean, 
Jean, 


. Barthélémy. 


Jacques, 


Barthélémy, 


Jacques, 
Barthélémy, 
Jacques, 
Jean, 
Jacques, 
Corneille, 
Jacques, 
Corneille. 
Jean, 
Daniel, 
Jean, 
Daniel, 
Maximilien, 
Gilles, 
Jean, 
Daniel, 
Jean, 
Nicolas, 
François, 
Gilles, 
Daniel, 
Jean, 
Jean, 
Gilles, 
François, 
Jean, 
Nicolas, 
Jean, 
Nicolas, 
Jean, 
Gilles, 
François, 
Gilles, 
François, 
Jean, 
Jean, 
Gilles, 
François, 
François, 
Gilles, 
Jean, 


_peintre, 


» 


peintre. 
peintre. 


peintre. 
sculpteur, 
peintre. 

» 


» 


sculpteur, 
peintre. 
sculpteur, 
peintre. 
sculpteur. 
peintre. 
sculpteur, 
peintre. 
» 
sculpteur. 
» 
peintre. 

» 
sculpteur. 
» 

peintre. 
sculpteur. 
peintre. 
sculpteur, 


peintre. 
sculpteur. 
peintre, 
sculpteur. 
» 
peintre. 

» 
sculpteur. 
» 

peintre. 
sculpteur. 


13 


1669. 


1670. 


1671. 


1672. 


1673. 


1674. 
1675. 


1676. 


1679. 


1680. 


1681. 


1682. 


1683. 


1684. 


1685, 


1686. 


1687. 





170 LE LIVRE DES APPRENTIS 

Berincx, Jean, peintre, 1680. 
De Drijver, Jean, sculpteur. 

Vander Veken, Nicolas, » 1690. 
De Hondt, Jean, peintre. 

Vander Veken, Nicolas, sculpteur, 1691. 
De Hondt, Jean, peintre. 

Vander Meulen, Laurent, sculpteur. 

Smeyers, Gilles, peintre. 

De Hondt, Jean, peintre, 1692. 
Vander Veken, Nicolas, .sculpteur. 

De Hondt, Jean. peintre, 1694. 
Vander Veken, Nicolas, sculpteur. 

Vander Meulen, Laurent, » 1695. 
Verlinden, Pierre-Simon, peintre. 

Vander Meulen, Laurent, sculpteur. 

Verlinden, Pierre-Simon, peintre, 

Berincx, Jean, peintre. 1702. 
Toussijn, Nicolas, sculpteur. 


(Extrait de la Chronique malinoise, ms. de SCHELLENS : 1813. « Maandag 
21 Juny sterft Jan Anth. Jarssens, lesten deken der kladschilders). 


Éexv siècle et'une-partie, du vipeuventhene 
envisagés comme l’âge d'or de l’art à Malines, et rien 
n'est plus curieux, à ce point de vue, que les déductions 
que permet le manuscrit dont nous venons de parler. Le 
nombre des apprentis pendant la première partie de cette 
période peut s’évaluer à environ 315; celui des maîtres 
à plus de 400. La première moitié du siècle suivant n’est 
guère moins fécond, mais le nombre décroît à mesure 
que l’on avance vers la fin. Si l’on estime à environ 600 
le nombre des jeunes gens qui se destinent à l’art ou à 
l'art industriel pendant toute la durée de ce siècle, on 
peut hardiment avancer qu’au moins les trois quarts 
appartiennent à son début. Il en est de même des maîtres, 
qui atteignent un total sensiblement le même. 

La décadence de l’art à Malines vient ensuite. Elle 
est parallèle au magnifique épanouissement de l’école 
d'Anvers, et c'est, attiré par cet éclat inusité, que bien 
de nos maîtres abandonnent leur ville natale pour aller 
s'établir dans la nouvelle métropole des arts. 


DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 17T 





Avant que Rubens ne fut venu imprimer à cette école 
naissante une impulsion qui la plaça pour longtemps à 
la tête de ses rivales, Malines fut un centre d'activité 
artistique intense. La production était importante et 
nombreuse; à défaut de la preuve nouvelle que nous 
en apporte ce débris des archives de la Corporation 
malinoise dont nous venons de parler, une autre aussi sug- 
gestive découle des inventaires et nomenclatures de toutes 
ces œuvres d'art détruits lors des troubles du xvi° siècle, 
ou emportés par les trop peu scrupuleux envahisseurs, 
pour s’en faire des trophées de victoire. 

Mais vienne le xvir° siècle, alors le désert se fait à 
Malines; l’art croupit. Quelques artistes de grande valeur 
lui naissent encore 1l est vrai, des sculpteurs surtout, 
mais le nombre en est petit. 

Le xix° siècle ne fut guère mieux partagé, et au point 
de vue du talent, les artistes d'alors ne se sont pas 
affirmés supérieurs à une honorable moyenne. 


172 LE LIVRE DES APPRENTIS 











À plusieurs reprises, nous venons de citer dans ces 
pages, le nom de M. Delafaille. Il n’est que juste qu'à 
lui aussi nous payions le tribut du souvenir, et que nous 
rappelions ce que lui doit l’histoire et l'archéologie 
locales. 

Bien peu ignorent que M. Delafaille fut, sa vie durant, 
un chercheur infatigable, toujours à l’affüt de quelque 
trouvaille, mais manifestant une prédilection marquée 
pour tout ce qui de près ou de loin pouvait intéresser 
la ville de Malines. Né à une époque où le goût et la 
vogue de l'Ancien n'avaient pas pris l’extension univer- 
selle d'aujourd'hui, instituteur au début de sa carrière, 
puis employé communal et enfin directeur du Mont-de- 
Piété, le défunt, autant par disposition naturelle qu'en 
raison des loisirs que lui laissaient ses occupations, ne 
dédaigna pas de recueillir et de conserver ce à quoi de 
son temps on n’accordait qu’un dédain irraisonné (1). Il 
parvint à se créer une collection d’antiquités malinoises et 
autres, et à se former une bibliothèque bien fournie, l’une 
et l’autre jouissant d'une réputation plus qu'ordinaire. 


(1) Les notes biographiques suivantes nous ont été fournies par la famille 
de M. Delafaille : Né le 7 octobre 1830, à Malines, de Henri-Joseph et de 
Anne-Françoise Van Trichtveldt, il fit ses premières études à l’école 
primaire supérieure du Gouvernement, dirigée par J.-E. Kops. Il conquit 
le diplôme d'instituteur à l'Ecole normale de Lierre, et fut nommé, en cette 
qualité, à l'école communale de la rue des Vaches (actuellement école pour 
filles), à Malines. Poursuivant ses études, il obtint le diplôme pour l’ensei- 
gnement moyen et il devint régent à l'Ecole moyenne de l'Etat. Ii quitta 
l’enseignement pour raisons de santé. On le nomma au bureau de la popu- 
lation à l'Administration Communale, et, en 1865, il devint Directeur du 
Mont-de-Piété (il résigna ces fonctions sur la fin de sa vie). Il reçut la croix 
civique le 5 mai 1886, pour services rendus durant 35 ans. Il avait été décoré 
(médaille de bronze) pour acte de courage et de dévouement, le 28 février 
1867 (incendie à l’hospice « Cellekens », Allée des Récollets). 

Il était fondateur de la société dramatique « De Taalzucht »; trésorier de 
la « St-Jansgilde », bijgenaamd « De Peoene »; fondateur de ia société 
chorale « La Réunion Lyrique ». et secrétaire, président et membre de 
jurys de concours organisés par des sociétés malinoises, etc., etc. 

11 décéda à Malines, le 19 août 1900. 


DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 175 





Non content toutefois de sauver de la perte ou de la 
destruction des documents et des souvenirs du passé, 
il a cherché à en tirer profit, pour enrichir de quelques 
pages intéressantes et inédites l’histoire de sa ville natale. 
C’est ainsi qu'il fit successivement paraître, partie en 
feuilleton ou articulets dans les journaux locaux, partie 
en publications ordinaires, les études et ouvrages sui- 
vants : 


Geschiedenis van Mechelen ; 

Gemeentekerkhof van Mechelen ; 

Binnen- en buitenkerkhoven van Mechelen ; 

Derg van Bermhertigheid van Mechelen ; 

Knihiek op Mechelen ; 

Versieringen der straten van Mechelen tijdens de plecht- 
viering van het 75° jubeljaar van O. L. V.van Hanswyck; 

De veldslag van Ransbeck ; 

Ontplofing der Zandpoort te Mechelen ; 

De Spaansche furie te Mechelen ; 

Hongersnooden en volkszickten ; 

Processièn gehouden 1n openbaren nood met het beeld van 
O. L. V. van Hanswyck ; 

Mechelen en zyn stadhuis ; 

Geschiedkundige wandeling op St. Rombouts toren te Meche- 
len (en collaboration avec M. Raymaekers); 


Bydragen tot opheldering der geschiedenis van Mechelen, 
2 volumes; 


Geschiedenis van Hanswyck ; 
Peeter Croon en zyne werken ; 
Levensschets van B.-7. De Bruyne ; 

id. van ÿozef-Faak de Munck ; 
Remmerus Valerius en ziyne werken; 


174 LE LIVRE DES  APPRENTIS 








De veldslag van Scheut ; 
Les Almanachs Malinois, ouvrage posthume en publi- 
cation, etc., etc. 


Il laissa, en outre, quantité de notes classées, qui 
forment les éléments de bien d’autres publications que 
la mort ne lui a pas permis de mener à bonne fin. 

A son heure, M. Delafaille était journaliste, et la 
presse politique malinoise est passablement riche en 
articles dont. il fut l’auteur. Ace point defvuertout 
spécial, il ne nous appartient pas de l'apprécier. 

Comme auteur malinois, son œuvre est éminemment 
variée, et elle dénote une patience rare dans la recherche 
du détail, que d’aucuns auraient dédaigné, mais qui 
n’est ni sans originalité ni saveur, à raison du parti 
qui en a été tiré. Au reste, c'est cette impression qui 
s'est dégagée pour chacun de la vue de sa biblio- 
thèque, des notes manuscrites et de la collection d’anti- 
quités délaissées par lui. Celles-ci furent, à deux reprises, 
la dernière malheureusement au lendemain de la mort 
de M. Delafaille, disputées à coups d'enchères passion- 
nées, par les bibliophiles et les amateurs. 

Toutefois, cette tendance poussée à l'extrême devait 
nuire à la largeur de vues que l’on est en droit de réclamer 
de l’historien, et dont on peut, tout au plus, excuser 
l'absence chez le chroniqueur. À ce point de vue, l’œuvre 
historique de M. Delafaille aurait certainement gagné à 
être conçu dans un esprit plus accueillant de faits et de 
choses d'intérêt général. 

Et cependant, cette patience et cette minutié n'ont 
jamais été stériles; nulle part ailleurs elles n'ont eu 
de meilleur et de plus appréciable résultat que dans ce 
recueil de folklore local, qui forme la plus intéressante 
partie des Bydragen tot opheldering der Geschedems van 
Mechelen, II° deel. 





Ed. Delafaille, d’après une photographie 








DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 175 





Par expérience personnelle, nous savons nous faire 
une idée des longues et laborieuses campagnes qu’il lui a 
fallu pour réunir ces manifestations naïves des croyances 
et des sentiments de toute une population : ces prières 
enfantines, ces jeux et ces chansons. Aussi ce travail serait 
suffisant pour que le nom de M. Delafaille échappat à 
l'oubli, si le nombre de ses autres travaux et la réputation 
de chercheur, qu'il avait acquise déjà de son vivant, 
n'étaient là pour lui assurer une place honorable parmi les 
écrivains malinois. 

Parmi les nombreux documents que M. Delafaille 
était parvenu à réunir, se trouvaient les manuscrits de 
Smeyers et de de Maeyer, auxquels nous venons de con- 
sacrer ces pages. Avant nous, 1l comprit le grand intérêt 
qu'ils présentaient au point de vue de l’histoire de l’art 
malinois, et sans doute songeait-il, lui aussi, à en faire 
l'objet d’une publication complémentaire de celles qui 
avaient parues sur la matière. Tout, en effet, semble 
l'indiquer Une fhehe-spécrale était affectée à /châque 
nom qui figurait dans la liste des apprentis, et elle 
portait en outre les renscignements que M. Delafaille 
avait recueilli sur le titulaire. Ces fiches, réunies en 
11 volumes reliés, ont été rachetées par la famille du 
défunt. Celui-ci avait, de plus, extrait des Registres 
paroissiaux, tout ce qui intéressait les artistes malinois. 
Nous possédons la majeure partie de ces extraits. Il était 
donc outillé pour se mettre à l’œuvre, et nous ne doutons 
pas que, ses qualités de patience et de tenacité aidants, 
il ne fut parvenu à recueillir sur nos artistes quantité 
de renseignements qui eussent pu être utilisés avec 
fruit. 

Nous reconnaissons donc volontiers qu'il nous a 
devancé dans la voie d'exécution où nous venons seule- 
ment de nous engager, qu'il nous a en partie facilité la 
besogne, par le respect pieux avec lequel il a compulsé 


176 LE LIVRE DES APPRENTIS 





et conservé des documents que sa mort a fait tomber 
en d’autres mains. Tout cela, nous tenons à le répéter, 
nous oblige à un devoir personnel de reconnaissance 
envers M. Delafaille, que ne lui refuseront pas non plus 
tous ceux qui, à son exemple, portent quelque intérêt à 
notre histoire locale. 


H. CoNINCKx. 


Les pages suivantes reproduisent les inscriptions du 
Livre des apprentis de la Corporation des Perntres et des 
Sculpteurs à Malines. 

Les noms sont classés par ordre alphabétique pour 
chacun des deux siècles qui y sont représentés : le xvi‘ 
et le xvr1‘. Dans une première colonne figurent les noms 
des apprentis; dans la deuxième, l’objet de leur appren- 
tissage, toutes les fois qu'il est renseigné (on remarquera 
que ce détail manque presque toujours pendant le xvi‘ 
siècle); la troisième colonne renferme le nom du maitre 
qui les reçoit; et la quatrième, la date du commencement 
de l'apprentissage. 

L'ordre que nous avons admis n’est pas celui suivi par 
Smeyers; mais il facilite et simplifie les recherches. 

Nous nous sommes bornés à respecter l'orthographe 
des noms et celui des renseignements complémentaires 
qui accompagnent quelques-uns de ceux-ci. 


MEMORIEN 


wegens de Mechelsche Schilders ende Beeldsnyders 


UYT DEN AMBACHTS-BOECK 


DE LEERJONGHENS BOECK 


int jaer 1550 


Die Leerjonghens die leeren conterfeyten om een 
gout of sielver smet te worden sijn achter in den boeck 
ghestelt a° Ixxv. 


(verso) 


Item dit boeck is ghemaeckt anno Ivj Synt Jans 
kermisse ende beghint met ter letter a, b, c. Van den 
leersjonghers die betaelt hebben oft die op daelmoessen 
ontfn. syn en noch betalen moeten ende oic. die te 
voren op daelmoessen ontfanghen waeren. 

Item deze waeren te voren op daelmoessen al ontfn. 
eer dit boeck ghemaeckt was ende moeten betalen als sy 
haer ambacht volhert hebben en syt wynnen connen. 

Item die betaelt hebben die syn met een cruysken 
betaelt ghestelt in dit boeck van de leerionghens die op 
daelmoessen leeren. 


178 LE LIVRE DES APPRENTIS 





1500 
Ariaensens, Sielis, goutsmit, Tys, Jochem, 1505. 
om schilder, 1 Juni. 
Baeckx, Hansken, Vinckfelt, Joeris, 1562, 2 Febr. Vr 
Paesschen. 

Basseliers, Lodewyk, de Vos, Hendrik, 1574, 27 Jan. 
Beaghele, Peeter van Lefevere, Sarle, 1989, TOC 

Antwerpen, 
Beda, Hendrik, op Beda, Huybrecht, 1565. 

aelmoesen, 
Beda, Huybrecht, Fermans, Jan, 1559, October. 
Berckman, Pieter, Myleman, Aert, 1562, 3 Febr. 
Bisschop, Thomas, Houbens, Jan, 1563, 20 April. 
Bisscoppen, Daniel, Snellinck, Daniel, 1558, 25 Dec. 
Bisscoppen, Frans, Bessemer, Peeter, 1558. 25 Dec. 
Boekstuyn, Roment, Hoebens, Jan, 1556. 
Boeynans, op aelmoe- 1556, 13 Jan. 

sen. 
Bol, Justus, Tissenaken, Romb. 1506, 25 Jun. 
Bollaerts, Coppen, Fevers, Caerle, 1568, 26 Meert. 
Bollaerts, Kersten, Peeter, inde croo- 1564, 12 Aug. 


ne alias Vanden 
Broecke, Peeter. 
Desen leerjongen was den eersten die onder de nieuwe rolle van ‘t schil- 
dere quamp en ses guldens van leeren gaf aen ’t ambacht. 


Bornons, Pauken, Conterfeyten  Michiels, Romb., 1508, 14 July. 
tot goutsmit. 
schilder, Michiels, Romb., 1590, 1 Jan. 

Boykens, Machiel, op 1573, 12 Oct. 
aelmoesen. 

Brussers, Jaak, op den Nynnen, Barth. 1551. 
aelmoesen. 

Buyck, Roment, put- Feermans, Jan, 1571, April. 
terijjongen. 

Buysrogge, Jan, op Smet, Antoon, 1551, 25 April. 
aelmoesen. 

Bruwees, Guillaume, goutsmit, de Momperen, 1588, 14 Nov. 

Hans. 

Cauweliers, Pieter, op Fermans, Corneel, 1583, 1 Decemb. 
aelmoesen. 

Claes, Merten, op ael- 1556, 2 Decemb. 
moesen. 

Claysens, Adriain. de Vadder, Jeroom, 1567, 17 Oct. 

Clements, Joris, daer Crabbe, Peeter, 1501, 2 Decemb. 
moeder is Linken 
Daniels. 


Cleymans, Peerken. Roels, Rommont, 1560. 


DE LA GILDE 


ST-LUC, À MALINES 


179 








Cocksyne (van) Adr., 


Coeck, Anselmus, 
Coertmans, Heynken, 


Coppens, Robert, 


Couckaerts, Coppen, 
Covelaers, Geromken, 
op aelmoesen. 
Crowies, Lodewyk, 
Hendrik zone, stad 
speleman der stad 
Mechelen. 
Cuppen, Beltelke, 
Daems, Hendrik, 
Daems, Roment, 
Dauvoers, Jacus, 


Davydt, Thoentje, 


de Berthout, Hyppol. 
de Bey, Hansken, 


de Boey, Gielis, Mau- 
rus zone. 

de Booces, Henske, 

de Boysie, Claude, 

de Boysis, 

de Bruyne, Bertelken, 

de Ca, Siel, 

de Caele, Luycx, op 
aelmoesen., 

de Cock, Adriaen, 

de Coeck, Jan, 


schilder, 
schilder, 


de Cordes, Caerle, 
zone van Vincent, 
de Croe;j, Hansken, 
de Cuestere, Adam, 
de Cuypere, Hubert, 
Defner, Augustyn, 


goutsmit, 


de Grauw, Peerken, 
de Greve, Hansken, 


de Grefve, Peerken, 
de Grimmer, Hans, 


Van Cocksyne, 1574, 9 Mey. 
Raphael. 
Stelijcke, Antoni, 1581, 11 Sept. 
Roeyen van Erck- 1560, Nov. 
lantz, Goeyvaert. 
Vandenblocke, Fr., 1562, 18 Jan. 
alias trommelsla- 
gher. 
Vlamme, Ghysbr., 1576, Paesschen. 
Van Arendonck, 1555, 11 Juni. 


Jooris. 
van Cocxuysen, 15671, 2 Oct. 
Michel. 
Stevens, 1594, 6 Nov. 
Verhoeven, Jan,  (omtrent 1561). 
Dupont, Jaak, 1571, Nov. 
van Coecksye, 1573, July. 
Maghiel. 
Van den Houte, 1572, 19 Dec. 
Adriain. 


Inghelrams, Corn., 1573, Sept. 
Van Noterschae- 1558. 
ten, Antoon. 


- Inghelrams, Andr., 1571. 


Bols, Jacus, 1570, 16 Aug. 
Beerincx, Pauwel, 1599, 1 Oct. 
de Mompere, Hans, 1598, 14 Nov. 
de Vos, Heyndrik, 1565, 8 Juny. 
De noo, Jacus, 1576, Juny. 
Haek, Adam, 1554, 13 Mey. 


(omtrent 1555). 
1549, 19 Meert. 


Bous, Adriaen, 

Van den Block, 
Frans. 

Van den Broecke, 1567, 15 Mei. 
Crispyn. 

Stevens, Jacus, 1597, 1 July. 

Ceulemans, Pieter, 1598, 21 Juny. 

de Bruyne, Kerst., 1571, 3 Oct. 

Van Noterschaten, 1559. 
Gabriel. 


Wollebos, Hans, 1596, 12 Nov. 
de Neeve, Jan, 1562, 22 Jan. Vr 
Paesschen. 


Vanden Wyer,Wil. 1562, 15 Meert. 
VandenWyer, Aert. 1571, Meert. 


180 





de Groete, Merck, 


de Haen, Geeraert, 
de Helt, Matheus, 
de Herstraete, Roment, 


de Ka, Nicolas, 

de Kaele, Siele, Sy- 
mons sone. 

de Kuster, Hansken, 

de la Porte, Hansken, beltsnijder, 

de Marres, Peeter, 

de Neve, Hansken, 
meester Gheert, de 
berbiers sone. 

Dens, Hans, Lam- 
brecht sone. 

de Poeter, Antonius, 

de Praet, Augustyn. 


Derwoers, Schasper, 

de Spaegnaert, Pierk., 

de Hovder (of de So- 
veer?). 

de Vleeschouwer, 
Pauken. 

de Vos, Wiilem, 

de Vos, Frans, Wil- 
lems zone. 

de Wint, Antonius, 

de Wint, Willem, van 
Brussel. 

de Wynt, Jeppen, op 
aelmoesen. 

de Woolff, Hensken, 

Diellens, Peerken, 
alias Crabb, op ael- 
moesen. 

Dircx, Gert, op ael- 
moesen. 

Derkiens (of Dier- 
kens?), Hans, 

Donjon, Jeroom, 

Drewa, Antoon zoon 
van Byeken Schep- 
pers. 

Druyver, Simoen, 


Dubois, Hansken, teekenen tot 


goutsmit, 


LE LIVRE DES APPRENTIS 


Vanden Broecke, 
Peeter. 
Vanderborcht, Ph. 
VandenVenne, Jan. 
Vander Wyecke, 
Robert. 
de Ka, Jan, 
Verhulst, Floris, 
alias Bessemer. 
Roguyts, Aert, 
Righuyts, Pieter, 
Verpoorten, Mach. 
Inghelrams, Andr. 


Verschueren, Ma- 
chiel. 

Verbeke, Jan, 

Vanderveken, Lau- 
Werys. 

Van Coxien, Mach. 

de Bruyne, Kerst. 

de Cuyper, Jan, 


de Bruene, Kerst. 


de Puyndere, Jac., 
de Vos, Hendrik, 


de Hollander, Wil. 
Verhulst, Lancelot, 


de Helt, Lambr., 


Apostool, Gielis, 
Fielix, Antoon, 


Vanderbeeck, Phil. 


Sbere, Hendrik, 
Scheppers, Jan, 


Hoepen, Jan, 
Vanderbeeck, 
Hans. 


1584, 23 Oct. 


1562, 8 Juny. 
1567, 4 July. 
1558. 


1559, 25 Aug. 
1559, Febr. 


1562, 18 Oct. 
1500, 15 Jun. 
1589, 6 Mey. 


1574, Paesschen. 


1593, 1 Mey. 


1550, Augustus. 
1559. 


1573, July. 
1558. 

1550. 

1562, 19 April. 


1550. 
1573, Meert. 


1561, 8 Meert. 
1563, 4 Juny. 


1571, 20 Nov. 
1 Juni, 1561. 
1573, Nov. 
1555, 14 July. 
1597, 15 Dec. 
1561, 2 Juny. 


1592, 7 July. 


1559, Juny. 
1596, 24 Sept. 


DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 


I8I 








Dubois, Hansken, schilder, 


du Pont, Louwies, 


Eentros, alias de Bac- 
ker, Pauken. 
Emmens, Joos, 
Evels, Pietken, 
Eyskens, Merten, 
Fayd’herbe, Antoon, 
Fayd’herbe, Hendrik, 


beeltsnyder, 


Feermans, Hans, 
Franchoys, Luc (ende 
ierste bijgecomen), 

Gaylens, Fransen, 


Geens, Jacob, heeft ge- 


de Mompere, Hans, 1598, 30 Oct. 

Van Waes, Pieter, 1560, 21 Meert, 
vr Paesschen. 

Van Tielt, Jan, 1559, 16 Meert. 


de Dekenen, Caerle, 1571, Jan. 


Reguyts, Aert, 1559. 
Bol, Jacques, 1550. 
Kerael, Philip, 1508,/1 Oct. 


d’Assonville, Mer- 1588, Sept. 
ten. 
Feermans, Jan, 1566, 12 Febr. 
Van Outter, Mat- 1584, 11 Oct. 
thys. 
Van Tryf, Machiel 1562, 8 April na 
(of Van Truf?), Paesschen. 
Oeyens, Gheeraert, 


leert bij eer Geens Jan zijn vader in ’t ambacht van ”’tschilderen gecomen 
was, waar door dat heer Gilis van Gottenies appointeerde dat Jacob 
Geens voors. betaelen soude voor sijn leeren gelijck als de andere 
vremde leerjongens doen, dwelck Jacob voorn. gedaen heeft gevende 


111 rens. g. 11 st. endat in ’t jaer 


Geerts, Claes, 
Geerts, Flups, 
Goeyvaerts, Herman, 


Goeyvaerts, Wouter, 
Gommaers, Coppen, 


Goosens, Hansken, 

Gooten, Merten, op 
aelmoesen, 

Gouns, Hansken, 


Grauwens, Alexander, 


1561, Vr St- 
Jansmine. 
1556. 
Bessemers, Pieter, 1564, 10 April. 
VanSteynenmolen, 1562, 3 Jan. 
Goevaert. 
Peeters, Aert, 
Van den Haute, 
Adriaen. 
Truyts, Hans, 1571, 10 Mey. 
de Hoiïilander Wil- 1557. 
lem. 
Van den Haute, 
Adriaen. 
Verporten, Mach., 1594, 26 Nov. 


1595, I. AUS. 
1556, 4 Sept. 


1562, 6 Oct. 


Bij ordenans van de wet, want Machiel nog een onvrijen jongen hadde, 
het was een engels jongen uyt clooster van de Kathuyser. 


Guellens, Bastiaen, 

Hollemans, Jacob, op 
aelmoesen. 

Hemelrycks, Hanske, schilder, 


Hemelrycks, Hendrik, 

Herbouts, Hans, 

Herremansen, Herm., 

Heyns, Jan, op ael- 
moesen. 

Hoevest, Lieven, 


schilder, 


Regouts, Aert, 1571, Jan. 

Bessemers, Floris, 1555, 27 Aug. 

Van Tissenaken, 1590, 10 Aug. 
Roment. 

de Vocht, Hendrik, 1592, 27 July. 


de Helt, Hans, 1598, 25 Dec. 
Verhulst, Merten, 1596, 26 Jan. 
Vanden Block, 1553, 8 Mey. 


Frans. 
Mertens, Hendrik, 1562, 8 Juni. 


182 


LE LIVRE DES APPRENTIS 





Hoeybosches, Christ., 
Houdekoken, Adr., 
Horbens, Jan, op ael- 


moOeEsen. 


Huydelers, Adriaen, 

Inghelrams, Corneel, een leerjongen 
genaemt Coppenmuncks, 

Janssens, Willem, 

Jaspers, Ghysbert, 


Jenten, Dierick, 


Joresseen, Gielis, 
Keridder, Hans, 


Koninckxloy, Roment, 
op aelmoesen van 


putterije. 


Kuelemans, Pieter, 
Langwuyts, Peerken, 


op aelmoesen. 


Enguys, Symon, 


Swinnen, Romb., 
Van de Wyere, Jan, 


Godtbetert, Will., 


de Brune, Kerst., 
Van Valckenborch, 


Merten. 


de Bruyne, Kers- 


tiaen. 


Pastenaken, Hend. 
Cuelemans, Pieter, 
Feermans, Corn. 


1562, 15 Dec. 
1574, 1 Meert. 
1546, 21 Oct. 


1558, Kersmisse. 
1556, 22 Sept. 
1563, 4 Febr. 
1563, 25 Dee. 
1556. 

TO: 


1596, 1 Jan. 
1593, 8 Nov. 


Voerhuyden, Hans, 1560, 12 Aug. 
Vranckx, Fransen, 1588, 11 July. 


Lappostool, Claes, Peeters zoone, daar moeder af es joffruwe Cathelijne 


Van den Broecke, leert bij 
Lemmens, Roment, 


Lenaerts, Hans, 


Loemants, Hendrik, 


op aelmoesen. 


Lombaers, Caerle, 
Machiels, Rombaut, 
Mascapt, Hansken, 


Matteus, Oriaen, 


Mathuys, Hansken, 


Mathys, Gielis, Hu- 


brechts soene. 


Mergherls, Casen, In- 
ghelsman, op ael- 


inoesen. 


Merremans, Roment, 


Meys, Peerken, 


Moens, Coppen, op 


aelmoesen. 


Mols, Engel, Jorissen, 
Moons, Dirk, op ael- 


moesen. 


Motteman, Carel, 
Neeffs, Adriaen, op beeltsnijder, 
aelmoesen-vonde- 


linck. 


Verbeke, Caerle, 
Stevens, Antoor, in 
de boggijnestraat. 


Liere, Jan, 


Van den Broeke, 


Peeter. 


Cocksynen, Frans, 
Vinckbooms, Phil., 
de Roec, Hendrik, 


Vrints, Jan, 
Van Coninxloo, 
Bartholomé. 


Van den Hauten, 


Ariaen. 


Cresel, Jan, alias 


Mergherls. 


Honnecore, Claes, 
Bessemers, Merten, 


Rayens, Goeris, 


Pastenaken, Hend., 


Liere, Jan, 


Machiels, Romb., 
Van den Broeck, 


Pieter. 


1591, 1 Nov. 
1560, Sept. 


1562, 15 Meert. 
1587. 


1562, 14 OC 
1573, Aug. 
1558, 1 Dec. 
1504, 14 Meert. 
1596, 30 April. 


156:. 

1572, 2 Sept. 
1573, Jul. 
1573, 17 April. 
1558, Sept. 


1550. 
1957. 


1597, 22 Nov. 
1598, 20 Nov. 


DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 


183 





Olivys, Baptiste, 


Omlop, Jan, op ael- 
moeser. 

Oostens, Frans, 

Oyens, Merten, 

Pachtere, Aert, leert 


Van den Haute, 
Ariaen, 
Van Scelle, Wout., 


Verhage, Jooris, 
De Beer, Adriaen, 


Verschueren, Mach. 


op d’aelmoesen op putrijcken van de roy kinderen. 


Pauwels, Coppen, 
Pauwels, Heynken, 
op aelmoesen. 
Pauwels, Jaak, op 
aelmoesen. 
Peelmans, Matthys, 
Peeters, Aert, 
Penninck, Jacques, 
Per, Hans, 
Pieten, Jacus, 
Poepetens, Hensken, 
Proest, Lodewyk, 
Pyls, Pierken, 
Rans, Claes, 


Regouts, Adriaen, op 
aelmoesen, 
Roguyts, Thoentien, 


Rombouts, Hans, 


Roysen, Baptiste, 
Koysens soon. 
Scheers, Willem, 
Scelkens, Dirkus, 
Schers, Hendrik, 
Schils, Jacques, 


Schotels, Hensken, 


Segers, Geromken, op 


aelmoesen, 
Sermertens, Coppen, 
Snyers, Willem, 

Jacques sone, 
Sonnecoeten, Claes, 


Somers, Paesschier, 
op aelmoesen. 

Spilemans, Jasper, 

Sterde, Anneken, 


beeltsnijder, 


beeltsnijder, 


gout of silver- 


smet. 


beeltsnijder, 


Webels, Andries, 
Pauvwels, Jan, 


met sijn vader, 


Cuellemans, Pieter, 


Stevens, Hieron., 
Van Duerne, Jan, 
Cocksyn, Raphael, 
Cuyts, Jasper, 
Willijams, Sielis, 
De Vos, Hendrik, 
Eessels, Hans, 
Erts, Jasper, alias 
Baert. 


Roguyts, Philip, 
sijnen 00m. 

Van de Vacken, 
Lauwerys. 

Smet, Antoon, 


Holemans, Geer., 
Colyns, Crispen, 
Smets, Antoon, 
Verpoorten, Mi- 
chiel. 
Boextuyn, Frans, 


Inghelrams, Corn., 

Van Tissenaken, 
Tobias. 

Stevens, Jorony- 
mus. 


Van Deurne, Jan, 
Hoogberghen, 
Frans. 


1558. 
1550, 1 Feb. 


1558. 
1561, Mey. 
1582, 2 Febr. 


1568, 14 Nov. 
1549, 25 Aug. 


1553. 


1596, 19 Juui. 
1561, 25 April. 
1590, 7 Meert. 
1564, 15 April. 
1558, 8 Oct. 
1562, 2 Juni. 
1565, 24 April. 
1562, 3 Febr. 
1562, 4 Dec. 


1555.18 Sept. 
1563, 15 Mey. 


1576, te Paes- 
schen. 
1550. 


1558, Oct. 

1571, Meert. 
1561, 14 Oct. 
1598, 21 Juni. 


1560. 
1540, 11 Jan. 


15 OCE: 
10 Mey. 


1564, 
1596, 


3550, 5 Jan. 
1579, 19 July. 


1597, 30 Mey. 
1561. 


184 


LE LIVRE DES APPRENTIS 





Sternie, Hansken, 

Stocmans, Peerken, 

Suens van Thilborg, 
Adriccn, op aelmoe- 
sen. 

Suetens, Hans, 


Suys, Hans, 


Swylien? Roment, op 
aelmoesen. 
Syllenis, Heynken, 


Symons, Peeter, 
Symoens, Philip, 
Tejs, Heynken, 
Thielemans, Hansken, 
op aelmoesen. 
Thys, Joachim, 
Tielmans, Nyelken, 
op aelmoesen. 
Tousyns, Nicolas, 
’T Sas, Andries, 
Tubbacx, Heynken, 
Turroen, Stoffel, 
Tys, Jacus den jongen, 


schilder. 


Van Antwerpen, Mer- 
ten, Antoen sone, 

Van Baesroye, An- 
dries, Zielis sone, by 


bij sijnen vader, 1550. 

Vandenhoute, Adr. 1573, Mey. 

Verschueren, Ma- 1582, 4 Nov. 
chiel. 


Vanden Bossche, 
Jan. 
Machielsens, Rom- 1593, 5 Nov. 
mont, alias Groen- 
tens. 


1593, 23 Nov. 


omtrent 1550. 


Smets, Philip, 1560, Dec. 
Kerstmis. 
Vrancx, Fransen, 1573, Aug. 


de Duvyts, Jan, 1578, Sinxen. 
Boejman, Servaes, 1561, Juni. 
1557. 


Van de Wyer, Joes, 1562, 24 Nov. 

Vanden Wyer,Wil- 1552, 10 Meert. 
lem. 

Michiels, Rombaut, 1588, Jan. 


de Neve, Jan, 1587, Febr. 
Liere, Jan, 1560. 
Eskens, Merten, 1570, 4 Sept. 
Vanden Broeck, 1593, 1 Dec. 


Pieter. 
Verschueren, Ma- 
chiel. 
Van Cocksyne, Ra- 1588, 21 Apr. 
phael. 


1585, 16 Febr. 


Jan Tougts (?) en Machiel Van den Wille ontfangen. 


Van Baesroe, Jasper, 

Van Beve, Romment, 

Van Brecht, Jan, 

Van Brieckberke, 
Oriaen op aelmoesen. 

Van Calster, Merten, 

Van Cruybeke, Jaak, 

Van de Kerckhoven, beeltsnijder, 
Adriaen, op aelmoe- 
sen, vondelinck. 

Van den Berghe, Die- 
IC 

Van den Bossche, An- 
tonis. 

Van den Bossche, Cae- beeltsnijder, 
rel, op aelmoesen uit de putterye. 


Verpoorten, Michel, 1594, 22 Meert. 
Bol, Hans, 1572, April. 
Smets, Philibert, 1550, Jul. 
Verborcht, Pauwel, 1550, 8 Nov. 


Van Dueren, Jan, 

Wollebos, Hans, 

Vanden Broecke, 
Pieter. 


1583, 10 Febr. 
1590, 5 Oct. 
1598, 1 Oct. 


Vanden Blocke,Sie- 1562, 15 Meert, 
lis. na Paesschen. 
Bosman, Servaes, 1558, 18 Oct. 


Kael, Philip, 1508, 1 Juny. 


DE LA GILDE DE ST-LUC, A MALINES 


185 





Vandenbossche, 
Harsken, 

Van den Bossche, Lu- 
dolf. 

Van den Bossche. 
Stoffele, 

Van den Broecke, Jo- 
11590 

Vanden Broeke, He- 
lyas. 

Vanden Broeck, Pie- beeltsnijder, 
ter. 

Van den Broeke Teu- 
ken. 

Vandenbruele, Simon, 


Van den Eynde, Cor- 
neel. 

Van den Haute, Will., 

Van den Hecke, Siele, 

Van den Hoeve, Hans, 


Van den Hove, Jan, 
Van den Hout, Frans, 
Van den Poel, Balten, 
Vanden Veecken, Ger., 
Van den Wille, Mach. 
Vanden Wouwer, Eras- 
mus, Op aelmoesen. 
Vander Auwera, Bapt., 
op aelmoesen. 
Van den Wille, Hans., 
Van der Hoeve, Abram, 
VanderHoeven, Frans, 
Van der Hyden, Hans., 
Vanderleinden, Sarel, 
VanderLinden, Jaspar, 


Vander Meerre, Herm. 
Vanderneuwermuelen, 
Hevanrick, 


Van de Rye, Siel, 


Vau de Schlype, Claes, 

Vander Veeken, Ma- 
chiel. 

Van Diest, Joos, op 
aelmoesen. 


Cornelis, Peeter 1571, 1 Mey. 
den jongen, 

Vau den Haute, 1561, Juny. 
Adriaen. 

Truyts, Jan, 1587, 10 April. 


Lambrecht, Nica- 1585, 20 Febr. 
sen. 

Vandenbroeke, Pie- 1579, 20 Oct. 
ler: 

Cael, Nicolaas, 1582, 18 April. 

Van den Broeke, 


Pieter,synenoom. 


1593, 15 Aug. 


Vinchennovens, 1583, 3 Mey. 
Antoon. 

Inghelrams, Cor- 1568, 23 April. 
neel. 

De Neve, Janssen, 1558, 5 Febr. 

De Neve, Jan, 1572, Mey. 

Verschueren, Ma- 1508, 12 Nov. 
chiel. 

de Cuyper, Jan, 1556. 

de Cuyper, Jan, 1562, 3 Jan. 


Bessemers, Janssen 1570, 22. Febr. 
Verhulst, Merten, 1562, 9 July. 
bij zijnen vader, 1580, 1 Mey 
1538, 18 Jul. 
Van der Haegen, 1573, Meert. 
Joris. 
bij zijn vader Mach. 1575, 25 Oct. 
Hoeberghen, Fran. 1550. 
Ceppen, Paulus, 1558. 
Vandenblocke,Piet. 1563, 12 Febr. 
De lantmeter, Rom. 1570, 7 Febr. 
Van Valckenborgh, 1564, 30 Aug. 
Luc. 
Vlaminc, Gysbr., 
Van Tielt Jan, 


1563, : Meert. 
1564, 85tn dach 
voor Kersdach 
styl van Brab. 
Van Cocksyen, Raf. 1578, omtrent 
Paesschen. 
Pastenaken, Hend., 1564, 4 April. 
Ovyens, Geriet, 1555, 15 Dec. 


Block, Pieter, 1571, 20, Nov. 


14 


180 LE 


LIVRE DES APPRENTIS 





Van Diepenbeecken, 
Boudewyn. 

Van Dueren, Samuel, 

Van Eeghem, Geert, 


Van Elssen, Hans, 


leert bij aelmoessen sonder betaelt 
wesende onvrij meesters sone. 


Van Grüendale, Jo- 
seph. 


Van Halder, Antoon, schilder, 


op aelmoesen, we- 

sende van putterye. 
Van Haltere, Joseph, 
Van Heevert, Roment, 


Van leteghem, Pierke, 

Van Leemput, Jan, 

Van Leuven, Karel, 

Van Loven, Hansken, 

Van Middeldonck, Cor- 
nelis. 

Van Muscom, Corne- 
lis, alias Patster. 

Van Nieuwenhuysen, 
Hans, opaelmoesen 
puttereye. 

Van Nuffel, Broeten, 


Van Oppem, Nicolaas, 

Van Papenbroeck, 
Nyel, op aelmoesen. 

Van Pastenaken, Tys- 
ken. 

Van Rans, Hansken, 


Van Rootvent, Frans, 
Van Roye, Jan, 


Van Roye, Leonard, 

Van Sconbroeck, Pee- 
ter. 

Van Sellaer, Stoffele, 
op aelmoesen. 


Hoeberghen, Jan, 


Berts, Vernando, 


1562, 15 Meert. 


1594, 30 Oct. 


Van Duerrene, An- 1568, 18 Juni. 


toon. 


Tiron, Christiaen 
zijn schoonvader. 
te hebben het recht van ’t ambacht 


Vranckx, Frans, 


Wollebos, Hans, 


Maes, Jan, 
Vanderborcht, 
Jacques. 


Verwoort, Philip, 
Godbetert, Willem, 
Bessemers,Merten, 
Verbeke, Hans, 
Stevens, Antoin, 


Verbeke, Frans, 


Feremans, Corneil, 


de Velschouwer, 


Jan. 


De febre, Karel, 


Monkaert, Jan, 


Pastenaken, Hen- 


drik. 


Verschueren, Ma- 


chiel. 
Coesaert, Jan, 


Anthonis (in de be- 
gijnenstraat, mis- 
schien Stevens 


Ant.). 


De Cuyper, Jan, 
Verbiest, Romment, 


1599, 10 Oct. 


1564, Sint-(xeer- 
truyden dach 
halfmeert styl 
van Brabant. 

1599, 8 July. 


1558, Mei. 

1560, Jan. voor 
Paesschen. 

1557. 


1556, Kersmisse. 
1576, 15 Mey. 
1594, 6 Jan. 
1566, Baemisse. 
1559. 


15099, 18 July. 


1550. 


1581, 7 Juny. 
1552, 11 Meert, 


1556. 
1506, 15 April. 


1564, 15 Jan. 
1558, Oct. 


1561, Mey. 
1583, 21 April. 


1557. 


DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 187 





Van Steynenmolen, : Van Vaes, Pieter, 1558. 
Septher. : 
Van Stock, Denys, de Vadder, Hiero- 1563, 5 Jul. 
nymus. 


Deze is van Jeroom de Vadder gegaen en is bij Jan Van Kersbeke comen 
van nieuws beginnende vier jaren tijds het schilders ambacht leeren 
beginnende int eerste van Meye 1565. 

Van Siockum, Denys, de Vadder, Hieron. 1563, 5 Jul. 
Dezen Denys is van Jeroom de Vaddere gegaen, ende is Jan Van Kers- 

beke komen beginnen vier jaeren tijts uyt te leeren het schilders 


ambacht, 1565, 1 Mey. 

Van Turenhout, Hans. Crabbe, Pieter, 1597, 20 July. 

Van Vaelem, Gielis, Bercx, Huybrecht, 1567, 23 Juny. 

Van Vossel, Pierken, Oeyens, Geeraert, 1550. 

Van Waelhem, Corr., schilder, Bisschop, Frans, 1500, 15 Nov. 

Vellens, Luppeken, Feermans, Corn., 1594, 16 Aug. 

Verbeke, Harsken», Vervoort, Philip, 1560, Sept. 

Verbercht, Roment, Lemens, Machiel, 1547, 14 Jan. 

Verbiest, Corneel, op Verbeke, Jan, 195219 Oct. 
aelmoesen. 

Verbruggen, Lambr.. Vander Ouwermeu- 1584, 19 Sept. 

len, Hendrick. 

Verdelle, Antoon, beeltsnijder, Wael, Philip, 1598, 1 Oct. 

Verelst, Pierken, op Scalie, Jan, 1553, 16 Mey. 
aelmoesen. 

Verheyden, Coppen, Berincx, Goeris, 1562, 15 Mey. 

Verheyen, Hansken, Stevens, Antoon, 1562, 1 Oct. 
Bartolomeus zoon. 

Verheyden, Jakes soon conterfeyter tot Vander Beeke, 1594, 20 Aug. 
van Hans. plaetsnijden, Hans. 

Verlinder, Hansken, de Neve, Jan, 1568, Jul. 
Jans soone. 

Verhuden, Fluys, Van Dueren, An- 1562, Mey. 

toon. 

Verlist, Hans, Verhuerts, Pieter, 1580. 

Vermeulen, Antoni, op stoffeerder, Fayd’herbe, Hen- 1590, 5 Oct. 
aelmoesen-putterye, drik. 

Verporten, Machiel, Bessemers, Floris, 1563, beg. Dec. 

Verraren, Claes, Smet, Gilis, 1558, 17 Nov. 

Verraren, Cornelis, Vermasen, Ariaen, 1593, Baefmisse. 

Verstraete, Roment, De Vleeshouwer, 1562, 4 Febr. 
Jeronimus sone, Roment. 

Verstraeten, Heynken, beltsnijder, Van Avent, Jan, 1597, 1 Aug. 


Denselven leerjongen die leert voort sijn ambacht bij den sone van Jan 
van Avent Hans genompt om oorsaeke dat synen meester terstont daer 
naer quam te sterven. 

Verstraeten, Merten, Vanderbeck, Karel, 1506, 1 Febr. 
Vlamincx, Floris, op Raur, Jan, 1554, 19 Aug. 
aelmoesen. 





188 LE LIVRE DES APPRENTIS 


Vrints, Giel, op ael-  stoffeerder, Feremans, Corneel, 1598, 16 April. 
moesen-putterye. 
Weers, Floris. Vlaminc, Ghys- 1562, April voor 
brecht. Paesschen. 


Walrave Gilliam, leert om goutsmet te worden bij Hans Geens alias 
prinssens oft om silver smet oft op die messen te bijten; desen voornoem- 
den iscomen schilderen leeren bij Machiel Verchueren, 1:97, 13 Jul. 


Walraeve, Hansken, Steven, Jacus, 1598, 27 Aug. 
Weerts, Philip, op 1572, 11 Febr. 
aelmoesen. 

Wellens, Jacus, Steven, Jacus, 1590, 1 Febr. 

Welwildens, Samuel, De Coster, Hans, 1580, 2 Juni. 

Wollebos, Hans, Verschueren, Ma- 1587, 20 July. 
chiel. 

Wolkaerts, Hans, Vandendaele, Bap- 1569, 8 Mey. 
tiste. 

Wouters, Floris, Finet, Antoon, 1564, Meert. 

Wouters, Frans, Godtbetert, Willem, 1561, Meert. 

Wouters, Roment, Verbeke, Karel, 1572, Mey. 

Ysserwools, Lambrechts, Nica- 1587, 5 April. 
sius, 

Ysermans, Frans, Vinckbooms, Frans, 1561, Mey. 


die als leerjongen aanveert is van Gilliam van Notescate vier jaere tijds 
1564 7 Mey ende heeft sijn leergelt betaalt bij Fransen Vinckbooms. 
Vsermans, Peerken, Tys, Jochom, 1591, 3 july. 
Zaketyns, Fransen, de Vriese, Jan, 1556, 13 Febr. 
alias Verbeke. 
Zegers Jacques, Merten Zegers Smaltmakers zeune is besteet om ‘t schil- 
ders ambacht te leeren bij Fransen Vrancx den lesten Augustus 1585 
op aelmoesen. 


Zenten, Dirk, De Bruyne, Kerst., 1556. 
Xbont?, Ingel van Raesselt, 1562, 10 July. 
Brussel. 
1600 
Ackermans, Peeter,  schilder, Michiels, Rombout, 1612, 24 Jul. 
Allemans, Fluys, beltsnijder, Vanderborst, Mert. 1682, 28 Meert. 
Alrams, Gielis, » Vandekerckhof, 1654, 4 Mey. 
Constant. 
Amens, Pauwel, schilder, Steenbach, Corn., 1652, 12 Mey. 
Andries, Gaspard, » Smeyers, Jacques, 1693, 12 Juny. 
Aubri, Remy van schilder, Verschueren, 1609, 3 Mey. 
t putteri]. Machiel. 
Augustyns, Jeroom,  schilder, Van Campenhout, 1620, 30 July. 
op aelmoesen — niet Frans. 
volleert. 


Baetmans, Gaspard, cleynsteker, Tissenaken, David, 1615, 15 July. 


DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 


189 





Baetmans, Lambrecht, stoffeerder, 


Baltus, Bartholo- 
meus. 

Beda, Hans, 

Beex, Jan, 

Berincx, Albret, 

Bernaerts, Artus, 


sijnen tijt is begonst den 3 Mey 1671 — hij heeft het recht betaelt van den 


ambacht, 4 gul. 
Bessemers, Jan, 
Bessémers, Jan, 
Beys, Gerard, 


Biset, Jooris, 
Blancx, Baudewyn, 
Blick, Guillaume, 
Blieck, Melsen, 
Bliek, Romment, 
Blondel, Guillaume, 
Boekstuyns, Gielis, 
Boekstuyn, Roelant, 
Boelmans, Pieter, 
Bonjonne, Eloy, 
Bordel, Christiaen, 
Borkelmans, Mart., 
Ant. 
Boonants, Antoni, 
Boot, Joos, 


Boot, Guill., zoon van 


Jan. 
Bosmans, Hans, 
Brans, Hans, 


Brans, Pieter, 

Brants, Guillaume, 

Brouwers, Peerken, 

Buy!l, Jan, 

Caep, Frans, 

Carondolet, Ferdi- 
nand. 

Carels, Hendrik, 

Carridder, Filip, 


Castelnove, Elig. Fr., 


Caudelier, Jaak, 
Cauthals, Marcus, 
Ceulemans, Ingel, 
Ceulemans, Pieter, 
(Duffeleer). 


beelthouwer, 


cleynsteker, 
schilder, 


» 


goutslager, 


schilder, 
beltsnijder, 
schilder, 


schilder, 
» 
cleynsteker, 
» 

schilder, 
beltsnijder, 
beltsnijder, 
schilder, 


schilder, 


» 


schilder, 
cleynsteker, 


schilder, 
goutslager, 
schilder, 
goutslager, 
schilder, 


» 


albestsnijder, 
schilder, 
beltsnijder, 


beltsnijder, 
schilder, 


Van Aven, Romb., 
Van den Lants- 
croon, Valentyn. 
Van Loven, Hend., 
Sponssaert, Nic., 
Verhuyck, Jan, 
Majer, Christiaen. 


Bonjonne, Eloy, 
Wabbens, Franc., 
d’Assonville, 
Melchior. 
Coxie, Michel, 
Stevens, Jacques, 
Neuss, Gilis, 
Verhulst, Jacques, 
Boeynants, Ant., 
Schillemans, Jasp. 
Langhmans, Frans, 
Verbiest, Corneel, 
Smeyers, Nicolaes, 
Franchoys, Luc, 
Rombouts, Guill., 
Le Saive, J.-B. (de 
Namur). 


Ceulemans, Pieter, 1606, 


Berinckx, Gooris, 
Vanden Venne, 


Michiels, Rombaut, 

Verbeke, Hans (de 
jonghe). 

De Hornes, Jaak, 

Rens, Joos, 

Van Avent, Peeter, 

Massaer, Christof., 

de Reyger, 

Guens, Hans, alias 
prince. 

De Hemeler, Jasp., 

Verbekeken, Jan, 

Labbe, Maxim. den 
jongen. 

Schillemans, Jasp., 

Verschueren, Piet., 

Verschueren,Mach. 

Franchoys, Luc, 


1609, 1 July. 
1645, 1 Oct. 


1605, 15 Meert. 
1644, 2 April. 


1664, 22 Aug. 


1661, 7 Oct. 
1627, 1 July. 
T619 r OCt: 


15 Sept. 
1 Sept. 
17 Oct. 
1629, 15 Nov. 
1615, 1 Mey. 
1614, 2 Jan. 
1662, 20 July. 
1612, 25 April. 
1636, 14 Mey. 
1638, 6 Mey. 
1638, 2 Sept. 
1634, 21 Oct. 


1615, 
1602, 
1618, 


1 Meert. 
Febr. 
11 Dec. 


1611, 
1615, 


sr jan: 
1 July. 


1601, 
1610, 


1660, 25 Aug. 
1659, Sept. 

1601, 1 Febr. 
1681, 26 Sept. 
1611, 15 Mey. 
1602, 15 Sept. 


1619, 11 April. 
1609, 1 Jan. 
1672, 20 Juny. 


1629, 6 Aug. 
1614, 18 Mei. 
1608, 1 Aug. 
1609, 7 May. 


190 


LE LIVRE DES APPRENTIS 





Christyn, Jan, 


Clerens, Bartholom., 


Cluppel, Machiel, 
Coetters, Antoni, 


schilder, 


» 


conterfeyter, 


van schilder, 


de vindelingen, op d’aelmoesen. 


Coppens, Frans, 
Coppens, Robert, 


Coleman, Jaak, 
Cornelis, Beernard, 


Cornelis, Pieter, 


beltsnijder in 
steen. 
schilder, 


beltsnijder, 


schilder, 


heeft het ambacht verlaten. 


Cornet, Alexander, 


synen tijt van vier jaeren is innegegaen den 25 Jay 1641, heeft betaelt 


goutslager, 


’t recht van vier guldens. 


Couppyn, Nicolaas, 


Cortens, Peeter, 
Coutermans, Alex., 
Crabeels, Antoni, 
Craesbeeck, Frans. 


Crimoens, Pieter, 


Crom, Jan, 

Croon, Jasper, 
Crooen, Ingenaus, 
Cuelemans, Hans, 
Daems, Antoon, 


schilder, 
goutsiager, 


cleynsteker, 
beltsnijder, 


konterfeyten 


tot goutslager. 


cleynsteker, 
beltsnijder, 
schilder, 


beltsnijder, 


Ceulemans, Ingel, 
Vanden Bossche, 
Bisschop, Frans, 
Steerbanck, Corn., 


Collaert, Cornelis, 
Van Egom, Liv., 


Bisschop, Frans, 
de jonge. 

Vanden Lants- 
croon, Valentyn. 

Franchoys, Luc, 


Floers, Peeter, 


Franchoys, Luc, 


Schali, Antoon, 
Buschop, Hans, 
Verhaeyck, Corn., 
Vanden Kerckhove 
Coenraet. 
Franchoys, Luc, 


Regaets, Rombaut, 
Van Loo, Frans, 
Franchoys, Peeter, 
Matthys, Hans, 


Verstappen, Romb. 


heeft d’ambacht verlaeten den 1 Januari 1636. 


Daems, Nicolaas, 
Dams, Sebastiaen, 
Daps, Hansken, 
op aelmoesen. 
Davidts, Frans, 


beltsnijder, 
schilder, 


goutslager, 


hij heeft het ambacht verlaten. 


Davidts, Hans, 
Davits, Pieter, 


de Beken, Guillaume, 


de Bolion, Machiel, 
de Borgher, Antoni, 


de Borgher, Gielis, 


de Bonne, Esperantie 


Tousyn. 
de Bruyn, Gielis, 


cleynsteker, 
schilder, 
goutslager, 
schilder, 


» 


cleynsteker, 
schilder, 


beltsnijder, 


Verhaeyck, Corn., 
Struelens, Jan, 
Mares, Peeter, 


Caers, Peeter, 


Van Egom, Lieven, 
Verbeken, Jan, 
Koen, Gilis, 
De Bolion, Jan, 
Verschueren, Am- 
brosius. 
Verbeeck, Hans, 
Rombauts, Gheer., 


Valentyn (van den 
lantscroon). 


1618, 20 April. 
1612,30 April. 
1600, 15 Aug. 


1638, Kersmisse. 


1631, 26 Nov. 
1628, 26 Dec. 


1610, 15 April. 
1662, 25 Febr. 


1661, 7 Oct. 


(tusschen 1647- 
1681). 

1624, 17 Jan. 

1618, 4 Mey. 

1616, 17 Oct. 

1663, 15 Aug. 


1630, 16 Sept. 


1630, 14 Aug. 
1628, 28 Oct. 
1656-57. 

1618, 16 April. 
1635, 2 Juny. 


1611, 1 Meert. 
1618, 15 July. 
1602, 8 Nov. 


1652, Meert. 


1609, 15 Dec. 
1611, 24 Oct. 
1660, 13 Oct. 
1630, 23 July. 
1617, 1 Mey. 


1618, 14 April. 
1614, 2 Sept. 


1653, 20 Aug. 


DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES IOI 





de Bruyn, Hans, schilder, Opdebeke, Guill., 1613, 25 Juny. 
de Bruyne, Hans, » Scherps, Joris, 1616, 23 Juny. 
de Bruyn, J.-B., » Verhoeven, Jan, 1644, Kersmisse. 
de Cael, Pieter, beltsnijder, Van Calster, Mert., 1614, 15 April. 


de Cort, Rombaut, heeft drij jaren en half leeren schilderen bij De Hooghe 
ende is met consent van de dekens bij meester Verhoeven Jan gaen 


voortsleeren, (omtr. 1641-1654). 
de Coster, Jaak, beltsnijder, Verstappen, Romb. 1636, 1 Jan., 
en leert voorts bij Labbe Maximiliaen. 
de Coster, Jaak, schilder, de Namur, Jehan, 1614, Jan. 
de Coster, Daniel, » Verschueren, Peet., 1609, 15 Sept. 
de Crueke, Christiaen, Mattheens, Matth., 1618, 12 Meert. 
de Cuestere, Adam,  schilder, Ceulemans, Pieter, 1600, 1 Mey. 
verkregen bij request. 
de Dryver, Remy, stoffeerder, Feremans, Corn., 1608, 1 Nov. 
de Graef, Philip, schilder, Verhoeven, Jan, 1648, 7 Oct. 
de Grauwe, Frans, » De Bruyne, Hans, 1601, 8 Oct. 
de Grauw, Jan, » Berincx, Gregorius, 1635, St-Jans- 
misse. 
de Greef, Paschier,  stoffeerder, Vrints, Gielis, 1637, 5 Febr. 
de Grove, Hendrik,  cleynsteker, Van Eeghem, Lie- 1616, 24 Mey. 
brecht. 
de Hellyn, Paschier, schilder, Smeyers, Nicolaas, 1633, 21 Nov. 
de Heyden, Jan, » Verbercht, Frans, 1673, 6 Sept. 
de Hey, Mathias, op  stoffeerder, Labbe, Maximil., 1640, 23 Juny. 
aelmoesen; van het putterij. 
de Hon, Cornelis, Van der Vorst, 1682, 29 Oct. 
Martinus. 
de Hont, Hans, schilder, Schippen, Jaak, 1605, 1 Sept. 
de Hornes, Jaak, » Berincx, Gooris, 1630, 1 Sept. 
de Kegel, Jan, » Verhoeven, Jan, 1676, 11 Jan. 
de Konink, Guill., goutslager, De Becker, Adr., 1675, 4 Aug. 
de Kuyper, Jan, schilder, Adriaens, Gilis, 1635, 1 Oct. 
de Lambert, Jacques, » Stevaerts, Joos, 1619, 28 Aug. 
de Lan, Antoon, conterfeyter,  Stevort, Joos, 1619, 10 July. 
de Leenher, Frans, beltsnijder, Van der Veken, 1684, 8 Aug. 
Nicolaas. 
Delien, Frans, » Van der Veken, 1684, 8 Aug. 
Nicolaas. 
de Longueval, Andr., » Van Calster, Mert., 1606, Kersmisse. 
de Maey, Antoni, » Van Aven, Hans, 1606, 1 Meert. 
de Maey, Jaak, schilder, Verbeken, Philip, 1602, 4 Sept. 


de Man, Jaak, leert schilderen bij Jan de Saive of Namur, sijnen leertijt 
sal eynden den 5 April 1618, niet tegenstaende hij bij Jan de Namur eerst 
begint den 5 April 1616, mits hij te voren nog geleert heeft. Betaelt het 
recht, vi guld. 
de Man, Pauwel, schilder, Verbeke, Hans, 1600, 1 Juny. 
de Mares, Otho, » Van Else, Wouter, 1611, r Dec. 
de Mayens, Jan, Regaets, Rombaut, 1618, 24 Mey. 


192 


de Moulder, Nico- 
laas. 
de Munck, Augustyn, 


de Munck, Caerle, 
de Munck, Nicolaas, 


de Musyn, Jaak, 
de Nelis, Jaak, 

de Neeffs, Jan, 

de Neve, Nicolaa:, 
de Nola, Frans, 

de Pape, Thomas, 


de Pla, Jaak, 
de Pont, Jan, 


de Post, Frans, 
de Rengoumort, Fr., 


de Rengoumont, Ren. 


de Rese, Dominicus, 


de Reyger, Bernard, 

de Ridder, Joris, 

de Ridder, Joris, 

de Roe, Rombout, 

Dervaert, Frans, 

de Touwel, Jeron., 

de Visscher, Lowies, 
Jans sone. 

de Vocht, Gommaer, 
(was een putterije). 

de Voocht, Romment, 

de Voren, Jan, 

de Vos, Antoon, 

de Vos, Rombout, 

de Vriese, Philip, 


de Wilde, Frans, 
de Wilde, Frans, 
de Winter, Pieter, 
de Wist, Lodewyk, 
Doms, Frans, 
Dooms (Doms of 
Daems Jan), 


beltsnijder, 
cleynsteker, 


» 
schilder, 


beitsnijder, 
» 
schilder, 
beltsnijder, 
schilder, 


» 


schilder, 


goutslager, 
cleynsteker, 
beltsnijder, 
beltsuijder, 


schilder, 

» 
conterfeyter, 
schilder, 
beltsnijder, 


schilder, 
stoffeerder, 


beltsnijder, 
schilder, 
beeltsnijder, 
schilder, 
schilder van 
stoffeeren. 
schilder, 
conterfeyter, 
schilder, 
stoffeerder, 
teekenaer, 
beltsnijder, 


LE LIVRE DES  APPRENTIS 





Van den Steen, 
Jesper. 
Van Egom, Lie- 
ven. 
Verbeken, Hans 
(de jonge). 
Adriaenssens, 
Gielis. 
Fayd'herbe, Ant., 
Van Nopen, Frans, 
Van Rechte, Hans, 
Fayd'herbe, Ant., 
Herregouts, David, 
Le Saive, J.-B. (de 
Namur). 
Le Saive, J.-B. 
Vanden Beken, 
Philip. 
Renssers, Joas, 
Tissenaken, Tob., 
Fayd'herbe, Ant., 
(Schillemans) Jasp. 
Schieldemans. 
Le Saive, J.-B., 
Van de Wal, Jan, 
Verhoeven, Jan, 
Franchoys, Luc, 
Vererden, Adriaen, 
Wollebos, Jan, 
Berincx, Gregor., 


Labbe, Maxim., 


Fayd'herbe, Ant., 
Ponssaert, Nicol., 
Labbe, Maxim., 
Rombauts, Willem, 
Feermans, 


Bournon, Pauwel, 
Franchoys, Luc, 
Opdebeeck, Guill., 
Vrints, Gielis, 
Smeyers, Jaak, 
Fayd’herbe, Ant., 


1681, 12 Aug. 
1607, 13 Nov. 
1612, z July. 

1628, 12 Dec. 


1632, 2 Mey. 
1626, 1 Oct. 
1614, 1 Mey. 
1630, 29 Meert. 
1630, 15 July. 
1638, 12 April. 


1666, 
1600, 


17 Mey. 
15 July. 


23 Juny. 
1608, 1 Jan. 

106, 1 Meert. 
1618, 14 July. 


1672, 


1665, 4 Jan. 
1644, 27 July. 
1643. 

1666, 3 Juny. 
1611, 1: Mey. 
1618, 24 Mey. 
1647, 26 Meert. 
1634, 12 Juny. 
1611, 1 Mey. 
1656, 1 Sept. 
1665, 3 Nov. 
1641, 2 July. 
1613, 1 Mey. 


1613, 
1029, 
1625, 
1631, 
1691, 
1651, 


3 Aus. 
151] an: 
19 Dec. 
12 Aug. 
22 Aug. 
16 Mey. 


en leert voorts by Fayd’herbe Luc na de dood van Antoon. 


Dryboom, Jan, vinde- 


linck. 


schilder, 


Ponssaert, Nicol., 


1637, 2 Dec. 


DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 


193 








Duchenoni, Ramena, 
Duplis, Nicolaas, 
Duyers, Jan Lodew., 
Eesters, Marck, 
Egerickx, Merten, 
Eggerickx, Hans, 
Egret, Theodore, 
Egret, Pieter, 

Erber, Pauwel, 
Everaedt, Hendrik, 
Everaerts, Melchior, 
Everaerts, Karel, 


Eulens, Roelant, 
Fayd’herbe, Jan, 
Felton, Georges (in 


Ierland geboren) op 


Filian, Jan, (1) 
Finsent, Melsen, 
Fonteyn, Hans, 
Franco, ].-B. 
Frayman, Philip, 
Fredericx, Jan, 
Fryman, Frans, 
Gaeylens, Antoni, 
Geens, Philip, 
Geens, Frans, 
Geeraerts, Geeraart, 
Gelyns, Joos, 
Genits, Gielis, 
Glattigy, Peeter, 
blauwjongen. 
Gheeraerts, Cornelis, 
Goeries, Bartholom., 
Goeris, Lauwerys, 
Gooris, Pieter, 
Goetgebuers, Hans, 
Goetkins, Jaak, 
Goovaerts, Frans, 
Goris, Antoni, 


goudsmid, 
schilder, 
beltsnijder, 
conterfeyter, 
schilder, 

» 

» 

» 
goutslager, 
schilder, 
cleynsteker, 


schilder, 
beltsnijder, 


aelmoesen. 
stofteerder, 
clevnsteker, 


schilder, 


beltsnijder, 
schilder, 

» 
albestsnijder, 
schilder, 
beltsnijder, 
cleynsteker, 
schilder, 
beltsnijder, 


beltsnijder, 
» 
schilder, 
goutslager, 
schilder, 
beltsnijder, 
stoffeerder, 
goutslager, 


hij heeft het niet vollent. 


Goysens, Lambrecht, 


Grison, Lauwerys, 
Gysbrechts, Renier, 


schilder, 


» 


beltsnijder, 


heeft het beltsnijden verlaeten. 


Gysbrechts, Simon, 


beltsnijder, 


(1) Voir Huys, Filiaan Jan. 


Franchoys, Luc, 
Adriaens, Gilis, 
Lauwerys, Jan, 
Berincx, Goris, 
Berincx, Goris, 
Drua, Antoon, 
Berincx, Corneille, 
Van Rintel, Joes, 
Berinckx, Joris, 
Reussen, Melchior, 
Franchoys, Luc, 
Vanden Bossche, 
Jan. 
Smeyers, Jaak, 
Fayd’herbe, Ant., 
Vanderbeken, Jan, 


De Dryver, Jan, 
Verbeeck, Hans, 
Coxie, Michel, 
Verhoeven, Jan, 
Verstappen, Romb. 
Fayd’herbe, Ant., 
Franchoys, Luc, 
Lemmens, Karel, 
Verhoven, Gielis, 
Drua, Antoon, 

De Cael, Pieter, 
Tissenaken, Romb. 
Wollebos, Jan, 
Lauwerys, Jan, 


Hovitt, Hans, 
Verstappen, Romb. 
de Hornes, Jaak, 
Reussen, Melsen, 
Van Doorne, Hans, 
Lauvwerys, Jan, 

De Dryver, Remi, 
Loers, Pieter, 


Vermasen, Adr., 
Van Bintel, Jan, 
Van Loy, Frans, 


1628, 
1609, 
1670, 
1617. 
1629, 
1614, 
1651, 
1655, 
1621, 
1643, 
1607, 
1610, 


1689, 
1618, 
1608, 


1684, 
1625, 
1604, 
1653, 
1629, 
1634, 
1631, 
1609, 
1619, 
1602, 
1631, 
1606, 
1010, 
1684, 


1625, 
1627, 
1664, 
1634, 
1615, 
1672, 
1026, 
1630, 


1602, 
1650, 
1639, 


1 July. 

1 Mey. 
15 Aug. 
25 Sept. 
15 Oct. 
15 Aug. 
r9 Oct. 
1 Meert. 
4 Aug ie 
23 Juny. 
1 Aug. 

1 July. 


13 Febr. 
18 Febr. 
1 Meert. 


7 Juny. 
20 AUg. 
1 Febr. 
25 Oct. 
13 Meert. 
18 Mey. 
17 Jan. 
1 Jan. 
20 Febr. 
15 Mey. 
April. 

1 April. 
4 Mey. 
9 Oct. 


1 Juny. 
10 Meert. 
27 Meert. 
OCT: 

21 April. 
6 Sept. 

16 Sept. 
6 Sept. 


15 Aug. 
24 July. 
15 Aug. 


Van den Lanscroon 1653, 25 Jan. 


Valentyn. 


104 





Hallemans, Karel, 
Hayeler, Sebastiaen, 
Hayert, Robert, 


Heer, (?) Nicolas, 
Hemelers, Jasper, 


Hemeleers, Nicolaas, 
Hens, Hans, 
Hergaudts (Herre- 
goudts), David. 
Hermans, Nicolaas, 
Herregounts, David, 


Hoeveler, Willeke, 
Hulstbos, Corneel, 


Huys, Balthasar, 
Huys, Filiaan-Jau, 


schilder, 
cleynsteker, 
beltsnijder, 


cleynsteker, 
cleynsteker, 
schilder, 

» 


» 


schilder, 
conterfeyten 


tot goutsmet. 


beltsnijder, 


beltsnijder, 
schilder, 
stoffeerder, 


jonghen van S. Rombauts Huys. 


Imbrechts, Hans, 
Imbrechts, Antoon, 


Inghels, Karel, 

Jacobs, Machiel, op 
aelmoesen. 

Jacobs, Antoni, 


Janssens, Hans, 
Janssens (hollander) 
Hans. 
Janssens, Daniel, 
Jeshoeven, Frans, 
Jourets, Godevaert, 
Kersavont, Corneel, 
Kerstiaens, Hans, 
Kiement, Steven, 
Kholton, Joorse (Yrs- 
man). 
Kolien, Machiel, 
Labbe, Maximiliaan, 
Labbe, Maximiliaan- 
Andries sone. 
Labbe, Remi, 
Laddersous, Ferdin., 
Ladersoe, Jaak, 


Laenens, Bartholom.. 


schilder, 


schilder bij sij- 
nen broeder. 


calausteken, 
beltsnijder, 


beltsnijder, 


schilder, 
beltsnijder, 
schilder, 


beltsnijder, 
cleynsteker, 
beltsnijder, 


schilder, 
» 
» 


beltsnijder, 


LE LIVRE DES APPRENTIS 





Van Recht, Jan, 

Verhaeyck, Corn., 

Vandenbossche, 
Jan. 

Van Eegom, Lie- 
vin. 

Vandenbossche, 
Jan. 

Stevens, Jaak, 

Schippers, Hans, 

Van Avendt, Mel- 
chior. 

Van Wael, Jan, 

Salmeer, Joos, 


Van Avent, Hans, 
Jans sone. 

Van Avondt, Jan, 

de Namur, Jan, 

De Dryver, Jan, 


Verschueren, Am- 
broos. 
Franchoys, Lucas, 


Van Egom, Lievin, 
Van Calster, Mert. 


Labbe Maxim. 
(Stoffaen ?). 
Bayens, Antoon, 
Van Huffel, Frans, 
(Hassel?) 
De Hornes, Jaak, 
Janssens, L'aniel, 
Kaulier, Pieter, 
de Namur, Jan, 
Bisschop, Hans, 
Verhoeven, Jan, 
Verbeke, Frans, 


Lauwerys, Jan, 
Van Egom, Lievin, 
(Van den Lants- 
croon) Valentyn. 
Berincx, Jan, 
Verberckt, ].-B., 


Herregouts, David, 


Van Calster, Mert., 


1630, 13 July. 
1614, 1 Nov. 
1612, 1 July. 


1605, 25 April. 
1608, 31 July. 
1612, 15 Sept. 
1605, 1 July. 


1616, 15 Jan. 


1 Meert. 
13 Nov. 


1647; 
1615, 


1600, 1 Dec. 
1628, 16 Dec. 
1608, 1 Jan. 
1684, 7 Juny. 
1613, 1 Jan. 


1604, Kersmisse. 


1630 ? 
1611, 1 Dec. 


1646, 24 Mey. 


1615, 
1612, 


4 Mevy. 
T5 Jan: 


22 Sept. 
Tan: 
1639, Meert. 
1612, 5 Jan. 
1613, 2 Jan: 
1655, Kersmis. 
1608. 


1648, 
1682, 


1666, 12 April. 
1602, 20 Dec. 
1650, 1 Dec. 


1656, 24 April. 
1654, 19 Sept. 
1644, 10 Nov. 
1610, 24 Nov. 


DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 


199 





Laforge, Peeter, schilder, 

Lanchals, Piete , heeft » 
hetambacht verlaten. 

Langeneus, Rombaut, beltsnijder, 


Lansloot, Melchior, schilder, 
Lauvwaerts, Jaak, stoffeerder, 
Lauwers, Frans, schilder, 
Lauwerys, Herman, » 
Lauwerys, Jaak, goutslager, 
Lauwerys, Jaak, schilder, 
Lauwreys, Andries,  beltsnijder, 
Lebas, Marcus, schilder, 
Lemmrens, Corneel, » 
Lemmens, Corneel, 

Lemmens, Jan, schilder, 


Lettemer, Jaak, 


» 


Smeyers, Nicolaas, 
Verschueren, Am- 
broos. 
Labbe, Maxim., 
Geuns, Hans, 
Fayd’herbe, Hen- 
drik, 
Van Ranst, Jan, 
Van Doorne, Hans, 
Massaer, Christ., 
Ceulemans, Peeter, 
Bosteyn, Frans, 
Stevaert, Joos, 
de Namur, Jehan, 
Opdebeeck, Guill., 
Verhuyck, Guill., 
Van Recht, Hans, 


1638, 
1633, 


10 April. 
1 Sept. 


1654, 
1615, 
1620, 


15 Aug. 
2 Jan. 
2 Nov. 


28 Nov. 
1 Jan. 

11 Febr. 
15 Mey. 
22 Febr. 
15 Sept. 
1620, 21 AUS. 
1618, 15 April. 
1647, 6 Jan. 
1616, 5 Mey. 


1628, 
1609, 
1674, 
1611, 
1682, 
1611, 


Lodewyk Albert leert schilderen door transport van Jasper Van den 
Steen en nu by David Herregauts schilder den 13 April 1674. 


Louche, Corneel, schilder, 
Lowies, Nicolas, goutslager, 
Lowies, Guillaume, » 
Machelbergh, Jaak,  beltsnijder, 
Maes, Simon, schilder, 
Malys, J.-B., goutslager, 
Mahieu, Guillaume,  schilder, 
Marcelis, Christiaan, » 
Marminon, Jan, stoffeerder, 
Matheeusens, Guill., 
Matheeusens, Math., schilder, 
Matthys. Frane, teekenaar, 


en leert bij denzelven, beltsnijden, 


Matthys, Hars, stoffeerder, 
Matthys, Frans, beltsnijder, 
Matthys, Jaak, schilder, 
Matthys, Pieter, 

Menous, Geeraert, beltsnijder, 
Mercelis, Joos, beltsnijder, 
Merck, Philip, cleynsteker, 
Merica, Antoon, schilder, 
Mersaer, Jan, goutslager, 
Mertens, Hans, schilder, 


Mescien, Jan (vinde- 
linck). 


Stevart, Joos, 
Reussen, Nicolaas, 
Herens, 
Vanden Lanscroon, 
Valentyn. 
Adriaenssens, 
Gielis. 
Debecker, Adr., 
Ceulemans, Pieter, 
Berincx, Gregorius, 
Labbe, Maxim., 
Matheeusens, Hans 
synen broeder. 
Matheeusens, Adr. 
synen broeder. 
Fayd’herbe, Lucas, 


Van Aven, Romb., 
Fayd’herbe, Lucas, 
Ceulemans, Pieter, 
Bayens, Antoon, 
Vandenbroeck, 
Pieter. 
Schillemans, Jasp., 
De Munck, Aug., 
Coxie, 
Goors, Pieter, 
Vrancx, Frans, 
Bayens, Antoon, 


14 Juny. 
20 Dec. 
22 Mey. 
10 April. 


1614, 
1625, 
1618, 
1670, 


1620, 20 Aug. 


1672, 12 Mey. 
1602. 
1653. 
1041, 
1607, 


12 Aug. 
1 Mey. 
1606, 16 Oct. 
9 July. 
12 Nov. 
1 Dec. 
Meert. 
1 Jan. 
TOÔCE 
18 Aug. 


1644, 
1644; 
1606, 
1645, 
1600, 
1624, 
1601, 


1649, 24 Aug. 
1617, 15 July. 
1662, 5 Dec. 
1660, Febr. 
1600, 1 Jan. 
1642, 1 Meert. 


190 


LE LIVRE DES APPRENTIS 





Minola, Antoni, heeft 


teekenaar 


Berincx, Gregor., 


betaelt x11 stuyvers om op ‘t gout smeden. 


Mockman, Joris, 
Mocquin, Bernard, 
Momboirs, Philip, 
Neins, Sielis, 
Neus, Hens, 
Nieuwenhuysen, 
Guillaume. 
Nieuwenhuyse, Ferdi- 
nando-Pateryn. 
Nuenhuyser, Hans- 
Willem. 
Nyns(Nevyens) Romm. 
Oies (Oeyens) Sebast., 
Ongers (Hongen) 
Osewalt. 
Opdebeke, Guillaume, 
Oppermans, Thomas, 
Overloots, Jaak, 


Paeps, Bartholomeus, 
Palidaen, Hans, 
Pallet, Machiel, 
Paillet, Machiel, 
Paillet, Romment, 
Papart, Jaak, 
Papens, Guillaume, 
Pauli, Romment, 
Pauwels, Frans, 
Pauwels, Jan, 
Pauwels, Maxim. 
Perquesie, Thomas, 
Persoons, Guillaume, 
Plisset, Bernard, 
Poels, Merten, 
Ponsaert, Nicolaes, 
Popeliers, Machiel, 
Potbeckker, Pieter, 
Raes, Baptiste, 
Redel, Freder.-Frans, 
Regouts, Aert, 
Reghouts, Lucas, 


Rengoumont, Corn., 
Reniers, Gielis, 


conterfeyter, 
schiider, 
» 
cleynsteker, 
» 


beltsnijder, 
schilder, 


cleynsteker, 
beltsnijder, 
schilder, 


schilder, 
stoffeerder, 
schilder, 


cleynsteker, 
» 
» 
schilder, 

» 
beltsnijder, 
schilder, 
goutslager, 
schilder, 

» 
beltsnijder, 

» 


schilder, 


beltsnijder, 
cleynsteker, 
» 


beltsn: der, 
» 


Renssens, Melsen, den jonghen 
(hij is nu in een clooster). 


Robert, David, 


beltsnijder, 


Van Orssagen, Fr., 
Vanderbeken, Jan, 
Dehelt, Hans, 
Verhaegen, Corn., 
Suen, Gielis, 
Lauwerys, Jan, 


Verstappen, Rom- 
ment. 
Ceulemans, Pieter, 


Regouts, Romb., 
Lauwrys, Jan, 
Le Saive, J.-B., 


Wollebos, Hans, 
Labbe, Maxim. 
Mattheenssens, 
Adriaen. 
Verbiest, Corneel, 
Van Aven, Romb., 
Tissenaken, Bar., 
Tissenaken, Romb. 
Tissenaken, Romb. 
Verschueren, Amb. 
Drua, Antoon, 
Voorspoel, Jaak, 
Van Ranst, Jan, 
Reussens, Joos, 
Servaes, Herman, 
Van Recht, Jan, 
De Cael, Peeter, 
Van Aven, Abrah., 
Coxie, Michiel, 
Verbist, Corneel, 
Schippers, Jaak, 
Verhoeven, Jan, 
Schotelt, Pauwel, 
Fayd’herbe, Lucas, 
Regouts, Rombaut, 
Reghouts, Rom- 
baut sijn oom. 
Fayd’herbe, Ant., 
Labbe, Maxim., 
Herregouts, David, 


Bayens, Antoon, 


omtrent 1645. 


omtrent 1651. 
1605, 25 Sept. 
1613, 14 April. 
1609, 15 Meert. 
1620, 18 Oct, 
1669, 26 Nov. 


1632, 5 Sept. 


1608, 1 April. 
1 Febr. 
30 Mey. 
8 July. 


1611, 
1676, 
1641, 


1 April. 
4 Aug. 
9 Juny. 


1602, 
1653, 
1612, 


1615, 
1618, 
1602, 
1609, 
1609, 
1615, 
1610, 
1636, 
1628, 
1660, 
1630, 
1622, 
1628, 
TOI7s 
1609, 
1616, 
1609, 
1658, 
1609, 
1672, 
1615, 
1625, 


25 April. 
1 Aug. 
12 Nov. 
6 Meert. 
1 Febr. 
6 April. 
1 Mey. 
7 July. 
28 Nov. 
Dec: 

4 Mey. 
16 Aug. 
21 Aug. 
22 Aug. 
1 Meert. 
HE No te 

11 Nov. 
18 Oct. 

1 Meert. 
20 Nov. 
15 April. 
15 Aug. 


man: 
29 July. 
11 Aug. 


1609, 
1651, 
1632, 


1650, 1 Jan. 


DE LA: GILDE -ST-EUC, À MALINES 


Robert, Eloy, 
Robes, Simon, 


197 





stoffeerder, 
schilder, 


Roddeleers, Hansken, beltsnijder, 


Rodrigues, Jan, 
Roelants, Hans, 


Rombaut, Guillaume, 


Roose, Philip, 


conterfeyter, 
beltsnijder, 


schilder, 


Rydel (Redel) Freder.- beltsnijder, 


Frans-Andries. 
Rymenans, Pieter, 


belthouwer, 


Rynaers, Sebastiaan, beltsnijder, 


Saef, Dominicus, 


» 


Salcedo, Ant.-Vincent, schilder, 


Salomeer, Joos, 
Samors, Antoni, 
Scerps, Hans, 

Scherps, Jooris. 
Scheltens, Jan, 

Schiel, Corneel, 
Schut, Corneel, 


cleynsteker, 
beltsnijder, 
stoffeerder, 
schilder, 
beltsnijder, 
schilder, 


» 


Schoutbroeck, Guill., conterfeyter, 
Schrynwerckers, Va- beltsnijder, 


lentyn. 


Schuermans, Ferdin., 


Sebastiaen, Frans, 


beltsnijder, 


Seeberge, Athanasius, schilder, 
conterfeyter tot Berinckx, Jooris, 


Sermerttens, Rom- 
baut. 


goutsmit. 


Tousyn, Hendrik, 
Smeyers, Gielis, 
Van Doorne, Jan, 
Berincx, Gooris, 
Van Calster, Mert., 
Van Avent, Hans, 
Jooris zoon. 

Roelants, Jan Pol. 
Fayd'herbe, Lucas, 


Pauwels, Romm., 
Langemans, Frans, 
Schillemans, Jasp., 
De Hornes, Jaak, 
Regouts, Rombaut, 
Janssens, Hans, 
Vrints, Gielis, 
Schippers, Hans, 
Bayens, Antoon, 
De Hornes, Jaak, 
De Hornes, Jaak, 
Verhuyck, Machiel, 
Fayd’herbe, Ant., 


Verbeken, Hans, 
Fayd’herbe, Lucas, 
Verhaek, Michiel, 


Desen voorschreven leert nu schilderen bij Van Ophem, 


Frans 
Servaes, Herman, 
Sidders, Nicolaas, 
Simons, Karel, 


Slents, Jan, 
Sluys, Guillaume, 
(vondelinck). 
Smets, Frans, 
Smets, Hendrik, 
Smets, Jacob, 
Smets, Segher, 
Smeyers, Nicolaas, 
Snyders, Baptiste, 


Snyers, Andries, 


Snyers, ZOOn van 
Andries. 


schilder, 
beltsnijder, 


» 


schilder, 
beltsnijder, 


beltsnijder, 
cleynsteker, 
schilder, 
beltsnijder, 
schilder, 
schilder-cleyn- 
steker. 
teekenaar en 
schilder. 
schilder, 


Ceulemans, Pieter, 

Labbe, Maxim., 

Vanden Steen, 
Jasper. 

Van Orssagen, Fr., 

Labbe, Maxim. 


Bayens, Antoon, 
Verhauyck, Corn., 
Smeyers, Jaak, 
Van Loo, Frans, 
Franchoys, Lucas, 
Silvorst, Pieter, 


Verhoeven, Gielis, 


Verhoeven, Jan, 


1653, 
1691, 
1600, 
1631, 
1605, 
1600, 


1610, 
1672, 


1646, 
1669, 
1653, 
1673, 
1620, 
1611, 
1624, 
1603, 
1626, 
1645, 


22 April. 
July. 

1 Aug. 
13 Aug. 
2 Nov. 
12 Nov. 


31 Mey. 
20 Nov. 


7 Febr. 
16 Aug. 
30 Juny. 
12 July. 
24 Mey. 
15 Mey. 
18 Aug. 
8 Mey. 

20 Nov. 
31 Mey. 


omtrent 1638. 


1672, 
1620, 


TONS, 
1650, 
1648, 
1631, 


1631, 
1612, 
1663, 
1669, 


1652, 
1641, 


1619, 
1618, 
1691, 
TOI 
1615, 


10 Aug. 
17 Febr. 


15 Sept. 
8 Oct. 

27 Nov. 
15 Juny. 


25 Dec. 
NOCE 
1 Aug. 
10 Mey. 


Aug. 
16 Nov. 


23 Mey. 
19 Dec. 
1 Aug. 

r April. 
24 Juny. 


tusschen 1612 en 
1615. 


1642, 


1642, 


20 Meert. 


20 Meert. 


198 LE LIVRE DES APPRENTIS 





Snyers, Antoon, Vrints, Gielis, 1618. 17 Mevy. 
Snyers, Frans, schilder, Franchoys, Luc, 1612, 2 Mey. 
Spalirt, Jaak, beltsnijder, Van Voorspoel, 1641, 1 Sept. 
Jaak. 
Spies, Giliam, schilder, Van Ranst, Hans, 1620, 20 Aug. 
Staes, Vincent, » Coxie, Jan, 1653, 14 Jan. 
Steenbanck, Corneel, » Matheeusens, Adr., 1614, 24 Sept. 
op aelmoesen (vondelinck). 
Storms, Aertus, beltsnijder, Van Loo, Baptiste, 1615, 20 Dec. 
Stroolens, Jaak, schilder, Schippers, Hans, 1608, 15 Dec. 
Stuers, Antoni, » Franchoys, Luc, 1617, 11 July. 
Stuers, Geerart, cleynsteker, Hemelers, Jasper, 1630, 1 Sept. 
Strypen, Peeter, schilder, Bisschop, Frans (de 1612, 14 April. 
jonghe). 
Suetens, Frans, Tissenaken, Tob., 1618, 15 Juny. 
 Suetens, Rombaut, cleynsteker, Hemelers, Jasper, 1632, 9 Sept. 
Suetemans, Jaak, schilder, Bisschop, Frans, 1617, 20 Juny. 
Symons, Frans, beltsnijder, Van Doorne, Jan, 1603, 1 Jan. 
Taels, Carel, » Van Aven, Jan, 1612, 1 AU. 
Taels, Rombaut, » Van Calster, Mert., 1618, 17 Meert. 
Taelt, Guillaume, schilder, Coxie, Machiel, 1611, 1 Sept. 
Tintoli, Sebastiaen, » De Reygers, Gielis, 1614, 15 Aug. 
Tison, Pieter, beltsnijder, Fayd’herbe, Ant., 1624, 29 Febr. 
Tisson, Pieter, » Van der Meulen,  :695, 24 July. 
Laureys. 
Tollenaers, Matheus, schilder, Michiels, Rombaut, 1615, 16 Nov. 
Van Aken, Sebastiaen, conterfeyter,  Franchoys, Luc, 1666, 28 Dec. 
Van Aoinberk, Jaak, beltsnijder, Lauwervs, Jan, 1685, 1 Mey. 
Van Assche, Guill., k Van Avent, Hans, 1600, 1 Juny. 
Jooris soon. 
Van Aver, Joos, goutslager. Pauwels, Frans, 1671, 20 Meert. 
Van Baelen, August., Tissenaken, Tobias, 1604, 7 Mey. 
Van Baelen, Peeter, cleynsteker, Van Egom, Lieven, 1612, 1 Aug. 
Van Baesrooy, Remi, stoffeerder, De Dryver, Remi, 1632, 15 Meert. 
Van Bakkelghem, » De Dryver, Remi, 1619, 14 Mey. 
Hans. 
Van Bem, Jan, beltsnijder, Fayd’herbe, Ant., 1626, 7 Mey. 
Van Beygeem, Hans, schilder, Van Avent, Melch., 1613, 1 Jan. 
Van Bocxum, Corneel, » Thys, Joachim, 1610, 1 Mey. 
Van Bouchout, Adr., » Matheensen, Ar., 1616, 8 Mey. 
Van Cammen, Jan, » Franchoys, Luc, 1638, 18 Aug. 
Van Campenhout, » Salmier, Joos, 1611, 1 Sept. 
Frans. 
Van Cocksye, mees- Van Renst, Hans, 1616, 20 Mey. 
ters sone, 
Van Coelput, Baldwi- schilder, Egret, Theodor, 1665, 25 Aug. 
nus, Egid. 
Vande Kerckhove, schilder, De Hornes, Jaak, 1655, Bamus. 


Balth., 


DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 





Vandenberg, Anselm., cleynsteker, 
Vandenberch, Hend., goutslager, 


Vandenbevaer, Phil., schilder, 


Vanden Bloke, Gielis, 


Vanden Bos, Jan, 


Vanden Bossche, Car., 


» 


schilder, 
» 


Vandenbranden, Hans, beltsnijder, 
en leert sijnen tydt voort bij Hans Vanden Velde. 


Vandenbroek, Philip, 
Vandenbroecke, Guil- 
laume, op aelmoe- 


sen. 
Vandenbroeck, Jan, 


Vandenbroeke, Phil, 
Vandenbroeck, Phil., 
Vanden Daele, Geer., 
Vanden Ende, Mach. 
Vanden Enden ]J.-B., 


Vandeneynde, Hans, 
Vanden Eynde, Hans, 
Vandenhoef, Philip, 


Vandenhoie, Guill., 


Vandenhoute, Pieter, 


Vanden Kerckhove, 
Coenraet. 


Vanden Loey, Ant., 


Vanden Nieuwen- 
huyse, Jasper. 
Vanden Schrieck, 

Andries. 


Vanden Slype, Jaak, 


Vanden Steen, Jan, 


Vanden Steene, Piet., 


Vanden Velde, Hans, 


Vanden Walle, Jan, 


Vanden Zype, Philip, 

Vande Plas, Lauwer., 
Vanderbeeken, Ignat., 
Vander Borcht, Jaak, 

Vander Essche, Corn., 
Vandergrecht, GGomm., 
Vanderhaeghen, Piet., 


Vander Hoffstadt, 
Antoni. 


schilder, 


beltsnijder, 
» 
beltsnijder, 
schilder, 
beltsnijder, 


» 


schilder, 

» 
goutslager, 
schilder, 

» 
beltsnijder, 


beltsnijder, 
schilder, 


beltsnijder, 


schilder, 
belthouwer, 
schilder, 


beltsnijder, 
schilder, 

» 
teekenaar, 
beltsnijder, 

» 
schilder, 

» 

» 


cleynsteker, 


Vander Meulen, Jaak, schilder, 


199 





Daems, Nicolaas, 
Van Oosterwyck, 
Jaak 
Matheens, Math., 
Bisschop, Frans, 
den jongen. 
Berincx, Cornelis, 
Bangwits, Pieter, 
Van Avent, Hans, 


Vandersteen, 
Bisschop, Frans, 


Boekstuyns, 
Verhaeyck, Corn., 
Labbe, Maxim, 
Stevens, Jaak, 
Regouts, Rombaut, 


” Vanden Ende, 


Machiel. 
Croy, Hans, 
De Helt, Hans, 
De Becker, Adr. 
Borjonne, Eloy, 
Le Saive, ].-B., 
Schillemans, Jasp., 


Weimers, Corn., 

Van Campenhout, 
Frans. 

Saefs, Rombaut, 


Berincx, Goris, 
Bawens, Antoon, 
Dielkens, Peeter, 
alias Crab. 
Schiedemans, Jasp. 
Van Ophem, Fr., 
Verbeke, Frans, 
Vander Vorst, Jan, 
Lauwerys, Jan, 
Van Avent, Abrah, 
Matthys, Jaak, 
Coxie, Machiel, 
De Hondt, Jan, 
Vanden Bossche, 
Jan. 
Stevens, Jaak, 


1632, 12 Sept. 
1672, 20 Juny. 


1615, 26 Oct. 


1613, 15 Mev. 


1649, Bamus. 
1603, 1 Oct. 
1626, 16 Dec. 


1670, voor ker- 
mis. 
1608. 


1606, 12 Meert. 


TÔIT, Tan: 
1661, 10 Aug. 
1609, 15 Juny. 


1644, 6 Meert. 
1663, Paesschen. 


1615, 10 Aug. 
1610, 1 Jan. 
1667, 20 Febr. 
1657, 4 April. 
1652, 2 Sept. 


1627, St-Jans- 


misse. 


1631, 24 Febr. 


1631, 5 Mey. 
1666, 19 Meert. 


1605, 1 Sept. 


1646, 29 Dec. 


1602, 15 Oct. 


1616, 24 July. 


1629, 1 Jan. 

1612, 25 Oct. 
1694, 25 Aug. 
1663, 15 Meert. 
1614, 15 Nov. 


1609. 
1602, 1 Febr. 


1694, 16 Aug. 
1605, 1 July. 


1614, 15 Febr. 


200 LE LIVRE DES APPRENTIS 





Vander Meulen, beltsnijder, Vander Stock, Petr. 1665, 10 Nov. 
Lauwerys. 
Vander Noort, Hans, beltsnijder, Schiilemans, Jasp., 1611, 1 Aug. 
Vanderrycken, Aertus schilder, Adriaenssens, 1633, 2 Oct. 
Gielis. 
Vander Strepen, Piet., schilder, Franchoys, Luc, 1611, Jan. 
Vander Veken, Corn., beltsnijder, Vander Veken, Nic. 1687, 18 Sept. 
Vander Veken, Corn. » Vander Veken.Nic. 1671, 15 Meert. 
Vander Veken. Frans, schilder, Van Doorne, Hans, 1611, 3 April. 
Vanderveken, Gielis, beltsnijder, Vander Veken, Nic. 1663, 30 Nov. 
Vander Vorst, Pieter, schilder, Schippers, Hans, 1606, 15 Dec. 
Vandervorst, Jan-Ant. » Verhoeven, Jan, 1661, 15 Meert. 
Vander Vorst, Christ., » Verhoeven, Jan, 1648, Paesschen. 


ende heeft het ambacht verlaten en Jan Verhoeven heeft eenen anderen 
in sijn plaets genomen. 


Vander Wouwen, stoffeerder, Vrints, Gielis, 1616, 9 April. 
Hensken. 

Vande Veken, Nicol., beltsnijder, Labbe, Maxim., 1647, 20 Nov. 

Vande Vliet, Hans, schilder. Disson, Joris, 1612, 15 July. 

Vande Wiel, Martin., » Le Saive, J.-B., 1645, 15 Sept. 

Vande Wouwer, cleynsteker, Tissenaken, Tob., 1612, 2 Jan. 
Balth. l 

Vande Wouvwer, Jer., schilder, Vanden Broecke, 1614, 16 July. 

Guillaume. 

Vande Zyp, Adriaan, schilder, Verbeke, Frans, 1610, 25 Oct. 

Vandiest, Hans, op » Bisschop, Hendr., 1604, 15 Mey. 
aelmoesen. 

Van Doeren, Jaak, Smeyers, Gielis, 1685, 1 Juny. 

Van Dort, Dirik, schilder, Ceulemans, Pieter, 1603, 15 Aug. 


Van Drywegen, Balth. beltsnijder, Tosyn, Nicolaas, 1687, 6 Mey. 
Carels zoon. 

Van Drywerken, schilder, Bonnejonne, Eloy, 1650, 26 Nov. 
Sebastiaan. 

Van Eegom Lieven is geauthoriseert van de weth op den r April 1602 te 
ontfangen al oft hij sijn leerjaren volleert hadde bij eene eigen meester. 

Van Ekeren, Joachim, teekenen tot Franchoys, Luc, 1628, 2 Juny. 


goutsmeden. 
Van Elsen, Wouter, schilder, Disson, Joris, alias 1601, 4 April. 
Clemens. 
Van Emele, Pieter, schilder, Coxie, Jan, 1651, 13 Jan. 
Van Erp, Edward, conterfeyter, Franchoys, Luc, 1632, 3 Juny. 
Van Erp, Edward, schilder, Le Saive, J.-B., 1633, 12 July. 
Van Eyck, Dierik, Van Recht, Hans, 1619, r Aug. 
den jonghen, conterfeyter tot gout oft silver smede, 
Van Eyck, Geerart, 1656, 7 Nov. 
teekenen om goutsmet te worden bij Van Orsum, Frans. 
Van Eyck, Geerart, teekenaar, Verhoeven, Jan, 1661, 14 Jan. 
Van Florssum, Jan,  beltsnijder, Van Eghom, Liev., 1634, 12 Oct. 


uit putterye. 


DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 


20OI 





Van Geele, Maxim, 


Van Geenen, Jeronim. 
Van Geil (Geel), Dier. 


Van Gersmoetere, Fr. 


schilder, 
» 


» 


Verhaeck, Michel, 
Le Saive, ].-B. 
Bisschop, Frans, 
den ouden. 
Michiels, Romb., 


1656, 1 Sept. 
1650, 1 Sept. 
1615, 1 Juny. 


1601, 18 Nov. 


op aelmoesen van de welke Margreta Van Gersemoeten zijn moeyken 
borghe blijft voer de 6 guld. 


Van Haechten, Hans, 


Van Hassel, Frans, 


stoffeerder, 


Tissenaken, Tob.. 
D'’Assonville, Mel., 


1605, 15 Meert. 
1620, 23 April. 


ende leert nu bij zijnen vader omdat zijnen meester gestorven was. 


Van Hassel, Jar; 

Van Hassel, Philip, 
Van Hese, Corneel, 
Van Hese, Servaes, 
Van Hoovorst, Jan, 


Van Huissen, Pieter, 
Van Kercken, Antoni, 
Van Kerckhove, Ro- 


ment. 
Van Lier, Alphons, 


Van Loeck, Gabriel, 


Van Loo, Bapt., 
Van Loo, Pieter, 


Van Loven, Corneel, 
Van Loven, Rombaut, 
Van Loven, Rombaut, 


Van Loven, Symon, 


Van Mechelen, Math, | 


Van Mompevyen, 
Hendrik. 


Van Niewenhuysen, 


Pieter. 
Van Ollens, Guill., 


Van Oostenryck, Fr., 
Van Oostenryck, Jaak 
Van Opstal, Machiel, 


Van Orley, Jeroom, 


Van Orley, Richard, 

Van Orssagen, Guill., 
Van Orssagen, Frans, 
Van Oudenaerden,]Jan 
Van Pañffenroy, Andr., 


Van Polom, Hans, 


Van Roeckhout, Piet., 


Van Rooe (?) Jan, 


Van Schelle, Dismas, 
Van Sinttruyen, Nic., 
Van Steensel, Guill., 


stoffeerder, 
» 
schilder, 

» 
belisuijder, 
cleynsteker, 
beltsuijder, 


stoffeerder, 
beltsnijder, 
» 


schilder, 


cleynsteker, 


schilder, 

goutslager, 
» 

schilder, 


» 


. stoffeerder, 


schilder, 

» 
beltsnijder, 
schilder, 
cleynsteker, 
schilder, 
beltsnijder, 


beltsnijder, 
» 


De Diyver, Remi, 
De Dryver, Remi, 
Coelemans, Pieter, 
Adriaenssens, Giel. 
Labbe, Maxim., 
Tissenaken, Tob., 
Pauwels, Romb., 
Konincxloo, Barth. 


De Dryver, Jan, 
Schillemans, Jasp., 
Van Calster, Mert., 
Le Saive, J.-B., 
Verhuyck, Jan, 
Berinckx, Corneel, 


Schippers, Jaak, 
Stevens, Jaak, 
De Kael, Huybr., 


Daems, Nicolaas, 


Stevaerts, Joos, 
Sanders, Gielis, 
Pauvwels, Jan, 
Van Aven, Romb., 
Drua, Antoon, 
Fayd’herbe, Hend. 
Geuns, Hans, 
Huys, Balthasar, 
Mechelenborch, 
Matheys, Jaak, 
Verhulst, Jaak, 
Franchoys, Luc, 
Vandenianscroon, 
Valentyn. 
Van Loo, Bapt. 
Del Vael, Frans, 
Van Calster, Mert., 


1657, 9 Juny. 
1660, 16 April. 
1619, 30 April. 
1613, 15 Meert. 
1657, 20 Oct. 
1610, 1 Jan. 
1653, 13 Febr. 
:600, 5 July. 


1694, 25 Aug. 
1620, 4 Aug. 
1603, 1 Oct. 
1605, 1 July. 
1655, 12 April. 
1634, 1 Juny. 
1609, 15 Jan. 
1615, 4 Nov. 
1604, 16 Sept. 
1691, 26 Oct. 
(of 19 ?). 

1630, 3 Jan. 


1617, 21 Aus. 
1668, 4 Aug. 
1663, 2 Nov. 
1604, 15 Aug. 
1612, 15 AUS. 
1625, 29 Dec. 
1606, 1 Nov. 
1013, L'OCt 
1681, 10 Juny. 
1017, July. 
1620, 4 Aug. 
1671, 9 July. 
1656, 5 July. 


1618, : Meert. 
1626, 28 Dec. 
1613, Januari. 


e 


19 


202 


LE LIVRE DES APPRENTIS 





Van Stensel, Kerst., beltsnijder, 

Van Stock, Pieter, op » 
aelmoesen. 

Van Tolhuyse, Antoni, schilder, 

Van Urel, Rombaut, beltsnijder, 

Van Urssel, Romment schilder, 

Van Vechter, Mathys, 


Van Vierstel, Alonsi, schilder, 
Van Vinselhoven, beltsnijder, 
Wouter. 

Van Vogelsanck, Fr., schilder, 
Van Waeterloe, Tob., beltsnijder, 
Verachter, Hendrik, schilder, 
Verarden, Corneel, » 
Verbanck, Jan, stoffeerder, 
Verbeek, Huybrecht, schilder, 
Verbeeck, Marcus, stoffeerder, 


Verbercht, Guillaume, leert teekenen voor sijn plezier, 
bij deken François Van Orssagen. 


Verbercht, Jan, schilder, 
Verberkt, Machiel, beltsnijder, 
Verbercht, Peeter, schilder, 


Verberght, Anselmus, 


beltsnijder, 


Verbiest, Rombaut,  goutslager, 
Verbist, Cornelis, schilder, 
Verbrecht, Hans, » 
Vercluysen, Corneel, beltsnijder, 
Vercluysen, Antoni,  stoffeerder, 
Verellen, Melchior,  schiider, 


Verelst, Philip, 
Vergaelen, Pieter, 


» 


beltsnijder, 


Verhaeyck, Guil., schilder, 
Verhenst, Hans, beltsnijder, 
Verheyen, Hans, cleynsteker, 
Verhoeven, Gielis, » 
Verhoeven, Hans, » 
Verhoeven, Hans, schilder, 
Verhoeven, Machiel, » 
Verhoeven, Marcus, beltsnijder, 
Verhulst, Jaak, cleynsteker, 
Verhulst, Jan, beltsnyder, 
Verhulst, Pieter, schilder, 
Verhulst, Philip, 

Verhulst, Rombaut,  beltsnijder, 


leert voort bij van Loo Fransen. 


Verhuyck, Corneel, 


Van Calster, Mert., 1625, 25 Aug. 
Van Kerckhoven, 1660 (omtrent). 
Coenraet. 
Verschuren, Mich., 1613, 4 Junv. 
Labbe, Maxim., 1638, 15 Meert. 
De Momper, Hans, 1600, 1 Juny. 
Van Egom, Lieven, 1620, 15 Mey. 
Verhoeven, Jan, 1645, 4 Sept. 
Van Doorne, Jaak, 1659, 8 Juny. 


Verhoeven, Jan, 1651, 1 Juny. 


Voorspoel, Jaak, 1644, 7 Sept. 
Bournon, Pauwel, 1619, 27 Febr. 
Sponssaert, Nicol., 1654, 10 Mey. 
Vrints, Gielis, 1628, 15 Dec. 
Vanden Venne, 1619, 17 Jan. 
Merten. 
De Dryver, Remi, 1650, 8 Dec. 
1662. 

Verhoeven, Jan, 1642, Dec. 


De Paep, Valentijn, 1666, 2 Febr. 

Van Elsen Wouter, 1612, 26 July. 

Vanden Lanscroon, 1664, 2 Febr. 
Valentijn. 


Koerïs, Peeter, 1657, Juny. 
Thys, Joachim, 1600, 1 Dec. 
Stevaert, Joos, 1610, 1 July. 


1607, 25 Sept. 
1620, 20 Aug. 


Verloo, Frans, 
Vrints, Gielis, 


Verbeken, Jan, 1613, 1 Dec. 
Bisschop, Frans, 1610, 15 Mey. 
Bayens, Antoon, 1655, 11 Nov. 
Thys, Joachim, 1600. 


Van Aven, Hans, 1610, 31 July. 
Tissenaken, David, 1612, 1 Aug. 
Silvorts, Pieter, 1609, 15 July. 


Silvorts, Pieter, 1603, 9 Nov. 

Van Ophem, Nic. 1612, 15 Aug. 
Van Ranst, Hans, 1612, 26 Mey. 
Vanden Kerckho- 1665, 25 Aug. 


ven, Coenraet. 
Tissenaken,Tobias, 1602, 10 Sept. 
Paep, Valentijn, 1646, 1 Aug. 
Matheus, Hans, 1618, 23 Nov. 
Herregauts, David, 1630, 12 Febr. 
Verstappen, Romb. 1633, 1 Aug. 


Tissenaken, Tobias, 1600, 5 July. 


DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 203 


[ 








Verlinden, Pieter-Sim., schilder, Franchoys, Luc, 1677, 5 Aug. 
Verloo, Frans, beltsnijder, Van Calster, Mert., 16o1, 31 Oct. 
Verlycke, Jan-Frans., schilder, Franchoys, Pieter, 1652. 
Vermeulen, Geeraert, stoffeerder, Fayd'herbe, Hend., 1616, 25 Dec. 
Vermeulen, Geeraert, schiider, Van Müysen, Fr., 1655, 16 April. 
Vermeulen, Ilane, beltsnijder, Van Calster, Mert., 1608, Dec. 
Vermeulen, Pieter, schilder, Coxie, Michiel, 1695 NET JAN: 
Verpoorten, David,  beltsnijder, Laurys, Thomas, 1635, 8 Jan. 
Verpoorten, Pieter, » Laurys, Thomas, 1631, 22 Julv. 
Verrycken, Corneel, schilder, Berinkx, Corneel, 1660, Mey. 
Verreycken, Josef, » Berincex, Jan, 1652, 2 Dec. 
Verstappen, Frans,  beltsnijder, Vander Meulen, 1694, 12 Aug. 
Verschueren, Hans, schilder, Verschueren, Ma- 1609, 3 Dec. 
(hij was van ’t roothuys). chiel. 
Verschueren, J.-B., schilder, Bonnejonne, Eloy, 1660, 20 July. 
Verschueren, Philip, cleynsteker, Tissenaken, Romb., 1611, 1 Febr. 
Verstappen, Frans,  beltsnijder, Van der Meulen, 1694. 

_ Verstappen, Rombaut, » Van Aren, Hans, 1608, 15 July. 
Versteven, Nicolaas, schilder, Van Dooren, Hans, 1619, 21 Febr. 
Versteven, Pieter, » Van Dooren, Hans, 1613, 6 April. 
Versteven, Rommeunt, teekenen tot  Verschueren, Ma- 1602, 12 April. 

goutsmit, chiel. 
desen selven verandert tot schilder ingaende Sinxen 1603. 
Verstraeten, Corneel, stoffeerder, Feremans, Corn., 1610, 15 Nov. 
Verstraeten, Frans,  beltsnijder, Fayd'’herbe, Ant., 1635, 1 Oct. 
Vervaeren.Guillaume, cleynsteker, Daems, Nicolaas, 1626, 15 Juny. 
Vients, Nicol., op ael- schilder, Ponsaert, Nicolaas, 1642, 25 Dec. 
moesen-vindelinck. 
Vienx, Pieter, beltsnijder, Fayd'herbe, Ant., 1638, 28 Dec. 
Vierponts, Hans, stoffeerder, D’Assonville, Mel- 1613, 10 Juli. 
chior. 
Viers, Hans, schilder, Verschueren, Am- 1671, 1 Jan. 
broos. 
Vies, Jan, beltsnijder, Van den Steen, Jan, 1681, 10 Nov. 
Vincent, Jan, » De Kael, Jan, 1674, 20 April. 
Vlemmincx, Jaak, » Pauwels, Romb., 1644, 2 Jan. 
Vlemincx, Joachim,  cleynsteker, Verbeeck, Hans, 1620, 2 Juny. 
Voorspoel, Pieter, schilder, Coxie, Michel, 1606, 1 Meert. 
Vrancx, Guillaume, » Matheenssens, 1614, 6 April. 
Hans. 
Vrancx, Jasper, stoffeerder. De Dryver, Remi, 1629, 16 Dec. 
Vranckx, Pieter, schilder, Scheppers, Jan, 1601, 13 Mey. 
Vrins, Marten, beltsnyder, en Doorne, Jan, 1662, 1 Oct. 
Vrints, Jan, op ael- » Fayd’herbe, Ant., 1626, 2 Dec. 
moesen heeft betaelt het recht, vi guld. 
Vrints, Gielis, op ael- Feremans, Corn., 1605, 26 Sept. 
moesen. 
Vrints, Remy, schilder, Verpoorten, 1607, 15 Nov. 


Wabbes, Adriaen, beltsnijder, Van Calster, Mert., 1620, 7 Mei. 


204 


Wabbens, Frans, 
Wabbens, Nicolaas, 
Wagemans, Nicolaas, 
Walraeff, Hans, 
Watla, Hendrik, 


Watton, Govaer, 
Wendricx, Jaak, 
Wiaerts, Hans, 
Wiemes, Pauwel, 
Wouters., Hendrik, 
Wouters, Philip, 


den selven leert voort het schilderen. 


Wouts, Augustijn, 
Wuyts, Guillaume, 
Wydmes, Cornelis, 
Ysermans, Hans, 
Ysermans, Hans, 


schilder, 
beltsnijder, 
schilder, 

» 


goutslager, 
teekenaar, 
schilder, 

» 


» 


goutsmeder, 


schilder, 
cleynsteker, 
beltsnijder, 
schilder, 


» 


LE LIVRE DES APPRENTIS 





Schillemans, Jasp., 1608, 


Coxie, Michel, 
Van Doorne, Jan, 
Verbeken, Frans, 
Van Conincxioo, 
Barth. 
Pauwels, Jan, 
Verhuyck, Jan, 
de Namur, Jan, 
Cleyenborg, Gielis, 
Coxie, Michel, 
Thys, Joachim, 


Conveler, Hans, 
Verhulst, Jaak, 
Fayd’herbe, Ant., 
Drua, Antoon, 
Schippers, Jaak, 





1 Nov. 
15 Sept. 
Nov. 

11 Oct. 
1 Juni. 


1613, 
1653, 
1614, 
1603, 


1661, 23 Juni. 
1654, Meert. 
1610, 17 Jan. 
1616. 11 Mey. 


1649, July. 
1601, 1 Nov. 


1611, 26 Aug. 
1633, 6 Febr. 
1613, 3 July. 
1603, 12 Aug. 
1613. 4 Nov. 





ENAaNTANUS CET 


ATTRIBUÉ A 


ÉGIDE-JOSEPH SMEYERS 


(Étude bio-bibliographique) 


E manuscrit, dont les archives communales de 
Malines possède une copie, assez mauvaise 
il est vrai, faite par ordre de feu M. l’archi- 
viste Van Dooren, appartient à la Bibliothèque 
royale de Bruxelles. Il est catalogué sous le n° 17232, 
fonds Van Hulthem, n° 752. C’est un manuscrit de la fin 
du xvirr° siècle, écrit au recto et au verso des pages, d’une 
écriture assez lisible, et semble avoir été fait d’un seul 
tenant. Il comprend 58 feuillets de papier, d’une lon- 
gueur de 28 cm. sur une largeur de 21 cm., reliés dans 
une couverture en cuir jaune-brun fort solide. 

Attribué par le catalogue de la Bibliothèque royale à 
Égide-Joseph Smeyers, peintre et écrivain malinois, ce 
manuscrit a été acheté par feu M. Van Hulthem, pour la 
somme dérisoire de 3 francs 70 centimes, le 6 avril 1817, 





206 MANUSCRIT ATTRIBUÉ 





lors de la vente de la bibliothèque du notaire Antoine 
Nuewens, de Bruxelles, bibliothèque fort importante 
pour l'époque, car elle comptait 450 manuscrits et 
plusieurs milliers d'ouvrages. Il porte pour titre : 


Konst-minnende wandelinge 
wesende 
Een kort bescryf 
van alle het gene 
Dat binnen Mechelen 1n de publike Plaetsen 
Le sien 15 
met een korte aenteckhemnge 
van de Principaelste werchen 
getrochen 
uyt diversche scrijvers ende hand-scriften 
met een kort levens-relaes 
van diversche Beeld-houwers ende konst-schiders 
de welkhe 
binnen Mechelen geboren sin 
ofte 
het grootste deel hun leven versleten hebben 
ofte 
overuloedighe wercken alhier gemaeckt hebben. 


MDCC.EXXX. 


Comme le titre l'indique, l'ouvrage se compose de deux 
parties; la première, comprenant 44 feuillets, contient 
une description, au point de vue historique et artistique, 
des églises, des couvents et des autres monuments de 
Malines à la fin du xvii siècle; la seconde partie, des 
pages 89 à 106, se compose de notices biographiques 
concernant un très grand nombre d'artistes dont des 


A ÉGIDE-JOSÉPH SMEYÉRS 207 








œuvres se trouvent dans les édifices décrits dans la pre- 
mière partie. Elle porte comme en-tête : 


Aentecheminge op diversche Beeld-houwers 
Ende schlders in dese wandelinge gemeldt. 


Enfin l'ouvrage se termine par une table des matières 
fort bien dressée. 

Lorsqu'on ouvre le livre, l'attention du lecteur est 
immédiatement attirée par cette note élogieuse écrite 
par feu Van Hulthem lui-même : Ouvrage curieux, où l’on 
trouve une inñmté de choses concernant les artistes de Malines 
ct leurs produchons, dont 1 n'est fait menton nulle part 
ailleurs, et ce qui doit le rendre encore plus précieux aux yeux 
des amateurs, c'est qu'on y trouve la description de tous les 
couvens et d'autres inshtutions publiques qui n'existent plus 
(7 8” 18928). Nous examinerons plus loin si réellement 
le manuscrit mérite ce grand éloge de Van Hulthem; 
occupons-nous tout d’abord de son auteur. 

Le catalogue de la Bibliothèque de Bourgogne attri- 
bue, disions-nous, cette œuvre au peintre malinois Égide- 
Joseph Smeyers. Cette attribution est fausse, et pour 
le démontrer, il suffira de résumer la vie de Smeyers 
d’après la biographie qu'en a tracée Em. NEErFrFs, dans 
les pages 403 à 421 du tome I de son livre « Histoire 
de la peinture et de la sculpture à Malines », tout en corri- 
geant de-ci de-là des erreurs de détail, mais assez impor- 
tantes cependant. 

Égide-Joseph Smeyers naquit à Malines, où il fut 
baptisé le 6 août 1694, dans l'église Ste-Catherine. Il 
descendait d’une famille d'artistes; non seulement son 
père Jacques, son grand-père Égide et son bisaïeul 
Nicolas furent trois maîtres d’un mérite reconnu, mais 
il se rattachait encore par sa grand'mère paternelle, 


208 MANUSCFIT ATTRIBUÉ 





Élisabeth Herregoudts, à la famille des peintres, les 
David, Maximilien et Henri Herregoudts. 

Jacques Smeyers, marié le 31 octobre 1688, était 
uni depuis six ans déjà à Catherine Capellemans, lorsque 
sa femme lui donna, le 5 août 1694, un fils qu'on appela 
Égide. Cet enfant fut élevé avec le plus grand soin et 
de bonne heure son père essaya de lui inculquer les 
principes de son art; mais le jeune Égide ne mordit pas 
du tout aux études artistiques, il avait beaucoup plus 
de goùt pour les sciences littéraires. Ses humanités 
terminées au Collège de l’Oratoire à Malines, Égide ne 
se sentit aucune disposition ni pour le droit, ni pour la 
théologie. Ce qui lattirait surtout, c'était l’histoire et 
les sciences auxiliaires de cette branche du savoir humain, 
principalement l'archéologie. Il commença à scruter le 
passé de sa ville natale et s’aperçut bientôt que la con- 
naissance du dessin et de la peinture lui aurait été d’un 
grand secours pour ses travaux historiques. Il se remit 
à la besogne sous la direction paternelle, et ses succès 
furent très rapides. 

Grâce à ses multiples connaissances littéraires, il 
s'acquit de grandes relations. Il fut notamment l'ami et 
le commensal du baron Charles-Godefroid de Loë, 
commandeur de Pitzembourg, qui, en 1715, l’'emmena 
avec lui en Allemagne, à Dusseldorf. Il n'avait pas vingt 
ans. Pendant trois ans il travailla dans cette villerhénane, 
sous la direction de Jean-François Douven, de Rure- 
monde. Ce peintre eut une très grande influence sur 
Égide, qui s’inspira toujours dans la suite de ses prin- 
cipes et de ses méthodes. 

Un mot sur ce peintre ne sera donc pas, pensons-nous, 
déplacé ici. 

Douven, Jean-François, et non Douwen, comme plu- 
sieurs l'ont appelé, naquit à Ruremonde, en 1655, et 
mourut à Dusseldorf, en 1727. Il perdit fort jeune ses 


A ÉGIDE-JOSEPH SMEYERS 209 








parents, et sa famille le confia au peintre liégeois Gabriel 
Lambertin, qui de son voyage en Italie, avait rapporté 
une très belle collection d’études et de dessins. Ce furent 
là les modèles dont se servit Douven, et cette étude affina 
beaucoup le goût du jeune peintre. À la mort de Gabriel 
Lambertin, son neveu, le paysagiste Christoffel Puitlink 
accepta Douven comme élève. Mais peu après, celui-ci, 
maître de son art, retourna à Ruremonde, et trouva dans 
sa ville natale un Mécène dans la personne de Don Juan 
de Velasco, superintendant des finances, qui possédait 
une superbe galerie d'œuvres des petits maîtres italiens. 
Douven copia ces tableaux, et ses productions furent 
tant appréciées, que le Prince Électeur l’appela à Dus- 
seldorf, pour exécuter son portrait. Son travail fini, 1l 
récutle titre depeintre-de la: Cour:til Se fixa dès lors 
définitivement à Dusseldorf, ne s’occupant plus que de 
portraits. 

C’est à ce moment que Smeyers entra dans son atelier, 
et Douven voulut absolument lui faire abandonner sa 
branche favorite, la peinture d'histoire, pour les tableaux 
de genre. Il n’y réussit pas, mais eut cependant une 
grande influence sur Smeyers; car les qualités maîtresses 
de Douven, son coloris aux tons osés et bien nuancés, 
sa grande force d'expression et la pose majestueuse de ses 
personnages, se retrouvent dans les œuvres de Smevyers. 

Celui-ci, au moment où il faisait ses préparatifs pour 
un voyage à Rome, fut obligé de reprendre le chemin de 
la patrie, rappelé à Malines par l’état maladif de ses 
parents, principalement de son père, frappé de cécité et 
atteint d'accès de goutte, qui le clouaient toute l’année 
dans son fauteuil. De retour à Malines, Égide, dont le 
talent s'était müri, se mit courageusement à la besogne, 
ne dédaignant même pas d'abandonner l'atelier pour des 
travaux de décoration, afin d’adoucir les derniers jours 
de ses parents. Il perdit sa mère aveugle, elle aussi 


210 MANUSCRIT ATTRIBUÉ 





depuis six ans, en 1733; son père était décédé quelques 
mois auparavant, le 6 décembre 1732. Libre et indépen- 
dant, Smeyers consacra à ses penchants littéraires la 
plus grande partie de ses ressources; il se créa une riche 
bibliothèque et forma une belle collection de gravures, 
d’après Rubens et d’autres maîtres flamands. Malheu- 
reusement, comme beaucoup d'artistes, il dépensa large- 


ment, sans compter, et 


Se trouva fort dépourvu 
Quand la bise fut venue. 


En effet, en 1763, malade, épuisé, il dut faire argent 
de tout ce qu'il possédait. D'abord il emprunta à ses 
amis, donnant en gages ses collections et ses livres, 
puis 1l les vendit à un prix dérisoire. À bout de ressources, 
il sollicita des secours un peu partout, notamment à 
Son Excellence le comte de Frankenberg, archevêque 
de Malines, et, grâce à la charité de ses concitoyens, il 
put entrer en 1769, comme pensionnaire à l'hôpital de 
Notre-Dame au delà de la Dyle, où il mourut un jour 
de l'année 177r. La‘date exacte de sa mortrditièesen 
effet suivant les sources auxquelles on s'adresse. Si l’on 
consulte la chronique de Malines par Schellens, on y 
trouve ce passage : 


Wat naer 8 uren'’s avonts 15 in den Heere ontslacpen Ægidius 
Fosephus Smeyers, gebortig van Mechelen den 6 Augustus 1694 
in S* Cathelyne paroche, eenen vermaerden hstorie en portrait 
schilder, uytnemende in kerkelÿke en wereltlicke Mstorie, 
besitter van diversche taelen, als griekx, latyn, duuts, franschs. 
Hi had veele jaren zyne ouders blind ondcrhouden en gedient, 
hi 15 nooit gehuwt geweest, hy was by veele groote in achting ; 
hi 15 DEN 14 AUGUSTUS met solemnelen dienst gedaen door 
den proost van O. L. W. M" Axevedo begraven in O. L. W. 
gasthuns. 


A ÉGIDE-JOSEPH SMEYERS 2 





Dans un livre, déposé aux archives communales de 
Malines, et qui, de par son caractère même, devrait 
pouvoir être considéré comme un document d’une sûreté 
indiscutable, nous lisons : 


Ægidius Fosephus Smeyers sepultus cum exsequus 1n templo 
obut 28 Avril 1771. 


Cette date du 28 avril 1771, bien qu’elle soit tirée du 
Register der borghers en vreemdelingen overleden in O. L. 
Vrouwe Gasthuys beginnende den 2 Fanuari 1741 ende eyndi- 
gende met den 23 december 1779, doit être rejetée comme 
aussi inexacte que celle de Schellens. Nous estimons en 
effet que les deux documents qui suivent sont péremp- 
toires, et nous donneront la date exacte de la mort du 
peintre Smeyers. La première de ces pièces d'archives 
est la lettre mortuaire annonçant le décès d'Égide. Elle 
est libellée en ces termes : 


Wortuyt hefdegerecommandeertin de Gebeden der Catholycke 
Chnstene Geloovigen de sele van Ægidius Fosephus Smeyers in 
syn leven vermaerden Historie-Schlder, sonevan Facobus Const- 
schider ende van Catharina Cappellemans, Gedoopt binnen 
Mechelen in Sint Catlynen den sesden Augustus sesthen- 
hondert-vier-en-negentigh, overleden (bericht synde met de 
heilige Sacramenten der H. Kerche)den elfsten April des Avonts 
ontrent negen uren van desen Ÿaere 1700 een-en-seventigh ; 
wrens Lyck-dienst gedaen sal worden op Sondagh den 14 april 
ten o ure in de Kerckhe van het Gast-Huys van Onse Lieve 
Vrouwe over de Deyle. 

Requescat in Pace. 


L'autre document, tout aussi probant, nous semble-t-il, 
porte la même date du 14 aAvriz 1771. C’est une notice 
biographique rédigée en latin, publiée par les amis et 
admirateurs de Smeyers et qui fut remise au moment 


212 MANUSCRIT ATTRIBUÉ 


rm re 








de l’offrande aux personnes assistant au service funèbre. 
En voici la traduction : 


L'an 1771, le 11 avril, vers $ heures et demie du soir, passa 
de cette vie mortelle à l’immortelle : 


Le très distingué Égide-Foseph Smeyers, peintre des plus 
célèbres, né à Malines, de son père Jacques et de sa mère 
Catherine Cappellemans et qu y fût baptisé dans l’église 
paroissiale de S* Catherine, le 6 août 10694. Après avoir fait 
d'excellentes études d’humanités, 1l s'adonna, à l'exemple de 
son père et de son grand-père, qui furent des artistes admirés, 
au même art de la peinture et y excella avec d'autant plus de 
bonheur qu'il joignait à cet art une érudihion umiverselle. Il 
possédait en efjet plusieurs langues, l'hstoire tant sacrée que 
profane et un très grand sens critique. Il cultiva la poésie 
latine et flamande, la littérature et les arts, mas s'appliqua 
surtout à l’élude de l'histoire de son pays. IT réumit avec soin 
une bibliothèque qui n'était pas à dédaigner, el beaucoup 
d'autres choses qui contribuent à la culture de l'esprit d'un 
artiste et d’un lettré. Par toutes ces qualités qu'il possédait à 
un très haut degré el par ses nombreuses peintures qui se 
répandirent dans la Belgique tout entière, il S'acquit un nom 
ummortel. Il n'est donc pas étonnant que les érudits de son 
Lemps furent ses amis et ses admirateurs. Il fut aimé des grands 
et principalement du cardinal, Thomas-Phlippe d'Alsace, 
(dont le souvenir ne s’effacera jamais du cœur des Malinois), 
et ainsi, 1l a vécu, toujours célibataire, non sans gloire. Mans, 
la fortune étant devenue une marâtre pour lui, 1l se retira, 
deux ans avant sa mort, vicux et affaibli, à l'hôpital Notrc- 
Dame au delà de la Doyle, dans sa ville natale. Il vécut très 
vieux sur cette terre, lun qui avait honoré ses père et mère, 
deux vieillards aveugles, et qui avait longtemps pourvu à leur 
existence. Enfin, après une maladie de quelques jours, 1ls'endor- 
mat preusement dans le Seigneur, muni des derniers sacrements 


A ÉGIDE-JOSEPH SMEYERS 213 





des mourants. Ses obsèques solennelles furent célébrées dans 
l’éghse dudit hôpital le 14 avril à 9 heures du matin, et il y 
fut enterré selon les rites religieux jusqu'au jour du jugement 
dernier (1). SN 


Les admirateurs d'Égide Smeyers ne crurent pas cet 
éloge funèbre suffisant pour perpétuer le souvenir de 
l'artiste. Ils décidèrent de publier une brochure « in 
memoria », relatant la vie de leur ami et tout ce qui 
intéressait son œuvre. Ce fut un de ses intimes, Jean- 
François Vander Elst, l'éditeur du journal Wekelyks 
Bericht voor de stad ende provincie van Mechelen, dont le 
premier numéro parut en janvier 1773, qui en prit lini- 
nasvedlMlanca "le 27 avril 1771, en. Belgique et. à 
l'étranger, la lettre-circulaire suivante : 


<MIyn Heer, 


» Den Konst-Schilder Smeyers, alhier over weynige 
dagen Overleden synde, hebbe d’eere UE toe te senden 
synen Lyck-brief, ende eensweegs te versoecken, in 
geval eenige van syne schilder-stucken by UE bevonden 
worden, my te willen opgeven wanneer de selve geschil- 
dert syn, ter wat groote, wat verbeelding, en waer 
geplaetst, als mede ten wat pryse, daer by voegen copye 


(1) Anno MDCC.LXXI, die xr. Aprilis circa medium horae nonae ves- 
pertinae ex hac mortali vita ad immortalem transiit. 

Ornatissimus Vir Ægidius-Josephus Smeyers, Pictor celeberrimus. Me- 
chliniae natus, Patre Jacobo, Matre Catharina Cappellemans, ibidemque 
in Ecclesia Parochiali S. Catharinae sacris undis renatus die vi. Augusti 
MDC.XCIV. Studiis humanioribus apprime imbutus, Patris Avique, Pic- 
torum non incelebrium, exemplo, ad eamdem Artem animum adpulit, tan- 
toque felicius ea excelluit, quanto magis omnigenain eruditionem cum 
Pictura conjunxerit. Variarum enim Linguarum, Historiae, cum sacrae tum 
profanae, et sanae Critices peritus, Poëseos latinae ac vernaculae, Litte- 
raturae, et Artium cultor, praesertim vero Patriarum rerum scrutator, 
Bibliothecam non contemnendam, aliaque, quae ad Artificis, liberalioris- 
que Hominis animum excolendum faciunt, affatim collegit; quibus omnibus 


214 MANUSCRIT ATTRIBUÉ 





synder Quitantie, ende voorts alle andereomstandigheden 
die eenigsints souden konnen dienen tot opheldering 
van het leven van dien Overledenen, waeraen men alhier 
van sin is met den eersten de handt te slaen, ende tot 
welcken eynde die ondersoecken worden gedaen; waer 
toe ick niet en twyffele ofte UE sal geerne mede-deelen 
al het gene in uwe macht is; ondertusschen hebbe 
d’eere van in die afwachtinge, met veele eerbiedinge 
te Syn. 
Myn Heer, 
UE DAW.-D'enaer 
» ].-F. VanDER ELcsTt, Boeck-drucker. 


» Mechelen den 27 april 1771. » 


Ce projet eut-1l un commencement d'exécution? Nous 
l'ignorons; malgré de nombreuses recherches, il nous a 
été impossible de nous procurer cette brochure qui 
devait présenter un si grand intérêt pour l’histoire de la 
peinture malinoise. Avant de conclure toutefois à la 
non-existence de la brochure, nous avons eu recours 
aux lumières de notre aimable Confrère, M. l'éditeur 
van Velsen, successeur de Vander Elst. M. van Velsen, 
qui habite encore le siège de l'imprimerie Vander Elst, 
Bailles de Fer, n° 2, maison où Smeyers fut recueilli 


non mediocriter instructus, Picturisque ejus quam late patet Belgium ab- 
unde sparsis, immortale nomen est adeptus. Nec mirum quod omnes fere 
sui temporis Eruditos, amicos et admiratores habuerit, Magnatibus vero, 
et praecipue T'homae-Philippo, Cardinali Alsatio (cujus memoria e Mechlinien- 
sium cordibus non delebitur), carus fuerit, itaque, semper cœlebs, non 
inglorius vixerit. Verum, fortuna novercante, senex et languidus in Xeno- 
dochium ad B. M. trans Diliam in Urbe patria biennio ante mortem secessit, 
factusque est longaevus super terram, qui Patrem et Matrem, senes ambo 
et caecos, honoraverat, diuque sustentaverat. Tandem, post aliquot dierum 
aegritudinem, ultimis morientium Sacramentis praemunitus, pie in Domino 
obdormivit, in ejusdem Xenodochii Ecclesia, celebratis die xiv. Aprilis 
hora nona sollemnibus exsequiis, rite sepeliendus donec veniat immutatio 
ejus. RTE: 


A ÉGIDE-JOSEPH SMEYERS 253 





pendant un certain temps et dont un des salons, soit dit 
en passant, est décoré de quatre panneaux peints et non 
signés, mais qui peuvent être attribués sans hésitation 
au pinceau de Smeyers, a bien voulu rechercher dans 
ses papiers et ses livres la solution de la question. Il n’a 
pas été plus heureux que nous : il croit aussi que cette 
plaquette n’a jamais été imprimée. 

De tout ce qui précède, ressort clairement, pensons- 
nous, qu'Égide Smeyers est mort le 11 avril 1771 et 
qu'il a été enterré le 14. Il n’est donc pas l’auteur du 
manuscrit n° 17232 qui porte la date de 1780. Si, pour 
étayer cette conclusion, il n’y avait que cette date de 
1780 inscrite à la fin du titre, notre raisonnement serait 
peu probant, nous l’avouons très volontiers. Le texte 
même du manuscrit nous fournira une série d’autres 
arguments, qui doivent faire adopter notre manière de 
voir. Signalons tout d’abord qu'aucun des passages que 
nous allons citer ne se trouvent ni en note, ni en marge, 
mais que tous font partie intégrante du texte même. 

À la page 38, dans le chapitre « De Minders- 
broeders », nous lisons à propos de trois tableaux de 
À. Van Dyck : 


Dexe dry stuchen van van Dyck zyn in de maend van Fulius 
van dit jaer 1771 gehuyst door Merckx van Antwerpen. 


Plus loin encore, page 63, dans la notice consacrée 
au couvent « De Nonnen van Bethanien », l’auteur 
nous dit 


De meuwe orgel is aldaer gestelt door Van Peteghem 1771. 


Parhnttdétlécole"« Devschole/ van OL: V:\der 
Engelen », nous trouvons page 70 : — ende in ‘t jaer 177 
is opgerecht eene capelle om msse te lesen. 

Page 86, au sujet de l’Académie de Dessin, l’auteur 
écrit: 


210 MANUSCRIT ATTRIBUÉ 





In'tjaer 1772 den 21 october 1s alhier begonst een Academic 
van de Teechen, Perspechief ende Bouwkunst en dewelke syne 
Koninelyke Hooghyd Karel Alexander, Hertog van Lothrynen 
ende Bar, Gouverneur generael der Nederlanden by brieven 
van den 13 november 1773 heejt geleven te nemen onder syn 
speciale ende 1mmediate beschermng. 


Enfin, page 106, nous trouvons la biographie d'Égide 
Smeyers lui-même, avec l'arbre généalogique de sa 
famille jusque et y compris Égide. 

Discuter plus longtemps nous semble oiseux : nous 
ne sommes pas en présence d’une œuvre originale de 
Smeyers, et attribuer ce livre à notre artiste malinois est 
évidemment une erreur bibliographique, que l’auteur du 
catalogue aurait évité très facilement, s'il avait poussé 
un peu plus loin ses investigations. 

Le Wekelyks Bericht voor de stad ende provincie van 
Mechelen, a publié à partir de l’année 1783, une relation 
historique sur Malines sous le même titre que celui de 
notre manuscrit, et dans un avant-propos pour l’année 
1784, l'éditeur Vander Elst nous dit que cette relation a 
pour auteur H. D. V. D. N. Sous ces initiales se devine 
aisément le nom de AH, DVan den Nieuwenhuysen, 
prêtre malinois, qui a beaucoup étudié le passé de sa 
ville natale et qui mourut ici le 20 novembre 1780. Mais, 
ajoute Vander Elst, nous avons cru devoir amplifier ce 
travail, afin de donner à nos lecteurs l’origine et le déve- 
loppement des ordres monastiques dont plusieurs viennent 
d'être supprimés. 

Faut-il ajouter foi à cette affirmation? Van den Nieu- 
wenhuysen est-il l’auteur de la Konséminnende Wandelinge? 
À première vue, on doute. En comparant le texte du 
journal avec celui du manuscrit, il semble qu’on se trouve 
en présence de deux travaux absolument différents, bien 
que traîtant la même question, et s'inspirant presque 


A ÉGIDE-JOSEPH SMEYERS 217 








toujours des mêmes sources. Le texte édité par Vander 
Elst est plus long, plus diffus, composé au moyen d’ex- 
traits empruntés de droite, de gauche, souvent avec peu 
de discernement, aux chroniqueurs malinois. On est 
hanté par l’idée d’une supercherie littéraire, destinée à 
donner de l'autorité à une publication en la plaçant sous 
la signature d’un homme instruit, chercheur émérite, 
connu et hautement apprécié par tous les lecteurs du 
journal. Et cependant il n'en est rien. Le manuscrit de 
Van den Nieuwenhuysen, celui qui nous occupe, y est; 
il forme, pour ainsi dire, les pièces de soutènement de 
tout l'édifice, pièces qui sont soigneusement cachées, 
comme si on voulait les faire oublier, par le reste de la 
construction. En effet, le texte du manuscrit est dans 
les articles du Wekelyks Bericht si découpé, si déchiqueté 
en bribes et en morceaux, qu'il est fort difficile de le 
reconstituer. 

Aussi n’avions-nous pas tous nos apaisements, et 
pour nous convaincre, avons-nous comparé l'écriture du 
manuscrit avec des autographes de Van den Nieuwen- 
huysen, conservés dans les archives des hospices civils 
de Malines. Après cette confrontation, nul doute ne fut 
plus possible. Le manuscrit n° 17232 est entièrement 
écrit de la main de Van den Nieuwenhuysen. 

Est-ce à dire que cette Promenade arhstique est son 
œuvre personnelle? Loin de nous cette pensée! Van den 
Nieuwenhuysen a été un bon historien, un chercheur 
consciencieux et fort érudit, mais il fut un médiocre 
critique d'art. Ami intime de Smeyers, n'a-t-1l pas reçu 
de cet artiste de précieux renseignements, de judicieuses 
appréciations; ne serait-il pas permis de croire que 
Smeyers, malade, impotent, eüt remis à son ami les 
notes qu'il avait réunies en vue de la publication d’une 
Konstminnende Wandelinge ? Nous sommes tentés de l’ad- 
mettre. Mais dire quelle part revient à Smeyers dans ce 

16 


2I8 MANUSCRIT ATTRIBUÉ 





travail, est un point impossible à élucider, faute de ren- 
seignements, et en attendant la solution de cette question, 
nous devons cataloguer le manuscrit sous le nom de son 
auteur matériel, de Van den Nieuwenhuysen. 

Le manuscrit ayant été édité, quelle importance faut-il 
encore lui accorder? Celle d’une simple curosité biblio- 
graphique? Certes non, et cela pour plusieurs motifs. 
D'abord, le manuscrit n'a pas passé entièrement dans 
le texte du Wekelyks Bericht. 11 s'arrête dans le n° du 
25 mai 1788 au chapitre De Nonnen van Bcthanien. Ensuite 
il est écrit dans une langue simple et claire; le texte 
émaillé de citations fort exactes, avec des notes margi- 
nales, des références nombreuses : garantie appréciable 
pour le chercheur. Enfin, il décrit les œuvres d'art objec- 
tivement avec une justesse remarquable et donne sur les 
artistes cités des notes qui ont leur prix et que Vander 
Elst n’a pas toujours crü devoir reproduire. 

Bien qu’abusant un peu trop des termes chef-d'œuvre, 
maître réputé, etc. fmeesterstukhen, vermaerde meester, etc.), 
pour qualifier des tableaux médiocres et des peintres 
ordinaires, petit péché de chauvinisme facilement par- 
donnable, la Xonsliminnende Wandelinge mérite, à notre 
avis, en tous points, la note élogieuse que lui a décernée 
Van Hulthem. C’est pourquoi nous avons cru devoir appe- 
ler l'attention de nos distingués confrères sur ce bon tra- 
vail, et pour leur permettre de mieux juger de son impor- 
tance, nous terminons cette courte étude par le relevé 
de tous les monuments décrits par l’auteur (r). Ce sont : 

De Metropolitane kerke van den H. Rumoldus; de 
Kercke van O. L. over de Deiïjle; de Parochiale kerke 
van de HH. Petrus ende Paulus; de Parochiale kerke 


(1) Il nous est agréable de réitérer ici à notre collègue M. H. ConiNcKx, 
secrétaire de notre Cercle, nos plus vifs remerciments pour les précieuses 
indications qu’il a bien voulu nous fournir. 


A ÉGIDE-JOSEPH SMEYERS 219 


van de HH. Joannes Baptista, apostel ende Joannes 
Evangelist; de Parochie-kercke van de H. Catharina; 
de Parochiale-kercke van Hanswijck onder het bestier 
de Canoniken Regulier ; de Minder-Broeders; de Paters 
Augustijnen; de Lieve Vrouwe-Broeders; de Capuci- 
nen,; de Ongeschoende Carmelieten; de Paters Predick- 
Heeren; de huyse der Prekerinne; de Cellebroeders ofte 
Alexiaenen; de Commanderije van Pitzenbourg; het 
Aerts-bisschopslijk Seminarie; het groot Beggijn-hof; het 
klyn Beggynhof; de Nonnen van Blydenbergh; de Non- 
nen van Bethanien; het Klooster van Tabor; het Clooster 
van Muijsen ; het arme Clarisse-Clooster; de Rycke Cla- 
ren; de Carmeliteressen ofte Theresianen; het Clooster 
ter ziecken; het Gasthuys van Ons-Lieve-Vrouwe; de 
Svaite, Susters de  Urselinnen;v de "Proostdije van 
Lelien-dael ; de Marollen; de Apostelinnen; het Godts- 
huys van den H. Julianus; het Godtshuys van de H. 
Dryvuldighijd ; het Godtshuys van de HH. Petrus ende 
Paulus; het Godtshuys van de H. Barbara; het Godts- 
huys van Oliveten; het Blouw-Huys ofte St-[osephs- 
Huys; het Godtshuys van de H. Maria Magdalena ; het 
Godtshuys van St-Heylwich, geseyt de Putterye; de 
schole van ©. L. Vrouwe der Engelen; de Capelle van 
den H. Rumoldus; de Capelle van den H. Geest; de 
Capelle van den H. Jacobus apostel; de Capelle van 
den H. Martinus; de Capelle van het Vleesch-huys; de 
Capelle van de H. Anna; den grooten Raedt van Haere 
Majesteyt; het Aertsbisschoplyck Paleys; het Stadt-huys 
van Mechelen; de Publicke schole; Arsenael ende Maga- 
zijn van haere Magesteijt; Guldens en Rethoryke-Kamer 
Peone; Academie van Teecken, etc.; op de Groot Brugge; 
de Fontyne Brugge. 
R. D'’Awans. 


Le.3o janvier 1903. 








FESTIVITES EN L'HONNEUR DE SAINT RUMOLE 


(Première Conférence) 


Procession de la Paix, dite Peys-Processie 


MESSIEURS, 


EST aujourd’hui, 3 avril 1903, le six-centième 
5 anniversaire de la victoire remportée par nos 
ancêtres sur le duc de Brabant, Jean II, et 

re son allié Jean Berthoud. Le fait est rappelé 
annuellement par la procession dite de la Paix, Peys- 
Processie, dans laquelle les reliques du saint évêque 
Rumold sont portées par les principales rues de la ville. 
Cette solennité fut établie dans des circonstances assez 
particulières pour que nous en conservions le souvenir. 





La situation de la Seigneurie de Malines, au centre 
de l’ancien duché de Brabant, rendait le gouvernement 
de ce domaine fort difficile aux princes-évêques de Liège, 
qui en étaient les souverains depuis le x° siècle. D'autre 
part, les Berthoud, possesseurs du Pays de Malines * (1), 


* Les chiffres arabes entre parenthèses renvoient aux Votes; les chiffres 
romains, aux Documents. 


222 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





usèrent toujours d'intrigues influentes pour gagner la 
sympathie des habitants. Vers la fin du xr° siècle, le 
Berthoud d’alors (2) fut choisi pour avoué par le Chapitre 
de Saint-Rombaut, et quoiqu’aucun document historique 
ne prouve qu'il était aussi l’avoué des évêques de Liège, 
il était parfaitement sur la voie pour le devenir, lorsqu'il 
mourut en 1200. Son fils était le quatrième Berthoud, du 
nom de Gauthier; mais dans l’histoire de Malines on 
l'appelle Gauthier I, parce qu'il a, le premier, joué un 
rôle politique dans cette ville. Il devait y avoir acquis 
une certaine importance, pour que l’évêque de Liège, 
Hugues II de Pierrepont, fit accord avec lui, en 1213 (I). 
Gauthier, qui ne porte aucun titre dans ce document, 
reconnaît devant ses pairs, qu'il est l’homme-lige de 
l'évêque, et tenu d'aider celui-ci et l’église de Liège 
contre tout homme. Son fils, Gauthier [I, peut être 
considéré comme le premier avoué. Il prend du moins 
ce titre, Advocatus Maglimensis, dans la lettre (II) par 
laquelle il annonce à ses administrés, que le mercredi 
après l’octave de Pâques (7 avril) 1241, il a fait promesse 
de fidélité, comme :1l le devait, à son seigneur Robert, 
évêque de Liège. À sa mort, son fils Gauthier III, dit 
le Grand, lui succéda. Ce jeune seigneur, poussant 
jusqu’au bout les prétentions de ses prédécesseurs, prend 
dès 1251 (3), ouvertement le titre de Sesgneur de Malines. 
Il contribue largement à la fondation du couvent des 
Augustins, réserve l'exercice des métiers aux artisans 
réunis en corporation, abandonne certains revenus aux 
Échevins, et ne néglige rien qui puisse contribuer au 
bien-être des habitants de Malines, et leur faire préférer 
sa domination à celle de l’évêque de Liège. Quelques 
années avant sa mort, arrivée en 1286, 1l s'était associé, 
dans le gouvernement de ses domaines, son fils Gauthier 
IV, qui périt à la bataille de Woeringen, en 1288. Le 
fils puîné de ce dernier, Jean, fort jeune alors, devint 


PROCESSION DE LA PAIX 223 








seigneur sous la tutelle de son oncle Florent, seigneur 
de Berlaer. 


Les empiètements des avoués, commencés par Gau- 
thier I, en 1213, avaient été continués par ses successeurs, 
sans que les évêques de Liège aient pu s'y opposer 
efficacement. Jean Berthoud, tout jeune qu'il était, se 
conduisait en vrai seigneur indépendant. Hugues III 
de Châlons, devenu prince-évêque le 24 août 1296, se 
voyant dans limpossibilité d'empêcher directement les 
félonies de son avoué, pensa qu'il lui trouverait un 
maître dans le duc de Brabant. Il fit avec celui-ci un 
contrat (III), d’après lequel il engageait Malines, Heyst 
et ce qui en dépendait (4), à Jean II et ses héritiers, 
jusqu’au troisième inclus, à la condition que le duc ferait 
restituer par Berthoud tout ce que lui et ses prédéces- 
seurs avaient enlevé à l'église de Liège, et paierait en 
outre une somme de douze mille florins. 

L'évêque comprit bientôt qu'il avait été mal inspiré 
en se fiant au Duc, qui, au lieu de soigner les intérêts de 
l'église de Liège, à laquelle appartenait la Seigneurie de 
Malines (5), fit tous ses efforts pour lui ravir son bien. 
Le 12 novembre 1301, il fit, avec Jean Berthoud, un 
accord (IV), aux termes duquel ils auraient chacun la 
moitié des droits de seigneur. Un mois plus tard, le 
13 décembre, les deux usurpateurs voulant se concilier 
les bonnes grâces des Malinois, donnèrent une charte (6) 
de libertés et de privilèges de tout genre, et consentirent 
à n'imposer aucune nouvelle charge sans le consentement 
de la Commune. Cependant la bonne entente ne fut pas 
de longue durée. La nomination d’un écoutête, qui ne 
leur était pas sympathique, mécontenta surtout les arti- 
sans. Le nouveau gouverneur eut bientôt des démêlés 
avec les Métiers, et perdit la vie pendant les troubles 
que causa son imprudente gestion (7). 


224 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





Le Duc voulut venger la mort de son représentant. 
Il s'avança vers Malines, avec un corps d'armée assez 
considérable, mais il trouva les portes closes et fut obligé 
de faire le siège de la ville. Quoique les remparts élevés 
et leurs fosses profondes fussent déjà une bonne défense, 
les habitants inondèrent encore les alentours de la rive 
droite de la Dyle, pour tenir l'ennemi à distance de ce 
côté. Mais au sud, le niveau plus élevé du terrain 
rendait linondation impossible. Le Duc commença par 
brûler les maisons de la banlieu, et se persuadant qu'il 
ne viendrait pas à bout de la résistance des Malinois, il 
fit appel à ses sujets et assiégea la ville avec des forces 
nombreuses. Malheureusement, les deux moitiés de son 
armée demeuraient séparées l’une de l’autre par la Dyle, 
quand une couple de ponts, jetés sur la rivière, pouvaient 
les réunir dans une action commune contre les assiégés. 
Ces derniers firent quelques sorties heureuses et par- 
vinrent à faire entrer par la rivière des munitions dans 
la ville; mais sur d’autres points ils furent refoulés par 
les assiégeants. 

Le mercredi de la Semaine Sainte, troisième jour 
d'avril 1303, ils firent porter la châsse contenant les 
reliques de saint Rumold, par la rue du Cimetière (8), 
jusqu’à la porte (9) de la Ville, où ils la déposèrent 
après avoir fait d'abord le tour des remparts, comme 
pour abriter la cité sous la protection de son Patron. 
Prenant alors de nouveau courage, ils sortent de la Ville 
et se jettent avec impétuosité sur ceux d'Anvers et de 
Lierre, campés de ce côté, et les poursuivent jusqu’au 
pont de Waelhem. Le Duc se trouvant de l’autre côté 
de la rivière, arriva un peu tard au secours de ses alliés. 
Il parvint cependant, mais non sans peine, à s'opposer 
aux Malinois, qui se retirèrent dans la Ville, tout en se 
félicitant de leur part de victoire. Ils en rendirent grâces 
à Dieu et à saint Rumold. Pour conserver le souvenir de 


PROCESSION .DE LA PAIX 2295 





cette mémorable journée, le Magistrat fit vœu de porter 
ainsi le saint corps tous les ans, le même jour, et de 
l'accompagner avec des flambeaux de cire vierge (10). On 
y ajouta la promesse d'assister à ce cortège, nu-pieds et 
en tunique de lin (11). 


La victoire n'était pas complète, et elle ne le devint 
point, car les essais de ravitaillement ne réussirent pas 
toujours aux assiégés. Maîtres par eau, ils équipèrent 
encore à la hâte quelques bateaux, qui descendirent la 
rivière jusqu'à Rupelmonde, pour y acheter des vivres. 
Après un premier succès, ils firent une nouvelle tentative. 
Mais, dans l'entretemps, le Duc s'était entendu avec 
ceux d'Anvers, pour faire expédier de là une petite flotille 
à la rencontre de ses indomptables ennemis. Un combat 
naval eut lieu et la victoire resta aux alliés, qui firent 
butin complet. Ils emmenèrent les hommes de l'équipage 
pour les enfermer dans les prisons du Sfcen. 

Les assiégés, ne pouvant tenir plus longtemps, faute 
de vivres, furent obligés de se rendre. Ils le firent, non à 
merci, mais en posant certaines conditions au vainqueur. 
D’après les usages du temps, ils auraient du demander 
pardon en linge simple, tête et pieds nus, et la corde au 
cou. Ceux de Flandre, écrit le chanoine David : Geschie- 
denis van Mechelen, étaient habitués aux comédies de ce 
genre, mais à Malines des négociations furent ouvertes, 
et l’on finit par s'entendre. La soumission des habitants, 
envoyée au Duc, porte la date du 28 juin (V). Elle est 
faite aux conditions suivantes : 

Les Portes de la Ville seront au pouvoir du Duc. 

Cinq arbitres, établis de commun accord, pourront 
imposer des amendes, mais pas de prison ni de pèleri- 
nages, n1 d’exil, ni aucune condamnation contraire aux 
usages locaux. 

Tous les sujets du Duc faits prisonniers lui seront 


226 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





rendus, et les Malinois, tombés entre les mains des alliés, 
seront également relâchés. 

Dans la suite, le Duc, Berthoud et les cinq Arbitres, 
nommeront les échevins. 

Le Duc et Berthoud agiront envers ceux de Malines 
selon la décision des cinq Arbitres, pour le bien de 
la Ville. 

Malines conservera ses droits et ses franchises, et 
pourra se procurer, de telle manière qui lui plaira, sous 
réserve de l'approbation des Echevins et des Jurés choisis 
parmi les Métiers, l'argent nécessaire au paiement de ce 
qui est dü ou le sera dans la suite. Ceux de Neckerspoel 
et du Nieuland seront compris dans la paix conclue (12). 

Les habitants exposeront tous leurs griefs aux cinq 
Arbitres, et tout ce que ceux-ci décideront en leur faveur 
sera observé par le Duc et Berthoud. 

Les cinq Arbitres seront : Godefroid comte de Vianden, 
Gauthier seigneur d'Enghien, Jean sire de Cuyck, Arnold 
seigneur de Waelhem, et Gilles Berthoud seigneur 
d’'Hombeeck. En cas d'absence de l’un d'eux, les quatre 
autres agiront validement. Ils pouront cependant élire 
un cinquième arbitre. 


Ces propositions, faites au Duc par les Malinois, ne 
constituaient pas précisément ce que l’on pourrait appeler 
une soumission respectueuse. Néanmoins Jean II consent, 
et deux jours plus tard, le 30 juin, 1l donne des lettres- 
patentes (13), dans lesquelles il reprend presque mot à 
à mot les demandes faites, pour les confirmer ensuite 
d'une façon solennelle. Mais tout n'était par fini. Les 
Arbitres devaient encore régler ce qui était laissé à leur 
appréciation. Leur prononcé est du 14 septembre (VI). 
Ils accordent tout ce qu’ils peuvent, et terminent ainsi 
par l’injonction de la peine pécuniaire : «ceux de Malines 
paieront au Duc et à Berthoud, cent mille livres de 


PROCESSION DE LA PAIX 227 





paiement de Brabant (14), dont 16,000 livres seront 
versées à la Saint-Lambert de l’année prochaine (17 sep- 
tembre 1304), 6000 l’année suivante, le même jour, et 
ainsi de suite pendant quatorze années successives, pour 
parfaire le total de 100,000 livres ». 

D’après le premier article de la soumission, les Portes 
de la cité devaient être remises au bon plaisir du Duc. 
Jean II se montra généreux. Il ne fit pas démanteler la 
ville, mais commanda de faire une brêche dans le mur 
d'enceinte, à côté de la Haute porte ou Supérieure (15). 
C’est par là qu'il fit son entrée, avec la même satisfaction 
que s’il avait passé sur les ruines complètes des fortifi- 
cations. Ainsi se termina le différend, plutôt à l'avantage 
des Malinois qu’à celui du Duc. Si ce dernier recevait 
quelqu'argent, ses adversaires conservaient leur enceinte, 
et ils auraient fait des sacrifices encore beaucoup plus 
grands pour en empêcher la destruction. 


Le succès obtenu par ceux de Malines leur permettait 
bien de chanter victoire, car c'était la faim et non la 
valeur de leurs ennemis qui les avait vaincus. La vic- 
toire, avons-nous dit, avait été remportée le mercredi 
saint, troisième jour d'avril 1302. Les historiens et les 
chroniqueurs sont unanimes à dire que l'événement eut 
lieu dans la Semaine Sainte. L'ancienne Légende dit : 
le mercredi, op ten scorssell Woensdagh. D'après la CHro- 
NYCKE VAN BRABANT, ce fut le jeudi-saint, 0p {en heyligen 
Watten Donredach. Jean de Klerck dit à ce propos, que 
ce même Jour, le duc de Brabant brüla les maisons 
situées à l'extérieur des fortifications : 


Ende hi stac in die huuse den brant 
Di hi buten vesten vant, 

Rechte op enen Witten dondersdach 
Die 1n de Passie-wehe gelach. 


228 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 








Le poète confond sans doute, car ce fait est évidem- 
ment antérieur à la sortie des assiégés. De Klerck ajoute 
parfois des détails assez inexacts. Ainsi, quand il raconte 
les allées et venues des religieux qu'il dit envoyés en 
parlementaires, il cite les Frères-Mineurs et les Frères 
Prêcheurs : 


Mainnebroeders ende ‘acobine 
hiepen sere ende daden pine. 


Or, les Frères Prêcheurs ou Dominicains, appelés 
Jacobins en France, ne vinrent s'établir à Malines qu'en 
1651, trois siècles et demi après le siège dont nous par- 
lons. Des chroniqueurs plus récents racontent, sans 
citer de sources, que ceux de Malines firent leur mémo- 
rable sortie la veille de Pâques. Mais il faut s’en tenir, 
pensons-nous, au témoignage de l’Ancienne Légende, qui 
est conforme à la Tradition. Ce témoignage nous apprend 
que, d’après le vœu du Magistrat et du peuple, la Proces- 
sion anniversaire devait avoir lieu le même jour, op dien 
dagh. Or, cette Procession se faisait primitivement le 
mercredi de la Semaine Sainte; et ce n’est que vers 1320 
qu’elle fut transférée au mercredi après Pâques, premier 
jour libre alors, parceque le lundi et le mardi étaient 
fêtes d'obligation. Le compte de la Viile de cette année 
mentionne les dépenses faites à l’occasion de la Proces- 
sion, le mercredi dans l’octave de Pâques : swoendagh 1n 
de Paeschedaghe. La Procession de la Paix, tout en étant 
une cérémonie religieuse, restait pour le peuple une 
réjouissance publique, et les joies bruyantes inséparables 
des fêtes populaires troublaient le recueillement requis 
pendant les offices de la Passion. Il n’est donc pas 
étonnant que l’on ait transféré cette solennité dès les 
premiers temps de son établissement. 

Le mercredi de la Semaine Sainte de l’année 1302, 


PROCESSION DE LA PAIX 229 





vieux style (16), était bien le 3 avril 1303, car l’année 1302 
se terminait seulement le samedi saint, 6 avril 1303, 
selon notre manière de compter, et la Pâque était célébrée 
le lendemain, 7. Le souvenir de la délivrance de Malines 
nous est du reste conservé par une mention du Marty- 
rologe de l’Abbaye Cistercienne de ÆRoosendael, située 
autrefois près de la Nèthe, non loin de Waelhem. On y 
rappelait, au troisième jour d'avril, l'anniversaire des che- 
valiers qui avaient trouvé la mort sous les murs de la 
Ville : 3 April, Lodewychk van Duffle, her Geert van Voors- 
selaer, Gilles, en andere die te Mechelen bleven. 


Pour célébrer l'anniversaire de leur triomphe, les 
Malinois ont attaché plus d'importance au jour qu’à la 
date, conformément au vœu d’après lequel ils s'étaient 
obligés de faire annuellement la Procession le mercredi 
saint : op den dach. Nous avons donné plus haut les 
motifs de la translation de cette solennité. Le jour de 
la Procession était férié à Malines, et il n’est devenu 
ouvrable qu'en 1751, lors de la réduction des Fêtes 
aceordée lens avril de Cette année, par Benoit. XIV. 
Cependant, pour lui conserver dans une certaine mesure 
sa solennité d'autrefois, le Magistrat fit, le 4 avril 1752, 
une ordonnance (VII) défendant d'ouvrir les magasins 
avant la rentrée de la Procession. 

En considération de la rigueur habituelle de la saison 
pendant l’octave de Pâques, le Chapitre métropolitain 
proposa, en 1757, au Cardinal Thomas-Philippe, de 
transférer la solennité de la Procession à un autre jour. 
L’archevêque choisit le troisième dimanche après Pâques, 
et son intention fut portée à la connaissance du Magistrat, 
par le Pensionnaire de la Ville, requis à cet effet. Le 
Magistrat consentit à la translation (VIII), et depuis cette 
époque, la Procession eut lieu le troisième dimanche après 
Pâques, jusqu'en 1849, comme nous le dirons ci-après. 


230 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





Il est à remarquer que, jusqu’en 1785, la Procession 
de la Paix était indépendante de l'Office ecclésiastique 
célébré le même jour, et dans lequel il n’était pas fait la 
moindre mention du saint Martyr. Tout en étant une 
cérémonie religieuse, elle était en même temps, et plus 
encore peut-être, une fête civile, une réjouissance patrio- 
tique. Aussi le Magistrat en faisait-il annuellement les 
frais. À partir de 1320, les comptes de la Ville renseignent 
les dépenses occasionnées par la construction d’un pont 
de bateaux sur la Dyle, à l'endroit où elle sort de la 
Ville, entre la porte du Guichet, Winketpoort, et le bastion 
dit Vleeschouwerstoren, qui se trouvait sur la rive opposée. 
En 1564, il fut résolu de ne plus faire de pont, et par là 
même il fallut modifier l'itinéraire du cortège en remon- 
tant la rive gauche jusqu'au pont de la Grue, puis en 
passant sur ce dernier et descendant la rive droite par 
les Tuileries, les Doubles-Maisons, la rue du Passage, 
les pont de l’Ecluse et la rue des Planches, on débouchaït 
au rempart, que l’on suivait comme à l'ordinaire (IX). 

Le Magistrat invitait directement lui-même les évêques 
et les prélats d'Abbayes à la solennité (X), et cet usage 
demeura jusqu'en 1571. Il fut aboli, paraît-il, à cause 
des troubles politiques de l’époque. 


À part cette Procession de la Paix, il y avait encore, 
en l'honneur de saint Rumold, quatre fêtes qu'il est 
opportun de rappeler ici : 

1° La Fête principale, en souvenir de son martyre arrivé 
le jour de saint Jean-Baptiste, le 24 juin 775. Mais 
comme la solennité du Précurseur devait conserver la 
priorité, la fête de saint Rumold fut reculée au jour 
octaval, 1 juillet. On croit pouvoir attribuer ce change- 
ment au pape Alexandre IV, qui régna de 1254 à 1261. 
Ce jour-là, les Reliques étaient aussi portées en pro- 
cession, comme cela se pratique encore aujourd’hui. 


PROCESSION DE LA PAIX 231 








2° La Translation des Reliques, en souvenir de leur 
transfert à Steyn-Ockerzeel, à la demande du Seigneur 
de l'endroit, malade de la lèpre. 

30 La Réduction des Reliques à Malines. 

4° La Recollection où le Rassemblement des Reliques, 
établie en 1586, en souvenir de la Reconnaissance des 
Reliques, dispersées lors de la profanation de l’église 
métropolitaine par les Gueux, en 1580. 

Revenons à la Translation et à la Réduction. Ces deux 
offices se rapportent à une même tradition, dans laquelle 
il est assez difficile de séparer la Ha proprement 
dite de l’histoire. D’après la ends les Reliques de 
saint Rumold auraient été portées à Steyn-Ockerzeel, 
à la fin du xurr° siècle, à cause des guerres. Elles y furent 
mises en terre, au château de Ham, fortin à murs épais 
et entouré d’un large fossé. On ne les croyait pas assez à 
l'abri dans Malines, qui n’était que faiblement fortifiée. 
Lorsque la guerre eut cessé, les chanoines de l’église de 
Malines vinrent réclamer le précieux dépôt. Le proprié- 
taire du château, pour lors malade de la lèpre, demanda 
aux chanoines d'adresser des prières à leur saint Patron, 
pour obtenir la guérison du seigneur d’Ockerzeel. En 
reconnaissance, celui-ci aurait donné son bien au Chapitre. 

Nous admettons volontiers qu'il peut y avoir dans ce 
récit un fond de vérité, mais on ne le distingue que très 
confusément à travers les circonstances légendaires dont 
il est entouré. Remarquons d’abord qu'il n’y avait pas de 
guerre à l’époque indiquée. Ensuite, il semble que lon 
ne devait pas porter les Reliques ailleurs pour les mettre 
en terre. Cela pouvait se faire également en ville, comme 
on l’a pratiqué à la fin du xvr° siècle. Du reste, Malines 
n'était pas si mal fortifiée; elle avait ses remparts, ses 
portes et ses fossés. Enfin, on ignore absolument quel 
était ce seigneur d'Ockerzeel, et jamais on n’a pu décou- 
vrir l’acte par lequel il aurait fait hommage de son bien au 


232 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





Chapitre de Malines. On peut admettre, dit Sollerius, 
qu'un seigneur d’Ockerzeel, malade, ayant appris les 
faits et gestes de saint Rumold, décrits par Theoderic 
de Saint-Trond, premier historien de notre Martyr, aura 
demandé et obtenu qu’on lui envoyât les Reliques du 
Saint. Il obtint sa guérison, et quelques jours plus tard, 
le précieux dépôt fut reporté à Malines. En reconnais- 
sance, 1l aurait fait une donation au Chapitre. « Je n'ose- 
rais dire », ajoute le même écrivain, « combien de temps 
j'ai dépensé à faire des recherches à ce sujet. Cependant, 
je n'ai pas mieux réussi que d’autres à trouver une 
solution satisfaisante, et j'avoue franchement qu'il faut 
couper le nœud plutôt que de chercher à le défaire (17) ». 


La Translation des Reliques à Steyn-Ockerzeel avait 
eu lieu le 18 octobre; mais comme on célèbre ce jour-là 
la fête de saint Luc, on en remit le souvenir anniver- 
saire au 19. C'est cet office que le pape Pie VI permit 
de transférer au 3° dimanche après Pâques, par décret 
du 24 septembre 1785. Ce changement est fort regret- 
table, car 1l amena la confusion de deux solennités si 
distinctes par leur nature, et par les faits dont elles sont 
destinées à rappeler le souvenir. 

En effet, depuis 1757, la Procession de la Paix se 
faisait déjà le 3° dimanche. C'était une fête de réjouis- 
sance populaire, à laquelle il fallait garder son caractère 
particulier, conformément à son institution plus de 
quatre fois séculaire, sans y greffer une nouvelle solen- 
nité, celle de la Translation. Cette seconde fête devait 
naturellement finir par se substituer à la première. Aussi 
la Procession de la Paix, cérémonie principale, ne parût- 
elle plus dès lors que comme accessoire, ou plutôt comme 
la mise en action de la Translahion, et il n’est pas éton- 
nant qu’elle finit par être entièrement perdue de vue. 

Ainsi, lorsqu'en 1847 la fête du Patronage de saint 


PROCESSION DE LA PAIX 233 





Joseph, fixée au 3*° dimanche après Pâques, eut été élevée 
de rite et étendue à toute l’Église, la Translation de saint 
Rumold fut reculée au dimanche suivant, le 4° après 
Pâques. Ce n'était certes pas un motif pour avancer 
aussi la Procession de la Paix, qui n'avait absolument 
rien de commun avec la Translation des Reliques, car 
la coïncidence de ces deux solennités n'existe que depuis 
1785. Puis encore, la Procession se faisant en dehors de 
l'office liturgique du jour, elle pouvait très bien demeurer 
affectée au 3” dimanche. 

Faute de n'avoir pas distingué ces deux solennités, la 
principale fut effacée par l’autre, et le souvenir de son 
origine demeura perdu. À peine en est-il parlé à la fin 
de la 5° leçon de l'office, où il est dit que « ce même 
dimanche de la Translation, les Reliques de saint Ru- 
mold sont portées en procession par le vœu du peuple, en 
souvenir de la paix obtenue par son intercession, après 
le siège de Malines : Domimcam tertiam post Pascha, qua ob 
pacem sancir Rumoldi intercessione post obsidium Mechliniae 
Jeliciter obtentam, eusdem reliquae ex voto circumferuntur ». 

C’est bien peu, pour nous rappeler le souvenir d’un 
acte patriotique que nos ancêtres ont célébré solennelle- 
ment pendant des siècles, et nous porter à la reconnais- 
sance envers le saint tutélaire de la cité. Faut-il s'étonner 
alors que le peuple n’en ait pas conservé mémoire (18)? 

Diverses circonstances ont effacé le souvenir de l'évé- 
nement historique auquel la Procession de la Paix doit 
son origine. Elles ont fait oublier le motif pour lequel 
les Reliques de saint Rumold étaient portées par la ville 
après les solennités pascales. Depuis la restauration du 
culte à la suite du Concordat de 1802, cette procession 
se fait à l’intérieur de l’église métropolitaine. 


La Procession de la Paix, tout en étant solennité 
religieuse, était, avons-nous dit plus haut, une fête patrio- 


17 


234 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





tique. Le Magistrat de la ville en était le principal 
organisateur, et il en supportait les frais. Les comptes les 
renseignent sous la rubrique : {e sente Rommouds Omme- 
ghanghe. Evêques et Prélats,' que le Magistrat invitait 
directement lui-même, venaient rehausser la fête de leur 
présence; et cet usage, commencé à l'origine de la 
Procession, fut continué jusqu’en 1570. Les troubles 
religieux d’alors en causèrent, paraît-il, la suppression. 

Les membres du Magistrat, en tabbart noir, portaient 
tous, sauf les Echevins, un chaperon de drap rouge. 
Cette coutume avait éte introduite en 1417. On lit dans 
le compte de la Ville : Z£ Yan de Cleedermackere, van xly 
Capruynen te maken die de porrters hadde te Paesschen. Les 
employés de la Ville, les trois Marguilliers, laïcs et le 
Bedeau du Chapitre portaient la même insigne. Vers 1570, 
le chaperon fut remplacé par un simple brassard. Voici la 
liste des personnes qui portaient cette marque distinctive : 

L'Ecoutête, le Receveur du Roi, les deux Commune- 
Maîtres, le Commandeur de Pitsembourg, les deux 
Pensionnaires, les deux Maîtres de Police (ou Jurés de 
la Bourgeoisie), les deux Trésoriers, les deux Secrétaires, 
les deux Greffñers, le Receveur de la Ville, l'Amman, 
les deux Médecins et le Chirurgien de la Ville, les trois 
Marguilliers laïcs de l’église métropolitaine, les deux 
Drossarts du district, les: deux clercs et les ‘deux 
employés de la Trésorerie, le Contrôleur des travaux 
communaux, le Concierge de la Maison échevinale, le 
3edeau du Chapitre. Ils recevaient comme jeton de 
présence, deux florins et demi. Le Commandeur de 
Pitsembourg portait deux brassards; il entrait dans le 
cortège à l’hospice Sainte-Barbe (19), rue du Bruel, et le 
quittait au couvent des Apostelines (20), rue Notre-Dame. 

Les membres du Magistrat et tous les attachés à 
l'administration communale tenaient un bâton blanc, en 
souvenir du vœu fait en 1303, d'accompagner le cortège 


PROCESSION DE LA PAIX 235 





en tunique de lin et nu-pieds, vœu dont ils avaient été re- 
levés par le Souverain Pontife, au dire des chroniqueurs. 

Après la prise de la ville par les Gueux, le 9 avril 
1580, la Procession de la Paix fut empêchée pendant 
cinq ans. Grand nombre de citoyens avaient été tués 
par les rebelles, qui s'étaient emparés de Malines par 
trahison. Lorsque le pouvoir du Roi eût été rétabli, on 
décida de faire célébrer tous les ans, le lendemain de la 
Procession de la Paix, un service funèbre en mémoire 
des citoyens qui avaient trouvé la mort en défendant 
leur Religion et leur Patrie. Cet office était marqué en 
ces termes dans le Manuel du Chapitre : Anmiversarium 
Civitatis Mechlimensis, pro Civibus defunctis in interceptionc 
ausdem. Ce pieux usage, interrompu sous la Terreur, à 
la fin du xvirr° siècle, demeura oublié depuis lors. 

Jusqu'en 1541, bon nombre de bourgeois de Bois-le- 
Duc venaient régulièrement à la Procession, et y por- 
taient à leur tour les Reliques de saint Rumold; en cas 
d'absence, ils étaient remplacés par les ouvriers de la 
Ville. Il en venait aussi de Maastricht, qui persévérèrent 
plus longtemps que ceux de Bois-le-Duc. Leur dernière 
visite en corps eut lieu en 1549. On les remplaça par les 
Gardiens des portes de la Ville et les Trompettes. Les 
douze cruches de vin que l’on avait coutume de présenter 
aux pèlerins étrangers furent données pendant assez 
longtemps à leurs remplaçants. 

C'était aussi une vieille coutume d'offrir un déjeüner 
au Magistrat et aux ouvriers de la Ville, à l'issue de Ia 
Procession. On y servait de la viande, du pain et de la 
bière. On y ajouta du vin (21), lorsqu’en 1520 la gouver- 
nante Marguerite d'Autriche vint au Beyaert, pour voir 
défiler le cortège. 

La Procession était formée par divers corps religieux, 
civils et militaires, dont le nombre, augmenté successi- 
vement, avait nécessité certaines dispositions relatives à 


236 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





l'ordre dans lequel ils devaient se suivre. Cet ordre n’a 
cependant pas toujours été le même. Ainsi, le 14 mars 
1606, le Magistrat décida que les Métiers précéderaient 
et qu'ils seraient suivis par les Chars; puis venaient les 
Religieux, le’ Clergé séculièr, le Très Saint Sacrement 
les Gildes et le Magistrat. Mais le 19 juin, il y eut une 
nouvelle disposition, d’après laquelle les Chars devaient 
suivre le Clergé. Cette résolution, prise à la suite d’obser- 
vations présentées par l’Archevêque, se trouve consignée 
en ces termes dans le Registre du Magistrat : op heden 15 
by Myn Heeren gheordincert dat ten aenstaenden Ommeganghe 
de speelwagens zeelen volghen naer de Clergie, en het Eerwer- 
dich Jleylich Sacrament, met jeghenstaende d'ordonnantie van 
xt Meert 1600, die in hare voordere poincien sal worden 
achtervolcht. 

Voici quel était l’ordre de la Procession en 1775 : 

Méters : 1. Forgerons, 2. Charpentiers, 3: Maçons, 
1. Merciers, 5. Chapeliers, 67 Cordiers, Harnacheursiet 
Sellers, 7." Meéeuniers M8/Mbatéhiers 0: BOUCHE pros 
PoiSsonniers, 11. Porte-faix, 12° Brasseurs, 13-brouer 
teurs, °14.: Boulangers, 75 jardiniers "RENÉE 
Vanmiers, 16. Tisserands de laime,#17. Misserandsede 
serges, 16. Tondeurs, 19. Taïlleurs, 20.#Chaussetier 
21 lanneurss 22. 1Corroyeurs VUS MCEGdONNIerRPrE 
Épiciers, 29. Charrons 26: Monnelters; 27 MEtDtISIÈrS, 
28. Tourneurs, 29. Marchands de lin, 30. Tisserands de 
In, 3T7--Fripièrst 32.-Barbiers, 33#Pemires, 54% 0eurs 
de long, 35. Couvreurs en paille, 36. Tisserands de tapis 
de poil, 37. Boutonniers. 

Gildes : 1. Escrimeurs, 2. Arquebusiers, 3. Archers, 
4. Jeune Arbalète, 5. Vieille Arbalète. 

Ordres religieux «1.7 Dominicains, :2:- Capucins 
Carmes chaussés, 4. Augustins, 5. Frères-Mineurs. 

Clergé réguler : Les chanoines de la Congrégation du 
Val-des-Ecoliers, établis à Hanswyck. 


PROCESSION DE LA PAIX 237 





Clergé séculier : 1. Le Chapitre de Notre-Dame au delà 
detaDyle 2/Les Séminaristes, 3: Ees Curés, Vicaires 
et Chapelains des diverses églises, 4. Les Oratoriens, 5. 
Les Zellariens, 6. Les Chanoines capitulaires de l’église 
Métropolitaine. 

La Châsse, contenant les reliques de saint Rumold. 

L’Archevèque. 

Le Magistrat de Malines. 

Après le Concordat de 1802, la Châsse fut portée 
exclusivement par les Sfadsmeesters, c'est-à-dire par les 
patrons et marchands de la Ville qui fournissaient, en 
travail ou en naturé, tout ce qu'il fallait à l’'Administra- 
tion communale, en dehors de la besogne simple et 
quotidienne des ouvriers (stadswerklieden) à solde fixe. 
En retour, les Stadsmeesters avaient exclusivement la 
direction des pompes à incendie. Comme porteurs de la 
Châsse, 1ls ont bénéficié, à juste titre, du déjeüner offert 
par l'Administration communale, d’après l’ancienne tra- 
dition, jusqu’en 1896. 





238 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





FESTIVITÉS EN L'HONNEUR DE SAINT RUMOLD 


(Deuxième Conférence, 17 juillet 1903) 


Procession de Juillet — Processions votives 
Reliques — Châsses de 1369, 1631 et 1825 


PROCESSION PDU MP TUILEET 


Le 1“ juillet, avons-nous dit, se célèbre la fête princi- 
pale de saint Rumold, en souvenir anniversaire de son 
martyre. L'usage de faire ce jour-là une procession avec 
ses reliques aurait commencé au xrr° siècle, s'il faut en 
croire une chronique de Bois-le-Duc, où il est dit que 
les habitants de cette ville y venaient depuis 1267. 
Cependant les Comptes de la Ville n’en font aucune 
mention avant 1377. 

De 1550 à 1570, les Évêques et les Prélats furent aussi 
invités à la procession de juillet, comme ils l'étaient à 
celle de Pâques, depuis 1417. Le Magistrat y portait 
également le chaperon rouge, remplacé plus tard par le 
simple brassard (22), et un bâtonnet aux couleurs de 
Malines, jaune d’or et rouge. Les bâtonnets figurent dans 
les Comptes sous le nom de Séockshens où Royekens : 1551. 
« Betaelt Gheerdt Schocfs voer het verwen van xcuy, stocxkens 
drenende ter Processie in Iulio voerscreven. Coste stuck eenen 
halven braspenninch. — 1 pond, xvuy schellingen, jx demiers », 
et en 1575 « Zacob Schooff, schildere, voer ‘’t schlderen van 
hondert en drye Royekens om in den Ommeganck mede te 
gaene. Per ord. — xy pd, xvy sc. 1 d. » 


PROCESSIONS VOTIVES 239 


PROCESSIONS VOTIVES 


Outre la Procession de la Paix et la Procession de la 
Kermesse, 11 y en avait d’autres, prescrites par l'Autorité 
ecclésiastique ou demandées par le Magistrat, ou le 
peuple, en temps de calamité publique. Nous en trouvons 
une première mention dans le compte de 1367, mais 
sans indication d'itinéraire. Elle eut lieu le 18 octobre. 
Les charoines d'Hanswyck l’accompagnaient, de même 
que les religieux des grands Ordres, déjà établis à 
Malines à cette époque : les Frères-Mineurs, les Carmes- 
Chaussés et les Augustins. En outre, le Magistrat 
demandait aux Béguines le secours de leurs prières et 
leur donnait une aumône. Les demandes de ce genre se 
faisaient assez fréquemment, même lorsqu'il n'y avait 
pas de supplication solennelle publique : 74 int Beginen 
Hof ghedraghen omme ghebet te doene jeghen swaer weder van 
den groote reghene, xx en xx] julio (1373), 1x mottoene. Le 
18 octobre 1479, la châsse fut encore portée en procession 
par les Gildes. Ce 18 octobre était, semble-t-il, le jour 
préféré pour les supplications. Cette préférence paraît 
raisonnable quand on se rappelle que, d’après la légende, 
ce même Jour les Reliques avaient été portées auprès du 
Seigneur de Steyn-Ockerzeel, affligé de la lèpre, et que 
le malade avait été guéri par l’intercession de saint 
Rumold. 

Lors de la peste qui régnait à Malines en 1660, il y 
eut encore un recours public, et l’on distribua au peuple 
des images, avec prière au saint Patron de la cité, et à 
saint Libert (23). 

Dans la crainte de voir la Ville assiégée par l’armée 
française, l’Archevêque Humbert-Guillaume de Préci- 
piano ordonna une procession à faire le 30 juillet 1705, 
avec le très Saint Sacrement et les Reliques de saint 
Rumold. Le Magistrat de la Ville, guidé par les mêmes 


240 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 


Le E —— _ — i 





sentiments patriotiques, publia une ordonnance prescri- 
vant la fermeture des boutiques à quatre heures après 
midi, et engageant les habitants à recourir à l’interces- 
sion de leur saint Protecteur, qui les avait déjà mainte 
fois exaucés en pareille circonstance (XT). 

Un pèlerinage national à saint Rumold, patron de 
l'église métropolitaine et du diocèse de Malines, eut lieu 
le 27 août 1871, pour obtenir par l’intercession des saints 
Patrons de la Belgique, le rétablissement du Souverain 
Pontife dans ses droits. 

Une procession de plus de 15,000 pèlerins, venus des 
principales paroisses du diocèse et du dehors, parcourut 
le long itinéraire prescrit pour la circonstance. On y 
porta 240 bannières et 19 châsses à reliques dont voici 
la liste : 

1. Malines (église métropolitaine). Petite châsse en 
argent, dite Pest kasje, parce qu’elle contient des reliques 
des saints, invoqués contre la peste et autres maladies 
contagieuses. 

2. Anderlecht. Châsse en argent, de S. Guy, ou Guidon, 
Confesseur, décédé 1113. 

3. Anvers. Châsse en argent, des XXXVI saints, con- 
tenant des reliques des principaux saints invoqués 
contre diverses maladies. 

4. Bruxelles. Châsse en bronze doré, de S. Boniface, 
Evêque et Confesseur, né à Bruxelles 1183, mort à la 
Cambre, le/r19 février 1260. 

5. Duest. Châsse en argent, de S. Jean Berchmans, 
Confesseur, S. ]., né à Diest, mort à Rome, le 13 août 
1021. 

6. Forest. Châsse en argent, de Ste Alène, ou Aline, 
Vierge et Martyre, née à Dilbeek, au vu‘ siècle, tuée 
à Forest, par les satellites de son père. 

7. Gheel. Châsse en argent, de Ste Dymphe, Vierge et 
Martyre, décapitée par son propre père, au commen- 


PROCESSIONS VOTIVES 2AI 





cement du vi‘ siècle. — Reliquaire en argent du Martyr 
S. Gereberne. 

8. Grand Bigard. Châsse en cuivre doré, de Ste Wi- 
vine, abbesse de Bénédictines au xr1° siècle. 

9. lttre. Châsse de Ste Lutgarde, née à Tongres 1181, 
morte au monastère d'Aywières, 1240. 

10. Lembecqg. Châsse en argent, de S. Véron, Confes- 
seur, mort en 8063. 

11. Luierre. Châsse en argent, de S. Gommaite, con- 
temporain et ami de S. Rumold, décédé 774. 

12. Nivelles. Châsse en argent, de Ste Marie d'Oignies, 
décédée 1213. no 

13. Maillard (Meldert). Châsse en cuivre doré, de Ste 
Ermelinde, Vierge, décédée vers la fin du vi‘ siècle. 

14. Ophem. Châsse de Ste Avide-Erène, Vierge et Mar- 
tyre. 

15. Saintes. Châsse du xr1° siècle, en cuivre doré, de 
Ste Raïnelde, Vierge et Martyre, du vu° siècle. — La 
châsse, placée sur un char de triomphe, attelé de quatre 
chevaux, arriva le dimanche matin, vers 7 heures. On 
avait quitté Saintes, la veille à 2 heures après midi. 
Les conducteurs des chevaux portaient leur costume tra- 
ditionnel. 1] est à remarquer qu’à la procession de 
Saintes, qui sort le matin à 6 heures, pour rentrer à 
midi, les reliques de la Patronne du village sont con- 
duites, depuis trois siècles, par les descendants d’une 
même famille. Ils fournissent les chevaux et les conduc- 
teurs. Environ trois cents pèlerins de Saintes faisaient 
cortège aux reliques de Ste Rainelde. 

16. Liège. Précieux reliquaire en argent, orné de pier- 
reries, de saint Lambert, Evêque et Martyr. 

17. Namur. Statuette en argent, de S. Aubin, patron 
de la cathédrale, contenant une relique du Saint. 

18. Reckherm. Châsse de 1621, en fer forgé, décorée de 
peintures, contenant le chef de Ste Pétronille. 


242 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





19. Tournai. Châsse en argent ciselé, dite des Damoi- 
seaux, contenant des reliques insignes de S. Eleuthère et 
LES APiat: 

Le cortège se mit en marche vers 10 1/2 heures, et 
lorsqu'il fut entré à l’église métropolitaine, l’'Archevêque 
Victor-Aug. Dechamps prononça un admirable discours 
sur les paroles de l'Evangile selon S. Matthieu : Le 
royaume des Cieux souffre violence et les iolents l’emportent. 
Après cette allocution, Son Excellence le Nonce apos- 
tolique célébra la Messe solennelle. La cérémonie se 
termina à 1 heure. | 

L'usage de faire le tour de la châsse d’un Saint ou de 
son image, quand la disposition des lieux le permet, est 
fort ancien. Les gens de la campagne surtout le pra- 
tiquent encore à l’église métropolitaine, en suivant le 
pourtour du chœur. 


RELIQUES DE SAINT RUMOLD 


Quoique l’on ne puisse préciser le moment auquel le 
corps du saint Martyr fut levé de terre, on peut admettre 
que cette première exaltation eut lieu à la fin du xr1° ou 
tout au commencement du x1r1° siècle, époque à laquelle 
fut commencée l’église bâtie sous son invocation. 

Le plus ancien document écrit, relatif aux Reliques du 
saint patron de Malines, c'est l’acte de leur translation 
dans la châsse construite de 1366 à 1369. Cette céré- 
monie eut lieu en présence des abbés d'Egmond, de 
Vlierbeeck, de Baudeloo, de Villers, de Saint-Bernard- 
sur-l’Escaut, de Saint-Michel à Anvers, de Grimbergen 
et de Jette, des doyens de Maastricht et de Malines, du 
prieur d'Hanswyck et de Guillaume, chantre de Saint- 
Rombaut (XII). 

Cent dix ans plus tard, en 1470, aucun des habitants 
de la ville n'avait vu les Reliques, et l’on se demandait 


LES RELIQUES 243 





quels souvenirs de saint Rumold pouvaient bien se trou- 
ver dans la châsse. Le Chapitre, le Magistrat et les 
Marguilliers demandèrent à l’évêque de Cambrai de 
pouvoir ouvrir le Reliquaire, afin d'examiner si les étoffes 
dans lesquelles les saints ossements avaient été envelop- 
pées n'étaient point consumées par le temps. 

L’évêque écrivit à son suffragant Godefroid, aux ab- 
bés de Saint-Bernard-sur-l’Escaut, de Villers, de Bau- 
deloo, d'Afflighem, de Saint-Michel, de Grimbergen, de 
. Tongerloo, de Dilighem (Jette), d'Averbode, de Parc et de 
Sainte-Gertrude, de même qu'au prévôt de Caudenberg, 
afin qu’au moins trois ou quatre d’entre eux fussent pré- 
sents à la solennité de l'ouverture que ferait l’évêque 
suffragant, avec toutes les cérémonies d'usage. On devait 
déterminer trois jours pour l’ostension des Reliques, et 
lui envoyer les lettres que l’on pourrait trouver dans la 
châsse (XIII). 

L'ostension eut lieu le 25 mars 1479 (vieux style), le 
6 et le 9 avril 1480. Les Reliques furent replacées dans la 
châsse en présence de Marguerite d'York, de Marie de 
Bourgogne, de divers prélats et de plusieurs personnes 
de distinction; 75 témoins sont nommés dans la lettre du 
suffragant, contresignée par les Prélats, et où il est dit 
que les Reliques étaient en bon état de conservation et 
complètes (XIV). Le document porte la date du 10 avril 
1480. D'après le texte, 1l paraît qu’à cette époque aucun 
os n'avait encore été distrait. La légende flamande est 
plus explicite. Elle dit que les ossements ont été juxta- 
posés de facon à former le squelette entier, d’après les 
indications du médecin, maître Jean de Poeitere, de 
maître Lambert, son frère, et de plusieurs autres méde- 
cins et chirurgiens de la ville (24). L'évêque de Cambrai 
approuva, le 16 avril 1480, tout ce qui avait été fait par 
son suffragant (XV). 

Lorsqu’au mois d'août 1566 les iconoclastes brisèrent 


244. FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





les images des Saints et saccagèrent les églises, les 
Reliques de saint Rumold furent cachées chez un bour- 
geois dont le nom ne nous a pas été conservé. 

Une ostension eut lieu le 15 avril 1567, sous la pré- 
sidence de l’évêque suffragant, Pepin Rosa, en présence 
de Rombaut Vergheest, doyen du Chapitre, de plusieurs 
chanoines, de l’Ecoutête, des commune-maîtres, échevins 
et autres membres du Magistrat. On fit à cette occasion 
le chronogramme : 


WIT DONDERDACH APRIL vIJFTIEN 
WERDT SINTE RoMBOUT VRI] GESsIEN 
DOEN HI] NET op Goprs AUTAER LaACxH 
Voor AL DE WERELT DIE ‘T AENSACH. 


En 1568, les Reliques furent encore montrées au peuple. 

Après que la Châsse eut été saisie par la Commission 
des fortifications en 1578, le coffret contenant les reliques 
était demeuré au-dessus de l'autel, recouvert d’un simple 
drap de soie. Le 9 avril 1580, la Ville fut prise par les 
rebelles, sous la conduite d'Olivier van den Tempel, gou- 
verneur de Bruxelles, et de l'anglais Norritz, colonel de 
la garnison de Lierre. La soldatesque se mit aussitôt à 
piller les églises, les couvents et les maisons particulières. 
Des soudards, entrés dans l’église métropolitaine, y dé- 
truisirent bien des objets d'art, et s'emparèrent de tout 
ce qui, à leurs yeux, pouvait avoir quelque valeur maté- 
rielle. Ils firent sauter le couvercle du coffret aux reliques, 
et n’y ayant trouvé que les ossements, ils laissèrent le tout 
sur place (25). C'est ce même jour, 9 avril, à 8 heures du 
matin, que Rombaut Vercammen, fossoyeur de l'église, 
vit le coffret ouvert. Il en prit un os qu'il emporta chez 
lui. Plusieurs autres personnes survenues après lui, firent 
de même. Une béguine, Anne van Roye, pria le nommé 
Guillaume de Lannoy, un des chantres, de lui remettre 
une relique. Celui-ci étant monté sur l’estrade derrière 


LES RELIQUES 245 





l'autel, prit le crâne de saint Rumold et le donna à la 
béguine, qui l’emporta dans son tablier. Un écolier, 
Rombaut van den Zype, et sa sœur, avaient pris aussi 
un ossement. Ils s’en retournèrent avec la béguine van 
Roye, qui était logée avec une de ses consœurs, Marie 
Meersman, dans la maison dite ’t Verguld Brandijzer, 
actuellement n° 4, aux Bailles de fer. La famille van den 
Zype occupait la maison voisine, aujourd’hui n° 2, dite 
De Gulde Poort. 
Ce Rombaut van den Zype devint prêtre, et chanoine 
à Turnhout. Il voulut être enterré dans son ancienne 
église paroissiale, à Malines (26), et y fonda un anniver- 
saire. La dalle qui couvre ses restes, porte encore au- 
jourd’hui cet épitaphe, où il est rappelé qu'étant enfant 
il recueillit avec sa sœur des ossements de son saint 
Patron : 
D'2:0"#6°M; 
ET PIAE MEMORIAE 
DNI RUMOLDI VAN DEN ZYPE 
CANONICI QUONDAM TURNHAUTANI 
QUI S. RUMOLDI RELIQUIAS 
HAERETICO FURORE SOLO SPARSAS 
CUM ANNA SORORE PUER COLLEGIT 
ET PARENTIBUS TRADIDIT 
ATQUE III POSTLIMINIO HUIC ECCLESIAE 
UBI TESTAMENTO CONDI VOLUIT 
ET ANNIVERSARIUM FUNDAVIT 
OBIIT .VI., XBRIS A°1 1027 
HAEREDES POSUERUNT. 


[Il existait encore à l’église métropolitaine une autre 
pierre sépulchralé, avec mention de Reliques sauvées par 
le défunt. Cette pierre, entièrement usée aujourd'hui, 
couvrait les restes de Zacharie de Dryver, échevin, dé- 
cédé le 11 oct. 1631, et portait l'inscription : 


240 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





Hier ligt begracven den eersaemen Zeger de Dryver, in syn 
leven schepenen des landts van Mechelen, ende superintendent 
van den gemeynen armen deser stede die als het den vyandt 
hier in deze kerche al was pilderende hecft een groot deel der 
H. Reliquiën van S. Rombout uit den choor met groot perychel 
syns lyfs ende leven weg gedraeghen ende eerleyck over de vyf 
taeren lang bewaert; Die gestorven 1s den 17 october 1631... 

D'autres personnes encore enlevèrent des ossements, 
pour les emporter chez elles. Dans l'après-midi de ce 
même jour, plusieurs autres, et aussi quelques jeunes 
gens, en prirent également. Lors de la Reconnaissance, 
en 1585, ces témoins déclarèrent qu'ils avaient trouvé le 
coffret renversé et les ossements gisant dehors, sur la 
plate-forme derrière l'autel, à l'endroit où la châsse avait 
toujours été exposée. Plusieurs de ces personnes avaient 
conservé pieusement chez elles les reliques enlevées. 
Quelques-unes les avaient données à l’un ou l’autre prêtre 
de leur connaissance. | 


Lorsque la Ville fut retournée sous la puissance du 
Roi d'Espagne, le Magistrat résolut de reprendre la Pro- 
cession de la Paix. L’Archevêque Jean de Hauchin fit 
annoncer dans les églises que les personnes qui avaient 
sauvé les reliques de saint Rumold, lors des troubles, 
devaient les apporter en déans les trois jours, dans la 
chapelle de saint Martin (27), devant les juges délégués 
par Lui : Mathias Hovius, Archidiacre de l'église mé- 
tropolitaine, et Melchior Huys, chanoine, tous deux 
licenciés en théologie, et les Chanoïines réunis en cha- 
pitre. Ces juges entendirent les témoins qui déclarèrent, 
sous la foi du serment, que les reliques apportées par eux 
étaient bien celles enlevées du coffret contenant les pré- 
cieux restes de saint Rumold, placé sur le maître autel 
de l’église métropolitaine. La Reconnaissance solennelle 
eut lieu le 3 novembre (XVI), et l'Archevêque décida que 


LES RELIQUES 247 


l'anniversaire de cette cérémonie serait célébré dans la 
suite à la même date, sous le titre de Æecollection ou 
rassemblement des reliques de saint Rumold. Depuis le 
Concordat de 1802, cet office a lieu le dimanche dans 
l'octave de la fête principale du Saint, au commencement 
de juillet. 


Dans le procès-verbal de la Reconnaissance des Reli- 
ques, il est dit que les ossements reconnus et approuvés 
furent déposés dans un coffret, et que l’Archevêque fit 
apposer son cachet sur l'entrée de la serrure : easdem 
recollectas, recogmitas et approbatas divi Rumoldi reliquias 
huic cistulae sive capsulae reverenter imimisit et 1mposuit, ejus- 
que seram suo contrasigullo obturarr et commumiri fecit. Ce 
document officiel ne donne pas de détails quant au 
nombre ou à l'espèce des ossements. 

DE Muxcx dit, dans ses Gedenck-Schriften, que l’on 
trouve une liste des ossements qui auraient été recon- 
nus alors (en 1585) comme véritables reliques de saint 
Rumold, et enfermés dans la châsse : Men bevindt eenen 
Leyst van de gebeenderen, de welcke alsdan voor waere Reli- 
quièn van den H. Rumoldus zouden herkent ende in de hasse 
gesloten geweest zyn; puis 1l donne la liste en note. 

Ce manque de précision nous étonnait de la part de 
de Munck, qui a l'habitude de citer les sources et de 
donner les textes des documents, d’après les originaux. 
De Munck lui-même a peu de confiance dans cette liste, 
comme le prouve le ton dubitatif de son dire. Il paraît 
vouloir dégager sa responsabilité. Nous supposons qu'il 
la prise dans Foppens : Mechlimia Christo nacens et 
crescens. Cet auteur, qui écrit toujours en latin, dit qu'il 
ajoute la spécification des ossements d’après un manus- 
crit privé, flamand : porro e Manustripto particular: ver- 
naculo hic addimus spéciñcationem fragmentorum  corporis 
S. Martyris Rumoldi tunc recollectorum. Ce manuscrit 


248 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





auquel l’auteur fait allusion, pensons-nous, est conservé 
aux archives de l'évêché. C’est un cahier in-folio non 
cousu, formé de 24 feuillets non numérotés, dont 12 sont 
remplis par les témoignages fournis en 1585, lors du 
rassemblement des Reliques (XVIT). 

Il est sans titre, et contient la transcription de huit 
documents (28), dont le septième est celui qui se rap- 
porte au Rassemblement des Reliques : Vergaederinge van 
de verstroyde Reliquiën van den H. Rombaut. L'auteur 
débute par une courte notice historique, rappelant la 
prise de Malines par les Gueux, l’'Ordonnance de Jean 
de Hauchin, concernant la Recollection des Reliques; 
suivent alors, cités semble-t-il, in extenso, d’après les 
procès-verbaux que le chroniqueur doit avoir eu sous les 
yeux, les dépositions des témoins touchant les reliques 
dont ils font restitution. Après avoir donné ces déposi- 
tions, l’auteur les résume ainsi : Bovenstaende devoiren 
alsoo gedaen synde, heeft men bevonden dat de naervolgende 
partyen van de Relhquiën van Sinte Rombaut syn by een 
gebracht, ende vergaedert geweest. 

La liste qui nous occupe n’est donc qu’un résumé des 
dépositions qui précèdent; mais ce résumé est fautit. En 
effet — pour ne signaler qu’une erreur manifeste, — il y 
est dit : Het twelfste, Dry beenen van de heup tot aan de 
kme, ce qui signifie : « Trois os depuis la hanche jus- 
qu'au genou ». Or, en examinant les dépositions des 
témoins, que nous donnons dans l’Appendice, document 
XVII (voyez page 333), nous en trouvons en réalité trois, 
dans lesquelles 1l est question de l'os de la hanche; mais 
il n'y en a que deux où il est parlé de l’os allant du 
genou à la hanche. 

1° Rombaut van den Zype, 7° témoin, apporte un 
grand os, qui semble être l'os allant du genou à la 
hanche : een lanck been hetwelck scheynt te wesen het been 
van de hnyen tot aan de hope; 


LES RELIQUES 249 





2° Egide Sukens, prêtre, chapelain de l’église, 9"° té- 
moin, présente un grand os, qui lui paraissait être celui 
allant du genou à la hanche : en lanck been van den 
H. Martelaer S° Rombaut, alsoo hy seyde schynende te wesen 
van aen de knyen tot in de hope; 

3° Zacharie Versteynemeulen, vicaire, 15% témoin, 
apporte une hanche, encore un autre os, et une vertèbre 
dorsale : een groot hopebeen; met noch een schoon ander been, 
ende een ruggebeenken. 

Dans aucun autre des 64 témoignages il n’est question 
de fémur n1 de hanche. Il nous paraît donc évident 
qu'aux n° 7 et o, il s’agit des fémurs, tandis qu’au n° 15 
on indique simplement la hanche. 

Cette seule remarque suffit, croyons-nous, pour faire 
apprécier la liste des reliques à sa juste valeur. 

Nous venons de voir que Foppens n'en assume pas 
la responsabilité. De Munck ne s’y fie point. Le scribe 
du cahier paraît se refuser aussi à la charge, car 1l omet 
d'ajouter concordat, comme il le fait pour d’autres docu- 
ments qu’il a transcrits; peut-être que son modèle n'était 
pas non plus revêtu d'une déclaration d'authenticité. 
Quoiqu'il en soit, la liste susdite ne nous paraît point 
réunir les qualités voulues pour que nous la considérions 
comme document historique officiel. 

Le 5 juillet 1631, la châsse fut ouverte par l’Arche- 
vêque Jacques Boonen, qui en prit quelques reliques 
pour les offrir à l'Abbaye de Saint-Trond, en reconnais- 
sance pour les reliques de saint Libert, qu'il en avait 
reçues. Depuis lors, les reliques demeurèrent scel- 
lées jusqu’en 1680. On célébra cette année-là, pour la 
première fois, le jubilé séculaire du martyre de saint 
Rumold, et avec d'autant plus de solennité, que cette 
jète était remise depuis cinq ans déjà. En. effet, le 
I Juillet 1675 était le g00"° anniversaire. 

L'archevêque, malade à Bruxelles, députa le chanoine 

18 


250 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 








Aimé de Coriache, archidiacre et vicaire-général, pour 
procéder, en son nom, à l'ouverture de la chàsse, en pré- 
sence du Prévôt du Chapitre, François van den Venne, 
conseiller ecclésiastique au Grand Conseil, de Nicolas 
van der Laen, commune-maître, et de J.-B. van den 
Venne, pensionnaire de la Ville. Le 28 juillet, dernier 
jour du Jubilé, l'Archevêque présida lui-même la solen- 
nité de clôture. Il apposa son cachet sur les principaux 
ossements et sur le crâne, et aussi en divers endroits 
à l'extérieur du coffret, après y avoir déposé les re- 
liques (XVIII). 

Il est à remarquer que, sans faire un dénombrement 
complet des reliques, on spécifie les principales; celles 
probablement sur lesquelles l'Archevêque avait imprimé 
son cachet : Cranium, 1n cujus parte simstra visitur martyru 
locus, 14 est apertura seu perforatio, cum vicinarum partium 
laesione..…. DBracmorum et tibiarum fistulas, partes scapula- 
rum, diversas costulas, et varia ala ossium fragmenta. 


Après ce premier jubilé, neuf fois séculaire, il faut 
attendre un siècle pour assister à une nouvelle ouverture 
de la châsse; un accident faillit l’occasionner en 1766. 
De temps en temps l'argenterie de la chàsse devait être 
nettoyée, et cette opération délicate était toujours con- 
fiée aux religieuses de Béthanie. A cet effet la châsse 
était transportée au couvent, et le coffret contenant les 
reliques demeurait à la salle capitulaire. Or, lorsqu’en 
1766 on enleva le coffret, on constata que deux des trois 
_galons qui lentouraient étaient rompus. Le troisième, 
resté intact, garantissait suffisamment la fermeture. 
Le Cardinal-Archevêque de Franckenberg eut alors 
l'idée de faire la visite des Reliques. Le Magistrat, 
auquel il avait fait part de cette intention, envoya ses 
députés pour assister, au nom de la Ville, et selon l’habi- 
tude, à cette cérémonie. Les délégués firent observer à 


. 


LES RELIQUES 251I 





Son Eminence, que neuf années plus tard, en 1775, on 
Aaita/celébrer le millénaire du meartyre de Saint 
Rumold, et la prièrent en conséquence de vouloir diffé- 
rer la visite jusqu'alors. Le Cardinal constatant qu'il n’y 
avait pas péril en la demeure, puisqu’un des galons était 
encore parfaitement scellé, décida de surseoir. Cepen- 
dant, pour plus de süreté, il entoura le coffret de deux 
nouveaux galons, qu'il fixa en quatre endroits, en y appo- 
sant son sceau de sa propre main. Cette cérémonie eut 
lieu le 3 mai. Un exemplaire du procès-verbal fut remis 
au Magistrat, un autre au Chapitre et le troisième déposé 
aux archives de l'évêché (XIX). 

P'ouyémture eut donc lieu le 24 juin 1775. Son Emi- 
nence le Cardinal Jean-Henri de Franckenberg présidait 
la cérémonie, à laquelle assistaient les évêques Jean- 
Robert-Ghislain Caïmo de Bruges, Félix-Hubert-[oseph 
de Wavrans d’Ypres, et Gérard Van Eersel de Gand; 
Thomas-Marie Ghilini, archevêque de Rhodes, Nonce 
apostolique, les dignitaires et chanoines du Chapitre, 
PEcoutète de T1atVille et lès principaux membres du 
Magistrat. 

PeV@rane futyséparé des autres reliques, et placé, 
pour tout le temps du Jubilé, dans une cassette vitrée, 
au-dessus de la chässe. Guillaume-[acques-François 
Herreyns, directeur de l’Académie, fut chargé par le 
Magistrat de faire le dessin du crâne, et reçut de ce chef 
un salaire de 23 florins 2 sous. L'artiste fut invité à se 
rendre dans la salle capitulaire, où la précieuse relique 
avait été exposée. Etaient présents : les chanoines [ean- 
Henri Haenen, vic.-gén., Guill.-Joseph van Meldert, 
archiprêtre, Melchior-Antoine Keller, et Pierre-[oseph 
van Helmont, secrét. du Card.-Archev.; les bourg- 
mestres ].-B. van den Venne et |.-Ant. Pansius; les Pen- 
sionnaires |.-B.-Nicolas van der Fosse et Ch.-Guill.-Jos. 
de Quertemont; Corn.-Jos.-Fr. Poullet, receveur, J.-Al. 


252 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





van der Linden, secrét.; les médecins jurés Barthélémy- 
Rombaut Beelaerts et Pierre Blanckx; les chirurgiens 
Rombaut-].-B. Jacobs et ].-Gommaire de Looze. Le des- 
sin achevé (29), tous les délégués l’examinèrent, et après 
avoir constaté la parfaite ressemblance avec le crâne du 
saint martyr, exposé à leurs yeux, ils en signèrent la 
déclaration (XX). A leur tour, les Médecins et les Chi- 
rurgiens firent comme tels une déclaration particulière, 
par laquelle ils certifient qu'ils ont trouvé le crâne de 
couleur jaune allant au brun, ayant au côté gauche l'os 
temporal brisé, et dans l'os pariétal du même côté, une 
ouverture longue de trois largeurs de doigt (XXI). Ils 
ajoutent que cette brisure doit avoir été faite au moyen 
d’un instrument dur. L’os est de couleur cendrée en cet 
endroit. Cette déclaration se trouve également gravée 
sur la planche des Klauber, de même que l'attestation 
du secrétaire de la ville, certifiant que la gravure con- 
corde avec le dessin de Herreyns. Tout au bas se trouve 
Fres Klauber sculp. Aug. Vindel. (Fratres Klauber sculp- 
serunt Augustae Vindelicorum). La planche I est une 
réduction, en demi-grandeur, de la gravure. 

Leo juillet 1775; les' Reliques furent detnouyeau 
renfermées dans le coffret en forme de cercueil, recou- 
vert de velours rouge, et le tout fut déposé dans la 
châsse. Le procès-verbal fut fait en quadruple. Un 
exemplaire fut mis avec les Reliques, un autre donné au 
Chapitre, un troisième au Magistrat, un quatrième aux 
Marguilliers. De plus, le Cardinal en fit transcrire le 
texte dans le Registre aux procès-verbaux, conservé à 
l'évêché (XXIT). 

L'état des reliques y est constaté dans les termes sui- 
vants : Brachorum et Tibiarum fistulas, partes scapularum, 
diversas costulas, et varia alia osstuum fragmenta, ac specraliter 
Cramium sancti Martyris (in cujus parte sinistra visitur aper- 
tura seu perforatio, lethalis vulneris locus). Les expressions 


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LES RELIQUES 253 


sont, presque les mêmes que celles employées par Al- 
phonse de Berghes, en 1680 (voyez p.250). Celui-ci signale 
le crâne en premier lieu, et constate que les parties voi- 
sines de celle où le coup a été porté sont endommagées. 


BeswFrancais rent Meurrentrée a Malines, le 27 
novembre 1792, et le 15 décembre suivant, ils s'empa- 
rèrent de l’argenterie de l’église métropolitaine, laissant 
à peine le strict nécessaire pour la célébration des 
offices. Le 16 janvier 1793, ils scellèrent les portes du 
maître-autel où se trouvait la châsse, mais ils finirent 
par se rendre à la sollicitation du clergé, et enlevèrent 
les sceaux le 1° février suivant. 

Le Cardinal Jean-Henri de Frankenberg, désirant 
sauver les Reliques, conçut le projet de les faire enlever 
de la châsse. Il s'en ouvrit au chapelain ].-Fr. De Haes, 
sacriste, et à Pierre-Joseph Gooris, fossoyeur. Le cha- 
noine Bernard Smets devait s'entendre avec eux, pour 
aviser ensemble aux moyens d’exécution, se promettant 
mutuellement de garder le plus grand secret. [ls se ren- 
dirent,à l'éplise le: 13 février, à une heure et demie. 
Smets et Gooris montèrent dans l’autel dont de Haes 
referma les portes. Ils dévissèrent alors le couvercle de 
la châsse; mais n'étant pas outillés pour l'enlever, ils 
durent remettre cette opération au lendemain. Elle 
réussit alors, et ils purent prendre le coffret contenant 
les reliques, qu'ils descendirent de l'autel. Puis ils refer- 
mèrent la châsse. Le coffret portait intactes les trois 
empreintes du sceau du Cardinal de Franckenberg, ap- 
posées le 9 juillet 1775, comme le constata le chanoine 
Smets, qui avait assisté à l’ostension des reliques de cette 
année. Gooris emporta le coffret à la chambre quil 
occupait à l’église comme veilleur; mais cet endroit ne 
lui parut pas assez sür, et il cherchait le moyen de trans- 
porter les reliques hors de l’église. Cela n'était pas facile, 


254 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





Les soldats, qui étaient jour et nuit de garde, bivoua- 
quaient dans le transept sud, où ils faisaient du feu 
devant l’autel Sainte-Anne. Toutes les portes de l’église 
demeuraient fermées, excepté celle du Sud, par laquelle 
se faisait le relèvement du poste. Quoi qu'il fut défendu 
sévèrement de porter des paquets ou des valises à la rue, 
le soir ou la nuit, Gooris trouva pourtant le moyen de 
s'évader avec le précieux dépôt. Comme il devait tous 
les soirs fournir au poste du charbon et des chandelles, 
il s'entendit avec un des enfants de chœur nommé Meyer, 
qui l’aidait journellement dans cette besogne, pour retar- 
der le ravitaillement jusque plus avant dans la soirée. 
Il recommanda à Meyer de s’attarder quelque temps à 
causer avec les soldats, pour lui permettre d'achever 
une besogne importante. Entretemps Gooris monta à 
sa chambre, descendit le coffret et sortit par la porte 
du Nord, où l’attendait le sacriste de Haes. Ils s’en 
allèrent à la demeure du chanoine Smets, située au 
marché aux Laiïines, et y déposèrent le précieux fardeau. 
Gooris se procura alors une caisse d'emballage dans 
laquelle on put, le 16 février, sans éveiller de soupçon, 
transporter le coffret jusque chez l'étainier Joseph 
Smets, neveu de Gooris, qui habitait près de la porte 
Sainte-Catherine, la maison appelée La Demi-Lune. Le 
23 mars, les Reliques furent encore enlevées de ce second 
asile et déposées dans la maison de Gooris, à l'enseigne : 
H. Rumoldus (30), au coin de la rue des Béguines, sous 
la Tour. On fit une enveloppe en plomb, dans laquelle 
on enferma la caisse contenant le coffret à reliques, et 
que l'on/souda! Le tout fut mis en terre, \dansllaspetute 
cour de la maison, sous le dallage. 

Le:13 avril 1793, le chanoine Smets écrivit au Magis- 
trat, pour lui apprendre ce qui avait été fait et lui 
demander de vouloir désigner deux députés qui assis- 
teraient, avec ceux du Chapitre, à la découverte des 


LES RELIQUES 255 





reliques ElePeéut lieu le samedi-r3, à r0 heures du 
matin. On retrouva le coffret intact, et procès-verbal de 
la séance fut dressé par le greffier G.-].-]. van der Lin- 
den. L’après-midi du même jour, les reliques furent 
portées processionnellement à l’église et replacées dans 
la châsse. 

Les armées françaises ayant fait leur seconde invasion 
en Belgique, au mois de juin 1794, le fossoyeur Gooris 
voulant parer à toute éventualité, enleva de nouveau les 
reliques, le 1 juin, et les emporta vers minuit dans sa 
maison; mais il craignit de les y conserver. Après les 
avoir enveloppées comme la première fois, il les fit 
transporter le 3 juillet chez son neveu, où le précieux 
dépôt avait encore été gardé l’année précédente. Les 
reliques furent de nouveau mises en terre, envelop- 
pées dans du plomb, et elles demeurèrent en cet en- 
droit jusqu’à l’arrivée de l’Archevêque de Roquelaure, 
CDN 1602! 

Le 8 mai de cette année (18 floréal an X), l’archiprêtre 
J.°@--Éfulen et ladjoint de las mairie; P.-A. Pierets, 
allèrent à la maison de l’étainier Smets, pour consta- 
EnmEXXIIT) l'identité du coffret,;qui fut déterré en leur 
présence (31). Plusieurs autres personnes, ouvriers et 
voisins, assistaient à cette cérémonie. Le procès-verbal 
authentique, conservé par Gooris, ainsi que sa déclara- 
tion (XXIV), relative à l'enlèvement des reliques fait 
en 1794, furent remis par lui à l'évêché, lors de l'examen 
des reliques en 1825, et le secrétaire ].-B. van Vreckem, 
lui en donna des copies authentiquées. C'est par les 
soins de ce même Gooris que beaucoup d’ornements ont 
échappé au pillage. Le Conseil de Fabrique lui donna, 
le 30 août, un témoignage de satisfaction pour les ser- 
vices qu'il avait rendus (XXV). Ces divers documents, 
ainsi que les notes de Gooris, relatives aux argenteries 
possédées autrefois par l’église métropolitaine, et les 


256 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





démarches faites par lui pour le Chapitre (32), afin de 
les récupérer, au moins en partie, me furent données il 
y a environ vingt-cinq ans, par le dernier descendant de 
l'employé consciencieux et zélé, auquel nous devons la 
conservation des reliques de saint Rumold, et de plu- 
sieurs ornements et vases sacrés de notre église métro- 
politaine (33). 

Le coffret contenant les reliques avait souffert de 
l'humidité pendant les huit années qu'il avait été caché 
sous terre. Mais on attendit jusqu’en 1825, année jubi- 
laire d’un demi-siècle, pour procéder à l'ouverture. Elle 
fut faite le 23 juin, après Complies, avec la plus grande 
solennité, par l’Archevêque, le prince François-Antoine 
de Méan. On trouva les étoffes de soie rouge, qui enve- 
loppaient les ossements, détériorés par l’humidité. Le 
procès-verbal enfermé dans le coffret était illisible, 
l'encre ayant disparu en grande partie, mais le sceau du 
Card. de Franckenberg était bien conservé. Plusieurs 
des ossements portaient le cachet de larchevêque de 
Berghes, sous lequel avait eu lieu l’ostension de 1680. 
Sur le crâne se trouvait en outre le sceau du cardinal 
de Franckenberg, apposé én 1775 (34). Cette relique 
insigne fut exposée dans une urne en cristal, au-dessus 
de la nouvelle châsse en cuivre doré. Après la quin- 
zaine d'offices solennels célébrés à l’église, les reliques 
furent placées dans un nouveau coffret; on y déposa en 
outre deux jetons, l’un frappé en 1775, l’autre en 1825, 
et le 10 juillet il fut fermé et scellé en divers endroits. 
Le procès-verbal de cette cérémonie (XXVT) fut dressé 
en quintuple. Un exemplaire, dont lecture avait été don- 
née séance tenante, fut enfermé avec les reliques, le 
second fut remis au Chapitre, le troisième au Magistrat, 
le quatrième aux Marguilliers de l’église métropolitaine, 
le cinquième conservé à l'évêché. Le passage de ce pro- 
cès-verbal relatif à la spécification des ossements consta- 


LES CHASSES 237 








tés lors de l'ouverture faite le 23 juin, est identique à 
celui de 1775 (voyez p. 252), à la différence de la paren- 
thèse qui ne renferme que les trois derniers mots 
Brachiorum et tibiarum firtulas, partes scapularum, diversas 
costulas et varia alia ossium fragmenta ac specialiter Cranium 
S. Martyris, 1n cujus parte sinistra adhuc conspicitur aper- 
tura seu perforaho (lethalis vulneris locus). En 1875, 11”° 
centenaire de saint Rumold, il n'y eut pas d’ostension 
des reliques. Le 600" anniversaire de la délivrance de 
Malines, rappelant la victoire du 3 avril 1303, a passé 
inaperçu. 

Nous avons signalé successivement la manière dont 
les reliques sont décrites dans les procès-verbaux d’os- 
tension, depuis 1680. Aucun de ces documents ne donne 
la spécification n1 le nombre des ossements. Il s'ensuit 
que la liste donnée par quelques copistes, et que l’édi- 
teur de l’Album du Jubilé de 1825 a publiée également, 
n’a aucun caractère officiel. Le témoignage du manus- 
crit dont nous avons parlé plus haut est grandement 
sujet à caution, et il nous faut attendre une nouvelle 
ostension. Elle aurait été fort opportune cette année, à 
l'occasion de l’Anniversaire de six siècles, pour la célé- 
bration duquel nous avions entrepris ce travail. 


LES FIERTES OU CHASSES DE SAINT RUMOLD 


Lorsque le corps du saint Martyr eut été levé de 
terre, on enferma, ses précieux restes dans une châsse 
dont la forme et les dimensions ne nous ont pas été con- 
servées. D'après la vieille légende, elle était d'argent. 
Lors de la procession votive de 1303, la châsse était en 
bois de cyprès et recouverte d'un drap d’or. Après le 
succès obtenu le 3 avril de cette année, les habitants 
voulurent offrir à leur saint protecteur un reliquaire plus 


258 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





riche et plus artistique. Dès 1356, il existait à la maison 
échevinale, une custode particulière, dans laquelle on 
gardait l'argent offert pour la nouvelle Fierte. Cette œuvre 
d’art, à peu près terminée, en 1366, fut portée la première 
fois dans la procession, le quatrième jour de Pâques, 
21 avril 1367. Elle avait, comme la plupart des châsses 
du moyen âge, la forme d’une église, et pouvait avoir 
six pieds (1"70) en longueur, et deux (0"60) en largeur. 
Nous en connaissons le dessin par les peintures conser- 
vées à l’église métropolitaine. L'auteur ou les auteurs 
de ces peintures ont pu faire un dessin assez exact de 
cet intéressant chef-d'œuvre d’orfèvrerie, car la châsse 
n’a été détruite qu’en 1578, sous le gouvernement calvi- 
niste. Sur six des vingt-cinq tableaux (les N° 17, 18, 10, 
20, 21 et 25) est figurée une chapelle ouverte, où l'on 
voit un autel, et sur celui-ci, en guise de rétable, un 
groupe de la Très sainte Trinité entre deux anges; à 
droite du groupe, saint Libert, et à gauche sainte Ma- 
deleine, patronne secondaire de l’église. Près de l’autel 
se trouve la châsse. Le dessin est à peu près le “même 
sur les six panneaux. Le reliquaire se composait d’un 
soubassement haut de 8 pouces (0"20), dans lequel se 
trouvaient les précieux restes du Saint. Sur cette base 
s'élevait, dans le sens de la longueur, huit travées, dont 
les deux extrêmes de part et d'autre déviaient un peu 
vers les petits côtés, où la largeur était moindre qu’au 
milieu de la châsse. La figure I fait comprendre cette 
disposition originale. 

Les travées étaient séparées, deux à deux, par des 
contreforts à pinacles avec niches, qui alternaient ainsi 
avec d’autres plus simples. Des fenêtres rayonnantes, 
découpées dans les parois, permettaient d’apercevoir 
la statue du Saint gisant. Il était figuré en habits ponti- 
ficaux. Aux petits côtés du reliquaire se trouvaient deux 
statuettes : la Ste Vierge et S. Jean-Baptiste; S. Rumo:d 


LES CHASSES 259 


et Ste Marie-Madeleine (Voyez Fig. I, À. 8. c. ».). Des 
arcs ornés de volutes, appuyés sur la corniche, se croi- 





Fig. I — Plan de la Châsse de saint Rumold (1360) 


saient comme les nervures d’une voûte (voyez Fig. IT), 
et portaient à leur sommet le Christ en croix, la sainte 

















Fig. II — Châsse de saint Rumold (1369) 


260 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





Vierge et saint Jean l’Evangéliste. Le couronnement de 
baldaquins n’entrait peut-être pas dans le plan primitif. 
Il est en tous cas d’une grande originalité, et n'était pas 
achevé dès l’abord. En effet, la châsse, telle qu’elle était 
terminée en 1366, pesait 741 maics, tandis qu’en 1360, 
elle en pèse 1051. On ne s’expliquerait pas cette diffé- 
rence énorme sil s'était simplement agi de petites ajoutes 
ou d’achèvements partiels. Nous croyons que cette par- 
tie supérieure du reliquaire fut confectionnée après 1366, 
et que l’on y dépensa les 300 marcs d'augmentation accu- 
sés par le compte, en M On avait encore employé 
pour dorer la châsse, 38 1/2 onces de métal. Elle était 
sans pareille dans la contrée. 

La châsse avait été exécutée par les frères RARES 
Martin et Herman Melijs, de Munster. Le 16 janvier 1368, 
ancien style, ils donnent quittance complète et déclarent 
que les bonnes gens de Malines les ont entièrement 
satisfaits. L'’original est conservé aux archives, il est 
muni de trois sceaux (XXVII). 

Le 3 avril 1360, les reliques furent déposées définiti- 
vement dans la nouvelle châsse. 

En 1561, le Magistrat demanda à Martin Cuperus, 
suffragant du cardinal Granvelle, de vouloir ouvrir la 
châsse qui fut réparée à cette occasion. 

Elle fut démontée en 1566, et cachée à la maison éche- 
vinale. C’est ainsi qu’on la sauva alors. L'année suivante, 
le coffret renfermant les Reliques, recouvert d'un drap 
d’or, fut seul porté en procession. 

En 1568, la châsse subit une grande restauration. 
Dix ans plus tard, elle fut détruite. 

C'était au moment le plus critique de la révolution 
politico-religieuse du xvi‘ siècle. De leur propre auto- 
rité, les Etats généraux venaient de décerner le gouver- 
nement général des Pays-Bas au jeune archiduc Mat- 
thias, en lui adjoignant comme lieutenant — en réalité 


LES CHASSES 261 





comme tuteur — Guillaume le Taciturne. Mais battus à 
Gembloux par Don Juan, Matthias et son lieutenant 
furent obligés de se replier vers Anvers. Menacés d’un 
mouvement en avant de l’armée espagnole, les Etats 
s'occupèrent en toute hâte d'organiser la résistance. Une 
Commission des fortifications fut établie, et on s'em- 
pressa de parer aux nécessités premières. 

C'est dans ces circonstances que les Etats réclamèrent 
le métal précieux de la châsse de saint Rumold. Ainsi 
disparut, comme tant d’autres à cette époque, ce joyau 
d'orfèvrerie médiévale. Le Magistrat de Malines obtint, 
non sans peine, dit-on (35), la faveur de pouvoir employer 
le produit de ce magnifique reliquaire aux fortifications 
de la Ville et aux besoins de la cité. Nous le voyons, 
en effet, offrir au nouveau gouverneur, Ponthus de 
Noyelles (36), à la bienveillance duquel on attribuait cet 
avantage, une chaîne d’or de 607 florins 5 sous. Quant 
au métal de la châsse, sa vente produisit 19,296 florins 
2 sous. On employa 10,771 fl. 9 s. 6 den. de cette somme 
Aux ibitticationstde ld ville, et 8,524". 12,6: ,4 den, 
pour payer les dettes de la Commune. 

La triste période des troubles religieux étant pas- 
sée, il fallut attendre une trentaine d'années avant de 
pouvoir s'occuper de la construction d’une fierte nou- 
velle. 

En 1617, on se mit à l’œuvre, en faisant prendre un 
dessin de la châsse de saint Trond, que l’on disait 
exécutée d’après notre ancienne. Nous n'avons pas pu 
constater l'exactitude de ce dire. Quoiqu'il en soit de la 
ressemblance ou de la dissemblance des deux châsses, il 
est toujours certain qu’au commencement du xvri‘ siècle, 
on ne pouvait obtenir d’un artiste quelconque un dessin 
en style du moyen âge. Avec la meilleure volonté du 
monde, il n'aurait pas été capable d'en produire. Une 
châsse en Renaissance était donc inévitable. Mais il y 


262 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





a Renaissance et Renaissance. Il y en a une bonne, 
délicate, qui en conservant les principes de l’art ogival 
n’en modifie pour ainsi dire que le décor. Il y en a 
une autre qui, ne ramenant plus la mesure de la taille 
humaine, exagère démésurément les proportions. C'est 
l'époque où le Rubénien écrase toute la délicatesse du 
style. 

C'est sous cette dernière influence que la châsse sera 
exécutée, car c'est avec des orfèvres d'Anvers que le 
Magistrat contracte le 26 septembre. Ils s’apellent Gery 
Somers, Jean Thieulliers et Louis van Heese. La fierte 
aura une longueur de 5 1/2 pieds (1"54) et une hauteur 
de 3 1/2 (0"97). On fera d’abord un coffre en chêne, sur 
lequel on appliquera les plaques en argent. Elles seront 
repliées sous le fond, à la largeur d’un pouce (0"025). 
Le métal aura une valeur de 48 sous l’once (29 1/2 gram.) 
et il sera payé 31 sous l’once pour salaire. Les orfèvres 
pourront y employer 10,000 onces, soit pour 39,500 
florins d'argent. Au besoin était-il permis de dépasser de 
200 onces le poids convenu, et alors la Ville paierait 
seulement la valeur du métal employé au-delà, mais ne 
donnerait plus rien pour la façon d'icelui. Les entre- 
preneurs déposèrent, comme épreuve de capacité, une 
coupe en argent ciselé, portant à l’intérieur l’Adoration 
des Mages, et s’engagèrent à fournir un travail entiè- 
rement semblable (XXVIIT). 

Le 17 mars 1621, le travail fut expertisé par des 
maîtres de Bruxelles et d'Anvers, qui le trouvèrent défec- 
tueux en certaines parties. Il était aussi très incomplet. 
D'après une note conservée à l’Archevêché, postérieure 
au 31 janvier 1624, neuf apôtres, quatre docteurs de 
l'Eglise et deux grandes figures que l’on ne détermine 
pas, avaient coûté 2,245 florins. Mais ce travail des orfè- 
vres d'Anvers ne doit pas avoir été satisfaisant, car 
aucune de ces figures ne fut employée. Le Magistrat 





- L191 9P ®JIMIJSUOS 9SSPUN) 


 IÇOI 

































































LES CHASSES 263 





résolut de faire remanier la châsse (37), et s'adressa à 
l'ingénieur Franquart de Bruxelles, qui fournit de 
nouveaux patrons (38), d'après lesquels on modifa des 
parties d’orfèvrerie déjà exécutées. Gery Somers, chargé 
de la ciselure, accompagna le Pensionnaire et le Tréso- 
rier de la Ville à Bruxelles, pour y traiter avec l’orfèvre 
Joachim de Maeyer. Cela se passait au mois d’août 
1628; mais le travail n’avançait guère, car deux ans plus 
tard, en août 1630, en porta à Bruxelles le reste de 
l'argent provenant de l’ancienne chässe, c’est-à-dire les 
parties rebutées depuis 1617, année de l’entreprise du 
travail. Après l'achèvement, la nouvelle châsse fut exper- 
tisée le 25 juin 1631. Le 3 juillet on la montra à l’archi- 
duchesse Isabelle, et le iendemain on l’embarqua pour 
lamener à Malines, par le canal de Willebroeck. Une 
petite troupe de soldats armés se trouvaient à bord. Le 
5 juillet, on arriva à Malines, et le débarquement eut 
lieu au quai des Tuileries. La Châsse, portée à l’église, 
y fut déposée dans la chapelle de l’Archevêque (39). On 
s'occupa aussitôt de la confection d’un grand coffre en 
chêne, bardé de fer, intérieurement garni de tôles, muni 
de serrures et de forts cadenas (40), qui fut déposé au 
jubé, devant le chœur. Ce coffre abrita la châsse jusqu’en 
1665, lorsqu'on éleva le maître-autel actuel. On paya 
pour tous les travaux, y compris les changements succes- 
sifs, exécutés au reliquaire de 1617 à 1631, un total de 
24,497 florins 18 sous 3 deniers. La pl. IT donne le des- 
sin de la châsse qui se trouve dans Sollerius, p. 47, c’est 
une gravure de H. Diamaer. Lorsque le 19 mai 1617, le 
Chapitre s'entendit avec le Magistrat au sujet de la 
confection d’une nouvelle châsse en argent, l'Archevêèque 
donna 3000 florins, en exprimant le désir de la voir 
portée exclusivement par les membres du clergé. Mais 
cette clause ne put être gardée. Le plan avait été modifié 
et développé au point que pour porter le reliquaire, 


264 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





après son entier achèvement, 1l fallait encore 18 hommes, 
comme pour la première fierte (41). Le clergé et les reli- 
gieux des divers ordres faisaient leur étape du parcours 
en ville, tandis que les Métiers était obligés de fournir 
un contingent de porteurs en proportion du nombre de 
leurs membres, pour faire le tour de la ville par les 
remparts. 

Voici l’ordre des divers groupes de porteurs, avec 
l'indication des points de relai, tel qu'il était suivi au 
VIE SIÈCLE: 

I. Dix-huit prêtres séculiers : quatre du Séminaire, 
trois de l’Oratoire, deux du Grand Béguinage, quatre 
chapelains de l’église métropolitaine et cinq vicaires des 
paroisses de la ville, en surplis et étole, portaient la 
châsse, en sortant par la porte méridionale de l’église, 
jusque devant le Vieux-Palais; 

2. Dix-huit Frères-Mineurs jusque devant la maison 
l'Tmpératrice, actuellement n° 6 au Marché au Blé; 

3. Dix-huit Augustins, jusqu'à la Chapelle Saint- 
Jacques, au coin de la rue du même nom; 

4. Dix-huit Forgerons, jusqu'au moulin de l'Hôpital, 
qui se trouvait au Boulevard des Capucins actuel, devant 
l'entrée de la rue Penninc; 

5. Neuf Maçons et neuf Charpentiers, jusqu’à l’hos- 
pice Oliveten ; 

6. Huit Boulangers, quatre Brasseurs et six Meuniers, 
jusqu'à la Porte des Nonnes, devant la rue du même 
nom. 

7. Douze Bateliers (schippers) et six Constructeurs de 
bateaux (schipmakers), jusqu’à la porte Sainte-Catherine; 

8. Neuf Merciers et neuf Poissonniers, jusqu'à la 
première tour, passé la porte du Cimetière. Cette tour 
se trouvait au boulevard Sainte-Catherine, à peu près à 
égale distance entre la porte susdite et celle des Vaches. 

9. Dix-huit Tanneurs, jusqu’à la première tour, passé 


LES CHASSES 205 





la porte des Vaches, à peu près vis-à-vis de la sortie du 
Stompaertshoek. 

10. Six Cordonniers, huit Tailleurs et quatre Ton- 
deurs, jusqu’à la porte du Clos; 

11. Neuf Peintres et neuf Chaussetiers, jusqu’à la 
porte du Sablon, qui se trouvait devant la rue ou plaine 
des Berthoud. 

12. Quatre Tisserands, huit Epiciers et six Fripiers 
(Directeurs de Ventes), jusqu’à la porte d'Hanswyck ; 

13. Dix-huit Jardiniers, jusqu’à la Vieille porte de 
Bruxelles, devant la rue du même nom; 

14. Dix-huit Bouchers, jusqu’à la Chapelle Saint- 
Jacques; 

15. Dix-huit Carmes chaussés, jusqu'au Marché au 
Blé, devant la maison Le Porc, actuellement n° 14; 

16. Dix-huit Capucins, jusqu'au Grand Pont; 

17. Dix-huit Dominicains, jusqu’au Vieux Palais; 

18. Le même groupe qu’au commencement. 

Les Maîtres-ouvriers de la Ville, munis d'un bâton 
blanc, devaient marcher non loin de la châsse, afin de 
pouvoir facilement aider les porteurs en cas de besoin, 
principalement aux relais. En 1625, le Magistrat avait 
publié une ordonnance stipulant un salaire de dix sous 
par personne, et une amende de trois florins pour les 
manquants (XXIX). Ce n'était que la confirmation d’une 
ordonnance antérieure déjà fort ancienne. 

Cette belle châsse, inaugurée en 1631, fut démontée 
quatre ans plus tard. Une panique s’empara des habi- 
tants lorsqu'au mois de juin 1635, l’armée française vint 
mettre le siège devant Louvain, et la fierte fut cachée, 
de même que le coffret contenant les reliques. Lors- 
qu'après quelques semaines le siège eut été levé, l’orfèvre 
Joachim de Meyer fut mandé, à l'effet de remonter la 
châsse, afin qu'elle put être portée en procession, le 
29 juillet; ce travail coûta 40 livres 16 sous. On lit à ce 


19 


2606 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





sujet dans le compte de la Ville : Befaelt oachim de 
Meyer, silversmidt, over vier daghen vacatiën, soo voir hem 
als voir twee syne hnechten, als de selve mer geweest hebben in 
julio 1635, ende met alle diigentie dach ende nacht geëm- 
ployeert om de silvere Casse eens te kuysschen ende 1n een te 
setten per quiltancie onderteechent als boven. — xl p. xug s. 

Lachâsse fut encore nettoyée à neufsen 1714, 1740, 
1757, 1700 et pourdle vrand ubilé de r7706 maiseelle 
subit en 1797 le sort de son aînée. Nous avons vu com- 
ment le zélé Gooris était parvenu à sauver les reliques 
de saint Rumold. Il aurait aussi voulu sauver la châsse, 
mais il fut trahi (dit-1l dans ses notes) par une personne 
qui aurait dù plutôt l'encourager dans son entreprise : 
En hetgene 1h boven al bejammere, is dat se behouden was; 
maer d'ontrouw van éénen persoon heeft se vermietigt, daer by 
de vreese der gene die ander moesten sterken, en verworpen 
hebben de middelen om se te solveren. La châsse avait été 
démontée en 1797, et l'argent transporté à la Monnaie de 
Bruxelles. En 1802, on utilisa la charpente en chêne. 
Elle fut couverte de velours rouge ornée de galons, et de 
rinceaux de papier argenté. Aux deux côtés se trouvait 
en lettres de cuivre doré : Corpus sancrI RumoLpt. 
C'était bien pauvre, en comparaison de la richesse des 
fiertes précédentes, mais on ne pouvait encore songer à 
mieux faire pour le moment. 

Une Commission fut instituée en 1823, dans le but 
de recueillir, au moyen de dons et de souscriptions, les 
sommes nécessaires pour couvrir les frais d’une nouvelle 
châsse. On ouvrit un concours auquel se présentèrent 
douze concurrents. Les juges experts donnèrent leur pré- 
férence au projet d'un nommé Jacobs, d'Anvers, et l'exé- 
cution fut entreprise par ].-F. Van Deuren, orfèvre à 
Malines. Le dessin de ce reliquaire donne idée du goût 
artistique de l’époque. Sur chacune des faces ciselées 
en ronde bosse, un épisode de la vie de saint Rumold. 





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Châsse construite pour le jubilé de 1825 


LES CHASSES 267 





Les huit colonnes doriques qui supportent l’entablement 
sont assez grossières. Quatre statuettes, d'un travail peu 
délicat, sont ailées, pour figurer des génies. Ces person- 
nages tiennent chacun une lampe funéraire. À la partie 
supérieure du monument est un socle, qui portait primi- 
tivement deux cornes d’abondance attachées à un vase, 
sur lequel le crâne du Saint fut exposé pendant le jubilé 
de 1825. Ces cornes, en bois sculpté et argenté, furent 
remplacées, cinquante ans plus tard, par une statuette 
couchée de saint Rumold, prévue dans le projet primitif. 
Nous donnons, planche III, une réduction au vingtième, 
de la châsse, d’après le dessin de ]. Vervloet, lithogra- 
phié en 1825, pour l’Album de la Cavalcade. Comme on 
peut le voir, ce dessin était incomplet de la plinthe infé- 
rieure ou soubassement, qui n’entrait probablement pas 
dans le premier plan. Nous n'avons trouvé aucun ren- 
seignement relatif à cette modification. 





268 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 


FESTIVITES EN L'HONNEUR DE SAINT RUMOLD 


(Troisième Conférence, 7 août 1903) 


Groupes historiques et allégoriques 
Cortège des Géants —— Décor des rues 
Programmes et Albums 


GROUPES HISTORIQUES ET ALLÉGORIQUES (*) 


La procession de la Paix n'était pas un cortège exclu- 
sivement religieux. Dès les premières années de son 
organisation, on y introduisit des ménestrels chargés 
de chanter les louanges de saint Rumold, en s’accom- 
pagnant d'instruments à cordes. Vers le milieu du 
xiv* siècle, on y voit apparaître d’autres groupes dont la 
la variété et le nombre allèrent toujours croissant. Les 
comptes de 1375 à 1387 mentionnent les dépenses faites 
annuellement pour la représentation des Apôtres et des 
Prophètes. Plus tard on figura d’autres personnages de 
l'histoire biblique. En 1401 apparaissent les premiers 
chars sur lesquels on représentait différents épisodes 
de l’histoire sacrée. Des spécialistes étaient chargés de 
l’organisation des groupes. Le nommé Jean de Visscher 
et son compagnon Jean van Battele reçoivent, en 1406, 
quatre escalins de gros pour avoir bien représenté la 


(*) M. l'archiviste V. HERMAxSs a bien voulu nous communiquer le fruit 
de ses recherches dans les comptes de la Ville. 


GROUPES HISTORIQUES ET ALLÉGORIQUES 269 





Passion, et ils sont en même temps engagés pour les 
années suivantes, à la condition d'améliorer toujours 
leur représentation, autant que faire se pourrait, om 
datse die Passie wale geordineert hadden op haren coste, ende 
van jare te jare houden moet (sic) ende te betcren, ende met 
argheren. 

Trente ans plus tard, apparaissent Les Rois Mages 
avec douze compagnons, entourés de chameaux et 
d'éléphants; puis, Saint Georges terrassant le dragon, et 
La Conversion de saint Paul. En 1484, on ajoute trois 
nouvelles scènes : Le ugement, La Transfiguration et 
La Chute du premner homme. Le compte de 1492 men- 
tionne Daud, Aaron, La Tige de fessé. Nous trouvons 
ensuite : La Vallée de fosaphat, L'Annonciation, L'Etable 
de Bethléem, La Présentation au temple, etc. 

Vers la fin du xv° siècle s'introduisent encore, insen- 
siblement, des scènes tirées de l’histoire profane, et 
même de la mythologie; mais elles ne furent jamais 
nombreuses. Les épisodes de la vie de saint Rumold 
formaient, jusque vers le milieu du xvi‘ siècle, une des 
parties principales du cortège. 

En 1561, bon nombre de pièces neuves et de nou- 
veaux chars virent le jour. Le cortège avait été organisé 
par les membres de la Société littéraire De Lisch-bloeme 
(la fleur d’Iris). [Ils reçurent une récompense de 300 livres 
d'Artois (ou 300 florins). Le compte de la Ville de cette 
année porte : — « Betaelt den gecommitteerden vande 
Lisch-Bloeme, ter cause van den nyeuwen Ommeganck, 
in Julio xv° Lxr, bij hun lieden gheordonneert en met 
dyversche nyeuwwerck ende stucken verchiert, insge- 
lyckx van sekere nyeuwe speel wagens ende andersints 
diversche oncosten totten voornoemden ommeganck, 
ghehanghen ende ghedaen al tot chieroete ende verchie- 
ringhe van den selven; ende in recompense van dien is 
hunlieden gegunt. — 1ij° pond Arts ». 


270 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





Le xvrr‘ siècle fut très fécond en sujets de tous genres. 
On fit un char sur lequel on représenta la scène décrite 
au v° chapitre du prophète Daniel : — Balthassar, dernier 
roi de Babylone, qui régna de 554 à 538 avant notre ère, 
donna un jour une grande fête, pendant laquelle il se fit 
apporter les vases enlevés au temple de Jérusalem, afin 
de les faire profaner par ses courtisans. Soudain une 
main mystérieuse traça sur le mur ces trois mots : MANE, 
TEKEL, PHares. Balthassar fait appeler Daniel, pour 
avoir l’explication du phénomène. Le prophète apprit 
alors à ce prince que son impiété allait être punie, et 
qu'il perdrait non seulement son royaume, mais aussi 
la vie. 

Au premier plan se trouvait le roi et sa cour; plus 
en arrière, des musiciens qui amusaient les convives 
par de gais refrains; au fond, les paroles de la ven- 
geance divine apparaissaient étincelantes. Les registres 
des comptes nous apprennent aussi que le banquet 
(banket van Balthazar) n'était pas simplement figuré, 
mais que les convives mangeaient bien pendant la pro- 
cession (42) et ne buvaient pas mal le lendemain, car 
on leur octroyait alors”une tonne entière "debière 
brune. 


À l'époque des archiducs Albert et Isabelle, on fit 
un char représentant les XVII Provinces des Pays-Bas, 
qui roula dans les cortèges pendant plus de soixante ans. 
En 1044, il y avait dix chars : /e Monde, le Banquet de 
Balthassar, l'Agriculture, les XV IT Provinces, la fustice, les 
Arts libéraux, la Religion, le Triomphe de l'Eglise, l'Enfer, 
le Paradis. 

Ce nombre toujours croissant de groupes était souvent 
un obstacle à la marche régulière du cortège. Il fut 
décidé, en 1606, que les chars suivraient le clergé; puis 
viendraient les Gildes et le Magistrat. 


GROUPES HISTORIQUES ET ALLÉGORIQUES 271 





Cet ordre du Cortège fut sans doute modifié vers 
le milieu du xvr° siècle, car dans un programme 
imprimé vers cette époque, chez la veuve Henri Jaye, 
mais sans date, les divers groupes sont disposés comme 
suit 

OUvERTURE. Trois trompettes. 


1 CHAR. — Les Vicissitudes des choses humaines aboutissant toutes 
à la Mort. 

La Famille des Géants : le Vieux Géant; le Géant; la Géante; les 
trois jeunes géants, la Suivante, figurant les orgueilleux qui s’imaginent 
pouvoir se passer de tout le monde, tandis qu'il leur est impossible 
de se mouvoir sans l’aide d’un simple porte-faix. 

Le Cheval Bayard. Symbole du luxe mondain. 

La Roue de Fortune. Instabilité des positions dans le monde. 


2° CHAR. — Le Festin de Balthassar. Jouissances extravagantes 
expices. 
3° CHar. — Le Banquet populaire. Quoique plus simples, les 


réjouissances du peuple ne sont pas sans danger. Le lendemain 
regrette souvent les plaisirs de la veille. 

Groupe d’estropiés, de boiteux, misérables et vicieux de tout genre, 
suivis du Wuylen bruydegom. 

Diogène à la recherche d’un homme. 

4° CHAR. — Les XIT Mois, apprenant à tous qu’il faut faire tout en 
son temps. 

5° CHar. — Les XVIT Provinces. En suivant les conseils donnés 
ci-dessus, on rendra le pays heureux. Les habitants vivront unis. 


6° CHar. — La justice règnera partout. 

7° Char. — Les Arts libéraux seront favorisés par la paix. 

8° CHar. — La Religion fleurira et se propagera pour le bien de 
humanité. 

Le Navire, figurant la Barque de Pierre, l'Eglise, triomphera de 
tous les obstacles. 

9° CHar. — L'Enfer sera le sort de ceux qui s’éloignent de la 
Barque. 

10° CHAR. — Le Paradis sera la récompense de ceux qui suivront 
les enseignements de Pierre. 


Les cinq Gildes. 


ZE FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





Le Clergé : Les ordres religieux. — Le prélat et les chanoines 
d'Hanswyck. — Le doyen et les chanoines de Notre-Dame. — 
L’Archevêque. — Le prévôt du chapitre, les chanoines et le clergé de 
l’église métropolitaine. 

La Châsse. 

Le Magistrat. 

Les Métiers, au nombre de trente-six. 


En 1675, la guerre entre l'Espagne et la France em- 
pêcha la célébration du Jubilé. Mais en 1680 il y eut 
S grandes réjouissances. C'était la première fois que 

l'on fêtait un anniversaire séculaire. Les Sous se suc- 
cédaient dans l’ordre suivant : 

Les trente-six Métiers. 

Les Ordres mendiants. 

Le Prieur et les Chanoines d'Hanswyck. 

Les Prévôt, Doyen et Chanoïnes de la Collégiale de Notre-Dame 
au-delà de la Dyle. 

Les Prévôt, Doyen, Chanoines et le Clergé de l’église métropo- 
litaine. 

Sa Grandeur l’Archevêque de Malines. 


Cette première partie était suivie de la Cavalcade 
composée de divers groupes de Erahere et: de’dix 
chars : 

1 CHar. — La Religion. — Les Malinois défendant le tombeau du 


Christ et délivrant, en 1595, la ville de Lierre de l'oppression des 
Gueux. 


2° Char. — Les Arls libéraux exercés par les habitants de Malines. 

3° CHAR. — La Justice. — Le Grand Conseil institué par Charles 
le Téméraire, confirmé par Philippe le Bon. 

4° CHar. — La Seigneurie de Malines, une des X VIT Provinces. 

5° Char. — Le Pays de Malines. — Villages qui en dépendent. 

C° Car. — Le Festin de Balthassar. 

7° Cuar. — Les Quatre Eléments, l'Eau, le Feu, V Air et la Terre. 


8° Char. — Les XIT Mois, dont la succession continue rappelle 
la brièveté du temps. 


GROUPES HISTORIQUES ET ALLÉGORIQUES 273 








9° CHAR. — S. Rumold annonce la Foi aux populations payennes de 
ces contrées. 


10° CHAR. — Le Paradis, récompense d’une bonne vie. 
La Roue de Fortune. — La famille des Géants. 

Le Cheval Bayard. — La Licorne. — Les Chameaux. 
Le mauvais mari (vuylen bruydegom). 


La troisième partie comprend : 


Les Gildes : Escrimeurs, Couleuvriniers, Archers, la Petite ou 
Jeune Arbalète et la Grande ou Vieille Arbalète. 

Les Reliques de S. Rumold dans la Châsse en argent. 

Les Membres du Magistrat. 


Depuis 1636, le Très Saint Sacrement n'était plus 
porté dans la Procession de la Paix, ni dans celle de la 
Kermesse. Au xvirr° siècle, il fallut encore prendre une 
autre mesure, pour conserver aux processions, que l’on 
faisait avec les Reliques, leur caractère religieux. On en 
sépara entièrement et pour toujours, les groupes histo- 
riques et tout ce qui était venu s’y ajouter dans la suite 
des, siècles, .de même que la série des Géants. Le 
cortège religieux eut dès lors sa sortie le matin, tandis 
que les groupes, sous le nom de Cavalcades où Prael- 
treinen, continuèrent à circuler l’après-midi. 


En 1775, la fête de saint Rumold fut célébrée d’une 
façon vraiment princière (Voyez plus loin : Programmes 
et Albums). Le programme de la Cavalcade, Ho non 
sans difficultés, était bien concu et ete déve- 
loppé. Laissant de côté les emblèmes et les symboles 
qui avaient fait jusqu'alors le fond principal des repré- 
sentations, on s’attacha tout particulièrement à rappeler 
les faits principaux de la vie et du martyre de saint 
Rumold. Voici le résumé de ce programme. 

INTRODUCTION. — Joie de Malines à l’occasion du Jubilé. Trom- 


pettes, tymbalier, deux génies, les quatre parties du monde. 
Potre-étendard de la Ville, — Porte-étendard de l’école latine. 


274 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





Les Archiducs Albert et Isabelle, fondateurs de cette école. 
Cavaliers espagnols. 
Le char de la Pucelle de Malines, conduit par Apollon. 


qre PARTIE. — État de Malines avant l’arrivée de saint Rumold. 

Des sauvages à cheval. 

Le Paon (payé par les Etainiers), emblème de l’ignorance orgueil- 
leuse du paganisme. 

Quelques satires entourant Bacchus assis sur un rocher. 

Le deuxième char (construit aux frais des Jardiniers et des Chape- 
liers. Il coûta 1554 flor. 7 sous). 


2° ParTie. — La Conversion des Pays-Bas à la vraie Foi. Le cortège 
représente les anciens habitants de Malines. 

Sur le char se trouvent les Différents évêques qui évangélisèrent nos 
contrées (les Brasseurs payèrent 934 flor. 2 sous pour leur quote-part, 
et les Bouchers 750 flor.). 


3° PARTIE. — Arrivée de saint Rumold. 

Deux chevaux marins, montés par des divinités (l’un d’eux fut fait 
aux frais des Plafonneurs). 

Le bateau amenant saint Rumold. 

Sur le char (fait par les Boulangers et les Epiciers), Le saint évêque 
recu par le comte Adon et sa cour. 


4° PARTIE. — Saint Rumold convertit les habitants de Malines. 

La lumière chassant les ténèbres, les vertus cardinales. 

Le Lion (payé par les Chirurgiens), emblème de la courageuse vigi- 
lance du saint évêque. 

Les trois vertus théologales. — Le bonheur temporel et 
éternel. 

Le char figurant saint Rumold érigeant la croix sur les ruines d'un 
temple de Diane (les Orfèvres, les Peintres et les Sculpteurs en 
couvrirent les frais). 


s° ParTIE. — Naissance et résurrection du jeune Libert. 

Musiciens. — Emblèmes de Vertus. 

Sur le char (payé par les Menuisiers, les Chaussetiers, les Tailleurs 
et les Fabricants de couvertures de laine) se trouvaient Adon et Elise 
heureux de voir leur enfant unique rappelé à la vie. 


6° ParTiE. — Mort de saint Rumold. 

Groupe d’héroïnes. 

La Licorne (payée par les Drapiers) figurait le saint évèque détrui- 
sant le venin de l’incrédulité. 


GROUPES HISTORIQUES ET ALLÉGORIQUES 275 





Le Pélican (payé par les Cordonniers), emblème de la sollicitude 
pastorale de saint Rumold. 

Sur le char, Malines plongée dans la douleur, et plus bas, le Martyr 
étendu; près de là, ses deux meurtriers. 


7° PARTIE. — Malines pleure la mort de son Apôtre et se réjouit de 
sa gloire. 

Le Phénix (payé par les Portefaix et les Brouettiers) figurait saint 
Rumold vivant dans le cœur de ses serviteurs, auxquels il procure 
les faveurs célestes. 

Le char représentait Le saint Martyr élevé dans la gloire. 


8° PARTIE. — Malines heureuse de sa conversion qu’elle doit à saint 
Rumold. 

La pucelle de Malines, accompagnée de la Piété et de la Méditation. 
Elles sont suivies de quelques amazones qui portent les titres d’hon- 
neur dont Malines a joui depuis longtemps sous la protection de son 
saint protecteur : Bellicosa, Prudens, Beata, Felix, Elegans, Virgo, In 
fide Constans. 

Le char (payé par les Merciers) représente La Victoire que la Sainte 
Eglise a remportée sur le paganisme, par le zèle apostolique de saint 
Rumold. 

9° PARTIE. — La maison d'Autriche. 

Les princes qui gouvernèrent la Seigneurie de Malines depuis 1350, 
année de l’inauguration de Jean II, duc de Brabant. 

L’ Aigle figurant la piété et la magnanimité de la maison d'Autriche. 
(Cet emblème était dû à la munificence des Pharmaciens). 

Sur le char, conduit par la Prudence, se trouvait Marie- Thérèse, 
entourée de ses enfants. (Les Poissonniers payèrent 1155 florins pour 
couvrir les frais de ce char, et les Tanneurs se chargèrent du reste de 
la dépense). 

LE CORTÈGE DES GÉANTS. 


En 1825, le programme était plus simple, un corps de 
dragons à cheval ouvrait la marche. Le cortège ne 
comprenait que cinq parties : 

I. — Quatre Renommées, le Porte-étendard de la ville. 


Personnages figurant les Sciences et les Arts. 
1 CHAR. — Le Pucelle de Malines, entourée de Vertus. 


II. — La Cour de Rome. 
2° CHAR. — S. Rumold recevant sa mission. 


276 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





III. — Malines payenne, représentée par 30 personnages. 

3° CHar. — La prédication de S. Rumold — renversement des Idoles. 

IV. — Apôtres qui ont préché la foi dans nos contrées. 

4° CHar. — S. Rumold dans la gloire, entouré d’anges tenant les 
insignes épiscopaux et des palmes. 


V. — Officiers de la Couronne, Hérauts d’armes, pages, chambel- 
lans. 

s° CHar. — La Maison Orange- Nassau. 

Le Navire, Le Bien-être de la Patrie. 

Le cheval Bayard, emblème de l'union et de la fidélité des habi- 
tants. 

Le Cortège des Géants. 

Un corps de dragons fermait la marche. 


Le 1 juillet 1875, on célébra le onze centième anniver- 
saire du martyre de S. Rumold. Voici le résumé du 
programme de la Calvacade organisée à cette occasion : 


EL — Etablissement du Christianisme à Malines (vi: siècle). 
Quatre hérauts. 

Le porte-étendard de la ville. 

Huit cavaliers armés. 


CHar. — S. Rumold préchant la foi en présence du comte Adon et de 
son enlourage. 

Quatorze dames nobles. 

Huits nobles Franks. 
_ Huit Fauconniers. 

IL — Les Croisades et la Féodalité (Ki siècle). 

Quatre trompettes. — Un gonfalonier. — Deux écuvyers. 

Départ des Malinois pour la Terre-Sainte. Gauthier 1, Berthoud et 
ses deux fils. 

Litière de Sophie de Looz, Dame de Malines, portée par deux 
chevaux. 

Un moine porte-croix. — Deux gentilshommes. 


IT. — Etablissement du régime communal à Malines (xiv® siècle). 
La procession dite Peys-processie de 1302 (en nouveau style 1303). 
Cortège de piétons. — Vingt enfants de chœur. — Quatre diacres. 
Deux chanoines portant la châsse primitive. 

Doyens et jurés des Métiers. — Nobles et bourgeois en armes. 
CHAR. — Thibaut de Bar, évêque de Liège, érige la cité en Commune. 


CORTÈGE DES GÉANTS 277 





IV. — Les Reliques de S. Rumold (xv° siècle). 

Vingt-quatre jeunes filles à cheval. 

CHar. — Ostension solennelle de 1479 (en nouveau style 180). 

V.— Les Chambres de Rhétorique (Kvr° siècle) rentrant en triomphe 
après les succès remportés au Landjuweel, Concours littéraire d’ Anvers 
(en 1561). 

CHAR. — La Pivoine. — Personnages divers. 

Traîneau de la même Chambre. 

CHar. — La Fleur d’Iris (Lisch-bloem), six jeunes filles portant 
les prix. 

VI — Les Métiers et les Gildes (xvrr:° siècle). 

Cortège de piétons. 

La fanfare des Orphelins de l’hospice Sainte-Hedwige. 

Doyens et membres de chacun des Métiers. 

La Châsse, faite au xvrr° siècle, portée par huit hommes. 

Quatre membres du Magistrat. 

VII. — Les personnages célèbres nés à Malines. 

Quatre Renommées. 

Douze jeunes filles, représentant les Sciences et les Arts. 

CHAR. — Sur un piédestal, la statue de Malines couronnant ses 
enfants. 


VII. — L’'Ommegansg. 
CORTÈGE DES GÉANTS (*) 


Nos grandes Cavalcades, composées de groupes de 
piétons et de cavaliers et de chars de triomphe, sont 
toujours suivis d’une série de figures symboliques cet 
grotesques, à laquelle le peuple a conservé le nom de 
Ommegang. Depuis un siècle on l'appelle aussi Reuxzen- 
treyn, Cortège des Géants. Le groupe principal est celui 
de la Famille des Géants, composé autrefois de dix per- 
sonnages dont neuf sont encore « en vie ». 


(*) Nous devons les clichés à l’obiigeance de notre confrère M. Herry 
Dierickx-Beke. Ils sont exécutés d’après les gravures que J. Hunin fit 
en 1825, à l’occasion du Jubilé de saint Rumold. 


278 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





LE GÉANT dont il est fait mention pour la première 
fois en 1492. Il devait avoir certain âge alors, puisque 
cette année-là on lui donne un nouvel habit. La tête fut 
repeinte à cette occasion. Ce personnage figura seul dans 
l'Ommegang pendant plus d’un demi-siècle. On lui donna 
une compagne en 1540. 

La GÉANTE. La carcasse de cette belle dame est en 











osier. On la paya 2 fl. 5 sous. Puis il fallut encore 14 
aunes de damas jaune, 4 de satin blanc, 2 de velours 
noir; de l’or de Chypre, du sandal, des franges de soie, 
des floches, du passement, du taffetas, et enfin une tête 
sculptée, dont le prix nous est inconnu. Le reste de 


CORTÈGE DES GÉANTS 279 





l'accoutrement avait coûté 58 fl. 14 s. 5 d. Le coiffeur 
ne demanda que dix sous pour arranger la chevelure. Par 
contre, Barbe, la modiste, reçoit, pour avoir ajusté les 
vêtements, 1 fl. 5 s. Elle fut encore aidée dans cette 
besogne par un domestique et huit filles, au salaire de 
trois sous par tête. Vers 1650, un oculiste, Nicolas van 
Bouchoud, fournit de nouveaux yeux à la Géante, et 
trois années plus tard, on lui donne une tête entière- 
ment neuve. Elle n’en devint que plus coquette, car en 
1669, la femme Fayd’herbe lui confectionne une jupe 
rouge, garnie de dentelles, et en 1678, Guillaume Rouc- 
kaert est obligé de lui friser une nouvelle perruque 

frizon voor de Reusinne. | 

LE Vieux GÉANT, dit Groot- 
Vader, père du Géant ou de 
la Géante — les chroniqueurs 
ne nous apprennent pas ce 
détail généalogique — vint 
s'établir auprès de ses en- 
fants, l’an 1600. Jacques van 
Roy reçut 15 florins pour faire 
le squelette de cet homme ex- 
traordinaire : voor het machen 
van het binnenwerk van den nivu- 
wen Rese. 

Le Grand-Papa s'est tou- 
jours payé du luxe, car :ül 
n’est jamais sorti sans se faire 
traîner par six beaux chevaux 
noirs. Cette étiquette est ob- 
servée depuis trois siècles, 
avec la plus grande rigueur. Ÿ 
La tête de cet important per- 
sonnage est l’œuvre d'Alexandre Colyns. La ville lui paya 
275 florins, tant pour son salaire que pour celui de son 

















































































280 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





neveu qui l'avait aidé. Ce salaire paraît excessif pour 
l'époque, mais nous pensons que c’est celui du modelage 
complet du personnage. La peinture de ce nouveau Géant, 
y comprise celle du char sans doute, coùta 237 florins. 

Depuis 1680, sa tête est rendue mobile. Cette délicate 
opération a parfaitement réussi, car pendant ses prome- 
nades en ville, le Grand Géant tourne toujours la tête 
de côté et d'autre, comme pour se rendre bien compte des 
changements survenus depuis sa dernière sortie. 

La SuIvANTE vint augmenter le groupe en 1615. Les 
comptes l’appellent Cameniere, femme de chambre. La 
Géante était assez grande dame pour se faire aider dans 
les soins du ménage. Puis encore, la famille pouvait 
s'accroître. Les comptes donnent toutes les dépenses 
faites pour cette figure qui parut régulièrement dans les 
cortèges jusqu’en 1680. Après cette date, il n’en est plus 
fait mention, et pas un 
artiste “n'en a #hxenles 
traits. Il n’est donc pas 
étonnant que son souvenir 
soit entièrement perdu. 

LES TRoIs ENFANTS. 
En 1618, la famille s’ac- 
crut en effet, par la naïs- 
sance d’unefillette, Mieke, 
et .de: deux garçconnets, 
anneke et Claeske. Martin 
van Caestre sculpta les 
têtes et les mains de ces 
enfants, et Libert. van 
Thielen reçut 153 flo- 
rins pour les habillements 
qu’il leur avait fourni : {of het becleeden van de jonge reus- 
kens. Voilà donc trois personnes de plus à entretenir, et 
partant une augmentation des dépenses annuelles. On 





TLLLR 





pps IT 


s CSG / MARS 
7 
M——= 
A: = 
4 SR 2 = 


CORTÈGE DES GÉANTS 281 





pratiquait pourtant l’économie dans ce ménage, car 
parfois les vieux habits des parents étaient utilisés pour 
les marmots. Ainsi, par exemple, il est dit dans le 
compte de 1649, que le Géant s'est payé un complet 
tout nouveau, et que sa défroque a servi au raccommo- 
dage des vêtements des enfants : of reparatie aan de 
cleederen van de hinderen. . 

Il est curieux de constater qu'alors comme aujour- 
d’hui, on mettait plus de soin à la toilette des filles qu’à 
celle des garçons. Ainsi, Miche portait un petit lionceau 
d'abord, et plus tard un petit chien, dont la peau devait 
être renouvelée annuellement. Elle avait un éventail, 
des épingles dorées dans les cheveux, et faisait changer 
sa coiffure d’après la mode. Le fait est signalé dans le 
compte de 1659 : aen Anna van Rymenant, voor ’É pal- 
leeren van het hoofd van ‘t cleyn reusinnehe, op de nieuwe 
mode. 

Cette jeune personne poussait même la coquetterie 
jusqu’à se faire farder, au prix de 5 florins six sous; car 
cette somme fut payée à Jean de Dryver : voor het 
schlderen ende cireren oft blanquetten van een van de cleyn 
reuskens. Sans aucun doute, il s’agit ici de la fillette. 

Chacun de ces personnages avait un Gardien, qui le 
conduisit au moyen d’une bretelle en velours rouge ornée 
de broderies. 

En 1553 commença l’usage de faire danser les Géants 
devant les maisons des membres du Magistrat, ou d’au- 
tres personnes de distinction, situées sur le parcours. 

Il y avait parfois renouvellement général des costumes. 
En 1662, le père, la mère, la suivante et les trois enfants 
reçoivent des perruques de nouveau crin, et en 1665 de 
nouvelles mains. 


Voici quelles étaient les autres pièces de l'Ommegang, 
d’après l'ordre de leur confection. 


20 


202 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





LE CHevaz Bayarp. Il date de 1415, mais il a pu, 
grâce aux soins dont il a toujours été entouré, traverser 
cinq siècles sans trop perdre de sa vigueur. Inutile de 
signaler toutes les restaurations que le vieux coursier a 
dû nécessairement subir. 

La crinière et la queue exigent les plus grands frais. 
Pendant plusieurs années, le cordier Philippe Caluarts 
procure le crin nécessaire au cheval, au lion, etc., 




















À EE 5 OT: NN 
/ TR N 


PORT RTE 











c'est-à-dire à tout ce qui porte une queue dans l’Om- 
megang. Le cheval est monté par les Quatre js 
Aymon, dont tout le monde connaît l’histoire; mais 
pendant la première période de son existence, il ne 
portait que trois frères. Quel était le manquant? Nous 
ne pourrions le dire. L'examen des çomptes ne nous a 
pas permis de fixer la date à laquelle le quatrième frère 
est venu s'asseoir auprès des autres. 


CORTÈGE DES. GÉANTS 283 





LE Navire DE GUERRE. Le premier fut construit en 
1594, probablement aux frais de la Corporation des 
Bateliers, car les comptes de la ville n’accusent que le 
pourboire payé à cette occasion. De tout temps, les 
Bateliers se sont chargés d'entretenir le bâtiment qu'ils 
considéraient comme leur bien, sous l’ancien régime, et 
leurs enfants ont toujours eu le privilège d’en former 
l'équipage. Cette vieille coutume est encore observée 
aujourd'hui. Le trois-mâts actuel porte la date 1647. 


& 
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LENS 
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Les CHamEaux. Huit de ces chevaux du désert 
apparurent en 1501. On les devait à la munificence de 
quelques petites corporations qui les entretenaient de 
leurs deniers. Les chameaux étaient généralement mon- 
tés par des Indiens. Les jeunes gens qui désiraient 
remplir ce rôle, devaient se noircir la figure, les bras 
et les jambes. 


284 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





Depuis la fin du xvir* siècle, il n'existe plus que 
deux chameaux, montés par des Cupidons, qui lançent 
de temps en temps des flèches dans les vitres, et la 


Ville paie la casse. 


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Les PETITS CHEVAUX. En 1648, arrivent des petits 

, chevaux, en assez grand nombre. Ils sont faits en osier. 

Les cavaliers qui les montent sont engagés dans les 

paniers jusqu’à mi-corps, et portent le cheval sur lequel 

ils paraissent s'asseoir. Des jambes bottées, peintes sur 
les flancs, prétendent compléter l'illusion. 

La RouE DE Fortune. Ce symbole des vicissitudes 
de la vie humaine date de 1615. Une grande roue est 
placée sur un traîneau muni d'un pivot disposé oblique- 
ment, de manière que les jantes de la roue aient un 
point de contact avec le sol. Le traîneau, en s’avançant, 
fait tourner la roue. Huit personnages y sont placés en 


CORTÈGE DES GÉANTS 285 





cercle : un avocat, une dame, un mendiant, une paysanne, 
un arlequin, une bigote, un chasseur et une mendiante. Le 
pivot, prolongé en forme de colonnette, porte une 
statuette représentant La Fortune. La roue entraine les 
personnages de conditions variées autour de la petite 





déesse capricieuse, qui demeure impassible au bonheur 
et à l’adversité de ceux qui s'agitent autour d’elle. Lors 
de la confection de ce groupe, il fallut débourser 54 flo- 
rins sept sous pour la toilette : voor ’£ maken der cleederen 
van sekere personnagiën gestelt op ’t rat van avonturen. 


LE Vuycen-BruyYpDEGoM, depuis 1825 mieux connu 
sous le nom de Op-Signorke, est le dernier venu de notre 
Ommegang. On l’appelait Vuylen-Bras. C'est en 1644 
que Valentin van der Lantscroon tailla cette parfaite 
trogne d’'ignoble buveur. Le compte de 1678 est le 
premier qui mentionne l’achat du drap nécessaire au 
bernement du mannequin. On lui donna, vers la même 
époque, le nom de Vuylen-Bruydegom. L'usage de le 


280 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





berner avait été introduit pour récréer les nombreux 
étrangers qui affluaient toujours à Malines, pour voir 
les processions, les cortèges et l’'Ommegang : éot recreatie 
van de kermisgasten. Depuis qu’on le bernait, le Vuylen- 
Bruydegom était un véritable souffre-douleurs. Aussi 
fallait-il le raccommoder sans cesse, et renouveler de 
temps à autre la bourre qui formait ses entrailles. Il 
portait des souliers en peau de chamois. Le person- 
nel de son service comprenait quatre berneurs et un 
gardien. 

On est tenté de sourire au mot Gardien, qui rappelle 
les contes légendaires de Collin de Plancy et Félix 
Bogaerts. Il n’y avait là pourtant rien d’extraordinaire, 
car tous les personnages de l'Ommegang avaient leurs 
gardiens : les Géants, le cheval Bayard, le Navire et 
les Chameaux. 

Or, il ne viendra jamais à l'idée de personne que 
la Géante, par exemple, qui pèse environ cent kilos, 
pourrait jamais être enlevée par un filou. Et le che- 
val Bayard, que huit hommes ont de la peine à porter! 
Et le Navire!.. Et cependant le Navire a toujours con- 
servé ses deux gardiens, comme nous l'avons constaté 
lors de la dernière cavalcade de 1888 : deux bateliers, en 
pantalon blanc et grand habit de velours cramoisi, reli- 
que de la garde-robes de quelqu'ancien seigneur de la 
cour de Louis XIV. Coiffés aujourd’hui d’un panama à 
la place du vieux tricorne, et armés d’une canne à pom- 
meau, ils sont simplement chargés d'écarter les curieux, 
et surtout les enfants, qui empêcheraient la marche régu- 
lière du cortège (43). 

Comme le parcours était assez long, le nombre de 
berneurs du Vuylen-Bruydegom fut doublé en 1737. Il 
fallait une certaine connaissance pratique pour bien ber- 
ner en cadence, car on chantait pendant cette opération. 
Aussi des hommes choisis s'exerçaient-ils préalablement, 


CORTÈGE DES GÉANTS 287 





et des choppes de bière récompensaient ce travail d’ap- 
prentissage. La Ville payait le rafraîchissement servi 
aan degene die geprobecrt hebben te worpen den Vuylen- 
Bruydegom. Cela se passait ainsi en 1737, et l’on peut 
dire que cet exercice se répétait tous les ans, quoique 
les comptes ne donnent pas toujours le détail des 
dépenses par le menu. 


Au jubilé de 1775, 1l y eut quatre sorties de la Caval- 
cade. C’est pendant la seconde sortie, celle du 4 juillet, 
qu’arriva l'accident qui donna naissance aux légendes 
signalées plus haut. Le bonhomme, mal lancé, allait 
retomber en dehors du drap, comme cela arrivait parfois, 
ou peut-être menaçait-il de s’abattre sur les curieux qui 
se pressaient autour de lui. À ce moment, un bourgeois 
d'Anvers, Jacques De Leeuw, étendit la main pour écar- 
ter la poupée. On lui prêta des intentions que sans 
doute 1l n'avait point. Roué de coups, contusionné et 
blessé même, il s'enfuit dans une maison voisine pour 
échapper à de plus grands malheurs. Le fait s’est passé 
rue Sainte-Catherine, à peu près à la hauteur de la rue 
du Poivre, dans laquelle la plus grande partie du cor- 
tège avait déjà pénétré. Le 30 août suivant, De Leeuw 
écrivit au Magistrat, pour demander une indemnité et 
réclamer sa canne et son chapeau, qu'il avait perdus 
dans la bagarre. 

Le5 juillet, il y eût une troisième sortie de la cavalcade, 
et une quatrième le lundi 10. Le Vuylen-Bruydegom y 
était, et fut berné comme d’habitude. Les comptes accu- 
sent une dépense de 15 florins 12 sous, payés à Antoine 
Geeraerts, pour le salaire des berneurs : voor de persoonen 
de welcke geworpen hebben den Vuylen-Bruydegom. 

Depuis lors, le Vuylen-Bruydegom est démodé et 
partant exclu de l'Ommegang; mais 1l continue à végéter 
sous le nom de Op-Signorke. À l’occasion du jubilé de 


288 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





saint Rumold, célébré en 1825, le graveur Joseph Hunin 
représenta le héros berné par quatre hommes, vier mannen 
met vier mutsen, comme dit le refrain. Il fit une seconde 
planche, où Signorke est figuré sortant d’une armoire dont 





2 Bi 


Û 


= 4 ee NS N st | SRE 





RS 


HAY - OPPA SIGNOORKEN 


il a fait sauter la serrure. Une troisième planche de Hu- 
nin n'est qu'une réduction de la précédente. Le petit 
drôle y est représenté dans la même attitude, mais sans 
aucun accessoire (Voyez page suivante). 

Dès 1817, lors de l'introduction du prince de Méan 
comme Archevêque de Malines, ].-B. Rymenans, grefñer 
du tribunal, mais poète à ses heures, avait composé une 
pièce de vers dans laquelle, tout en badinant à propos de 


CORTÈGE DES GÉANTS 289 








la prétendue tentative de vol, il se moque de ceux qui 
ajoutent foi à l’origine anversoise de la poupée. Il termine 
en faisant prédire par son héros, que nonobstant sa 
séquestration, les gravures de Hunin le feront connaître 
au loin, et lui procureront une renommée sans pareille 
dans l’histoire. Heureusement, Rymenans n'a pas été 
très bon prophète. Signorke ne paraît plus jamais dans 





SES 


Jef Hurin SK. 


SIGNOORKEX 
ua sn Éorger der had Mechelen 


les cortèges. Il git toujours dans le vieux coffre, qui fut 
employé en 1578 au transport des argenteries confisquées 
par la Commission des Fortifications. 


Il ne sera pas sans utilité, croyons-nous, de compléter 
cette notice par un résumé très succinct de ce qui a été 
écrit au sujet de notre phénoménal Op Signorke, par de 
Plancy et Bogaerts, déjà cités, et d’autres encore. 


290 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





Collin de Plancy raconte qu’en 1292, le duc Jean le 
victorieux avait fait berner un bourgeois d’Anvers, 
coupable d’avoir maltraité sa femme. Mais la première 
expérience de ce nouveau genre de correction eut un 
résultat très fâcheux. Un des berneurs ayant laché un 
coin du drap, le patient senbnsadlertcrane contretus 
poteau. Le duc en fut fort alarmé et décréta que dans 
la suite on ne bernerait plus les coupables qu’en effigie. 
On fit donc un mannequin. Cependant la leçon profita 
si bien aux Anversois, que pendant deux siècles il n’y eut 
plus lieu d'appliquer la peine. 

À l'époque de Charles-Quint, un seigneur espagnol 
s'était permis de maltraiter sa dogna. Le bernement fut 
décidé; mais lorsqu'on voulut arriver au fait, on trouva 
la poupée, qui n'avait pas encore servi, entièrement 
rongée par les rats. Il fallut à la hâte en faire une 
nouvelle. D'après Collin, elle ressemblait si bien au 
séonor coupable, que l'on aurait pu s'y méprendre. On la 
berna devant sa demeure, et ce seul exemple produisit 
encore un excellent effet. Les espagnols s'amendèrent au 
xvi‘ siècle, comme les bourgeois d'Anvers s'étaient cor- 
rigés au x1v°, et la poupée courait risque d’être reléguée 
à son tour dans l’un ou l’autre grenier communal. El fut 
résolu de la berner annuellement. En 1546, c'est toujours 
Coilin de Plancy qui parle, les Malinois la volèrent, pour 
se venger des reproches que les Anversois leur adres- 
saient au sujet de l'incendie de la tour de l’église Métro- 
politaine"Cette méprise eut-lieu, parait il sen 10872MEE 
rapprochement des deux dates suffit pour faire ressortir 
l'anachronisme, et montrer que ce Monsieur de Plancy 
n'était pas fort au courant de notre histoire. 


D'après Bogaerts, Signorke représenterait le fou de la 
Chambre de Rhétorique d'Anvers, qui aurait dû l’em- 
porter sur celui de la Pivoine de Malines, lors d'un 


CORTÈGE DES GÉANTS 201 





Landjuweel donné à Bruxelles en 1542, et les Malinois 
auraient enlevé ce mannequin, en 1546, lors d’une fête 
littéraire analogue donnée à Anvers. Bogaerts, que nous 
avons très bien connu, était fort en littérature. I! l’ensei- 
gnait à l’Athénée d'Anvers. Mais l’histoire n'était pas sa 
spécialité. Il s’en occupait en poète. Anversois de nais- 
sance, il a pu se tromper en ce qui concernait Malines. 
A nous de redresser ses erreurs, dans l’occurrence. 

D'abord les deux fêtes, qui servent de point de départ 
à toute sa broderie littéraire, n’ont jamais eu lieu. 

Après leur triomphe de Diest, en 1540, ceux d'Anvers 
auraient dùü donner un Landjuweel en retour. C'était 
l'usage, et les Chambres littéraires n’y contrevenaient 
point sans motif grave. Or, les Anversois attendirent 
jusqu'en 1561 pour donner leur fête. Et Bogaerts la 
place en 1546! Mais passons. « Ceux de Malines, conti- 
nue-t-il, venus à Anvers par centaines (!), s'emparèrent 
de la poupée, sans que les intéressés aient pu les en 
empêcher. Les Anversois, enflammés de colère, s’adres- 
sèrent au Magistrat pour obtenir vengeance. Une guerre 
civile paraît imminente et elle aurait éclaté sans doute, 
sans la présence d'esprit d’un des commune-maîtres, qui 
promit aux émeutiers de leur donner un autre manne- 
quin. » Comme c’est naturel! Tout un peuple au paro- 
xysme de la fureur, calmé subitement à la perspective 
d’un joujou! Et dire qu'il y a des naïfs qui croient cela! 


Entr673 VElaesens fit paraître dans la revue De 
Vlaamsche School, un article intitulé : Geschiedems van 
Signorken aan de hinderen verteld. C’est une simple tra- 
duction de la prose de Bogaerts. L'auteur a eu le bon 
esprit de la présenter comme un conte dont la lecture 
peut amuser les enfants. 

Peu de temps après, parut dans la même revue, une 
réponse signée C. Seffen (pseudonyme de Corneille 


202 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 








Neeffs). Elle avait ce titre : Geschedems van Signorken 
aan groote menschen verteld. L'auteur y démontre que la 
poupée en question fut confectionnée à Malines et n’a 
jamais eu le moindre rapport avec Anvers. 


En 1875, 1.4. (AE Jonpeneelen)wéemiEeen 
flamand les commérages de Collin et de Bogaerts, sous 
le nom : Historie van het alom vermaard Op Signorken ! 

Une réponse décisive à ce dernier opuscule, avec 
appréciation sévère bien méritée, fut publiée alors par 
M. l’Archiviste HERMANS, dans une brochure intitulée 
La vérité sur Op Signorken, où 1l donne l’histoire complète 
du mannequin, et réfute toutes les fausses légendes qui 
s'y rapportent. Aussi peut-on dire que, depuis lors, le 
débat sur cette question est bien terminé. 


DÉCORS DES RUES 


Le neufcentième anniversaire du martyre de saint 
Rumold n'avait pas été célébré en 1675, à cause de la 
guerre entre l'Espagne et la France. La bonne volonté 
n'avait pourtant pas fait défaut, car, dès 1667, on en avait 
déjà formé le projet. Pour avoir été remises, les festivités 
n’en furent pas moins belles en 1680. La chambre de 
Rhétorique, la Pivoine, représenta jusqu’à quatre fois la 
Vie de saint Rumold, composée en vers par l'abbé Basuel, 
organiste de l’église Métropolitaine. La Cavalcade fut 
décrite par le poète Augustin-Casimir Redel, qui composa 
encore des stances pour les tableaux des arcs de triomphe 
* placés en divers endroits sur le parcours du cortège. Ces 
tableaux représentaient des épisodes de la vie du Saint. 

Le premier arc, haut de 32 pieds, large de 20, se 
trouvait devant l’Allée des Récollets. On y voyait saint 
Rumold recevant sa mission du pape Etienne-ITT. 

Le second, haut de 90 pieds, large de 40, érigé devant 


DÉCORS DES RUES 293 





l'Hôpital espagnol d'alors (44), figurait diverses circon- 
stances de la vie et.de la mort de saint Rumold. Ce 
décor coûta 705 fl. 11 s. 2 d. 

Le troisième, haut de 60 pieds, large de 30, était placé 
en travers de la rue Sainte-Catherine, passé le carrefour 
formé par les rues du Poivre et des Beggards. Il repré- 
sentait saint Rumold, faisant à Malines sa première 
prédication. 

Le quatrième faisait fond dans la rue des Vaches, 
entre celle de Saint-Jean et le Biest. Saint Rumold y 
était figuré dans une gloire, intercédant pour la ville de 
Malines. 

Le cinquième, en forme de portique triangulaire, 
décorait le Marché-au-Bétail. Sur une des faces était 
représentée la Religion, sur la seconde, Neptune et 
Thétys, regrettant la disparition de leur culte. La 
troisième face figurait saint Rumold triomphant d’Apollon 
et de Diane, debout sur une pyramide d’où sortaient 
deux fontaines. Cet arc et celui du Pont de la Fontaine 
coûtèrent ensemble 952 f. 135. 

Le sixième avait des dimensions colossales. Il mesurait 
148 pieds (40 m.) en élévation et 125 (35 m.) en largeur. 
Dans les niches de la colonnade qui en formait l'étage 
inférieur, se trouvaient les statues de Philippe-le-Bon, 
de Charles IT, roi d'Espagne, des Berthoud, etc. Dans le 
balcon de l'étage supérieur, à perspective fuyante, se 
trouvait saint Rumold reçu par le comte Adon. Cet arc 
gigantesque était, de même que les sept autres, l'œuvre 
de Daniel Janssens(45). L'artiste fut aidé dans l'exécution 
de ses projets par son ancien maître, Jacques de Hornes 
(46) et un autre artiste nommé Jean de Hondt. Le modèle 
du grand arc est conservé au Musée communal. Les 
frais de la peinture s’élevèrent à la somme de 1633 florins 
15 sous, sans le prix de la toile. On érigeait cet arc de 
triomphe dans son entier ou en partie (47), à l'occasion 


294. FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





des jubilés de saint Rumold ou de l'inauguration des 
Souverains. Nous nous rappelons l'avoir vu en 1840, 
lors de l'inauguration de la statue de Marguerite d’Au- 
triche; en 1854, à la visite de la Famille Royale; en 1863, 
pour le jubilé de N.-D. d'Hanswyck; et, la dernière fois, 
lors du onzième centenaire du martyre de saint Rumold, 
en:16754 La Planche IVe le MsuresrédutTiootbe 
placement seul de cet arc triomphal, qui couvrait toute 
la façade des Halles, du moins en élévation, coûta la 
somme de 3367,85 francs. 


790 mètres cour. étançons . s . 595.00 
AS 0 »  longerons. 311.2 
A6)! m. Carrés plancher ar2 ie ; 938.00 
350 Sites: |. 0. ; À . à 550.00 
Clousteft:crampons 02-000 , 30.00 
Ancres . È : $ ; À 20.00 
Un menuisier à 4.20 fr. } ms 
Un id. AAO IT EN e 
Huit manœuvres à 2.40 fr. 345.60 
3002petits Cables 4 2%{r ee 600.00 
Huit kilos de ficelle . É : , 16.00 
Pr#2267:8; 


Le septième arc, élevé au Pont de la Fontaine, haut 
de 40 pieds, large de 10, était décoré d’un tableau repré- 
sentant saint Rumold rappelant à la vie le jeune Libert, 
fils du comte Adon. 

Le huitième, haut de 90 pieds, large de 50, se trouvait 
près de l'entrée de la rue d'Adeghem. Le saint patron de 
la ville y était figuré protégeant les habitants lors du 
siège detr303, 

Une description, en vers, de ces arcs de triomphe, 
parut chez Gilbert Lints; et une autre, en prose, fut 
publiée par Jean Jaye (voyez plus loin, Programmes et 
Albums). 

En 1775, on érigea dix arcs, deux de plus qu’en 1680. 


Li 4 


CET ‘pu * = 





Grand arc de triomphe peint par Daniel Janssens 


érigé devant les Halles, en 1680 





DÉCORS DES RUES 293 








L'un se trouvait dans la rue de Stassart, à la hauteur de 
la rue du Poivre, l’autre dans la rue du Bruel, devant 
lente dedarrmue durlPièvre  Celuntquiavait décorérle 
Pont de la Fontaine fut érigé devant la Vieille rue de 
Bruxelles. Cette rue aboutissait alors aux rues d’'Hans- 
wyck et Notre-Dame. La rue d'Egmond n'existait pas à 
cette époque. Elle fut percée de 1837 à 1830. 

Les arcs de triomphe que nous venons de décrire 
servirent pendant assez longtemps à diverses occasions; 
mais après des remaniements successifs et des restaura- 
tions fréquentes, ils finirent par ne plus être employés. 
Le grand arc de la Halle est le seul que l’on ait conservé 
jusqu’aujourd’hui. 


À partir du xvrri° siècle, on décora les rues d’une façon 
plus vulgaire. Les petits sapins, devenus par la suite 
traditionnels, reliés par des guirlandes de verdure ou 
d'étoffe, étaient plantés dans toutes les rues. De 1770 à 
1/79, environ cent trente façades de maisons’ furent 
bâties ou restaurées. À aucune autre époque il n’y eut 
pareil élan. Il était d'autant plus louable qu’il contribuait 
à l'embellissement permanent de la ville. 

Au siècle suivant, on suivit un autre système. Les 
habitants d’une même rue se cotisaient pour en exécuter 
le décor à frais communs. La largeur des façades déter- 
minait la proportion de la côte-part. C'étaient des candé- 
labres, des vases, des statues, en gabarit, représentant 
les principaux personnages de notre histoire; des plantes 
d'orangerie sur poteaux décorés de cartels, et reliés par 
des festons. Pour le jubilé de 1875, on généralisa un 
usage introduit depuis quelque temps : celui d’arborer 
le drapeau national, et de suspendre de grandes bannières 
en travers des rues. Depuis lors, pas une maison pour 
ainsi dire qui n’ait sa hampe, et à la moindre occasion 
on hisse le drapeau. 


290 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





En temps ordinaire, les hampes restent, et ces bâtons 
de toutes grandeurs, penchés à divers degrés sur les 
passants, offrent un coup d'œil fort désagréable. Pourtant 
le système n’est pas mauvais; mais, comme on n’abuse 
que des bonnes choses, on est arrivé à l'excès dans la 
pratique. Les voisins arborent le drapeau pour un gamin 
de quinze ans qui remporte le prix de sa classe, aussi 
bien que pour un lauréat universitaire ou un artiste de 
grande renommée. 

Nous n'avons plus, comme autrefois, de ces décorations 
d'ensemble. Chacun fait à sa guise. Il orne sa façade 
comme il l'entend. Il y attache des festons, des étoffes, 
des lambrequins aux fenêtres, des cartels avec emblèmes 
ou inscriptions sur les trumeaux. Il y a de l’'émulation, et 
parfois des primes sont attribuées par un jury d'hommes 
compétents. 


PROGRAMMES ET ALBUMS 


Le plus ancien programme des Groupes de la Proces- 
sion est sorti des presses de la V'* Henri laye, imprimeur 
juré de la Ville. Il se compose de quatre feuillets non 
numérotés, format petit quarto, et porte pour titre : 

« PRoCEssIE ghenaempt OMME-Gancx oft KERMISSE 
vande Processie, Graefs-Stadt ende lTurisdictie van 
MECHELEN, onder welcke de Reliquiën vanden H. 
RomBovpT, patroon derselver, berustende in eene ver- 
maerde costelijcke silvere kasse, met groote eerbiedinghe 
om-gedragen worden by de Geestelychheyt die in menichte 
de selve komen vereeren, beneffens de Borgerye met 
hunne geordonneerde wapenen, naer veel fray-vercierde 
Speel-Wagens daer op verthoont worden verscheyde leer- 
lijcke Moralisahën, tot stichtinge ende deuchdelyck ver- 
maeck van den aen-siender. » 


PROGRAMMES ET ALBUMS 207 


Plus bas se trouvent :es armoiries de Malines avec la 
devise IN TROUWEN vasT. L'année « 1663 » est ajoutée à 
la main. 

À la dernière page, dans un ovale : S. Jean écrivant 
son évangile. 

Au-dessus, IN PRINCIPIO; au-dessous, ERAT VERBVM. 

Plus bas, Tot Mechelen, Ghedrucht by de Wecduwe HEN- 
DRICK lave, gesworen boeck-drucker der selver stede. 


Jean Jaye, imprimeur-juré de la Ville, publia en 1680 
une description en prose des Arcs de triomphe, suivie 
du Programme de la Cavalcade, sous ce titre : 

« Negen-hondert-jaerigh Iubilé-vreught bewesen in 
de stadt Mechelen ter oorsaecke van de feest van den 
H. Rumozrpus, bisschop, martelaer, grooten apostel 
ende patroon der selve stadt. Tot welcker meerder 
Verciersel ende Eere op-gerecht zyn menige Triumph- 
bogen, toe-geruste Triumph-Waegens ende andere son- 
linge Vreugde-teeckens.… Ghedruckt by Jan Jaye 
gesworen Stadts Boeck-drucker 1680. » 

Gilbert Lints fit paraître, la même année, une descrip- 
tion en vers des scènes figurées sur les arcs de triomphe, 
Sousvle titre : | 

« Afbeeldinghe van de Arcken triomphael die tot lof 
van den H. Rumoldus zyn op-gerecht, over syne negen- 
hondert-jaerige jubilé in de vermaerde graef-stadt en de 
provincie van Mechelen. Welcke Arcken seer constigh 
uyt-gewerckt ende verciert met Rym-dichten ende Jaer- 
schriften, etc. Ghedrucht te Mechelen by GaysBrEcHT Lits, 
woonende op den hoeck van de groote Merckt, 1680. » 


En 1680, Gilbert Lints édita encore une description, 
également en vers, du Cortège, y compris les Métiers, 
sous le titre : 

« Afbeeldinghe van den Ommeganck ende Parade 


21 


208 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





gedaen door de loffelycke Borgerye van de Provincie, 
Jurisdictie, ende Graef-stadt van Mechelen; in dicht 
beschreven door A. C. R. (Augustin-Casimir Redel). 
Ghedruckt te Mechelen by Gysbrecht Lints » (sans date). 
Ce programme n'était pas encore illustré. 

A l’occasion de ce Jubilé, parut encore chez Jean Jaye : 
« Bly-eyndende-treur-spel van het leven ende wondere 
daeden vanden H. Rombout, arts-bischop van Dublin, 
Bekeerder, Martelaer, ende Voor-spreker der Stadt ende 
Provincie van Mechelen, in syn negenste gulde jaer, 
gedicht door Philippus Claudius Basuel, Priester ende 
organist der selver Stadt, Verthoont op het Schouburg 
vande Reden-Rycke Gulde-broeders vande Vergaederinge 
van S. JAN (geseyt de PEOENE) op den 12. 15. 16 ende 
17 Jul 1680. » 

Pour conserver le souvenir de ce premier Jubilé sécu- 
laire, les Marguilliers de l’église métropolitaine firent 
frapper deux médailles différentes, en argent et en cuivre, 
de forme ovale. La première (Figure VIT) mesure 0”°022 
sur 0016. À l’avers se trouve saint Rumold bénissant de 





Fig. VII — Médaille du Jubilé de 1680. Petit module 


la droite, tandis qu’il tient une croix à longue hampe de 
la gauche. À ses pieds gît son meurtrier. Au revers, 
saint Libert, en costume de guerre, avec manteau sur les 
épaules, tenant de la droite une hallebarde et de la 
gauche un bouclier aux armes de Malines. 


PROGRAMMES ET ALBUMS 209 








La seconde médaille (Figure VIII) mesure 0"028 sur 
o"o21. À l’avers, saint Rumold est représenté comme sur 
la précédente. Au revers, saint Libert est figuré sans 
manteau. 





Fig. VIII — Médaille du Jubilé de 1680. Grand module 


On s'y était pris longtemps d'avance pour préparer la 
célébration du Jubilé millénaire de 1775. Les membres du 
magistrat, délégués dans ce but, se réunirent la première 
fois en octobre 1770. Les Doyens des métiers, convoqués 
ensuite, s’entendirent avec leurs [urés, pour déterminer 
la part de coopération qu'ils pourraient prendre à l’orga- 
nisation de la cavalcade. Le Magistrat lui-même s'était 
déjà réuni le 24 juillet 1760, et dans cette séance on avait 
proposé de demander un plan de cavalcade aux Orato- 
riens et aux Jésuites. Quelques-uns des membres du 
Magistrat, plus portés pour ces derniers, leur deman- 
dèrent en secret de vouloir élaborer un plan. Les Jésuites 
avaient organisé le cortège d'Hanswyck de 1738, où 
figuraient les élèves de leur Collège, mais d’un autre 
côté ceux de l’Oratoire avaient déjà coopéré au jubilé de 
1680, à l’occasion duquel les élèves de l'école de la Ville, 
qu'ils dirigeaient, avaient représenté un drame dont le 
prospectus parut en flamand et en latin. Voici le titre 
de cette dernière brochure : 

« Mechliniae Jubilus sive S. Rumoldus in vita miri- 


300 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





ficus, in morte gloriosus, nobilissimo ac amplissimo 
Magistratui Civitatis et Provinciae Mechliniensis, post 
trinam saeculorum triadem, venerandam Apostoli sui 
memoriam solenni jubileo celebranti, scenice exhibe- 
bitur a studiosa Juventute Scholae Publicae Patrum 
Oratoru, die 10 et 11 julii hora 3 post meridiem, quo 
tempore annua promeritae Juventuti Praemia distri- 
buentur. » 

Les Oratoriens avaient encore organisé un cortège, en 
1730, pour fêter le centième anniversaire de leur établis- 
sement à Malines. 

Les Jésuites ayant refusé d'expliquer leur plan, dont 
ils n'avaient présenté qu’un résumé, le 18 novembre 1771, 
des membres du Comité s’adressèrent aux Oratoriens 
pour connaître leur projet, afin de pouvoir comparer les 
deux plans et prendre de l’un et de l’autre ce qui pourrait 
convenir. C'était peu raisonnable et pas pratique du 
tout ; aussi les Oratoriens refusèrent-ils carrément. Entre- 
temps les Jésuites, voulant fixer définitivement leur projet, 
donnent à Herreyns tous les détails nécessaires pour 
l’arrangement de quatre chars. Ils s'entendent en même 
temps avec le sculpteur P.Valckx, pour l'exécution maté- 
rielle. Ce travail est approuvé à la maison échevinale, le 
15 juin 1772, et les Métiers se chargent des frais d'exé- 
cution. La Compagnie de Jésus ayant été supprimée 
par Clément XIV, le 20 septembre 1773, le Magistrat 
invita l’ancien préfet du Collège à la séance du 6 décem- 
bre, à l'effet de régler l'exécution ultérieure du plan 
qu'il avait élaboré. L'abbé De Brouwer, ainsi s'appelait 
l'ancien préfet, tenait absolument à ne pas voir son 
projet modifié. Et tout en voulant prendre la respon- 
sabilité de son œuvre devant la critique, il consentait à 
la voir paraître sous un autre nom, au choix de ces 
Messieurs. 

Il y eut alors un revirement dont nous n'avons pu 


PROGRAMMES ET ALBUMS 301 





découvrir la cause. Des démarches furent faites auprès 
des Oratoriens, pour qu’ils acceptassent la direction de 
cette partie de la fête. Mais ils refusèrent, disant qu'ils 
paraîtraient devant le public comme incapables de con- 
cevoir un plan de cortège, et que pour ce motif ils ne 
tenaient point à s'en occuper encore. Après bien des 
pourparlers, il fut résolu de passer le projet, tel qu'il 
était, aux Oratoriens, en leur permettant d’y apporter, 
dans l'exécution, les modifications qu'ils jugeraient oppor- 
tunes. Un nouveau plan, exposé en séance. du Comité, le 
6 juillet 1774, fut admis, et le 21 novembre le Magistrat 
lui-même l’approuva définitivement. 

Cette résolution déplut cependant à certains membres, 
et aussi à quelques bourgeois, notamment à ceux qui 
avaient mis tant de hâte pour faire adopter le plan 
des Jésuites, deux ans auparavant. Ces mauvaises têtes 
répandirent le bruit que les fêtes seraient remises d’un 
an. On essaya, par tous les moyens possibles, d’entraver 
l'exécution et de retarder les travaux. Le public finit 
par croire qu'en réalité rien ne serait prêt, et ces rumeurs 
s’'accréditèrent au point que la question fut mise à l’ordre 
du jour à la séance du Magistrat, tenue le 16 janvier 1775. 
Le temps pressait, car il ne restait que six mois. Heu- 
reusement, la majorité décida de ne rien différer, mais 
de nommer un Comité exécutif avec pleins pouvoirs, 
pour arriver à la réalisation complète du programme 
de la Cavalcade. Nous avons donné ce programme 
pages 273-275. 


On déploya grand luxe pour l’Album de la Cavalcade 
en 1775. Les dessins (48) des chars et des emblèmes 
furent faits par G. Herreyns, directeur de l’Académie, 
qui reçut de ce chef une somme de 291 fl. 10 sous. 
DérLar Rue, deBruxelles, grava deux .chars, le 1° et 
le: 8%. Van Campenhout, le 7° et le 9° et six emblèmes : 


302 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 








le Phénix, le Pélican, l’Aigle, la Licorne, le Cheval 
Marin et la Roue de la Fortune. Les six autres chars et 
le train des chevaux furent confiés au burin des frères 
Klauber d’Augsbourg. On leur paya pour ce travail 
2160 florins et 748 fl. pour l'impression. Van Campenhout 
en avait reçu 600. En y ajoutant divers salaires y relatifs, 
la somme totale des dépenses faites pour les planches 
gravées de ce magnifique Album, était de 3682 florins. 
Nous n'avons pas trouvé la note payée pour l'impression 
du texte. Le tirage fut fait à 2000 exemplaires, sur papier 
fort, à la suite d’une décision du Magistrat : de selve Le 
drucken op dick papier, ter quanhteyt van twee duysent exem- 
plairen van 1ederen waegen, ende van de peerden nacr proportie. 
Cette dernière phrase ferait supposer que la planche 
représentant l’attelage des chars fut tiré à 12000 exem- 
plaires, puisque six chars étaient gravés à Augsbourg. 
Le texte est imprimé dans les deux langues, séparément. 
Le format de l'Album est in-quarto, mais un certain 
nombre d'exemplaires, avec texte français à justification 
spéciale, et tirés sur folio, furent distribués aux person- 
nages de la Cour et aux Magistrats, lors de la visite du 
Gouverneur général. On avait payé 84 florins pour la 
reliure de l’exemplaire présenté au Prince. 


Un jeton commémoratif du Jubilé de 1775 (Figure IX) 
fut frappé en Hollande. A l’avers : buste de S. Rumold, 
en exergue : S. RVMOLDVS MART. MECHLIN. PATRON. Au 
revers : la Pucelle de Malines, la droite tenant une 
croix et une palme, est appuyée sur l’écusson de la 
Ville; la gauche lève une cassolette d’encens, fumante. 
En exergue : PRAESULI SVO DEVOTE JVBILAT MECHLINIA. 
Diamètre 0"028. 

Des exemplaires en argent furent donnés, au lieu de 
prix, aux trois premiers des classes latines de l’école 
de la Ville, dirigée par les prêtres de l’Oratoire. Les 


PROGRAMMES ET ALBUMS 303 





340 enfants qui avaient pris part à la Cavalcade, en 
reçurent aussi, à la place du paquet de dragées que l’on 





Fig. IX — Jeton du Jubilé de 1775 


avait eu coutume de donner aux figurants des cortèges. 
La distribution de ces souvenirs eut lieu le 17 août. 

Un jeton en or (Figure X), frappé à la Monnaie de Bru- 
xelles, fut offert aux Gildes étrangères à la Ville, pour le 
plus beau cortège ou pour la plus grande distance. A 
l’avers se trouve le buste du prince Charles de Lorraine: 





Fig. X — Jeton offert aux sociétés, en 1775 


en exergue : CAR. ALEX. LOTH. DUX. BELG. PRAEF. AU 
revers, les armoiries de Malines avec couronne comtale 
et trophées, formés par les armes des diverses Gildes 
de la Ville. En exergue : ANNO IUBILAEI M. D. CC. LxXXV. 
S. P. Q. MECHLIN. Diamètre 0"036 (40). 


304 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





Le gouverneur, prince Charles de Lorraine, vint à 
Malines pour voir la Cavalcade, en 1775. Le Magistrat 
lui offrit à diner dans la grande salle de la Vieille 
Arbalète:; mais un dîner de Gargantua, qui coûta environ 
cinq mille florins pour 42 personnes! Le prince indiqua 
lui-même 20 personnages de la Cour auxquels le Magistrat 
devait envoyer une invitation. Neuf autres étaient invi- 
tés, parcequ'ils suivaient toujours le souverain. Seulement 
6 personnes de la Ville étaient admises à la table de Son 
Altesse Royale : le Cardinal-Archevêque, le Lieutenant- 
général de Navarre, le Président du Grand Conseil, 
l'Ecoutête de Malines et les deux Commune-maîitres. 

Voici les détails des dépenses faites à cette occasion : 


Flor. Sous Den. 
Sermettens, serrurier, pour larrangement de la 
cuisine 21 FTO PPS 
Laurent Tsas, pour treillis placés aux fenêtres + 
la Boutéilletie : à : IT 2020 
Vre Jean Arts, menuisier, Pous tables, ete, à k 
cuisine l 22: AN YEO 
Fr. de Hont, pour Pine PAÉBNE à la salle 
de la Gilde, É 63: 0Ro 
Pierre Ardies, maçon, pour hrs Fee à F 
cuisine 3 07 067249 
Au sieur Poulet, pour ses avances au février 
des ARE: ë À ; SRE TT 
À Chabotteaux, ses débours Dour salaires : 4 cou- 
ronnes au sieur de Ridder et 25 couronnes au 
cuisinier du baron de Gottignies . 70 LS AO 
Au sieur Poulet, pour chercher à Bruxelles les 
argenteries nécessaires au diner, et pourboires. TR CT 
À Chabotteaux, pour ses services et ceux des ofh- 
ciers de la cuisine . î 1149 IS O 
Pour le logement des ofhciers et Are cuisinier. A9 TOP 0 


Au sieur Huet, maître-d’hôtel de Son Eminence, 

pour les serviettes achetées à Courtrai, vin de 

Tokay, chocolat, etc. | ASH INA 
A Mi: Lens, lingère de Son Éminence, She see 

employé au diner : é JAY MÉGTRE 


PROGRAMMES ET ALBUMS 











. À Chabotteaux, maître-d’hôtel de S. A. R., 
à-compte pour débours : 

Au même, pour location de marmites, tes 
pour confitures et fruits ; 

A Mie Croes, concierge, pour vins et services 

À Jacques Morissens, pour épiceries 

A B. Bernaerts, pour jambons et lard 

À Pierre Geniets, pour viande de bœuf 

A Remi Suetens, pour viande de mouton 

A Egide Geens, pour viande de veau et quartiers 
d'agneau 

A Egide Colblaut, Bobr du es 

À la Ve Suetens, pour poulardes et inte 

A la V'e Cabuy, pour du poisson 

AVE FF: Daes, cu à Bruxelles, pour tapis et 
chaises 

Au même, pour une are de Jéabe : 

À Van Campenhout, pour deux chandeliers offerts 
à l’hôtelier de Son Eminence 

A Jean Pauwels, pour location de cuves 

A J.-B. de Croes, pour la course du trésorier 
Poulet à Bruxelles 

A Mie Gooris, pour fourrage des ele de 
STAR ze 

À Bosmans, employé des Énre Paie services 
extraordinaires 

A Jean Bemus, pour tons de cuirasses, 
fusils, etc. 

À Hubert Cattersel, Fou vase d Fe et des 
serviettes : 

À Pierre Gillis, pour livraison de légumes ; 

AAaAVE de Croës, pour débours de salaire au 
Confiturier . 

À F. Verhuyck, pour fourniture de Éhotx : 

Au servant de la Gilde, pour services rendus 


Total des dépenses, 4612 fl. 6 s. 3 den. 


CN O0 © NO 


ONOPORO 


© 


Lors du Jubilé de 1825, parut un programme in-4°, 
rédigé en flamand, comprenant : Une notice historique 


306 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





de la Ville et de S. Rumold, un mot sur les Châsses et : 
les Reliques et les préparatifs des fêtes jubilaires. Suit 
alors une description de la Cavalcade avec les noms des 
240 enfants qui figurèrent sur les chars et dans les 
groupes. Un appendice contient les programmes des 
solennités, séances musicales, expositions, tirs et réjouis- 
sances populaires de tout genre. 

Le volume renferme des planches lithographiées par 
Burggraaff de Bruxelles, représentant les chars et les 
figures de l'Ommegang, dessinées par ]. Vervloet, direc- 
teur de l’Académie des Beaux-Arts (Nous avons donné 
le Programme page 275). | 

On frapppa un jeton commémoratif (Figure XT). A 
l'avers se trouve un buste de S. Rumold, avec l’inscrip- 
tion : A MARTYRIO ANNO ML. Au revers, la Pucelle de 
Malines tenant de la droite une branche fleurie, la 
gauche appuyée sur un bouclier aux armes de la Ville. 





Fig. XI — Jeton du Jubilé de 1825 


En exergue, le chronogramme : SENATUS POPULUSQUE 
RUMoLDo ConsECranT. Diamètre 0"o28. Chacun des 
enfants qui avaient pris part au cortège, reçut un exem- 
plaire de l’Album et un jeton. 

Un second jeton, en étain (Figure XII) fut frappé la 
même année. À l’avers, saint Rumold en buste. En 
EXCrQUC : H. RUMOLDUS PATROON DER STAD MECHELEN. 


PROGRAMMES ET ALBUMS 307 





Au revers, deux branches de chêne formant un cercle, 
et au centre : JUBELFEEST MDCCCxxv. Diamètre o"033. 





Fig. XII — Jeton en étain, du Jubilé de 1825 


Un programme-album fut également publié en 1875. 
Le texte est dans les deux langues. Le plan de Ia 
Cavalcade est dû à Emm. Neeffs. Les dessins des Chars 
furent exécutés par W. Geets, directeur de l’Académie 
des Beaux-Arts (Nous avons donné le Programme 
page 276). L'ouvrage est édité chez Simonau et Toovey, 
à Bruxelles. Son format extraordinaire, H. 0"42; L. 0"54, 
est d’un usage peu commode. Les noms des 372 enfants 
qui ont figuré dans la Cavalcade se trouvent à la fin, 
avec l'indication du rôle qu'ils ont rempli. 

Un jeton de grand module fut frappé à l’occasion du 
Jubilé de 1875. On y voit, à l’avers, saint Rumold 
enveloppé d’un peplum agrafé sur l'épaule gauche. De 
la droite, il élève la croix de missionnaire. De l’autre 
main, il tient un bâton pastoral recourbé à l'extrémité 
supérieure. Devant lui, un homme et une femme, à 
genoux, dans une attitude pieuse, écoutent les paroles 
de l’apôtre. En exergue, le chronogramme : MECHLINIA 
JUBILaxs ExCUDIT aAposroLo. Dans le bas, les armoi- 
messdeanville 

AlTeverstestirepresentée la l'Châsse..de 1825,1ef 
au-dessous, deux palmes en sautoir. En exergue se 


308 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





trouve un second chronogramme : CLERUs PoPULUSsQUE 
sANCTo RUMoLDo. Dans le bas, les armoiries du Cha- 
pitre métropolitain. Diamètre, 0"05. 








Fig. XIII — Jeton, grand module, de 1875 


On frappa aussi une médaille de tout petit module. 
Diamètre o"o2. C’est une réduction du grand jeton que 
nous venons de décrire. On y voit les mêmes HeCUpEte 
et les mêmes ornements. 

Il en existe encore une, (Figure XIV), où se trouve, à 
l’avers, saint Rumold en habits pontificaux; à ses pieds, 
ses deux meurtriers tenant chacun une houe (50). En 
eXeTgUE : H. RUMOLDUS PATROON VAN MECHELEN. 





Fig. XIV — Jeton, petit module, de 1875 


Au revers, une vue de la tour et de l’église métropo- 
litaine, côté ouest. En exergue : $0 Jarige jubelfeest. 18975. 
Diamètre 0"o2. 


PROGRAMMES ET ALBUMS 309 








_ À part ces deux souvenirs d'édition officielle, il existe 
encore deux médailles 
qui ne rappellent le 
Jubilé que par lin- 
scription de leur re- 
vêrs. 

La première, en for- 
me d’écusson surmonté 
d'une couronne mu- 
rale et accosté de deux 
branches, l’une de chêne, à dextre, l’autre de laurier à 
senestre, porte au centre de l’avers les armoiries de 
Malines, timbrées d’une couronne comtale. Au revers 
FÊTES JUBILAIRES DE S ROMBAUT PATRON DE LA VILLE. 

La seconde, circulaire, rappelle la visite de la Famille 
Royale. Elle porte à l’avers le Roi Léopold II, la tête 
à gauche. En exergue 
Vasite de la Farmille Royale, 
29 juin 1875. Âu revers, 
les armoiries de la Ville, 
avec couronne comtale. 
Hourique l'ontne "sy 
trompe pas, sans doute, 
l’auteur a ajouté la légende : Ville de Malines. En exer- 
gue : Souvenir des Fêtes jubilatoires (!) de S' Rombaut patron 
de la Ville 1875. 













QRES DE çà 
CRT 









Arrivé au bout de notre tâche, nous offrons au bien- 
heureux Rumold l'hommage de ce travail entrepris pour 
sa glorification. Nous avons la confiance que le saint 
Patron de notre cité — pour nous servir des paroles 
par lesquelles Son Eminence le Cardinal Archevêque 
terminait sa lettre pastorale du 12 avril 1902, — nous 
conservera vivante et agissante cette sainte foi du Christ dont 
il a été parmi nous l’apôtre et le martyr. 


SANCTO . RVMOLDO 
EPISCOPO . MART YRI 
CIVITATIS . MECHLINIENSIS . TVTELARI 
OPVS . HOC . QVALECVNQVE 
DE . FESTIVITATIBYS . EIVS . INTER . MALINATES 
SEXTO . IAM . SAECVLO . SERVATIS 
A . TEMPORE . QVO . IN. VRBIS . OBSIDIONE 
SACRA . EIVS . LIPSANA 
E . POPVLI . VOTO . CIRCVMLATA . MOENIBVS 
ADVERSVS . HOSTES . EXSTITERE . PRAESIDIVM 
PRIDIE . NONAS . APRILES . MCMHIL. 
DICABAT . DEVOTISSIMVS . CLIENS 
GVLIELMYS . VAN CASTER 
ECCLESIAE . METROPOLITANAE . CAPITVLARIS 
POTENTEM . ROGITANS . PATRONVM 
VT. CLERVM . SERVET . AC . PLEBEM 
ET. LOCVM. SVO . SANGVINE . SACRATVM 
AB . HOSTE . INDESINENTER . DEFENDAT (*). 


(*) Antienne à Magnificat de l'Office du saint. 


APPENDICE 311 





EPP NETEE 


Notes 


(1) Le Pays de Malines, situé aussi en Brabant, formait un des sept quar- 
tiers du Marquisat du Saint-Empire. Il comprenait les Villages suivants : 
Duffel, Waelhem, Waerloos, Contich, Reeth, Aertselaer, Schelle, Niel, 
Eeckeren, Bonheyden, Rymenam, Keerberghen, Schrieck, Putte (Wavre- 
Saint-Nicolas), Wavre-Notre-Dame, Berlaer, Beersel, Iteghem, Norder- 
wyck, Gheel, Ouwen (Grobbendonck) et Droogenbosch. 


(2) La puissance des Berthoud seigneurs de Grimbergen avait été bien 
réduite lors de la destruction complète de leur château, en 1157, et il était 
devenu impossible à cette famille de récupérer son ancien pouvoir. On croit 
généralement que Gauthier et Gérard, fils d'Arnould Berthoud, firent alors 
un partage, dans lequel le premier laissa à son frère cadet la seigneurie de 
Grimbergen, considérée dorénavant comme peu importante, et retint pour 
lui-même les pays situés autour de Malines. Il mourut en 1180. Son fils et 
successeur, appelé aussi Gauthier, fut le premier avoué du Chapitre de 
Saint-Rombaut. 


(3) Le diplôme se trouve dans MiraExs. 1. Notitia ecclesiarum Belgii, cap. 
CXCIV, page 767. Il suffit de le citer, car il n’intéresse Malines que par le 
titre Dominus de Machlinia, dont Berthoud se prévaut dans ce document. 


(4) Le District comprenait les hameaux voisins de la cité : Neckerspoel, 
Pennepoel, Hanswyck, Geerdeghem, Auweghem, Battel; et les Villages de 
Muysen, Hever, Hombeeck, Leest et Heffen. — Le village de Heyst-op- 
den-Berg, avec les hameaux voisins et le Village de Gestel-sur-Nethe, for- 
maient le Ressort. 


(5) Aussi le serment exigé de ceux qui désiraient devenir Bourgeois de 
Malines, contenait-il promesse de fidélité au bon Saint Lambert, c'est-à-dire à 
l’église de Liège : Van desey ure voortwert, sal ic hout ende ghetrouwe syne mine 
Vrouwen Sente Marièn, ende den goeden Sente Lambrechte, ende onsen gerechten 
Heyscape, ende der stad van Mechelne, ende elchen te sinen rechte : der stad scade sal ic 
wWeven, have vrome sal ic maken waer dat ic mach na minen besten verstane. So mi 
God helpe, ende dese Heylighen, ende alle Gods Heylighen. 


(6) Nous avons publié cette charte dans notre HisTOIRE DES RUES DE 
MALINES, — Impr. Rychmans-Van Deuren, 1882. L'original est conservé aux 
Y ; g 

Archives communales. 


(7) Dans ses Brabanische Yeesten, Jean DE KLerk appelle cet écoutète Enen 
goeden man van der stat, et il ajoute que les gens des Métiers, coupables du 
meurtre, étaient détestés par les gens de condition: Want die ghemeente wart 
ghehat Van den goeden heden overal. Ces derniers, ajoute-t-il, quittèrent la ville 


312 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 








et portèrent plainte au Duc : Want si die ghemeente ontsaghen Ende voeren dit den 
hertoghe claghen. On dirait donc qu'il y avait alors à Malines mauvaise 
entente entre les Bourgeois et les Métiers. Ceux-ci se prévalaient peut-être 
avec excès des privilèges qui leur avaient été octroyés depuis que Gauthier- 
le-grand les avait réunis en corporations. Or, la nouvelle charte ne permet- 
tait plus que l'association des Drapiers et celle des Forgerons : dat enghene 
ghulde en si, noch bruederscap binien dr v'rircid van Machelne, sonder (uitgenomen) 
de ghulde van den Wollewerke ende Sinte Loys ghulde, ende waer si ghemaect sin, si 
selen of (af, te niet) sin. Elle défendait aussi, sous de fortes peines, l'érection 
de nouvelles. On comprend que les Métiers ne se sont pas laissé enlever 
leurs privilèges sans se plaindre, et sans faire tous leurs efforts pour recon- 
quérir le pouvoir. Pour eux, le nouvel écoutète était un adversaire, qui avait 
mission de les soumettre. Sa tâche était fort ingrate. Il a pu se méprendre 
dans le choix des moyens de répression à employer pour apaiser les 
troubles qui désolaient la ville et dans lesquels il perdit la vie. 


(8) Actuellement rue de Stassart. Le baron de. Stassart y naquit le 10 
octobre 1780, dans la maison N° 20. I1 mourut à Bruxelles, le 2 septembre 
1854. C’est alors que le nom de la rue du Cimetière fut changé. 


(9) Doen de mannen van Wapenen gerecdt waren, ginck de Processie lot vodr de 
Rerchkhoff-poorte, daer blijvende ende biddende Godt ende Sinte Rombout om victorie; 
voorts trochken de Ruyters uyt met al dat volghen mochte (Chronique de Tongres). 


(10) Doen dankten siÿ Godt ende Sente Rombout, gelovende dan Ommeganck eewelijck 
le houden, ende sijn lichaam rontomme die stadt te draeghen met nieuwer-waschlichte, 
op dien dach (Chronique de Tongres). 


(11) « De gantsche Burgerye ging in wit lynwaet, het hoofd ende de 
voeten bloot, gelyck sy dat in hare geloften beloofd hadden; maer sy 
hebben sedert, om het straffe en koude jaergetye waerin dese Processie 
geschiedt, daer van door de Pausen ontslaging gekregen. » 


(12) Voici le texte : Ende die van Neckerspoele ende van den N'uwen lande selen die 
beteringhe met ons helpen draëghen, gelijc dat boven bescreven es. Le quartier de 
Neckerspoel ne faisait pas partie de la Ville, et le Nieuwland, tout en 
étant compris dans l'enceinte fortifiée, avait encore à cette époque, aussi 
bien que le Neckerspoel, ses échevins particuliers. 


(13) L’original est aux Archives de la Ville. Il en existe une transcription 
dans le Privelegie-Boek B, fol. 5r, et une autre dans le Rood-Boek, I, 27. 


(14) La livre de paiement de Malines valait 7,25 fr., celle de Brabant avait 
la même valeur. D'après cela, l'amende se serait élevée à 725,c00 francs, 
ce qui paraît énorme. Mais si l’on considère la phrase qui suit dans le 
texte du jugement, cette valeur semble devoir se réduire beaucoup. On 
y lit en effet : dals te verstane © herloghen penninc die men heet Torre, over 
sesthien penninghe. À Louvain, le Torre valait 2 frs 46. Ailleurs, il ne valait 
que 16 deniers ou 12 centimes. C’est cette dernière valeur qui paraît devoir 
servir de base d'appréciation dans l'occurrence. Ainsi l'amende s’élèverait 
à la somme de 12,000 frs, assez considérable pour l'époque. 


(15) Cette porte, située à l’extrémité de la rue Haute, appelée primiti- 
vement Overste strate, reçut le nom d'Overste porte, Porte supérieure. En 1698 


APPENDICE 313 





fut donné l'octroi pour la construction de la nouvelle chaussée vers 
Bruxelles par Vilvorde. L'ancienne route par Elewyt, Perck, Dieghem, 
demeura abandonnée, et le nom d’Overste porte fit place à celui de Brussel 
poort, Porte de Bruxelles. 


(16) D’après le vieux style où de Cambrai, l'année commençait le Samedi 
saint à midi et finissait le Samedi saint l’année suivante à la même heure. 
Elle comprenait donc une partie de cette année, et toutes les dates, du 
1 janvier jusqu'au Samedi saint, appartenaient à cette année, en Houveau 
style, mais, en vieux style elles faisaient partie de l'année précédente. C’est 
ainsi que le 3 avril 1302 est en réalité, d'après notre calendrier actuel, le 
3 avr 303: 


(17) « Ceterum, ut candide dicam, plus temporis ei disquisitioni impendi, 
quam fateri audeam, neque tamen mihi magis datum est Corinthum adire, 
quam ceteris, eo demum redactus, ut aperte pronuntiare cogar, nodum 
esse scindendum magis quam solvendum. » (Acta S. Rumoldi XIII. De 
Trauslatione in Steynocherseel, N. 149). 


(18) Le 12 mars 1902, Son Eminence le Cardinal Goossens, voulant 
raviver le culte de saint Rumold, à l’occasion de la fête dite Translation 
des Reliques, adressa au clergé et aux fidèles de la ville de Malines, une 
lettre pastorale particulière, pour les engager à imiter le zèle de leurs 
ancêtres, en honorant le saint Martyr, l’apôtre de leur cité, par l’assis- 
tance à l'Office de la Translation de ses Reliques, célébré solennellement le 
IVe Dimanche après Pâques, et à recourir souvent à l'intercession de leur 
glorieux Patron. 

L'épisode de Steynockerseel est aussi rapporté dans ce document, 
et les principaux faits de la Légende, rappelés par les anciens tableaux 
de l'église métropolitaine y sont bien esquissés; mais il n'y est pas 
fait mention du siège de Malines de 1303, ni de la Procession faite 
alors avec les reliques du Saint, ni du vœu émis à cette occasion par le 
Magistrat et les Bourgeois, de répéter annuellement cette cérémonie, en 
action de grâce. 


(19) L'Hospice Sainte-Barbe se trouvait dans la rue du Bruel, entre la 
rue du Chien bleu et celle de la Bourse. Son emplacement est occupé 
aujourd’hui par les maisons n° 44 et 46. 


(20) Les maisons n° 110, 112 et 114 ont été bâties, il y a un demi-siècle, 
ur le terrain de l’ancien couvent. 


(21) « Van eenen Banckette gedaen int Mo'enysere ende in den Roeven- 
schildt ten Ommegange van S. Rommouts te Paesschen XV£xx; ende 
geschonken mynder ghenadigher Vrouwe van Savoyen ende myne heeren 
Don Fernando met meer andere heeren e.de Vrouwen van den Hove, te 
broode, te biere, te vleesche, te wyne, met allerhande specien ende andere 
diversschen oncost. » (Extrait du comte de 1520). 


(22) On lit à ce sujet dans le compte de 1579 : « Betaelt Pieter de Dryvere, 
van leveringe van xvij ellen root Stammet by hem gelevert ende dienende 
totte lappen die men gewoenlyck es te distribueren den Wethouders ende 
andere Officieren van der Stadt, ten Ommeganghe in Julio Ixxix, per 
Ordonnancie ende quytancie. — xlij pond, xv schellingen, ïix deniers ». 


22 


314 FESTIVITÉS DE SAÏNT RUMOLD 





(23) Voici le texte de cette prière : 


SINTE ROMBOVT sYTr oùs TOEVLVCuTr IN DE PEST 
Sinte Rombout goeden vaeder, 
Wie kon ons toch wesen naeder? 
Als Gy : die ons door Godts woort 
Hebt ghebroght in Christo voort. 
Bisschop Martelaer, uw’ kinderen, 
Door de Pest laet niet verhind'ren 
Van dees quael ons toch bevryt; 
Toont dat g’onsen Vaeder syt. 
’T syn haest neghen hondert jaeren, 
Dat wy weerdichlyck bewaeren 
Uw’ Ghebeenten : Vaeder, toont 
Dat Gy onsen dienst oock loont. 
Sinte Litebert, onsen broeder, 
Wilt nu oock syn ons behoeder : 
O heylighen Mechelaer ! 
Helpt ons toch in dit ghevaer. 
Soon van Ado, wie ghegheven 
Heeft Rumoldus tweemael ‘t leven, 
Voor uw’ mede-borgers staet 
Dat van hun de Pest wech gaet. 

SANCTE RVMoLDE TVIs IN PESTE sis REFVGlo 


(24) «& In presentye der excelenten meesters, mester Jan die Poertere, 
ende mester Lambrecht syn broeder, ende meer ander Medecyns ende 
Surgyns der stadt van Mechelen, die dit ghebeente tsamen voegden metten 
handen des Suffragaens voerschreven, so datter toen niet en ghebrac. » 


(25) Au-dessus du maître-autel, et un peu en arrière, se trouvait un palier 
supporté par des colonnettes. Il s'étendait entre les deux colonnes du 
chevet du chœur, et les pèlerins faisant Ze four par la nef circulaire, 
pouvaient passer au-dessous. Sur le palier, un édicule en pierre abritait 
la châsse de saint Rumold. On pouvait la voir et la toucher à travers les 
grilles formant les côtés latéraux de l’édicule. Une rampe d’une quin- 
zaine de marches, disposée de chaque côté de l'autel, donnait accès au 
palier. 

Après que la châsse eut été sacrifiée, en 1578. le coffret contenant les 
reliques était demeuré dans l’édicule en pierre. C'est là qu'il fut ouvert et 
renversé le 9 octobre 1585, et que les ossements gisaient sur le sol. Le jour 
ne pénétrait que mystérieusement dans cet endroit, à travers les grilles, et 
c'est ainsi que l’on comprend le dire de certains témoins venus tardivement 
pour prendre des reliques : qu’ils ont du tàtonner pour saisir un ossement, 
parce qu'il y faisait obscur; overmidts het aldaer doncher was. 


(26) Il est enterré devant la troisième chapelle du pourtour du chœur, 
côté nord, qui servait autrefois de petite sacristie. L’entrée particulière 
des chanoines communique aujourd’hui avec cette chapelle. 


(27) La chapelle Saint-Martin se trouvait aux Baïlles-de-fer, derrière la 
maison le Perroquet, n° 23. Une allée, ménagée entre cette maison et la 

































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Vue du maître-autel de l’église Métropolitaine avec l’édicule en pierre, 
Sint-Rommouts huyshken, d'après la page-titre de l’Antiphonaire imprimé par 
ordre du Cardinal de Granvelle, premier archevêque, chez Christophe 
Plantin, en 1573. 


(Festivités de Saint Rumold, page 314, note 25.) 


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ANNEXES S 12) 





voisine, donnait accès à une cour au fond de laquelle se trouvait le sanc- 
tuaire dédié au grand évêque de Tours. 


(28) Voici les titres des documents transcrits dans ce cahier : 

10 Ordonantie ofte Regels van het Broederschap van Sinte Rombaut, 
begonst int jaer 1301. — Gecollationeert tegens zeker out geschrift op par- 
quement, berustende in het Artsbisdom van Mechelen; is daermede be- 
vonden t’ accorderen, door my notaris ouders, quod attestor (signé A). 

2° Bulla Leonis X Pont, qua concedit diversas indulgentias illis qui 
ecclesiam S. Rumoldi certis diebus visitaverint, et pro conservatione et 
reparatione aliquid contribuerint. 17 Martij 1516. — Collatio facta cum suo 
originali, asservata (sic) in Palatio archiepiscopatus mechlinien, per Nota- 
rium publicum infra scriptum. — Quod attestor {sans 0m). 

3° Bulla Pauli V Pont. qua concedit diversas indulgentias Confrater- 
nitati S. Rumoldi, Mechl. sub diversis conditionibus. — Collatio facta cum 
suo originali custodito apud Provisores etc. (signé À : v.). 

4° Apertura Thecae Reliquiarum sancti Rumoldi 3tia Apr. 1369. — Col- 
latio facta cum suo Originali existente in Capsa lignea asservata in Archivis 
Civitatis Mechlinien, per Not. etc. (sans nom). 

5° Licentia a Joanne de Burgundia episc. cameracen. data pro apertione 
Feretri Reliquiarum S. Rumoldi Mechliniae, indulgendo praesentibus 
40 dies indulgentiarum. 3 Martij 1479. — Collatio etc. {comme au 4°). 

6° Declaratio apertionis Feretri Reliquiarum S. Rumoldi Mechliniae, 
10 Aprilis anno 1480. — Collatio etc. {comme au 4°). 

7° Vergaederinge van de Verstroyde Reliquiën van den heyligen Rom- 
baut (sans aucune souscription). 

89 (Decret de Fean de Hauchin, sans titre). Rmus in Christo pater et Dnus, 
D. Joes de Hauchin etc. (sans souscription). 

- g Declaratio Apertionis Feretri Reliquiarum S. Rumoldi 28 julii 1680. — 
Collatio facta etc. (comme au 4°). 


(29) Le dessin original de Herreyns est conservé aux Archives de la Ville. 
Tout autour se trouve la déclaration des délégués et des médecins, avec 
leurs signatures apposées dans la séance même du 3 juillet 1775; une copie 
exacte faite par le même artiste fut envoyée à Augsbourzg, pour être repro- 
duite par la gravure. 


(30) D’après une note manuscrite de P. J. Gooris, le chanoine van 
Beughem composa deux strophes et un chronogramme pour décorer la 
façade de la maison : 

Noteert 
dat het huys daer ik in Woon, Sinte Rumoldus genaemt is, en den cecretaris van Beu- 
gem dit welende, heeft deeze Versen ten dien eynde doen aen mijnen gevel echten. 
15te : 
Om niet gerooft te zyn, ontheert, verminkt, gebroken 
Sint Rombouts Lichaem werd in Rombouts huys gedoken. 
Nu dat de godd’loosheyd uyt Mechelen is vlug 
Het keert uyt Rombouts huys, in Rombouts kerk terug. 
In ‘t midden van den gevel, onder den naam van Rumoldus, dit cronicon : 
AUDIIT EXULIT PROTEXIT 
SUsPIrIA PLaAGas MECHLINIENSES. 


316 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





2de Vers 


Apostel dezer stad, Rumoldus, man van deugden, 
Beschermer van ‘t geloof en oorzaek van onz’ Vreugden 
Weest altijd onzen troost, houd over Mechelen 
Gestaedig uwen schild uw oog” uw’ Vleugelen, 


(31) Monsieur Huleu, prêtre assermenté, n’avait aucune autorité ni aucune 
mission; l’adjoint Pierets beaucoup moins encore. Néanmoins, ils firent 
un procès-verbal, sans égard pour l’Archevêque, dont le vicaire général 
résidait pourtant à Malines, pour lors. Voici le texte de ce document, 
d’après la copie authentique du chanoine Van Helmont : 

« L'an dix de la République Française, le dix-huit floréal, à trois 
heures de relevée, nous Jean Ghislain Huleu, Archi-prêtre de la Ville et 
ancien District de Malines, et Pierre André Pierets, adjoint de la Mairie 
de la ville de Malines, délégué par le Maire à l'effet ci-après à exprimer, 
sommes allés au domicile du citoyen Joseph Smets, étainier, rue d'Anvers 
en cette ville, afin d'y constater l'identité des Reliques de saint Rombaut, 
patron tutélaire de Malines, v déposées depuis huit ans; après avoir fait 
creuser la terre à l’entrée de la cave de la dite maison. » 


(32) Gooris avait obtenu du chapitre une commission écrite et signée 
par le secrétaire, le chanoine Ponthieure de Berlaere : 

« Le Chapitre de l’église Métropolitaine de saint Rombaut à Malines 
déclare d’avoir commis, comme il commet par cette, le citoyen M. Goris, 
habitant de Malines et fossoyeur de la ditte église, pour réclamer et 
redemander le calice, appartenant à la sacristie de la même église. 

» En foi de quoi nous avons fait signer la présente commission par notre 
secrétaire. Fait à Malines, le 17 janvier 1796, vieux stile. 


» Par ordonnance du chapitre; — J. L. J. Ponthieure de Berlaere, secrét. 
du Chapitre. » 


(33) Ce dossier renferme : « 10 Memorie van de zilvere vaeten en orna- 
menten genomen door de Franschen, ten tyde van den generael Dumourier, 
en geconsigneert in de puijkamer over den autaer van Ste Anna... tot dat 
dezelve zyn getransporteert en gevoert in de Munt tot Brussel. 

» 20 Memorie van de resterende ornamenten en silverwerk competerende 
de kerke van Ste Rumoldus binnen Mechelen. 

» 3° Memorie van verschotten gedaen door My P. J. Gooris, grafmaker 
der Metropolitane kerke van Stt Rumoldus ten tyde van het achtervolgen, 
reclameren en wederbrengen van het zilverwerk.. door order van den 
Eerw. Heere de LansHeer (sic), canonnik en president van het aerts- 
bisschoppelijk seminarie, en den zeer eerw. Heere canonnik Du Trieu als 
gecommitteerden door het Capittel. (La quittance est du 2 mai 1793). 

» 4° Stact en inventaris van de ornamenten en effecten toekomende aen 
de metropolitane kerke van Ste Rombouts binnen Mechelen, de welke 
onder de directie ende opsigt van den ondergeteekenden ten tyde van 
eenige jaeren zyn berustende geweest. 

5° Une déclaration qu'il laisse à ses héritiers et qui commence ainsi : 
« Ik. P. Ÿ. Gooris voorgenomen hebbende om aen mine naerhomelingen achter te 
laelen eene waere gedagtenisse van allen het gene is voor gevallen ten tyde van myne 


4 ANNEXES St7 


bediening als grafmaker en sacrist der metropolitane kerk… hebben goed gevonden 
van voor af op te stellen eenen sta:t, etc. » 
6° Les documents signalés plus haut nos (31), (32). 


(34) Extrait du Procès-verbal du 10 juillet 1825 : « scilicet brachiorum 
et tibiarum fistulas, partes scapularum, diversas costulas et varia alia 
ossium fragmenta, ac specialiter cranium S. Martyris, in cujus parte 
sinistra adhuc conspicitur apertura seu perforatio (lethalis vulneris locus) 
munitum, uti et notabiliores Reliquiarum partes, pro majore antefatarum 
fide, minore sigillo Illustrissimi ac Reverendissimi Domini Alphonsi de 
Berghes septimi Mecbliniensium antistitis, et quoad Cranium, Eminen- 
tissimi Domini Johannis Henrici de Frankenberg decessoris, sicuti praefati 
sumus, hujus sedis Archiepiscopi, decessorum nostrorum, in cera hispanica 
rubra impresso ». 


(35) 1° « Op ten xxvi Mey Ixxviij syn by ordonn. van der Weth gereyst 
naer Brucele de Commognimeestere Merode ende Tresorier Cnaps, om 
metten Gouverneur Heere van Bours te communiceren nopende de 
Brieven vanden Hove gesonden aen de weth, van alle tsilverwerck soude 
doen bringen te Hove aen de Staeten. Daer over gevaceert by de twee 
gecomiteerde, metten oncosten vande huerpeerden; per ordon. ende 
quytan. x L. vin. S. » 

2° « Den selven van Merode gecommitteert van weghen der Weth. 
jonckheer Lanchelot van Gottingneys en Mr Phls Marotelle gecom. vand. 
camere vand. fortificatie ende Franchois Cnaps vand. Gemeynte weghen 
t samen gereyst naer Antwerpen den xxvij May Ixxviij om te spreken met 
myn Heer van Bours, vand. Cassen weghe, ende te vinden alle middelen 
datse te Mechelen mochte blyven om geemployeert te worden naer advyse 
vand. Breeden Raede ende der Gemeynte etc. gevacheert elcx v daeghen 
ten pryse voorschreven. 1 x p. » 

3° « Item voor de ses huerpeerd. elcx x s. sdaechs, voor v daghen xv p. 
voor het defroyement van d. peerden, v daghen xij p., compt al te saemen 
bilvkend. by ordon. en quytan., Ixxxvij p. » 


(36) Ce Ponthus a laissé de tristes souvenirs à Malines. Il était très dévoué 
à la Réforme, et puisait largement dans le trésor public, pour lui-même et 
pour ses amis. Après cela, il se plaignait encore du Grand Conseil, du 
Magistrat et de la Commune. Il adressa une requête à Son Excellence, 
qui députa un membre du Conseil privé et un Commis des Finances, 
pour s'informer des motifs de sa plainte et entendre les accusations. 
On lui reprochait la destruction de la châsse et le détournement des 
deniers publics à d’autres usages que ceux auxquels ils étaient destinés. 
Les extraits suivants des documents originaux nous dispensent de com- 
mentaires. 

Extrait d’une lettre du Sieur de Fromont, chef des Finances, adressée à Ponthus de 
Noyelles, le 6 novembre 1570. 

« Je m’esbahis que vous avez poursuivy si ditigemment l’establissement 
de la nouvelle Religion en la ville de Malines; aussi qu’avez voulu. et osé 
faire fondre tant de reliquaires, et mesmes la fierte de Saint Rombaut tant 
ancienne ct de si grand renom : ce que toutes fois moy, ny aultres bons 
Catholiques ne vouldroit faire, côme aussi n’a fait le Prince d’Oranges, lors- 


318 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





qu'il estoit à Malines, ny depuis les Espagnolz tant affectéz à la 
pecune, ne les ont touchez, ainsi inviolablement conservé. Je ne vous 
rememoreray, côbien vous en avez tiré, puisque le Commun en va à la 
moustarde »..…… 

Déclaration du Président et membres du Grand Conseil à charge de Ponthus de 
Noyelles, concernant la vente de la châsse et le produit de cette vente. — Reg. IX, 
fol. 261. 

« Sur ce que Messire Jehan de Vendeville, docteur es droitz et conseillier 
du Roy en son Conseil Privé, et Jehan de Drenckwaert cômis des Finances 
députez par son Ex. pour prendre enqueste et information sur la Requeste 
présentée à sa d. Ext par Messire Ponthus de Noyelles Sr de Bours 
Gouverneur et Capitaine de la ville de Malines, se deullant des griefs qu’il 
disoit luy avoir este faictz en cette ville de Malines, tant par ceux du 
Grant Conseil, que Magistrat et Cômune dicelle Ville, et oyr et entendre ce 
que iceulx voudront dire sur lad. plainte et doléance, ont requis à ceulx 
dud. Grant Conseil de ensuivant leurd. charge et cômission en date du XVI 
de Novembre XV£ Ixxix. de laquelle ensemble de lad’ Requeste dud. Sr de 
Bours ilz ont faict ostention, déclarer ce qu’ils scavent de ladvenue dud. 
faict et du contenu de lad. Requeste lesd. du Grant Conseil … dient et 
déclarent ce que sensuyt. 

» En premier lieu, ne veuilent icy faire particulière deduction de. 
l'usurpation du revenu de la Ville, en forçant par menaces les Trésoriers 
à bailler deniers, quant et à qui bon lui sembloit, pour estre employez 
à son plaisir et voluntez, usant du semblable au regard des deniers 
procedez de la Phiertre de S. Rombaut, cômettant à l'administration 
diceulx gens de petite qualité conduite et crédit, ayant encore à rendre 
compte diceulx, employez pour a pluspart en aultres usaiges quilz navaient 
été destinez.… 

» Ainsi faict et declarez par les Président et Conseillers dud. Grant 
Conseil tous collégiallement assemblez, hors mis les Conseillers Monsima, 
Richardo, et France, présentement absens de la Ville, le xxvii] de 
novembre 1579. » 

(37) On lit dans le Registre aux Résolutions du Magistrat : « Den 9 
Augusti 1628 is in Policie-camer geresolveert dat men sal hermaecken de 
begonste Casse van St Rombouts, en dat men de selve sal maecken op den 
voet en naer het model daer aff gemaeckt by den ingenieur Franckart, 
dwelck gestelt is in de handen van den heer Theodoor van der Laen, 
ridder, als Tresorier; en sal daer over met den eersten geaccordeert 
worden met meester Jcachim de Mayer, silversmet tot Brussel. » 


(38) On lit dans le compte de 1641 : « Betaelt Jacques Franckaert, voor 
tgene hy van over lange gepretendeert heeft over diversche teekeningen, 
gemaeckt tot het model van casse van Ste Rombout. By ordon. en quitan. 
— ijc xl. p. » 

(39) La chapelle de la seconde travée dans le pourtour du chœur, côté 
Sud. Elle est murée aujourd'hui. 


(40) La ferronnerie de ce coffre est l’œuvre de Rombaut t Sermettens. 
Le peintre Corneille Verpoorten le décora des peintures que nous y voyons 
encore aujourd’hui. 


éd 


ANNEXES 319 


(41) D’après de Munck, on avait confectionné un brancard chargé de 
pierres dont le poids équivalait celui que la Châsse devait avoir après son 
achèvement. L'essai fut fait à l’église, et dix-huit hommes furent jugés 
nécessaires. Cette expérience a fait naître la légende des pavés qu'une 
tradition populaire croit déposés dans la Châsse. 


(42) On paya deux livres pour un chaudfroid destiné au banquet de 
Balthassar : Een venesoen-pasteye voor den wagen van Balthazar. — ÿ libras 
(compte de la Ville). 


(43) Voici, d'après le compte de 1679-1680, les détails des frais payés à 
cette occasion : 

« Betaelt aen de dragers vant Ros beyaert, danser voor het selve, moe- 
selaer ende gaedeslaenders, op den Kermis dach, den 8sten July 1680, de 
somme van vyf en veertich gul x st. voor henlieder arbeyt, ende daer inne 
begrepen een tonne goet bier, tot Recreatie tsavonts. — fol. 171. 

» Item aen de draegers van den Reuse, Reusinne ende Cameniere, 
gaedeslaenders ende moeselaer tsaemen de somme van veertich gul. ende 
x st. voor henlieder loon, daer in begrepen xiiij gul. voor eene tonne 
goed bier. 

» Betaelt aen de draegers van de dry clyne Reuskens, den moeselaer 
ende dry gaedeslaenders, tyde vant marcheren van den Ommeganck, 
omdat daer geen disordre en soude geschieden, tsaeme de somme van 
acht guld ende 2 st. » 


(43) Le Cercle Catholique, La Loyauté, l'Ecole normale catholique et 
l’hospice De Cellekens occupent l'emplacement de l’ancien Hôpital Espagnol. 


(45) Daniel Janssens naquit à Malines, le 4 avril 1637. Apprenti de la Gilde 
de Saint-Luc dès 1648, il en devint confrère en 1660, et décéda à Malines, 
le 3r août 1682. 


(46) Jacques de Hornes mourut en 1674. Il est donc certain que les 
préparatifs du jubilé avaient commencé longtemps d'avance, même dans 
l'hypothèse qu'on aurait pu le célébrer l’année suivante. De fait, les fêtes 
furent remises jusqu'en 1680, à cause de la guerre avec la France. 


(47) C’est ainsi que l’on n'érigea que la partie inférieure, le rez-de- 
chaussée ou la grande colonnade de l'arc de triomphe, lors de la joyeuse 
entrée de l’empereur Charles VI, 18 octobre 1717. Une peinture, conservée 
au Musée communal, représente ce décor. On y voit sur l’estrade une table 
et un siège à haut dossier, destinés au Souverain. Ce mobilier se trouve 
également au Musée. 


(48) Les dessins de Herreyns sont conservés au Musée communal. 


(49) La Gilde de Tirlemont obtint le prix d’éloignement ou de la plus 
grande distance, et celle de Lierre reçut celui du plus beau cortège, comme 
ayant fait la plus belle entrée en ville. La médaille, ornée d’un nœud de 
soie rouge et jaune, couleurs de Malines, fut remise aux chefs des Gildes 
avec les cérémonies d'usage. 


(50) La houe est une espèce de pelle recourbée que l’on emploie pour 
remuer les terres fortes, et dont les maçons se servaient aussi pour mélanger 
le sable et la chaux dont ils faisaient le mortier. 


320 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





Documents 


[. — Accord entre l’évêque de Liège, Hugues de Pierrepont, et 
Gauthier I Berthoud, déterminant les droits et les obligations de ce 
dernier. — 1213. 

Voyez SoLLERIUS, Acta S. Run:oldi, page 114, N° 61. — Davip, 
Geschiedenis van Mechelen, Bylagen, page 441, Num. nr. 


IT. — Gauthier II Berthoud annonce à ses administrés qu’il a fait 
promesse de fidélité à son Seigneur Robert, évêque de Liège. — 1241. 

Ego Walterus Bertoldt Advocatus Magliniensis, notum facio universis, 
presentes litteras inspecturis, quod ego apud Tudinium, feria quartà post 
Octavas Pasche, venerabili Patri et Domino meo, Roberto Dei gratià 
Leodiensi Episcopo, feci fidelitatem prout tenebar, et homagium ligium 
contra omnes. In cujus rei testimonium, presentes litteras sigilli mei 
munimine roboravi. Actum die predicta anno Domini millesimo ducen- 
tesimo quadragesimo primo. 

D'après le Cartulaire de la Cathédrale de Liège. 

Voyez SOLLERIUS, page 114, N° 63. 


HI. — L’évèque de Liège, Hugues de Châlons, engage Malines 
Heyst et ce qui en dépend, à Jean If, duc de Brabant, et à ses 


descendants, jusqu’au troisième inclus. — 22 octobre 1300. 
L'original est conservé aux Archives du Royaume à Bruxelles. 
Voyez MirAEuS, Opera Diplomatica, 1, page 212. — Davin, 


Bylagen, page 441, Num. 1v. 


IV. — Accord entre Jean Il, duc de Brabant, et Jean Berthoud, à 
l’effet de déterminer leurs droits respectifs à Malines. — 12 no- 
vembre 1301. 

L'original est conservé aux Archives du Royaume à Bruxelles. 

Voyez WiLLeMs, Brabanische Yeesten, 1, Codex diplomaticus, xc, 
page 693. — Davip, Bylagen, page 447, Num. vir. 


V. — Les Malinois consentent à s’en tenir au prononcé de cinq 
arbitres. — 28 juin 1303. 

Cartulaire des ducs de Brabant, B, folio $1 v°°, aux Archives du 
Royaume à Bruxelles. 

Voyez WiLceMs, Brabantsche Yeesten, 1, Codex diplomaticus, XCVux, 


page 707. — Davip, Bylagen, page 465, N. x. 
VI. — Sentence des cinq arbitres prononçant entre le duc Jean et 


ceux de Malines, à l’effet de rétablir la paix entre le Seigneur et ses 
sujets. — 14 septembre 1303. 


ANNEXES 321 


Allen den ghenen die dese lettren selen zien, ende horen lesen, Godevert 
grave van Vianen here van Grimberghen. Jan here van Kuc, Arnout here 
van Walem ende Gilis Berthout here van Honebeke, salut ende kennesse 
van waerheiden. 

Wi doen cont, want tuschen- eenen edelen prince Janne herttoghe, bider 
gracien van Gode, van Lothricke, van Braibant ende van Lemborch, Janne 
Berthoude here van Mehgelne in ene zide, ende de stat van Mehgelne in 
dander side, ene twijst ende orloge heft gheweest, ende in beden ziden 
scade es ghesciet van doeden, van brande, van roeve, ende van andre 
scaden van den selven orloge, soe es comen Jan herttoghe van Braibant, 
en de Jan Berthout here van Mehgelne in deen side, ende die van Mehgelne 
in dandre zide, bi rade van gueden liden, ende zijn des bleven in Seegheren, 
in den here van Edinghen, ende in ons viren die hir vorghenomt sijn, dat 
wi vive, die hir vorghenomt sijn, van alle der scaden dir (die er) tuschen 
ghevallen zijn, selen versien op onse beste, ende wat wi daer ut seeghen, 
dat dat Jan herttoghe ende Jan Bertout vorghenomt in deen zide, ende die 
van Mehgelne in dander zide, vast ende ghestade houden selen, ende dat 
nemmermeir te brekene, noch daer ut nemmermer te gane gheliic dat de 
partie (partyën) hebben ghelovet te houdene, in die compromissie die darop 
es ghemact ende besegelt. Ende in manieren, waere dat sake dat wi vive, 
die hir vorghenomt sijn, te gadere niet seegen en mochten, och niet over 
een en droeghen (wiet overeen kwamen) van den zeeghene, och daer niet wesen 
en mochten, dat wi wi vire, die hir vorghenomt sijn, seegen mochten, ende 
dat onse seeghen stedecheit hebben sal ende vast ghehouden zijn, emmer- 
meir, sonder eeneghe boesheit. Wi vire seegeren, gheliic dat wi hir vorghe- 
nomt sijn, omdat die here van Edinghen met ons niet wesen en mah als dit 
seeghen te seeghene tuschen Janne herttoghe ende Janne Bertoude vorghe- 
nomt, in deen side, ende die van Mehgelne in dander zide, soe hebbe wi 
seegheren vorghenomt, op onse beste verzien de scade die ghesciet es in 
beden siden, in dit vorghenomt orloge, ende op al die twiiste dir tuschen 
hebben gheweest, ende hebben de bordene f/ast) van desen seeghene tons 
wert (te ons waart, op ons) ghenomen, ende es onse seeghen ende seegen 
aldus : Dat alle die twiiste, die gheweest hebben tuschen Janne herttoghe 
ende Janne Bertoude in deen zide, ende die van Mehgelne in dander zide, 
ende hare hulparen in beden ziden, dat daer af sal zijn ende es en wettech 
zoendinc (veyzocning) van doeden, van brande, van roeve, ende van al alre- 
hande dingen, dir tuschen zijn ghesciet ende gheweest, ut ghenomen dien 
dat wi op die vesten ende op die porten van Mehgelne niet en seeghen, 
ende dat die bliven in therttoghen hant, ende in tgraven hant van Vianen, 
gheliic dat die compromissie spreck, die dar op ghemact es ende besegelt. 
Vort es dat onse seeghen, als van den scepenen te settene, van jaere te 
jaere, te Mehgelne, dat sal staen gheliic dat die compromissie sprecht.Vort 
es dat onse seeghen, dat al die ghene die doet sin bleven, ende verbernt 
(verbrand), ende gheroef sijn in sherttogen zide, ende in Bertoudts zide, dat 
daer af sal die herttoghe van den zinnen, ende Berthoudt van den zinen, de 
stat van Mehgelne in wetteghen zoendinghe houden, alsoe dat die van 
Mehgelne daer af in paise selen bliven, ende wettech zoendinc sal sijn, ut 
ghenomen dien dat die van Mehgelne den ghenen die hare portren zijn, die 
ut waren om therttogen wille, ende om Berthoudts wille, ende daer af 


322 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





scade hebben ghehadt van brande, och dien hare huse te broken zijn (wier 
huizen neérgeworpen zyn) och thare ghenomen (of wien het hunne ontnomen is), 
daer en bennen (terwyl) dat sie ut waren, dat kenleec es ende toenleec es, 
dat dat die van Mehgelne gelden (vergoeden) selen van jaere te jaere, bennen 
drien jaeren, ende dat in te gane van sente Bamesse naest comende over 
een jaer, deen deräendeil in dierste jaer, dander derdendeil in dander jaer, 
terde derdendeil in terde jaer vergouden te sine. Noch es dat onse seeghen, 
dat dat havelec guet (yoerende goed, meubel) dat dir (van die) van Mehgelne 
was, waert shelegen was, dat onverwandelt (onveranderd, nog in wezen) was 
op dien tiit dat die zoene ghesproeken was, dat dat die herttoghe sal doen 
gelden als verre alst onder hem lach, ende Bertoudt alsoe ghelike, ende al 
dat zelve selen die van Mehgelne doen therttoghen liden, ende Berthoudts 
liden, van dien dat onverwandelt was, daer ment met der warsheit vindt. 
Noch es dat onse seeghen, es dat sake dat sider {sedert) dat die zoene ghe- 
sproken was, ieman doet si gheslaghen, och verminct, och andre mesdaet 
ghesciet, om doccoison {fer gelegenheid) van den orloge, och tsine ghenomen 
(of iemand het zyne genomen), dat dat sal doen betren die herttoghe ende 
Bertoudt in beden ziden. Vort es dat onse seeghen, dat die ghene die bin- 
nen (gedurende) den orloghe buten Mehgelne hebben gheweest, om thert- 
toghen wille, och om Berthoudts wille, och van vreesen (of uit enkele vrees 
gaan loopen zyn), dat die paisleke ende vredelike selen zijn binnen Mehgelne 
liefs ende guedts {voor hunnen persoon, z00 wel als voor hun goed). Vort es dat 
onse seeghen, dat die van Mebhgelne selen gheven, in betringhen (by wyze 
van boet) den herttoge ende Bertoude hondert dusentech pont paiments van 
Braibant (klinkend Brabartsch geld), dats te verstane therttoghen penninc 
dien men heet torre over sestien penninghe, als guet als hi es op den dach 
van heiden dat dit seeghen gheseegt es, och die werde daer af. Ende van 
desen hondert dusentech ponden selen die van Mehgelne gelden den hert- 
toghe ende Bertoude, van seinte Lambrechts daghe dat naest toe comende 
es, over een jaer, sestien warven dusentech pont des vorghenomts pai- 
ments, ende vort van dien seinte Lambrechts dage viertien jaer naest vol- 
gende, elcs jaers op sente Lambrechts dach sesse dusentech pont der 
vorghenomder munten, als soe dat daermede de hordert dusentech pont 
werden volsgouden. Waer oec dat sake, dat die van Mehgelne dese pen- 
ninge niet en gouden, ten termpten (fermynen), ende ten daghen dien 
vorghesproken zijn, ende de herttoghe ende Bertout coust ende scade af 
hadden, dat souden die van Mehgelne gelden metter hoefscout (met of 
boven de hoofäschuld), als vele ende als groet als men redenleke ghetonen 
mochte. Waer oec dat sake, dat die herttoghe och Bertoudt dese vorghe- 
nomde penninghe, och eenech deil van den vorghenomden penninghen, 
iemene (aan iemand) wouden gheven och bestaden, wien dat waere, och hoe 
meneghen dat ware (aan wie of hoevelen ook), dat moeten hen die van Mehgelne 
gheloven ende gelden, gheliic dat sijt Bertoudt ende den herttoghe hebben 
gheloef. Vort seeghe wi, dat die van Mehgelne selen gelden mir vrowen 
(aan Mevrouw) van Mehgelne, Berthoudts moeder, har scade die sie heft in 
dorloghe ghehadt, als groet als sise redenleec ghetoenen mach. Ende om 
dat dit seeghen vast ende ghestadech sal zijn ghehouden, soe hebbe wi, 
seegheren die vorghenomt zijn, onse propre segele ghehanghen ane dese 
lettren, in orconscape ende in kennessen der waerheit. 


ANNEXES HE 20 


Dit was ghedaen ende gheseegt int jaer ons heren dat men screef dusen- 
tech, drie hondert exnde dfrie jaer, des saterdachges vor seinte Lambrechts 
dach. . è 


D'après l'original conservé aux Archives de la Ville. 
Voyez Davip, page 468, Num. xt. 


VII. — Ordonnance du Magistrat, défendant d’ouvrir les boutiques 
avant la rentrée de la Procession, — 4 avril 1752. 


Alsoo dat naer loffelyke gewoonte op morgen, wesende den vierden 
Paeschdach, sal gedaen worden de jaerlyksche Processie met de Reli- 
quién van den H. Rumoldus, Patroon deser stadt, rontom de vesten 
derselve Stadt; tot welcke Processie de Ambachten ende Gilden op de 
ordinaire maniere moeten assisteren, ende dat het niet betaemelyck en 
soude syn van ten tyde van de selve te doen andere slaeffelycke wercken, 
soo is t dat Myn Heeren die Schouteth, communie-Meesters, Schepenen 
ende Raedt der stadt ende Provintie van Mechelen, ordonneren van alle 
Borgers ende ingesetenen deser Stadt, van des morgens op den voerschre- 
ven vierden Paeschdach hunne winckels te sluyten, ende de selve aldus 
gesloten te houden totdat de voerseide Processie wedergekomen zyn zal 
in de Hooft-Kercke van St Rombout, op de boete van ses guldens, te 
bekeeren naer ouder gewoonte. — Actum in Policey, den 4 April 1752. 
Onderteeckent J. F. Keyaerts. 

De bovenstaende Ordonnantie is door den Schepen cnape Louvau, 
beneffens den Stads-trompetter, op alle gewoonelycke plaatsen gepubli- 
ceert, den 4 April 1752. 


D'après l'original conservé aux Archives de la Ville. 


VIIL. — Le Magistrat consent à transférer la Procession de la Paix 
au 3% dimanche après Pâques. — 16 mai 1757. 


Eod. is voorgedraegen door den Heere Raedt Pensionaris Wouters, dat 
zyne Eminentie den Aerts-Bisschop Cardinael hem hadde laten verzoeken, 
van zich te begeven tot zyne voors. Eminentie, welke aen hem te kennen 
gegeven heeft, dat die van het Capittel Metropolitaen, by expresse depu- 
tatie,; verthoont hadden dat het verscheidemael gebuert is, gelyck nu 
lestmael noch is geschied, dat op dei vierden Paesch-dagh, alswanneer 
van oude tyden de Processie met de Reliquien van den H. Rumoldus, 
berustende in de silvere Casse, rontom deser Stadts Vesten seer Solem- 
nelyck gedaen wordt, het Weder seer onstuimig is, ende groote regens, 
hagel ende sneeuw syn vallende, waer door de selve Processie met 
behoorlycke decentie ende devotie van de Inwoonders deser Stadt niet 
gedaen en wordt, hebbende om dese redenen verzocht, van de geseide 
Solemniteyt ende Processie te transfereren tot eenen anderen bequaemen 
dagh, welcke motiven syne voors. Eminentie eenighsints gewichtigh 
gevonden hebbende, hadde geoordeelt ten effecte voors. te fixeren den 
derden Sondagh naer Paesschen, onder d’agreatie nochtans van Myne 
Heeren, waer op geresolvt is, dat den voorn. Heere Pensionaris aen Syne 
Eminentie zoude kenbaer maecken. dat Myne voors. Heeren wel willen 


324 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





condescenderen in de Translatie van de Solemniteyt ende Processie 
voorgemelt. 

D'après l’original conservé aux Archives de la Ville. 

Voyez DE Muxcx, Bewysstukken, G G, page xxxIx. 


IX. — Résolution du Masgistrat, modifiant l'itinéraire de la Pro- 
cession. — 9 avril 1564. 

Alsoo by Myn Heeren van der weth dezer Stede van Mechelen geordon- 
neert is, dat men van nu voortaen den Heyligen Sant ende Patroon van 
Ste Rombout, altyt des goensdachs naer Paesschen, omme draegen sal, 
afkomende van den Cattenbergh lancx der Deelen, over de nieuwe steynen 
brugge, ende soe wederomme lancx der tichelrye voor by den Noot-Godts, 
soo datter geen hauten brugge over de Deele op scheepen meer gemaeckt 
en sal worden, ende want men daartoe meer dragers behoeven sal dan 
men tot hiertoe gedaan heeft, soo is by derzelver Weth cock geordineert, 
dat die van den Schippers Ambacht alhier, de Casse van den voorschreven 
heyligen Patroon van Sinte Rombout aenveerden ende dragen zullen, van 
beneden den voorschreven Cattenberch af, met vier en twintich geschicte 
gesellen, tot over de voorschreven nieuwe steynen brugge, ende van daer 
voorts s0o sullen de selve Casse comen aenveerden die van den ambachte 
van den Scheepmaeckers en de Tregeleers, elck van hun met twelf 
geschicte gesellen, ende die alsoo voorts draegen, tamelyck ende reveren- 
telyck, tot over de Sluys-brugge; autoriserende den Dekens ende geswooren 
van de voorschreven dry Ambachten, dat zy oock in hun Ambacht daer 
toe zullen mogen kiezen, ende neemen, sulcken gesellen, als hun duncken 
sal daer toe nutste ende bekwaamste te syne, welcke gesellen, alsoo by 
den voorschreven Dekens en Audermans gecoren wesende, schuldig ende 
gehouden zullen zyn, de voorschr. Casse tamelyck ende manierelyck elck 
synen Wech gelyck alhier vooren geschreven staet te draegen; op de 
peene soo wie hem hier inne t’ soecken maecten ofte weygeringe doen, sal 
van dan aen verbeuren de boete van sessendertich stuyvers, te bekeeren 
in dryen, d’een derden deel de Stadt, dander den Heere, et ’t derde deel 
tot behoef van den voorschreven Ambacht respectivelyck, daer sulcken 
geselle onder oft in wesen sal. 

Aldus gedaen in de voorschreve Weth van Mechelen op den negensten 
dagh van April vyfthien honderd vier en ‘t sestich voor Paesschen, ende 
was onderteeckent my present Srars. Onder stont : naer Collatie, is dese 
Copie met de originele acte bevonden te accorderen, quod attestor. Ondt. 
VoorsroEL Nots. Pubs. 


D'après l’original conservé aux Archives de la Ville. 
Voyez DE MuxcK, Bewysstukken, E E, page XxxvnJ. 


X. — Minute de la Lettre envoyée par le Magistrat de la Ville aux 
Evêques et Prélats, pour les inviter à la Procession. — 12 juin 1561. 

Reverende in Christo Pater et ornate Domine. | 

Cum sacra quelibet a Patribus traducta religio vana censeri non debeat, 
nec a posteris oblivione quavis aboleri; gestientes itaque maiorum nostro- 
rum inherere vestigiis, propensissimis animis affectamus prosequi quicquid 


ANNEXES 325 





Religionis prisce horum traditione imbuti suscepimus. Porro cum annue 
Processionis huius Opidi Solemnitas instet, opere pretium nobis visum est 
quo magis huiuscemodi Processionis decor et honor augmententur. tue 
Paternitati obnixe supplicare, ut prima Dominica mensis Julii proxime 
instanti, eandem tua presentia, una cum Abbatialis dignitatis insulis, vittis, 
thyaris, et insigniis (sic) decorare digneris, prout de tua frugali humanitate 
(cui omnem operam nostram et studium offerimus et vicissim nuncupamus) 
plane confidimus. 

Reverende in Christo Pater et ornate Domine, tuam venerandam Pater- 
nitatem faustam ac florentem tueatur Deus optimus Maximus. 

Scriptum x die mensis Junii anno salutis millesimo quingentesimo 
sexagesimo primo. 

Magistri Communitatis, Scabini et Consilium opidi 
Machliniensis, ad quevis tibi grata deditissimi. 

Au bas de la minute : Fe 

Revercndo in Christo Patri et ornato Domino Abbati Monasterii Grim- 
bergensis, Gittensis, Domino nostro sincere delecto. 

Reverendissimo in Christo Patre ac Domino nostro, Domino Archie- 
piscopo Calcedoniensi, Suffraganeo Cameracensi ac Abbati monasterii de 
Crespyn. 

Abbati Sti Michaëlis. 

Abbati Sti Bernardi. 

Abbati Monasterii Flederbacensis. 

Abbati Monasterii Heylicxemensis. 

Abbati Monasterii Grimbergensis. 

Abbati Monasterii a Percke. 

Abbati Monasterii Dielegimensis. 


D'après l'original conservé aux Archives de la Ville. 
Voyez DE Muxcx, Bewysstukken, M M, page xlij. 


XI. — Ordonnance du Magistrat prescrivant de fermer les boutiques 
pendant la Procession, et engageant les habitants à accompagner ce 
cortège religieux. — 29 juillet 1705. 

Alzoo Syne Doorluchtige Hoogweerdigheydt heeft goedt gevonden, in 
dese tegenwoordige Consistentie van tyde, te ordonneren, op morgen naer 
noen den 30. deser, te houden eene generale Processie met het Hoogweer- 
dichste H. Sacrament, ende de Reliquien van den H. Rumoldus, soo is 
’t dat Myne Heeren, die Schouteth, Commr'e, Schepenen, ende Raed 
deser Stede, hebben geordonneert, gelyck sy ordonneren by desen, dat 
een jegelyck, ten geseiden daeghe, sal hebben te sluyten syne Winkels 
ten vier ure naer noen, vermaenende eensweghs eenjegelyck, de voors. 
Processie by te woonen, ende met alle vierigheidt te aenroepen onsen 
Patroon den H. Rumoldus, die onze Voor-vaederen voortyts in diergelycke 
benautheden, soo geluckelyck heeft verlost, interdicerende voorts alle 
de ghene, die dese voors. Processie sullen accompagneren, te gaen al 
klappende, met gedeckten hoofde, ofte te doen eenige dergelycke insolentie, 


326 FESTIVITÉS DE SAÏNT RUMOLD 





alles op de boete van ses guldens Actum in Policeye den 29. July 1705. 
Ondt. B. À. VAN DEN ZYPE. 
Gepubliceert ende ter Puyen afgelesen terpresentie 
van Heere Schouteth ende den Heere Communemre 
Snoy, door den onders. Secretaris deser Stede, den 
29. July vonrschreven. 
Ondt. B. À. Vand. Zype. 


D'après l'original conservé aux Archives de la Ville. 
Voyez DE Muxcx, Bewysstukken, B B, page xxxvij. 


XIL — Procès-verbal de la Translation des Reliques de saint 
Rumold dans la nouvelle châsse en vermeil. — 3 avril 1369. 


Anno Domini M°CCCmo Sexagesimo nono, die tercia mensis Aprilis, que 
fuit feria tercia post Pascha Domini nostri Ihesu Christi, Pontificatus 
Sançtissimi in Christo Patris ac Domini nostri Domini Urbani, divina 
Providentia Pape quinti, anno septimo, Reliquie sancti Rumoldi, Archie- 
piscopi et Martyris, de antiqua capsa translate sunt ad aliud preciosum 
feretrum per Villam Macbhlinensem ex pio voto constructum, presentibus 
dicte translationi Prelatis infrascriptis, una cum Dominis Canonicis et 
Capellanis ecclesie sancti Rumoldi, viris opidanis dicte Ville Machlinensis. 
Sequuntur nomina Prelatorum : Johannes Egmundensis, Theodericus 
Vliederbacensis, Ordinis S. Benedicti; Gerardus de Bodeloe, Nicholaus 
Villariensis, Joannes sancti Bernhardi prope Scelle, Ordinis Cysterciensis; 
Martinus sancti Michaelis Antwerpiensis, Radulphus Grymbergensis, 
Johannes Jettensis, Ordinis Premonstratensis, monasteriorum humiles 
abbates; necnon Sigerus de Novolapide, sancti Servaty. Traiectensis 
Leodiensis Diocesis, Cornelius Sti Rumoldi, predictarum ecclesiarum 
Decani; Henricus Prior Monastery de Hanswica iuxta Machliniam, Ordinis 
Vallisscolarium, et Wilelmus Cantor dicte ecclesie sancti Rumoldi. Et 
quia nos Prelati prenominati dicte translationi interfuimus, sigilla nostra 
presentibus duximus apponenda. 


D'après un manuserit du XVIIe siècle, conservé à l’évéché de Malines. 
Voyez SoLLerius, À xiv, Num. 155, page 37. — DE Muxex, 
Bewysstukken, W w, page Ixxxv. 


XIII. — L’évèque de Cambrai permet à son suffragant d'ouvrir 
la châsse de saint Rumold, et d'examiner les Reliques. — 3 mars 1479, 
vieux style. 

Joannes de Burgundia Dei et Apostolicae sedis gratia Episcopus Came- 
racensis, Reverendo in Christo Patri, Domino Godefrido eâdem gratià 
Dagnensi Episcopo, nostro suffraganeo, et in pontificalibus vicario, nec 
non venerabilibus in Christo patribus sancti Bernardi, supra Schaldam; : 
Villariensi, et de Bauwelo, Cisterciensi; sancti Petri Haffligemiensi, sancti 
Benedicti; sancti Michaëlis Antwerpiensi; sancti Petri Grimbergensi; 
beatae Mariae de Tongerloe; ejusdem beatae Mariae Jettensi, Averbodiensi 
et Parcensi, Praemonstratensi; ac sanctae Gertrudis Lovaniensi, Canoni- 
corum Regularium sancti Augustini Ordinis, nostrae Cameracensis, Leo- 


ANNEXES 327 





diensis, et Tornacensis dioecesium monasteriorum Abbatibus, ac Praepo- 
sito de Frigido monte, hujus oppidi Bruxellensis, ejusdem nostrae 
dioecesis, aut tribus seu quatuor unà cum dicto nostro suffraganeo ex eis; 
salutem in Domino sempiternam. Gratum pariter et acceptum Domino 
Deo altissimo credimus impendere famulatum, cum Christi fideles ad illa 
studiosius opera excitamus, per quae Dei et Sanctorum suarumque Eccle- 
siarum veneratio et honor attollitur, populi crescit devotio, dubia de medio 
tolluntur et salus augetur animarum. 

Sane exposito nobis pro parte Vicedecani et Capituli atque Rectorum 
fabricae Ecclesiae sancti Rumoldi oppidi Mechliniensis, dictae nostrae 
dioecesis, assistentibus eisdem legislatoribus ejusdem oppidi : qualiter in 
dicta Ecclesia et feretro, valde sumptuoso et decoro, reconditum sit corpus 
beatissimi Martyris et Pontificis Rumoldi, quod cum à memoria hominum 
apertum et visitatum, populoque ostensum non sit, a plerisque dubitatur, 
ab aliis vero ignoratur, si ejusdem beatissimi Martyris atque Pontificis 
corpus, sive saltem corporis ossa illic sint recondita : quae quidem reli- 
quiae propter dubium seu ignorantiam hujusmodi, in debita veneratione 
haberi omittuntur : timeatur etiam quod panniculi, quibus sunt involutae, 
brevi cludendoque illic appositi, propter temporum lapsum, vetustate con- 
sumpti formidantur : quare pro parte eorum, nobis fuit humiliter suppli- 
catum, quatenus ad Dei laudes dictique sanctissimi Martyris et pontificis 
venerationem, ac Christi fidelium devotionem amplius excitandam, fere- 
trum praetactum, cum solemnitatibus et ceremoniis ad hoc requisitis, 
auctoritate nostra aperiri et visitari, populoque pro ipsius devotione aug- 
mentanda, ostendi, ac deinde renovatis praefatis documentis, breviculis, et 
pannulis sive telis iterato recludi, mandare vellemus et dignaremur. 

Nos itaque Sanctorum meritis, inclytam caelorum gloriam Christi fideles 
minime assequi dubitantes, qui eorum patrocinia, per condignae devotionis 
obsequia promerentur. Illi namque venerantur in ipsis, quorum gloria ipse 
est, et retributio praemiorum. Devotis vestris supplicationibus pie inclinati, 
vobis omnibus seu saltem tribus aut quatuor ex vobis, si ceteri nequierint, 
vel nolint interesse, praesente tamen praelibato nostro vicario in Pontifica- 
libus et suffraganeo; de quorum circumspectione et industria ad plenum 
confidimus, comitatum committimus, quatenus aliquo die solemni, ad hoc 
per vos ordinando, ecclesiam praetactam accedentes, feretrum praedictum 
cum solemnitate et reverentia, quibus decet, aperiendo, reliquias inibi 
reconditas, et illarum documenta, si quae illis sint annexa, discrete et cum 
maturitate visitetis, capsulam seu capsuias eidem feretro inclusam, seu 
inclusas, et vestes, breviculos, pannulos, sive telos, quibus reliquiae 
hujusmodi forsan involutae reperientur, si vetustate consumptae, vel 
consumpti fuerint, extrahendo, illosque seu illas, aliis in locis sacris et 
capsis reponendo, alias seu alios per dictum nostrum suffraganeum conse- 
crandas, seu consecrandos, pro ipsarum reliquiarum reverentia et honore 
apponatis et applicetis. 

Reliquias hujusmodi dicta die solemni et duobus aliis diebus, per vos 
aut dictum Capitulum deputandum, ut dubium hujusmodi de medio 
tollatur, ipsaeque eo amplius in reverentia habeantur, populo cum talibus 
reverentia et honore, quibus decet, ostendendo; nec non dehinc designa- 
tiones earumdem reliquiarum, cum bona specificatione documentorum 


328 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





suorum, quae illic reperiri continget, nobis fideliter remittendo, ad finem, 
quod, singulis visis et rimatismature, nostrum desuper decretum interponere 
valeamus, per quod ipsi Christi fideles praefati scire poterunt, quid illic 
venerari debeant et exinde populi devotio crescere et augmentari dubiumque 
removeri possit et valeat. Nos etiam de omnipotentis Dei misericordia, 
beatissimaeque Dei genitricis Virginis Mariae matris, ac beatorum Petri 
et Pauli Apostolorum, sancti Rumoldi praefati, omniumque Sanctorum 
meritis et intercessione confisi, omnibus et singulis vere poenitentibus et 
confessis et contritis, qui dicti feretri apertioni, praefatarum quoque reli- 
quiarum visitationi et ostensioni, nec non officio Missae, quod pro tunc 
illic celebrari contigerit, quadraginta dies indulgentiarum, de injunctis eis 
poenis misericorditer in Domino relaxamus. Datum et actum Bruxellae, 
dictae nostrae dioecesis ; sub sigillo nostro anno Domini millesimo quadrin- 
gehtesimo septuagesimo nono, more (xallicano scribendo, mensis Martii 
die tertia. 


Voyez SoLLERIUS, À xiv, Num. 157, page 37. 


XIV. — Rapport sur l’Ostension des Reliques, présenté à l’évèque 
de Cambrai, par son Suffragant. — 10 avril 1480. 


Reverendo in Christo Patri et Domino, Domino Joanni de Burgundia, 
Dei et Apostolicae sedis gratia Episcopo Cameracensi ejusve in spiritua- 
libus vicariis, vestri humiles et devoti, Godefridus eadem gratia Episcopus 
Dagnensis, vestrae paternitatis suffraganeus, ac in pontificalibus vicarius, 
nec non Franciscus Villariensis, Livinus de Rcedeloe, Martinus sancti 
Bernardi supra Schaldam, Ordinis Cisterciensis, Bartholomeus Averbo- 
diensis, Wernerus de Tongerloe, Joannes sancti Michaëlis Antwerpiensis, 
Marcus Grimbergensis, Rolandus Jettensis, Ordinis Praemonstratensis, 
Cameracensis, Tornacensis, et Leodiensis dioecesium monasteriorum 
Abbates, salutem cum omni honore et reverentia ac veritate subscriptorum. 

Notum fecimus vestrae reverendae paternitati, qu_d visis a nobis et 
cum ea, qua decuit reverentia, receptis vestrae paternitatis litteris, et ad 
requestam venerabilium dominorum Vicedecani et Capituli sancti Rumoldi, 
ac legislatorum opidi Machliniensis, dictae, Cameracensis dioecesis, impe- 
tratis et concessis, feretrum ac capsulam beati Rumoldi Martyris, in 
ecclesia ejusdem, in quo seu qua, corpus seu ossa, et reliquiae ejusdem 
recondita esse credebantur, honorifice et sumptuose constructum, juxta 
tenorem vestrarum litterarum, praesentibus annexarum, aperiri fecimus. In 
eo vero Cum magna reverentia ossa ac reliquias corporis beati Rumoldi 
Martyris, sana, salva, integra, et incorrupta, ac bene redolentia; lethalis 
vulneris signo, in sinistra parte capitis invento reperimus : et proptereu ad 
populi devotionem augmentandam, dicta ossa et reliquias corporis ejusdem 
gloriosi Martvyris, debitis ad hoc solemnitatibus et ceremoniis requisitis 
mediis, populo et Christi fidelibus cunctis ad ecclesiam ipsius Martyris 
advenientibus, et in magna et copiosa multitudine confluentibus, eadem 
vestra auctoritate tribus vicibus et diebus, videlicet in die Annunciationis 
Virginis gloriosae, mensis Martii vigesima quinta, pro prima; feria quinta 
in Paschalibus, mensis Aprilis sexta, pro secunda; et Dominica octava 
Paschae, ejusdem mensis nona, anni ab incarnatione Domini, millesimi 


APPENDICE 329 





quadrigentesimi octuagesimi, pro tertia, vicibus, ostendi et exhiberi, nobis 
praesentibus et astantibus decrevimus et fecimus. 

Ostensione et publicatione et exhibitione hujusmodi factis, praemissis et 
elapsis, reliquias et ossa corporis ejusdem gloriosi Martvris, nil diminuendo 
vel abstrahendo, sed sana, integra, et illaesa, pro ut reperimus, cum novis 
panniculis, telis ac rebus aliis. ad hoc solemniter consecratis, iterato ubi 
una nobiscum interfuerunt, Illustrissima Domina, Domina Margareta, 
Eduardi Regis Angliae germana, et hujus oppidi Duaria relicta, quondam 
mutuendissimi principis Domini Caroli Ducis Burgundiae, Brabantiae etc. 
et Maria ejusdem Caroli filia, ac illustrissimi et invictissimi Domini Maxi- 
miliani Austriae et Burgundiae Ducis conthoralis, et domina Machliniensis, 
ac nobiles Domini, Philippus De Croy, Comes de Symay; Ludovicus de 
Brugis, Comes Udonïi; Princeps de Steenhuyse ac Dominus de Gruethuse, 
Balduinus de Lannoy, et Joannes de Boeveryes, Dominus de Wierres, 
Milites : nec non venerabiles viri Domini et magistri, Joannes de Platea 
Vicedecanus; Robertus Hendrick Cantor, Ægidius de Musenis, Balduinus 
Hidde, Joannes de Kerckhove, Antonius Capitis, Judocus Nachtegale, 
Henricus Ghiselberti, Canonicus et Plebanus; Petrus Laurentii, Joannes 
Pycoti, Matthaeus Godefridi, Canonici; Hermanus de Busco, Antonius 
Ysendyn, Lambertus de Thenis, Ludovicus Walteri, Bartholomaeus 
Imbrechs, beneficiati de Cellaer; Joannes de Quercu junior, et senior, 
Augustinus Albi, Martinus Lancum, Henricus de Ghele, Cornelius Ducis, 
Joannes Dorspoel, Joannes Huberti, Joannes Vernyen, Symon Robosch, 
Capellani ecclesiae sancti Rumoldi; nec non Wilhelmus prior in Hanswyca, 
Joannes Cattendyck etc. Leonardus de Merica, sacrae paginae professores; 
Cornelius Vicegardianus Minorum, Joannes Boer Augustinianorum, et 
Godefridus Carmelitarum, Priores; Dominus Antonius vander Aa miles, 
Scultetus; Domicellus Henricus de Oevenbrugge, alias de Colem militis; 
/Ægidius Vranx, magistri Communitatis; Ægidius de Ghestele; Rumoldus 
de Baerdeghem, Joannes de Hamme, Joannes de Duffele, Petrus de 
Cennen, Georgius de Dorpe; Jacobus Beckeve, Henricus Langhe, Arnoldus 
de Damme, alias de Beneden. Petrus Caluwaert, Joannes de Baesrode et 
Jacobus Robbyns, Scabini; Wilhelmus de Winckele, Andreas Hoots 
decani Lanificii;, Joannes Mol, Ludovicus de Heyst, Antonius Boem, 
Wilhelmus de Beret, receptores sive reddituarii; magister Hubertus 
Wellemans pensionarius; Theodericus Adriani, Joannes Barbier, secre- 
tarii; Reynerus de Heelt; Bartholomaeus de Busco, Henricus de Erpe, 
Joannes de Beret, Joannes de Beckere, Godefridus Vriese, Rumoldus 
Quayvoer, jurati; Joannes de Platea, griffier; Petrus de Boene de Yetegem, 
Rumoldus Vleminc, rectores fabricae; Joannes de Brande, alias Cronaert, 
virgarius; Wilhelmus Oubeerts, alias Trabekier, custos et gubernator 
feretri, et quam plures alii utriusque sexus incolae hujus oppidi Machli- 
niensis et extranei : includi et recludi, magnis, reverentia, honore et 
diligentia intermediis, jussimus et mandavimus, et personaliter duobus 
notariis subscriptis ad hoc vocatis et requisitis inclusimus, et ad pristinum 
feretrum, unde per nos extracta fuerunt, reposuimus. 

Quae omnia et singula, sic ut praemittitur, per nos acta, vestrae pater- 
nitati sub appensione nostrorum sigillorum, ac subscriptione notariorum 
fideliter et legaliter scribimus, testamur, notificamus et insinuamus. Datum 


23 


330 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





et actum Machliniae, Cameracensis dioecesis, in Ecclesia sancti Rumoldi, 
praemissis praesentibus, anno Dominicae Incarnationis millesimo quadrin- 
gentesimo octuagesimo, indictione tertia decima, mensis Aprilis die decima, 
Pontificatus sanctissimi in Christo Patris et Domini, Domini Sixti divina 
providentia Papae quarti, anno nonno. Sic subscriptum. Et ego Georgius 
Monachi presbyter, Cameracensis dioecesis, publicus sacri Imperiali 
auctoritate, ac venerabilis Capituli hujus Ecclesiae sancti Rumoldi notarius 
et scriba juratus, et Vice-plebanus ejusdem, quia supradictis apertioni, 
ostensioni corporis ac reliquiarum sancti Rumoldi Episcopi et Martyris, 
inventioni et in loco suo pristino reinclusioni, caeterisque praemissis una 
cum dictis reverendis patribus interfui, eaque omnia sic feri vidi et scivi : 
ideo has patentes, dictorum dominorum sigillis sigiilatas, et manu meiin 
hac causa connotarii subscripti scriptas, manu propria subscripsi, signoque 
et nomine meis solitis signavi, in praemissorum fidem et testimonium, 
rogatus et requisitus. 

Et ego Hubertus de Wesemale, presbyter, Cameracensis dioecesis, 
perpetuus beneficiatus de Cellaer, in Ecclesia sancti Rumoldi, publicus 
Apostolica auctoritate Notarius, quia supradictis, etiam apertioni corporis 
ac reliquiarum sancti Rumoldi, inventioni, ostensioni et in loco suo pristino 
reinclusioni, caeterisque praemissis, una cum dictis reverendis patribus ac 
cum praescripto connotario interfui, eaque sic fieri vidi et scivi; ideo has 
patentes litteras manu propria scriptas, ac dictorum dominorum sigillis 
sigillatas, manu eadem subscripsi, signoque et nomine meis solitis signavi 
in praemissorum fidem, rogatus et requisitus. 


Voyez SoLLErius, Num. 161, page 38. 


XV. — Décret de Jean de Bourgogne, évèque de Cambrai, au sujet 
de l’Ostension des Reliques, faite par son Suffragant. — 16 avril 1480. 


Universis et singulis sanctae matris Ecclesiae Christi fidelibus. prae- 
sentes litteras inspecturis, Joannes de Burgundia, Dei et Apostolicae sedis 
gratia Episcopus Cameracensis, salutem in Domino sempiternam. Gratum 
pariter et acceptum Deo impendere credimus famulatum, dum a mentibus 
Christi fidelium, dubitationum nebula propellentes, ad Dei omnipotentis 
laudem, honorem et gloriam, Sanctorumque suorum venerationem in lucem 
veritatis deducimus, quae propter temporis diuturnitatem eisdem Christi 
fidelibus erant invisa, et ea propter aliis sic, aliisque sic afferentibus, 
admodum ignota. Sane nuper pro parte dilectorum nobis in Christo Vice- 
decani et Capituli, ac rectorum fabricae ecclesiae Collegiatae sancti 
Rumoldi, nec non legislatorum et incolarum oppidi Mechliniensis, nostrae 
dioecesis, nobis seriose exposito; quod cum a memoria hominum feretrum 
sanctissimi et gloriosissimi Martyris atque pontificis Rumoldi, ipsius eccle- 
siae Collegiatae Patroni, quod in eadem sumptuosissimo opere extructum, 
sub magnis veneratione et honore servetur, apertum, reque dictis fidelibus 
ostensum non fuerit a pluribus dubitatur, ab aliis vero ignoratur, si ejusdem 
Martyris atque pontificis corpus, sive corporis ossa in eodem feretro sint 
recondita : unde sit, quod ipse Martyr et Pontifex, ejusque reliquiae, in 
tam grandi veneratione, sicuti merito deberent, praesertim ab aliquibus 
haberi omittuntur. 


APPENDICE 331 


Quare pro parte praefatorum exponentium, nobis fuit humiliter suppli- 
catum, quatenus feretrum hujusmodi per reverendum in Christo Patrem 
Dominum Godefridum Episcopum Dagnensem, nostrum suffraganeum et 
in pontificalibus Vicarium, nonnullosque alios ecclesiae Praelatos aperiri 
ac illius reliquias, nec non documenta antiqua illis, ut verisimiliter puta- 
batur, apposita, cum debitis diligentia, reverentia, et honore, nostra aucto- 
ritate visitari et examinari, ac dictis Christi fidelibus, pro eorumdem 
augmentanda devotione, ac dubitantibus procul pellendis, ostendi mandare 
dignaremur. Nos itaque devotis eorum supplicationibus inclinati, praelibato 
Domino Episcopo Dagnensi, nec non caeteris monasteriorum dictae nostrae 
ac Leodiensis et Tornacensis dioecesium Abbatibus, super praemissis 
nostras vices impartiti sumus, committentes eisdem, quatenus feretrum 
hujusmodi aperiendum, reliquias in eodem reconditas ac documenta illis 
apposita, summa cum diligentia visitarent : illasque populo tribus diebus 
solemnibus, pro ampliori magnificentia et gloria, ipsiusque Sancti vene- 
ratione ostenderent nobisque rescriberent, quid in praemissis et circa ea 
fecerint et invenerint, ad finem quod singulis visis et mature rimatis, 
nostrum desuper decretum interponere valeremus : 

Cujus quidem commissionis vigore atque praetextu, praelibatus Reve- 
rendus in Christo Pater Dominus Godefridus Episcopus Dagnensis, nec 
non Franciscus Villariensis, Livinus de Boudeloe, Martinus sancti Ber- 
nardi supra Schaldam, Cisterciensis, Johannes sancti Michaelis Antver- 
piensis, Bartholomeus Averbodiensis, Wernerus de Tongerloe, Marcus 
Grimbergensis, et Rolandus Jettensis Praemonstratensis Ordinis, dictarum 
nostrae, Leodiensis et Tornacensis dioecesium monasteriorum Abbates, 
feretrum hujusmodi aperiri facientes ; reliquias in illo existentes, et docu- 
menta illarum diligenter atque mature visitaverunt et examinaverunt, 
illasque populo tribus diebus solemnibus, de nostris auctoritate et consensu 
ostenderunt : per quas quidem visitationem, examinationem et ostensionem 
luculenter constitit et constat, qualiter in feretro hujusmodi ossa ac reliquias 
corporis praedicti sanctissimi Martyris et Pontificis Rumoldi, sana, salva, 
integra, incorrupta, ac bene redolentia, lethalis vulneris signo, in sinistra 
parte capitis invento, cum magna reverentia reperierunt, recondita : quae 
cum simili reverentia, post dictorum trium dierum solemnium elapsum, 
nil addendo seu subtrahendo, sed sana, integra et illaesa, pro ut illa repe- 
rierunt, Cum novis panniculis, telis ac rebus aliis, ad hoc per dictum 
suffraganeum nostrum solemniter consecratis, iterato recluserunt. 

Nos itaque fide dignis relationibus praelibatorum dominorum Episcopi 
et Abbatum, fidem indubiam adhibentes, praesentium tenore decernimus 
et declaramus, ossa et reliquias corporis praedicti sanctissimi Martyris et 
Pontificis, in dicto feretro indubie fuisse et esse recondita, ac ea ut talia ac 
pro talibus, a singulis Christi fidelibus veneranda esse et venerari debere : 
in quorum omnium et singulorum, fidem et testimonium praemissorum, 
praesentes patentes litteras exinde fieri, et per secretarium nostrum signari, 
nostrique sigilli jussimus et fecimus appensione communiri. Datum et 
actum Mechliniae, dictae nostrae dioecesis, anno Domini millesimo qua- 
dringentesimo octuagesimo, mensis Aprilis die decima sexta, 


Voyez SOLLERIUS, page 39. 


332 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





XVI — Décret de Jean de Hauchin, archevêque de Malines, 
reconnaissant les Reliques de saint Rumold, recueillies après leur 
dispersion. — 3 novembre 158. 


Reverendissimus in Christo Pater et Dominus, D. Joannes de Hauchin, 
Dei et santae Sedis Apostolicae gratia Archiepiscopus Mechliniensis etc. 
Reducta hac civitate Mechliniensi (quae anno millesimo quingentesimo 
octogesimo, die nona Aprilis, per haereticos, Dei et Ecclesiae suae Catho- 
licae inimicos, ex improviso misere invasa et spoliata fuit, destructis et 
profanatis Dei templis, reliquiisque Sanctorum disjectis et dispersis) ad 
pristinam potentissimi Regis nostri Catholici, Domini et Principis sui 
naturalis, obedientiam; sua auctoritate pontificia protinus jussit congregari 
et recolligi, omni qua fieri potuit diligentia, reliquias S. Rumoldi pontificis 
et Martyris, suae metropolitanae ecclesiae, et hujus civitatis Patroni : 
desuperque et illarum verificatione per Reverendos et egregios dominos et 
magistros, Mathiam vanden Hove Archidiaconum, et Melchiorem Huys 
Canonicum, presbyteros, sacrae Theologiae Licentiatos, ad hoc per Reve- 
rendissimam dominationem suam, suosque confratres et Canonicos. prae- 
fatae ecclesiae capitulariter deputatos, diligentem capi, et per me notarium 
publicum, ejusdem Reverendissimae paternitatis suae Secretarium infra- 
scriptum, fideliter conscribi informationem et attestationem. 

Quibus peractis ostensioneque earumdem recollectarum reliquiarum, 
populo, in praesentia totius Cleri, magnificorum et ornatissimorum !: omi- 
no?um Consiliariorum supremi parlamenti Consilii, Gubernatoris, Schulteti, 
Burgimagistri et Consulum, nec non notabiliorum civium hujus civitatis, 
ad hoc in hodiernam diem, tertiam videlicet mensis Novembris, quae 
Dominica fuit, post Vesperas convocatorum, et in capella divo Martino 
sacra simul congregatorum, publice facta, atque dicta informatione, sic, 
uti praemittitur, super earumdem reliquiarum recollectione et verificatione 
capta, una cum attestationibus fide dignorum, super iisdem factis et anno- 
tatis, alta et intelligibili voce, per me notarium et secretarium praedictum, 
de mandato eorumdem Dominorum, Reverendissimi et Canonicorum, 
praelecta, idem Reverendissimus Dominus noster, pontificalibus indutus, 
easdem recollectas, recognitas et approbatas divi Rumoldi reliquias, huic 
cistulae sive capsulae reverenter immisit et imposuit, ejusque seram suo 
contrasigillo obturari et communiri jussit,ad tempus, et donec successu feli- 
cioristemporis, decentiori et magis ornato feretro reponipossent ; elargiendo 
liberaliter omnibus et singulis Christi fidelibus, qui huic Recollectionis 
reliquiarum divi Rumoldi solennitati interfuerant, et singulis annis in illius 
Recollectionis festivitate (quam in perpetuum die tertia Novembris in hac 
civitate Mechliniensi celebrari et observari voluit) divinis officiis in dicta 
ecclesia devote interfuerint, quadraginta indulgentiarum dies in forma 
Ecclesiae consueta. 

Quo facto, eadem cistula sive capsula (cui praesentes, manu propria 
ejusdem Reverendissimi Domini subscriptae, et dicto suo contrasigillo eis 
subimpresso munitae, in rei sic gestae perpetuam memoriam quoque 
impositae sunt) processione cum toto Clero hujus civitatis praecedente, 
populoque eamdem devote subsequente, illinc ad praefatam metropolitanam 
ecclesiam reverenter delata fuit, in loco condecenti, sicuti quondam solet, 


APPENDICE 333 





ad honorem Dei omnipotentis, et S. Rumoldi illius Patroni, cum solennita- 
tibus, processionibus et caeremoniis, antiquitus observari solitis et con- 
suetis, quam sua Reverendissima dominatio, praedecessorum suorum 
vestigia insequendo, dicta sua auctoritate approbat, et confirmat, in 
perpetuum conservandam. Actum ut supra successive, anno Domini mille- 
simo quingentesimo octogesimo quinto, Indictione decima tertia, dicta die 
tertia Novembris, pontificatus sanctissimi in Christo Patris et Domini 
nostri, D. Sixti, divina providentia ejus nominis Papae quinti anno primo. 


Voyez SoLLERIUS,  xvI, Num. 184, page 44. 


XVII. — Procès-verbal contenant les dépositions des témoins 
lors de la Reconnaissance des Reliques de saint Rumold. — 3 no- 
vembre 1585. 


Vergaederinge van de verstroyde Reliquièn van den heyligen Rombaut. — Naer 
dat de stadt van Mechelen op den 9 April z58o door cryghsvolk van den 
Prins van Oranien by surprise ingenomen was, en alle de kerken ende 
geestelijke plaetsen geinvadeert, ende geplundeert, de reliquien ende 
heyligdommen geprofaneert, ende gedestrueerd, en naer dat de selve stad 
van Mechelen wederom gekomen was onder de gehoorsaemheid van 
hunnen naturelijken Heer den Konink van Spaenien, 500 ist dat den Hoog- 
weerdigsten Heer Joannes de Hauchin Aertsbisschop van Mechelen, heett 
last gegeven aen alle Pastoors ende predicanten van op den 27 octobris 
1585 (wesende eenen sondagh) te verkondigen, en de heeft op swaere straffe 
geordonneert van dat eenider, die eenige reliquien heeft (principaelijk van 
sinte Rombaut) deselve te brengen in handen van de EE w : Heeren 
Matthys van den Hove Archidiaken, ende Melchior Huys, pristers ende 
Canoniken van Sinte Rombauts, Commissarissen daer toe gestelt, dewelke 
de selve hebben ontfangen, ende hun precieselyck geinformeert over alle de 
ontstandigheden ende ingevolge den selven Last is voor hun gepasseert het 
naervolgende : 

Alsoo in den jaere 7580 den negensten dagh van April, tot grooten jam- 
mere en de Verdriet deser Stad van Mechelen, is de selve onversienlyck 
ende listelyk bij die ongoddelijcke ketters, ende heretycken ingenomen 
geweest, de kerken, kloosters, ende alle andere geestelijke plaetsen gein- 
vadeert, gespolieert ende geprofaneert ende reliquin van Godsheyligen 
aldaer berustende, tot groote versmaedenisse van dien, verstroydt ende 
onveêrgeworpen, en de sonderlinge van den heyligen Martelaer ende 
Patroon van deser kerken sinte Rombaut, wiens lichaem tot gods eere, en 
synder eeuwiger memorie in de selve plach te berusten : Van welke 
reliquien, alsoo men hadde verstaen vele ende diversche godvrugtige 
persoonen, hadden gerecouvreert, opgenomen ende bewaert ofte doen 
bewaeren, 500 ist dat de voorschreve stad, nu onlancx tot gehoorsaemheyd 
der Co : lij : haeren naturelijken Heere, ende Prince gekomen, ende gere- 
concilieert wesende; die Hoogweerdige Heere ende Vadere in Gode, Heer 
Jan, duer die gratie Gods ende des Heylighs Stoels van Roome, Aerts- 
bisschop van Mechelen, hierop alvoren raed, ende advies genomen hebben- 
de met die Eerw. Heeren Archidiaken, deken, ende Cantor, ende reside- 
rende Canoniken deser voorschreve kerke, om tot deser ende andere 


334 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





verstroyde H. Reliquien wederomme te geraeken, ende om die tot stichtinge 
ende devotie van de goede gemeynte der kerke ende andere geestelijke 
plaetsen, daer die pleghen te berusten, te restitueeren, om in eeren ende 
gewoonelijke reverentien gehouden te worden, heeft naer den heysch van 
sijn digniteyt, ende geestelijke overigheyd, op den VI dag der maand 
Octobris anno 7585 des Sondaghs, in alle Prochie kerken der voorschreve 
stad, bij die Pastooren ende Predikanten doen verkondigen ende gebieden 
seer scherpelyck ende op seker pinen, dat die gene, die eenige H. Reli- 
quien, het waere van den H. Martelaere ende vriend Gods sinte Rombauts, 
ofte van eenige andere heyligen, onder hun waeren hebbende, ofte imand 
wiste, die alsulken onder hun hadden, die binnen drij daegen daer naer te 
voorschijne te brengen, ende te geven in hande van den Eerw. Heere ende 
meester Matthijs Van den hove pristere, licentiaet in der Gotheyt, Archi- 
diaken, en de Heer Melchior Huys, ook prister ende licentiaet in der 
gotheyt beyde Canoniken in der voorschreven kerke, Commissarissen 
daertoe expresselijk bij de voorschreven Heeren gedeputeert, overbren- 
gende ende seggende goedt bescheet, waar, hoe, ende bij wat middelen, sij 
aen de selve overgebragte Reliquien waeren gekomen, ofte hadden ver- 
kregen. Immers soo naue als U mogelijk om doene soude wesen, tot 
meeder versekerheydt van dien, ende om alle Caiomnie ende opspraeke 
van de quaedwillige en de ongoddeloose menschen te schouwen, welke 
geboden achtervolgende soo sijn gecompareert voor die heeren Commis- 
sarissen voornoemt, ende mij openbaer notaris ende secretaris des voor- 
schreve Hoogw. Heeren Artsbisschop van Mechelen die persoonen 
naergenoemt overbrengende die Reliquien onder geannoteert, ende daar 
op bij eede neerstelijk geexamineert wesende, hebben verclaert, sulex, 
ende alsoo hier claerelijk is naervolgende. 


In den Eersten is gecompareert voor mijn Heeren die Commissarissen 
voorschreven joufvrouwe Maria MEErsMAx begyntien oudt lviij jaren, 
woenende op de Balaene in thuys van Mijnheer Desouri, op t’hoeckxken 
van de Meulenstraete, verclaerende op haeren eedt, dat sij wel indachtig 
is dat Anneken de Roy, haer mede-begyntien, haer deponente geseyd heeft, 
op den eersten dag van de pillagie deser stadt, te weten in het jaer van 
tachentigh, gehaelt te hebben uyt Sinte Rombauts kerke een hoofd ofte 
beckeneel, d'welk sij sijde waeragtig te sijn Sinte Rombauts hoofd want 
(alsoo sij haer velclaerde « sic ») soo was haer dat gegeven uyt die kiste, 
die stont ter plaetse, daer Sinte Rombauts Casse plachte te staene, van 
eenen jongen sanger van Sinte Rombauts kerke, genoemt Guilliame, welk 
hoofd sij haer corts daernaer heeft getoont, ende verclaert de selve 
deponente, nu het hoofd haer getoont wesende bij den Eerw. Heere den 
Archidiaken, te sijne het selfste dat die voornoemde Anneken haer somtijds 
getoont hadde. 

ANNEKEN VAN RoyE oudt 37 jacren, begijutien van t'egroot begijnhof alhier 
binnen Mechelen, verclaert onder eedt hoe dat op den eersten ofte tweeden 
dag (sonder anders den teydt sekerlijk te weten) naer het innemen ofte 
pillagie deser stad, d'welk gebeurde anno 80, den negensten dag van April, 
is gekomen in de kerke van Sinte Rombauts, duer die deure van onse 


APPENDICE 335 





Lieve Vrouwe van Cameryck, alwaer sij onder andere gevonden heeft 
eenen genoemt Guilliam de kannoy (sic) een van de jongste sangers van de 
selve kerke, bij den welken sij dede afnemen van Onse Lieve Vrouwe 
eenen schoonen gauwen lakenmantel, die sy leyde en berghde in haeren 
schoot; gaende van daer metten selven Guilliam nae den Choir, ter plaatse 
daer die Casse Van Sinte Rombaut placht te staen; alwaer sy sag staen 
een houte kiste ofte Casse, ende daer inne een verscheurt zyden kleedt 
waer inne gewonden was (alsoo haer den voorschreven Guilliam tot 
haerder begeerten boven geklommen synde, sijde) het gebeente van een 
lichaam, waer uyt met groote haesten sy sag den selven Guilliam nemen 
het beckeneel hetwelk hy haer in haeren schoot leverde, en hoewel si] 
geerne van den selven gebeente meer soude gehad hebben, soo en durfde 
sij nochtans aldaer niet langer vertoeven, over mits den grooten grouwel 
ende verveirtheid die sy hadde van krijgschvolk, ende hun overlast, 
welken overlast sij s0o lichtelijk niet en soude ontgaen hebben, ende hadde 
gedaen den voorschreven gauwenlaeken mantel van Onse Liever Vrouwen, 
die sij in haer schoot hadde, ende daer mede bedeckt het voorschreven 
beckeneel, want tewijlen de selve mantel haer was bij de soldaeten ont- 
wellicht : soe behiel sij ’t voorschreven beckeneel hy haer, ende ginck 
alsoo seer verbaest naer huys, seer bedeckt houdende het voorschreven 
beckeneel, te weten in ‘t gulden brandtijsere bij de ijsere lene, alwaer si] 
was woonende met Hendrick Deens, sijde laeken vercoopere, seer God- 
vruchtig man, alsoo sij sest : de welken ‘tsij t'selven te kennen gaf ende 
ook aen heer Aert Masculier, Sellaer in Sinte Rombauts kerke, aen Heer 
Jan Deens nu overleden wesende, aen een begijntien bij haer woonende 
genoemt Mayken Meersman,.tot welken beckeneel, om luttel gehandelt te 
worden, sij verclaert te doen maeken te hebben een Casseken over de drye 
seyden met gelaesen gesloten, bij eenen schrijnmaekere genoemt Jan, 
woonende op die balaene aldernaest den Thabor, verclaerende voorts hoe 
dat sy t'anderen tijden versoeckt geweest hebbende bi; Lynken ende 
Bayken Snoucks, byde begynkens niechten van heer Thomas Luytens 
Capellaen van t'voorschreven grootbegijnhof, hun lieden heeft geleent het 
selve beckeneel, om op sinte Ursulendag daer voor misse te doen, ende 
daer mede hun devotie te houden, d'welk sy wederomme binnen acht 
daegen haelende, heeft wel gemerckt dat het selve Beckeneel was, dat sy 
hun geleent hadde, maer alsoe sy koste bemerken, soo was daer een kleyn 
stuckxken afgepits, waeromme niet wel tevreden wesende en heeft noyt 
meer weg geleent; maer daer naer altijdts by haer gehouden ende in groote 
heere en de devotien bewaert. 

Dit voorschreven afsebroken stuckxken is overgebracht in handel van 
mijne Heeren die Comissarissen bij BARBARA VAN DEN DYyCKE, die onder 
haeren eedt dat haer Lynken Bessems dat selve stuckxken gegeven hadde, 
dat sy (alsoo sy haer syde) t’ selve afgepits hadde ten tyde dat hun t’ selve 
Beckeneel by de voorschreven Anneken Van Roye geleent was. 

BEYKEN SNoucxx begyntien, geroepen wesende voor myne Heeren die 
Comissarissen, ende haer getoont wesende het voorschreven beckeneel, 
verclaert op haer deel hemelrickx het selve te syne, dat hun lieden geleent 
was op Sinte Ursulendag by Anneken Van Roye haer mede begynken. 

Heer AERNOULT MASQUELIER, prister, Sellaer in Sinte Rombauts kerke 


336 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





geroepen synde voor myne heeren die Comissarissen voorschreven, heeft 
verclaert op syn pristerschap hoe dat hy, vier ofte vyf dagen, raer dat die 
spoliatie van Sinte Rombauts kerke geschied was, te weten in t jaer van 
80, hy heeft gesien ten huyse van Hendrick Deens alsdan woonende in'’t 
gulde brandijsere, aen den Steenwe;h, seker beckeneel, hetwelk hy van 
Anneken Van Roye begijnken verstont gehaelt te syne uyt Sinte-Rombauts 
Choir ter plaetse daer Sinte Rombauts Casse gestaen hadde, welk becke- 
neel hem bij de voorschreven Heeren getoont wesende, hy segt niet te 
twyffelen, t is het oprecht, ende waerachtig beckeneel van den heyligen 
Martelaer Sinte Rombaut, door dien hy t' selve nog wel tweemael van te 
voren hadde gesien, te weten die eerste reyse, ten teyde dat de stadt 
geplundert was van de Spaegnjaarden wesende alsdoen die Casse onsloten, 
en die Reliquien uytgenomen, ende daer naer, doen die selve Reliquien 
wederomme waeren innegelegd, heeft ook nog eens t’ selve beckeneel 
getoont gesien by myn Eerw. Heere den suffragaen van mechelen, Pepyn, 
t welke was van de selve gedaente, ende couleur, gelyk hy het t selve nu 
is bevindende, ende aenmerkende, verclaert ook hoe dat de vorrschreve 
Anneken Van Roye is een seer deugdelyke ende devote herte, die niet en 
soude willen uytgeven dan die gerechtige waerhevydt. 

GUILLIAEME DE LANNoy oudt omtrent 24 jaeren geweest hebbende cho- 
rael van Sinte Rombauts kerke alhier binnen Mechelen, een teydt van vyf 
ofte ses jaeren, verclaert op synen eedt solemnelyck gedaen in handen van 
myn Eerw. heeren den Archidiaken, hoe dat op den eersten ofte den 
tweede dag van de laetste furie die gebeurde in t jaer van 80, in de maendt 
van April, van den dagh anders niet sekerlyk wetende duer die groote 
beroerte ende turbatie die binnen de stad was, is gekomen in de kerke van 
Sinte Rombauts om te siene oft hy aldaer niet en soude hebben kunnen 
salveren. Ende aldaer wesende, heeft hem geadresseert ter plaetse daer die 
casse van Sinte Rombauts placht te staene, ende siende de deuren open- 
staen, s00 is hy geklommen over het tweede letsel daer de dry candelaers 
opstonden, ende namp uyt die houte kiste, die hy daer vont staende, met 
het gebeerite ofte Reliquiën van Sinte Rombauts daer inne liggende het 
hooft ofte beckeneel, t welk lag op ‘’t cattuen, ende gaf alsoe met ter 
haesten een begynken genaemt Anneken Van Roye t selve in haeren 
schoet leggende ende verburgende, die op syn weerlickx was gecleet, haer 
seer wel kennende, en die daer omme hem seer was biddende; ende hem 
deponent by die heeren Commissarissen het selve beckeneel getoont we- 
sende, ende wel gesien ende gevisiteert hebbende, segt dat te houden voor 
het selve dat hy hier voortyts uyt de voorschreven houten kiste hadde 
gelanck ende haer Annekens voorschreven in haeren schoet gegeven, te 
meer het selve verkennende aen dat groot lyckteenen dat men was aen- 
merkende, over die een syde van den selven beckeneele. Verclaert nog 
voorts ten selven tyde afgenomen te hebben van het belt van Onser Lieve 
Vrouwen in de selve kerke eenen gauwen laeken mantel die hy ook de 
voorschreven Anneken in haeren schoet gaf, welken mantel alsoo hy 
naemaels verstaen heeft, haer by de soldaeten is afgenomen geweest. 
Anders voorts men hier af niet breeder weten te spreken, deur dien hy van 
dier tydt af tot nu toe uyt Mechelen geweest heeft, verclaerende deser syne 
voorgaende depositie waerachtig te wesen. 


APPENDICE 7 





RomBauT van DE ZypE sone Hendricx, oudt omtrent 16 jaeren, heeft 
overgebracht in handen van myn heere den Archidiaken voorschreven, 
een lanck been, hetwelck scheynt te wesen het been van die knyen tot aen 
de hope, verclaerende op syn saligheyd ende deel hemeliekx het selve 
niet synder eygender hand genomen te hebben uyt die houte kiste staende 
daer die Casse van Ste Rombaut plocht te staen, in Ste Rombauts kerke 
alhier binnen Mechelen, welke houte kiste hy bevond boven opengebroken 
te syne, en dat op den eersten dagh van furie ofte pillagie die geschiede in 
t’ jaer 80 lastleden, hebbende het selve been van daer gedraegen ten huyse 
van synen vader, in de Gulden poorte, ende genaeyt in eenen schoonen 
witten lynwaerten doeck, ende alsoo tot nog toe seer wel bewaert, ver- 
claerende nog voorts, dat hy op den selven tydt met hem in de kerke 
van Ste Rombauts leyde een begynken dat alsdoen was woonende in 
t’ brandysere aldaer naest syn svaeders huys, en wederomme met de 
selve uit de kerke komende, soo syde hem t' selve beggynken, hoe dat 
sy Ste Rombauts hooft in haeren schoot hadde, en sagh in haeren schoot 
een juweel van gouden laeken, alsoft t geweest hadde een Choircappe, 
maer komende met het selve beggynken tot ontrent het palays, siende 
dat het voorschreven bcggynken aengetast wierdt van een ingelschen 
soldaet, heeft haer verlaeten ende liep t huyswaerts, niet wetende hoe 
dat er daer voorts mede gevaeren is. Op hetgene des voorschreven is 
gevraegt ende geexamineert wesende Hendrick van de Zype, vadere des 
voorschreven Rombauts, heeft verclaert hoe dat hem synen sone van dit 
been, ende hoe dat hy dat gehaelt ende verkregen hadde in t’ lange ende 
breede te kennen gegeven, denwelcken hy beval het selve wel ende 
secretelyck te bewaeren, gelyck hy segt gedaen te hebben, t’ selve alsoo 
waeragtig te syn by synen eede affirmerende. 

Heer Prerer BERNAERTS, prister prochiaen van Ste Peeters, bringt 
over, in handen van mynheeren die Commissarissen, seker stuckxken 
van eene rubbe gestelt in een rond syden capselken, t welk hy ver- 
claert hem gegeven te syn van een jonge dochter, die hem syde dat 
gehadt te hebben van den soon van Hendrick van de Zvpe, met noch een 
kleyn stuxken dat de voorschreven heere Pieter syde daer afgebroken te 
hebben buyten het selve capselken wesende, t'  selve alsoo in fide 
sacerdotij verclaerende. 

Is gecompareert vonr myn heeren die Commissarissen voorschreven, 
heer GizLes SUKENS, pristere, cappellaen in Sinte-Rombauts kerke, voorts 
brengende met groote eer ende reverentie een lanck been van den 
H. Martelaer Ste Rombaut, alsoo hy seyde schynende te wesen van aen 
de knyen tot in de hope, hetwelck hy by synen eed verclaert, gehad te 
hebben van wylen Jan van de Houte nu overleden wesende, glaesemaeker, 
die placht te woonen onder den thoren van Ste Rombaut, dewelke Jan in 
syn leve verclaerde hem t selve been in de laeste furie gehaelt te hebben 
in de kerke van Ste Rombaut, in den Choir, aldaer verstroyt ende 
uytgeworpen lag met noch andere gebeente ofte Reliquien van Ste Rom- 
baut, ontrent die plaetse daer de Casse plach te staene, ende het selve 
been geleyd wesende by het been hier voren overgebracht by Rombaut 
sone van Hendrick van de Zype, is bevonden te wesen van gelyke groote 
ende couleur ende kennende sulcx dat niet te twyfelen en is t is van de 


24 


338 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





selve Reliquiën, gelyk hy declarant verclaert t selve voor sulcx tot noch 
tot nog in eere ende reverentie en met devotie bewaert te hebben. 

WILLEM DE GURTTERF, Oudt 40 jaeren, gehouwt wesende, schipman, 
woonende alhier binnen Mechelen in t gulden leeuwken, verclaert op 
synen eed, hoe dat hy, op den tweeden dag naer het laeste innemen van 
Mechelen, is gekomen in Ste Rombauts kerke in den Choir, ende siende 
aldaer ontrent de plaetse daer Ste Rombauts Casse placht te staene, veele 
beenderen ofte Reliquièn van Ste Rombaut, alsoo hy wel presumeerde, 
verstroyt liggen, heeft met’ er haest sommigh gebeente opgeraept, waer af 
hy corts daer naer gaf aen Heer Jan Moens, pristere woonende ontrent 
Onser lieve Vrouwer kerke, een lanck pypbeen, ende die reste heeft by 
hem gehouden tot noch toe, in groote devotie, ende met hem dikmaels te 
schepe gehad, ende megevoert uyt vreese dat het hem t huys soude 
genomen hebben geweest, welk gebeente schynt te syn van t’ steert-been; 
ende heeft hem laeten duncken dat hy ende syn schip altydts bewaert svn 
geweest van alle quaede fortune erde ongeluck; ende wesende dit 
gebeente gevocht aen noch seker ander gebeente, gelyck dat overbracht 
hadde Pieter Morissens, metsere, sonder daer af eenig ander bescheet te 
hebben connen aligeren, dan dat t’ synen soldaeten hem hadden gegeven, 
hem te verstaen gevende dat sy t’ in de Choir van Ste Rombaut in de furie 
opgeraept hadden, soe heeft men werkelyk bevonden die op een te passen, 
en te wesen van eenen lichaem, ende alsoo waarachtige Reliquiëen van 
Sinte Rombaut. 

Compareerden oock voor myn voorschreven Heeren die Commissa- 
rissen ANTHOINE MorIssENs, oudt 19 jaeren, ende Pieter Morissens, oudt 24 
jaeren, gebroeders byde metsers gewoonelyck te werken aen Ste Rombauts 
kerke, welken verclaert op synen eedt, waerachtig te syn hoe dat hy, op 
den eersten dagh van de voorschreven furie (soe hun dunckt) is gekomen 
in de Choir ontrent de plaetse daer Ste Rombauts Casse placht te staen, 
ende siende dat het gebeente van den H. Martelaer Ste Rombaut lacht 
ontrent de selve plaetse verstroyt, soe heeft hy daer af sommige opgeraept, 
te weten sommige kleyn heenkens van ribben ende een kleyn pypbeen, 
dat hy daernaer synen voorschreven broeder Pieter Morissen te bewaeren 
gegeven heeft, welke syn broeder het selve gebeente in handen van de 
voorschreve heeren Commissarissen heeft overgelevert, verclaerende hy 
Anthoine de selve te syne, die hy svnen broeder t anderen tyden te 
bewaeren gegeven hadde. 

Joris VAN BERINGHE, jongman ongetrouwt, wesende in den ouderdom 
van 18 jaeren, sone van meester Adriaen van Beringhe chirurgien oft 
barbier, woonende alhier binnen Mechelen aen die eysere lene, verclaert 
voor die gerechtige waerheydt, en op syn deel hemelryckx, hoe dat hy 
naer het laeste innemen deser stadt : in de meeste furie op den eersten 
dagh, ontrent den avondt tusschen dry ende vier uren, is gekomen in de 
kerke van Ste Rombauts ende aldaer een wyle tydts geweest hebbende is 
geklommen op die plaetse daer die Casse van Ste Rombauts placht te staen, 
ende heeft aldaer opgenomen seker gebeente lanck ontrent onder halven 
voet, met noch een kleyn kort beenken schynende te wesen van de vergei- 
ringe van het ruggebeen met de hoepe, welck gebeente lach uytgestort 
uyt een houten kiste, daer t’ scheen ingelegen te hebben; en heeft dat 


APPENDICE 339 








thuyswaert gedraegen, hebbende het grootste been in bewaeringe gegeven 
aen heer Joris van Beringhe pristere, cappellaen van Ste Kombauts kerke, 
ende het kleynste aen syn vader, der voorschreve meester Adriaen, die 
t selve gebeente als waeragtige Reliquiën van Ste Rombaut tot nu toe in 
groote eere, reverentie, en met devotie bewaert hebben, gelyck ook is 
verclaerende Catharina Delaet huysvrouwe des selfs meester Adriaens; 
affirmerende oock onder eedt t selve gebeente te wesen dat haeren voor- 
schreven sone doen ter tydt t huys gebracht hadde, sonder veranderinge 
daer af (d’ haers wetens) gedaen te hebben. 

Heer Jan MoeEns, pristere, cappellaen van onser lieve vrouwe over 
Deyle, oudt ontrent 65 jaeren, verclaert in fide sacerdotij, hoe dat in de 
paeschdagen naer het laeste innemen deser stad, aen hem gebracht is 
geweest by Willem de Gurttere schippere woonende in den gulden Leeuw 
by die groot brugge, seker gebeente schynende te syn een scheen been, 
die hem verclaerde hoe dat hy t’ selve gebeente, in de spoliatie van 
Ste Rombauts kerke, ontrent die plaetse daer die Casse plachte te staene, 
opgenomen hadde, en dat het was ontwyffelyck van der gebeente van 
den H. martelaer Ste Rombaut, waeromme hy deponent heeft het selve 
gebeente tot nu toe met groote eere ende devotie bewaert; hier op ook 
ondervraeght wesende den voorschreven Willem affirmeert op syn manne 
waere den voorschreven heer Jan de waerheyd verclaert te hebben. 

RomMBAUT VERCAMMEN, oudt 33 jaeren, grafmaeker van Ste Rombauts 
kerke, verclaert by synen eedt, hoe dat hy op den eersten dagh des 
smorgens t acht uren, naer dat dese stad ingenomen was, hem bevind 
heeft ter plaetse, daer die Casse van Ste Rombaut plachte te staene, daer 
toen stont in plaetse van dien een houte kiste, die hy bevond boven open- 
gesmeten te syn, ende sag daer inne het gebeente liggen op een zeyde 
kleedt, niet sekerlyk wetende oft het hoofd daer in was, ofte niet, deur de 
groote verbaestheyd ende verveertheydt, maer laegen alstoen nogh die 
gebeenten in de voorschreven houte kiste onverstroyt, en namp hy 
deponent daer uyt een gebeente hetwelk hem doght te wesen het cleynste 
been dat komt aen de joncture van de hand, waer af hy sommige mede- 
gedeeld heeft naemelyk den ouden schouteh Bouve'ercke, nu stadthoudere 
van de leene, die t’ selve als heden heeft doen overleveren by myn heere 
den Canonnick Longin geleyd in een swert courat sacxken, item aen 
Eustachius van Bierbeke causmaeker woonende in de Roye van Jessé een 
stucxken, item aen die huysvrouwe van Rombaut D'’huens ontfanger en 
tresorier van de stad, item noch aen de huysvrouwe van Coenraert van 
Alen rentmeester van t  Capittel, item noch aen Pieter Morissens die 
t’ selve als heden overgebracht heeft; die reste wesende noch een kleyn 
stuckxken heeft Rombaut voorschreve overgebracht, ende is by den 
anderen geleyt, anders hier af niet meer wetende. 

Heer SEGER VERSTEYNEMEULEN, pristere onderpastoor van Ste Rombauts 
kerke brengt over seker schoon Reliquiën van Ste Rombaut, te weten een 
groot hopebeen met noch een schoon ander been, ende een ruggebeenken 
dat hy verclaert hem gegeven te syn van Seger de Dryvere, Peeters sone 
die het selve gebeente (soo hy verclaert heeft) gehadt heeft in de laeste 
furie in Ste Rombauts kerke, daer die kiste van Ste Rombaut stont in 
dewelke hy voorschreve gebeente vondt liggen op cattoen. 


340 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





Hier naer compareerde voor myn heeren die Commissarissen heer ende 
meester LaurEYs NAEGELMAECKER, prister Plebaen van Sinte Rombauts 
kerke, de welke in de tegenwoordigheyd van Eustachius van Rierbeke gaf 
over seker kleyn stuckxken van gebeente seer vast gebonden in schoon 
pampier, ende met draet toegebonden, verclaerende dat hem t’ selve was 
gegeven té Namen, in de stadt wesende by den voorschreven Eustaer, die 
ook verclaerde ende affirmeerde t selve te syne dat hy den voorschreven 
heere Plebaen gegeven hadde; en dat hy dat ontfangen hadde t’ anderen 
tyde van Rombaut Vercammen, grafmaeker van St° Rombauts hier vooren 
genoemt. 

ADRIAEN VAN VORSSELE, oudt ontrent 16 jaeren, nu schole gaende in de 
groote schole, moeder noch vaeder hebbende, woonende nu tegenwoor- 
dighlyk by Joffrouw van Waterdyck, verclaert hoe dat hy ten tyde die 
kerke van Stt Rombauts ingenomen ende gesplolieert wert, hy in de selve 
kerke is geweest ende geklommen wesende op die plaetse waer de Casse 
van St° Rombaut plachte te staene, heeft daer inne getast, overmits dat het 
aldaer doncker was, ende alsoo van op den bodem ofte grondt opgenomen 
vyf beenkens waer af het eene was een rubbeken ende de andere viere 
hals beenkens waer af hy alhier de twee is overleverende, die tot nu toe 
bewaert heeft Jan van de Wiele woonende op de merct naest de Croone; 
van de welke den voorschreve Jan (alsoo hy aen Adriaen verstaen heeft) 
de andere heeft weghgegeven, niet wetende aen wyen, heeft noch de selve 
Adraen doen overbrengen by Jan de Vleeschouwer seker stuckxken van 
kleyn beenkens die hy segt hem t’ anderen tyde gegeven te hebben, maer 
alsoo hun dunckt, soo syn die veel kleynder dan doen hy hem die leverde, 
welken Jan verclaerde anders geen ontfangen te hebben. 

QuINTEN CAPPERS, oudt 20 jaeren, jonck geselle woonende op de Coren- 
merct, verclaert op synen eedt hoe dat hy ten tyde van de furie op den 
eersten dagh gekomen in de kerke van Ste Rombauts ontrent die plaetse 
daer die Casse plach te staene, en siende aldaer doen liggen bynae het 
geheel gebeente van Ste Rombauts lichaem, heeft daer afgenomen het 
nekebeen, waer af hy een stuck gegeven heeft t ander tyde aen Anthonius 
van Dormaele alhier present wesende t’ selve alsoo bekennende, ende 
overleverende, ende het ander deel aen een begynken genaemt Magda- 
leenken, een seer oudt persoon woonende in de Schipstraete, ende nu in 
t begynhoff, t selve soo waerachtigh te syne, hebben byde deze persoonen 
verclaert. 

EzisABETH die huys vrouwe van meester Jan Gheens woonende alhier op 
de Wollemerct, brengt over een beenken wesende een dick cnotselken in 
een briefken gewonden, daer daerop stont geschreven : dit is van t ge- 
beente van Ste Rombaut; dwelke sy verclaert gevonden te hebben in 
t sterfhuys, en onder de juweelkens van haer moyken saliger; niet anders 
wetende, t’ is van de Reliquiën van den H. Martelaer Ste Rombaut, gelyck 
naer t coleur genoech is uytweysende. 

Marie OYvaERTSs weduwe wylent Cornelis van Heyst woonende in de 
Lange nieuwstraet achter Onse lieve Vrouwe kerke heeft overgebracht een 
kleyn beenken t’ welk sy verclaert haer gegeven te syne by eenen genaemt 
Hans Gomaer Jans sone die toen woonde in de Steenstraete over de groote 
brugge, dewelke haer deponente syde, ten teyde dat hy haer dat gaf, hoe 


APPENDICE 341 





dat hy t voorseyde gebeente ofte Reliquien hadde gehaelt in Sinte Rom- 
bauts kerke, ter plaetse daer die Casse plachte staene op den selven dagh 
dat die kerke ingenomen en gespolieert was van de geusen, waer omme sy 
segt het selve gebeente altydts in eeren gehouden te hebben als ontwyffe- 
lyk wesende van Sinte Rombaut, hebbende gesien dat de voorseyde Hans 
het been ont stucken brack, waer af hy haer een deel gaf, ende het ander 
deel behielt hy by hem, naermaels verstaen hebbende hoe dat hy syn deel 
soude gegeven hebben Mayken van den Eynde syn moyken woonende nu 
in holland in den Haege : dese Reliquien by die heeren Comissarissen ge- 
visiteert wesende, dunckt hun aen t’ couleur ende merck dat sy syn van 
den heyligen martelaer Sinte Rombaut. 

Jan Van ELSEN oudt 3r jaeren gehauwt wesende, ouvende in den 
Stéenwegh, in de gulde handschoen. Causmaecker, verclaert op sijnen 
eedt hoe dat in ‘tinnemen van de Stadt van Mechelen, in de eerste furie syn 
huys wordt ingenomen van eenen brusselaer genaemt Pieter apotiquaire 
denwelke hem als gevangen met een lompe gebonden leyde in Sinte 
Rombauts kerke geloovende wel dat het was op den eersten dagh van de 
furie ende komende ontrent die plaetse, daer die Casse van Sinte Rombaut 
plachte staene, soo heeft hy vele gebeenten sien liggen boven op de taffele, 
soe vele al oft van eenen geheelen lichaem hadde geweest. hetwelk hem 
dochte te liggen op den grond van de Casse van Sinte Rombaut, ende 
namp daeraf seer properlyk ende secretelyk sonder wete van syn soldaet 
een stuckxken van een rubbe aat hv verstack, en soude het beckeneel 
oft iet anders groot genomen hebben, hadde hy weten bergen van de 
soldaten, die het hem sonder eenigh twyffel wederomme afgenomen soude 
hebben, ofte ten minsten eenige schamperliesperheyd aengedaen; ver- 
claerende van de selve rubbe gedeylt te hebben die weduwe Jan Bliek, die 
daer op ondervraegt wesende, heeft bekent t  selve waeraghtig te wesen 
hebbende ook het selve stuckxken overgebracht verclaert dat het selve is 
soe hem dunckt, dat hy op die voorseyde tafel ofte gront van de kiste hadde 
sien liggen. 

JAN IN DEN DAGx, oudt 26 jaeren, getrouwt, lootgietere woonende op den 
hoeck van de beghynestraat in den meersman, verclaert hoe dat in die 
furie als die kerke van Sint Rombaut gespolieert werd, alsoe hy verstaen 
heeft van syn moedere, soe hadden syn susters, die doen maer oudt en 
waeren seven ofte acht jaeren, geweest in den Choir van Sinte Rombauts 
ontrent die plaetse, daer die Casse van Sinte Rombaut hadde gestaen, 
siende die luyden van de beenderen ofte reliquien opraepen van Sinte 
Rombaut, ook mede opgeraept seker gebeente, al oft geweest hadde van 
een schene, sulckx dat syn moedere presumeerde het selve gebeente te 
wesen van den heyligen Martelaer, Sinte Rombaut, hebbende het grooter 
eeren gehad, hebbende syne ouders t' selve gebeente mede gedraegen 
naer holland, niet te min voor hun vertrek zoe gaven sy Linken Smits 
woonende in de Coestrate een stuckxken, dat van t’ principeelste stuckxken 
afgesneden was, dewelke de selve Linken Smits voor myn heeren die 
Comissarissen comparerende onder haeren eedt daer af gevraegt wesende, 
eerst bekent t’ selve afgesneden te hebben van een groot been van gelyke, 
dat overbracht by Joris Van Beringe. 

RomBaUT LAURENS, oudt 28 jaeren, schoenmaker, woonende in de huyde- 


342 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





vettershamp, ende met hem Jan Joleyns, oudt 33 jaeren, ook oudt schoen- 
maker, woonende oÿk in den hamp in de Augustyn straete, verclaerende 
de selve Jan Joleyns onder eedt dat hy op den eersten dag van de furie is 
in de kerke van Sinte Rombauts geweest ter plaetse, daer die Casse van 
Sinte Rombaut plachte staene, en siend>: de houte kiste, daer die lichaem 
ofte gebeente van Sinte Rombaut innelaegen, dat op dat nedergeworpen, 
heeft daer af genomen een beenken hetwelk schynt te zyn van ontrent de 
oire, welk beenken lach buyten die kiste maer seer naest daer aen, welk 
hy gegeven heeft t anderen teyde den voornoemden Rombaut t’ selve ook 
alsoo bekennende, ende alhier overleggende, verclaerende ook onder eedt 
het selve te syne dat hy van den voorseyden Jan ontfangen hadde, ende 
tot nu toe wel getrouwelyk bewaert hadde. 

CHRISTOFFEL JoEsr, oudt schoenmaker, woonende in de Bogaertstraete, 
oudt omtrent 46 jaeren, brengt over een rubbeken, hetwelk hy voorwaer 
verclaert hem gegeven te syn van synen knecht, die genaemt was Jacques 
Boens nu woonende Sinte Claes in t landt van Waes, die hem verclaerde 
dat hy hem dat gaf, t selve opgenomen hebbende in Sinte Rombauts 
kerke omtrent die plaetse daer Sinte Rombauts Casse plachte staen, en 
dat in de laeste furie, t’ selve alsoo by eede affirmere. 

BaprisrTa VERWYEN, causmaecker ende wvnroyer deser stad, brengt over 
twee beenkens van eender rubbe van Sinte Rombaut, verclaerende op 
synen eedt hoe dat Joest de Custere die nu absent is hem t' anderen 
teyde gegeven hadde, ende hem voorwaer geseyt, hoe dat hy die gehaelt 
hadde Sinte Rombauts in de kerke, ontrent die plaetse daer de Casse 
gestaen hadde. e 

Haxs van LaARE, Janssone, oudt 17 jaeren, bringt over een beenken, 
hetwelk schint te syne van den hals van Sinte Rombauts, verclaerende 
hem t’ selve gegeven te syne by Baptista Verwevyen voor reliquie ende 
gebeente van Sinte Rombaut, ende t’ selve bewaert te hebben van een 
maendt naer die laeste pillaige ofte furie. 

BarBara VERSPyCK, jonge dochter, oudt 29 jaeren, brengt inne een 
stuckxken van een Rubbe, meynende voorwaer te wesen Reliquie ofte 
gebeente van Sinte Rombaut, en voor lichteeken zegt hoe dat het selve 
opgeraept is in de furie, in Sinte Rombauts Choir ontrent die plaetse daer 
die Casse van Sinte Rombaut plachte staene by een jonck meyken 
geheeten Joanneken in den Boom, die haer syde, dat het gebeente al 
verstroyt lagh in de Choir. 

Guizziam VAN ORSAGHEN, blauwverver, woonende in de begvyne straet, 
verclaert op synen eedt dat hy op den eersten dagh van de furie heeft 
opgeraept in Sinte Rombauts kerke, ontrent de plaetse daer Sinte Rom- 
bauts Casse plachte staene seker beenkens wel tot vyve ofte sesse toe, 
dewelke hy daer naer heeft gedeylt onder dwersche vrinden, die hy niet wel 
en soude weten te specificeren, waervan Truyken van Alckhem alhier 
present wesende brengt over een beenken, hetwelk den voorseyde Guilliam 
verclaert eene te syne van dat hy in de laeste furie geraept hadde ter 
plaetse voorseyde, ende syn suster hadde gegeven die t aen de voorseyde 
Truyken hadde gegeven, alsoo sy oock was bekennende. 

BarBarA VERSTRAETEN, beghynken, oudt 40 jaeren, brengt alhier over 
seker beenken, wesende een dick cnobbelken van Sinte Rombaut alsoe 


as ddtitteé sde 


APPENDICE 343 








sy meyndt haer t’ anderen tyde gegeven by eene genaemt Anneken Buys 
jonge dochtere, nu overleden wesende, dewelke hacer sekerlyk geseyt 
hadde, dat het was gebeente van Sinte Rombaut, ende dat sy t sekerlyck 
wel wiste, gelyk ook schynt by het couleur ende reuke. 

ANNEKEN, die weduwe van François van den Kerkhove, woonende in 
de Egenstraete, geeft over seker reliquie van Sinte Rombaut, alsoe sy 
seyde ende dickmaels verstaen hadde van haeren man ten tyde dat hy 
noch leefde, anders daer af geen bescheet hebbende. | 

BarBara Mans, weduwe van meester Pieter van den Houte, woonende 
in den Bruel, bringt over seker lanck beenken, welk sy verclaert by haeren 
sone Hans van den Houte, nu oudt synde 18 jaeren, opgeraept geweest 
te hebben in Sinte Rombauts kerke. in de laeste furie op de plaetse daer 
de Casse van Sinte Rombaut plachte staene, hetwelk den voorseyden 
Hans oock alsoe heeft verclaert. 

Haxs WABBELSs, oudt 18 jaeren, woonende aen Sinte Rombauts Cappelle, 
verclaert voor die gerechtige waerheydt, hoe dat hy ten tyde van de laeste 
furie is gekomen in Sinte Rombauts kerke alwaer hy geklommen wesende 
op die plaetse daer Sinte Rombauts Casse plachte staene, namp uyt een 
houte kiste, die hy daer vont openstaen dry rubbekens, die op t’ cattoen 
laegen, dewelke hy naemaels heeft gedeylt onder die vrinden, sulckx, 
dat hy daer af, soo hy verclaert niet en heeft gehouden, verclaerende het 
selve waeragtigh te syne, ende syn hier af diversche stuckxkens over- 
gebracht. 

EusAB8ErH Cuypers. begynken, oudt omtrent 30 jaeren, brengt over twee 
kleyn stuckxken, die schynen te wesen van Sinte Rombaut, maer en weet 
daer af geen sekerheyd anders dan dat Grietken Boers ook begynken. nu 
overleden wesende, die t’ haer gegeven heeft, haer voorwaer te verstaen 
heeft gegeven, dat het was van Sinte Rombauts gebeente. 

De huysvrouwe van HENDrIcK VERSPEYCKE, woonende op de Vecmerct, 
brengt over twee beenkens heyligdom met groene bandekens, vercla-rende 
hoe dat wylen haeren man, eenen dagh ofte twee naer de laeste furie die 
opgeraept hadde in Sint Rombauts Choir, gelyck hy haer dickmaels 
verclaert heeft. 

RoMBaAUT VERCAMMEN, grafmaecker, brengt vyf kleyn stuckxken verclae- 
rende op seynen eedt, dat hy die selve uyt die kiste, daer Sinte Rombauts 
Reliquien inlaegen, in de laeste furie genomen heeft, ende t’ ander tyde 
synder moeder hadde gegeven. 

Een Begynken genaemt Lynken Muys bringt over twee kleyn stucks- 
ckens, die schynen te syne van Sinte Rombaut, maer en weet deselve 
daeraf geen bescheyt te seggen dan dat haer en vrouwe genaemt Leysken 
Van Reykennoye, die nu overleden is, haer gegeven hadde vastelyck heer 
affirmerende, dat het waeren van de Reliquien van den H. Martelaer 
Sinte Rombaut. 

LyYNKEN Van MuLLEN, woonende op die botermerct, oudt 52 jaeren, 
weduwe van Steven van Agullem steenhouder, heeft overgebracht een 
kleyn beenken, hetwelk sy verclaert haer t’ anderen teyde ge:er n te syoe 
by eenen genaemt Hans de Brauwere, sone van Jan de Brauwere, nu 
woonende 500 s’ verstaet t Antwerpen, die haer heeft verclaert voor seker, 
dat hy het selve beenken in de jiaeste furie opgeraept hadde in Sinte 


344 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





Rombautskerke ontrent die plaetse daer die Casse van Sinte Rombaut 
plachte staene, hebbende het selve tot noch toe in groote eeren gehadt, 
ende geconserveert. Daer nae soo is gekomen Anthonius Morissen, metsere, 
verclaerende voor die waerheydt hoe dat hy den voornoemden Hans 
de Brauwere, die hy seer wel kent, ten teyde van de furie heeft gesien in 
den Choir van Sinte Rombauts ende aldaer met den anderen sien opraepen 
van de gebeenten, dat aldaer verstroyt lag, ontrent die plaetse daer die 
Casse gestaen hadde. 

Suster MERIKEN CAULIERS, swerte suster, oudt 60 jacren, medemoeder, 
brengt over een kleyn beenken, schvnende te wesen van de arm pype, 
welk sy verclaert gehadt te hebben van wvylent Hendrick Sinerut, cremer 
by t’ palais, die haer versekerde ende verclaerde t selve afgesmeeckt te 
hebben van Capiteyn Tongerloe. die naer syn verclaeren by hem hadde 
een geheel armpype van de Reliquien van Sinte Rombaut, maer overmits 
de doodt van den voorseyden Hendrick en weet anders niet seker te 
seggen, t selve alsoe op haer professie verclaerende. 

Suster ANNEKEN SGRENEN, oyck swerte suster, oudt 34 jaeren, brengt over 
een beenken nauw een lit groot welck schynt te syne van Sinte Rombauts 
reliquiën, welk sy verclaert gehadt te hebben in die Egemstraete, ten huyse 
van Jaspar Smits, als hy overleden was, door gifte van Francois Smits 
synen sone, denwelke haer verclaerde, dat seynen voorseyden vadere 
t’ selve hadde gehaelt uyt Sinte Rombauts kerke tegen d’eerde liggende 
in den Choir omtrent de plaetse, daer die Casse plachte staene, alsoo hy 
hem dikmaels verclaert hadde. 

Muyren WYSsHAEGEN, Hendrickx dochtere, weduwe van Guilliam van 
Woutere, woonende in de Schipstraete, oudt 47 jaeren, brengt over een 
beenken van de Reliquiën van Sinte Rombaut, hetwelk schynt te syne het 
bantken van de klevnste armpype d’welke sy verclaert t en anderen teyde 
haer gegeven te seyne by den grafmaecker van Sinte Rombaut genaemt 
hier vooren geexamineert. 

Insgelyks heeft oyck overgebracht PIrerer DE PonT, tegenwoordig roy- 
draeger van Sinte Rombauts kerke een kleyn stuckxken van de selve 
Reliquien hetwelk hem gegeven 1s geweest, alsoe hy verclaerde by den 
voorseyden roydraegere, die oyck t selve met oyck het voorgaende articule 
alsoe bekent heeft. 

Jacques van BocxHEu, jonck geselle. pingjaert maekere, woonende in de 
Cathelyne straete, brengt over een seker kleyn stuckxken van reliquien 
(alsoo scheynt) verclaerende hem t’ selve alsoe t’ anderen tyde gegeven 
te syne voor reliquien van Sinte Rombaut te Berghen in Henegauwe by 
een begynken genaemt Anneken dewelke hem verclaerde, hoe dat sy dat 
opgeraept hadde in de furie omtrent die plaetse daer die Casse van Sinte 
Rombaut gestaen hadde. ; 

BEYKEN RUELENS, jonge dochtere, woonende op de viemerct, brengt over 
een kleyn stuckxken, hetwelk aen t couleur ende reuke schynt te wesen 
van de reliquien van Sinte Rombaut, maer en weet daer af geen meerder 
bescheet, dan dat eenen man wiens naem sy niet en kent, omtrent die 
furie haer dat gegeven heeft haer voorseker seggende dat was van de 
gebeente van Sinte Rombaut. 

Vrouwe MaARGRITE DE PIETERS, vrouwe des Cloosters-van Cleyenbergh, 


APPENDICE 345 





verclaert op haer professinge, hoe dat haer op den tweeden dagh van de 
furie was gegeven een kleyn beenken hetwelk schynt te syne het langste 
lith van den duym, by eenen genaemt Adam Persoons Anthonius sone, 
Procureur postuleerende voor de weth van dese stadt, denwelke haer 
affrmerende t'  selve in de furie genomen te hebben uyt die voorseyde 
houte kiste, welk beenken sy heeft overgeleyd, verclaerende het selve te 
syne dat haer by den voorseyden gegeven is geweest. 

ANNEKEN ESKENS, die huysvrouwe van Adriaen van de Werchtere, caus-. 
macker, woonende achter t Vieeschuys, bringt over een kleyn stuckxken 
d’welk schinckt te wesen van de reliquien van Sinte Rombauts, sonder 
nochtans daer af eenige sekerheyt ofte bescheet te weten. 

LEyskeN ScoxiNcxx, weduwe wylen Daneels, woonende onder t veer- 
huys aen den steenwegh, bringt over seker stuckxken van reliquien, 
d’ welke sy verclaert haer over lanck gegeven te wesen by eenen genaemt 
Hans Mathys Haerts sone, nu overleden wesende, die haer in syn leven 
verclaerde dat hy het sclve hadde gehaelt in de kerke ten teyde van den 
trouble ter plaetse daer Sinte Rombauts Casse plachte staene, t selve 
alsoo affirmeerende by haeren eedt. 

LELIKEN Surrs, begynken, bringt over seker kleyn stuckxken hetwelk 
haer hier voorseyde gegeven is geweest voor reliquien van Sinte Rombauts 
anders geen sekerheydt daer af hebbende, met noch diversche andere 
Reliquien. 

Suster ANNEKEN VAN HERELT, religieuse van het Clooster van Bleyen- 
berghe, bringt over cen kleyn stuckxken, hetwelk sy segt haer gegeven te 
syn van een Clarisseken, voor Reliquien van Sinte Rombaut, anders daer 
geen bescheet af wetende. 

LEONORA T'SERMETTENS, begynken, oudt 51 jaeren, brengt over seer kleyne 
reliquien, waer de sommige schynen te syne van Sinte Rombaut, verclae- 
rende haer de selve by diversche persoonen gegeven te syne ende sonder- 
linge een stuckxken van Sinte Rombaut,van François van den Kerckhoven, 
die placht te woonen in den eyseren Roestere in de Egemstraete, smit, die 
nu overleden is, die haer seyde dat hem gegeven was van eenen geusen 
soldaet met sommige andere stuckxkens die sy bringt, van heer Jan Van 
Thienen, woonende by onse lieve Vrouwe kerke, nog een ander stuckxken, 
van een begynken. 

Desen Heer Jan van THIENEN, comparerende voor myn heeren die Com- 
missarissen verclaert, hoe dat hy voorseyde stuckxken reliquien ontfangen 
heeft van eenen genaemt Quinten, cleermaker, woonende in t Moen- 
stratien achter onse lieve Vrouwe kerke, die hem verclaerde, dat hy dese 
stuckxkens opgeraept hadde in Sinte Kombauts kerke, ten teyde van de 
furie, welcken Quinten is nu buyten de stadt. 

Goriz RoByxs, oudt 48 jaeren en aerbeyder, woonende op de Groenvis- 
merct, bringt over een geheel rubbeken, ende twee stucken dewelke hy 
op syren eedt verclaert gehaelt, ende opgeraept te hebben op den eersten 
dagh van de furie, ter plaetse daer Sinte Rombauts Casse plachte staene, 
welke reliquien hy tot noch toe by hem heeft gehouden, sonder daer af 
imand gedeylt te hebben, dan alleenlyk t kleynste stuckxken, dat hy 
hadde gegeven die weduwe in de Reygere, die hem t' selve wederomme 
gesgeven heeft, om alhier over te brengen, gelvck ook gedaen heeft. 


25 


340 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 


Noch soo heeft NEELKEN PAUWELS overgebracht een stuckxken van 
gebeente, dat sy segt t  anderen tyde ontfangen te hebben van den voor- 
seyden Goris Robyns. 

ELISABETH vAN PAFFENROYE, jonge dochtere, oudt 27 jaeren, woonende 
in t Meulenyzer, brengt over een van het paternoster been van de Reliquien 
van Sinte Rombaut, t' anderen tyde tot haeren huyse gebracht, waer af 
hoe wel sy seen sonderlinge bescheet en heeft, o vermits, dat Elisabeth ende 
Catrinne byde begynkens nu overleden syn, die t’ altyts voor Reliquien 
van Sinte Rombauts hebben gehouden, ende daer af oynt imandt en hebben 
willen deylen hoe kleyne stuckxkens dat men daer af van hun begeert 
heeft, gelyck Joe Rat Neefs alhier present wesende heeft verclaert sulckx 
dickmaels van hun begeert te hebben, maar noynt connen verwerven,ende 
bleckt dit stuckxken te wesen van de Reliquien van Sinte Rombaut, niet 
alleene van reuke ende couleur, maer is ook bevonden te passen op die 
ander paternosterbeenen, die nngh ander personen hebben overgebracht. 

Joe ANNA VAX DE WiecE bringt over twee kleyne stucxkens haer hier 
voorteyts gedeylt by Rombaut Vercammen, grafmakere voorseyd. 

ApaM BROUSAERT, oudt 55 jaeren, woonende op de Veemerct, brengt over 
seer kleyn stuckxkens van Reliquien afgesneden van den bant van het 
groot been gementionneert in t verclaeren hier voren van Jan in den Dagh, 
die hem die stukxkens t anderen tyde gedeylt hadde. 

Compareert oock IsaBEAU BRULOT, huysvrouwe van Cornelis Smeyers, 
woonende in de Coestrate, overbrengende oock een klevn stukxken 
hetwelk Leynken Smits alhier compareerende verclaert, afgesneden te 
syne van het voorseyde groot been boven gementionneert, te weten op Jan 
in den Dagh. 

PIETER VAN DEN KERCKHOVE, oudt 50 jaeren, smit, woonende in den Bruel 
tegenover © huys van Grimberghen, bringt over een stuckxken afgesneden 
van cen meerder stuck, het welk hy segt hem gegeven te syne by Pieter 
Joesen, smit, denwelcken hem verclaert heeft t selve ontfangen te hebben 
van eenen man die hy hem niet en noemde, die dese Reliquien seyde 
t'anderen teyde opgeraept te hebben ontrent die plaetse daer Sinte Rom- 
bauts Casse plachte staene te weten in de laeste furie. 

Meggsrer Micxiez ELEWouTs, conserge van ’t Paleys brengt over seker 
klyen stucksken van Reliquien van Sinte Rombaut, alsoe dat schynt, die 
syn broeder Laureys Ellewout nu woonende in Spaeniën, t'anderen teyde 
gegeven hadde, hem soc seker verclaerende dat hy in de laeste Pillagie, 
te weten in t jaer 80 de selve geraept hadde in Sinte Rombauts Choir, niet 
verre van de plaetse, daer die Casse plachte staene. 

RoMBAUT BURREMANS, oudt 35 jaeren, blauverver, woonende in de 
Cathelyne straete, bringt over een stuck van een rubbe, dewelke hy 
verclaert hem gegeven te syn by Geroen Versprangen, nu woonende 
buyten de stadt, wiens moeder is een wasserse ende achterwaresse, 
wonende in de Bogaert straete, welken Geroen op den eersten ofte 
tweeden dagh van Spilaige komende uyt Sinte Rombauts met die rubbe 
in, hoe dat hy die gehaelt ende opgeraept hadde op die plaetse daer Sinte 
Rombauts Casse was berustende, seggende dat hy daer af een stuck behielt 
by hem, niet wetende voorts wat hy daermede gedaen heeft. 

Jax WErier, Clockluyder van Sinte Rombauts kerke, oudt :6 jaeren, 


APPENDICE 347 





bringt over seker kleyn stuckxken van gebeente ofte Reliquien van Sinte 
Rombaut, hem t andere teyde bÿ Joos de Kuster gegeven, die hem ver- 
claerde dat hy deselve stuckxkens gehaelt hadde in de furie, ontrent die 
plaetse daer die Casse plachte staene, t selve alsoo by eede affirmerende. 

JENNEKEN DELLENS, die vrouwe van de vondelingen, brengt over seker 
kleyn beenkens, die sy segt gevonden te hebben in seker sterfhuys, daer 
sy inne verwaert hadde, alwaer men seyde waeragtiglyk dat het waeren 
reliquien van Sinte Rombaut. 

LYNKEN VERVOERT, huysvrouwe van Cornelis Vervoert, timmerman 
woonende tegenover de Craene, verclaert hoe dat in de laeste furie ofte 
pillaigie van deser Stadt van Mechelen, die geschiede in t jaar 80, in den 
april, waeren tot haeren huyse gelogeert ingelsche ofte schotsche soldae- 
ten, dewelke, soo wel sy als haeren man, heeft zien onder handen hebbende 
schoon silvere juweelen, naementlyk een groot silveren Cruyce, ende 
eenen schoonen silveren in gele, dewelke sy hun lieden hebben sien van 
een doen, ofte sien in stucken breken, wegen en vercoopen aen coop- 
luyden, die sy niet en kende, maar hoorden wel dat sy goedt ingels 
spraeken, presumerende s00 dat het ingelsche waeren, ende alsoe deselve 
corts daer naer syn vertrocken ende hun Camer verlaeten, sy deponente in 
t huys, en keeren van de selve Camer, heeft gevonden in de schauwe liggen 
een lanck cristael over beyde seyden hopen, gecasseert oft gebroken, en 
daer by liggende een rubbe, die sy nu met den selven cristaelen is over- 
leggende in de handen van myn heeren die Comissarissen, alwaer sy oock 
byvondt liggen een lanck briefken, hetwelk sy naemaels getoont hebbende 
t saemen aen eenen minnebroeder, seyde haer denselven minnebroeder, 
dat sy t wel bewaeren soude, want alsoe hy seyde t briefken was uyt- 
weysende, dat het was een rubbe van Sinte Rombaut, in sulken vueghen, 
dat t syt voor sulckx tot noch toe gehouden heeft, verclaerende noch voorts 
in de selve Camer gevonden diversche andere Reliquien, waer af sy oock 
de sommige alhier is overbrenzende; het selve alsoe waeragtig wesende 
onder eedt affirmerende. 

Naer dat het voorseyde gebesoigneerde gedaen was s0o is aan syne Eer- 
weerde den Aertsbisschop gesonden de naervolgende declaratien niet tegen- 
staende op den 3 November te vooren over het gene voorseyd syne voor- 
seyde hoogweerdighevd daer over gedepecheert heeït eene acte in forma. 

23 November An°, ArNozpus MarrHys Cornelis sone bringt twee groote 
beenen in twee stoolen gewonnen met een schoone rubbe, verclaerende dat 
synen broeder Hans Matthys overleden synde van int jaer 158r, in syns 
vaders huys bracht op den dagh van de ingelsche furie, sonder te weten 
oft het voor ofte naer den noene was, ende voor redene van syne weten- 
theydt gevende dat hy opgeraept hadde in de Choir van Sinte Rombaut, 
ontrent de plaetse daer die Casse van Sinte Rombaut plachte staene, 
aldaer het selve met meer andere gebeente verstroyt lach; ende verclaert 
den selven Arnoldus &at hy t selve gebeente opgenomen als boven, sagh in 
syn vaders huys van den eersten dagh van de furie, en dat het selve 
gebeente met syn vaders meubelen is vervuert by den selven synen vader 
ende moeder naer Ceulen, aldaer sy tot noch toe in grooter eerweerden 
gehadt hebben, ende na uw wederom met haere meubelen afgesonden 
synde, syn sÿyne ouders noch voor desen winter te Ceulen gebleven. 


348 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





Op heden den 23 November, compareert ELEONORA T’ SERMETTENS brin- 
gende twee stucksken van Sinte Rombaut in een oudt wit doosken komende 
uyt handen van Heysken den soene van Claerken, d'uytdraegerse, seg- 
gende t’ selve te syne van Sinte Rombaut, ende hem gegeven te zyne van 
Quinten den Cleermaeker dat ons eertyden gebracht heeft een stuck van 
St Rombaut, daer dit af is, hetwelk hy heeft gekregen van eenen soldaete 
knecht die op syne schouweren stont opklimmende in t huysken, daer die 
Casse van Sinte Rombaut plachte staene, waer uyt dien knecht dit namp (1). 


De Bovenstaande Devoiren alsoo gedaen synde heeft men bevonden 
dat de naervolgende partyen van de Reliquien van Sinte-Rombauts syn 
by een gebracht, ende vergadert geweest : 

Eerst het doodtshooft met een deeltien daarvan, 

tweede, vyf beentiens uyt den hals, 

het derde, een been uyt den neck, 

het vierde, een beentien van de hoir,. 

het vyfde, vier rubben,; 

het sesde, vyf stucken van een rubbe, 

het sevenste, dry stucken van het rughbeen, 

het achtste, het pater noster been, 

het negenste, twee stucken van het steertbeen, 

het thiende, twee pypbeenen van den arm, 

het elfste, een been van de handt, een lith van de selve, ende het 
voorste lith van den duym, | - 

het twelfste, dry beenen van de heup tot aen de knie, 

het derthienste, het been van de scheen, 

het vierthiende, het koesselbeen. 

het vyfthiende, dry groote beenen sonder te weten van wat partye, 

het sestiende, 45 oft 46 kleyne beentiens sonder te weten waer van. 


Welke gebeenten ofte Reliquiën alsoo vergaedert synde in presentie 
van twee raetsheeren van den grooten raedt, gouverneur, schauteth, 
borgemeesters, schepenen, de principaele borgers van de stad, ende de 
ceestelykheydt der selve, syn de voorseyde Reliquièn in presentie van 
alle de voorseyde, in de Capelle van Sinte Marten alhier. in een houte 
Casse geleydt door den Aertsbisschop van Mechelen Joan de Hauchin 
en de selve besegelt met synen zegel van t Aertsbisdom, waer over hy 
gedepecheert heeft een formele acte, enae doen teekenen doer zynen 
secretaris Goossens, ende het selve alsoo gedaen zynde, is de voorseyde 
Casse mette Reliquiën processie geweys gesloten gedraegen naer Sinte 
Rombauts kerke alhier, ende daernaer gestelt op het oxael van aldaer, 
recht boven de Choir deure, alwaer de voorgaende silvere vergulde 





(1) Ici se termine la série des témoignages. Le copiste y ajoute la liste des ossements reconnus, dans 
laquelle il commet l'erreur que nous avons signalée (voyez pages 248 à 249). Nous ferons encore 
remarquer l’ortkographe du mot qui a causé sa méprise. Dans le procès-verbal où il revient trois fois, 
il est écrit hope, tandis que dans la liste ci-dessus il est mis heup. Cette dernière orthographe est aussi 
celle de Foppens et de De Munck. 


APPENDICE 349 





Casse met de Reliquiën van den H. Rombaut altydt syn gestelt geweest 
gelyk breeder blyck uyt de archiepiscopale acte in € latyn hier naer 


volgende (1). 


D’après un manuscrit du XVIIe siècle, conservé à l’évéché de Malines. 
Voyez FopreNs, Mechlinia Chrislo nascens et crescens. 


XVIIL. — Procès-verbal de l’Ostension des Reliques, du 28 juillet 
1680. 


Quoniam nunc agitur annus quintus supra nongentesimum, quod sanctus 
Rumoldus Mechliniensium Apostolus, postquam Evangelii lucem huc 
invexerat, martyrii palmam est hoc loco adeptus : et ad nos delatum fuerit 
ardens studium, quo fertur totus Clerus, Magistratus et populus hujus 
civitatis Mechliniensis, ut pro conversionis suae beneficio, quod a miseri- 
cordiarum Domino consecuti sunt per ministerium dicti sancti Martyris, 
agant gratias in gaudio et jubilatione, et ut Apostoli, Patroni sui, annun- 
tient gesta, extollant merita, depraedicent martyrium, et magnifcent 
triumphum, ad honorem ejus, qui martyrii dedit victoriam, eumque juvit, 
ut vinceret, et quod ad praefatos fines coepta esset metropolitana nostra, 
praedicto sancto Martyri sacra, augustius adornari. arcus triumphales 
erigi, paramenta sacrificii et altaris, arte et pretio spectabilia praeparari, 
ac demum omnibus esse in voto, ut hierotheca continens reliquias ejusdem 
sancti Martyris, ex argento affabre constructa, pristino splendori et nitori, 
diuturno pulvere nonnihil obfuscata, restituatur; et ex ea extrahatur 
notabilis aliqua pars sacri corporis ibidem reconditi, quae publicae venera- 
tioni et conspectui omnium exponeretur in tempore jubilaei (quod ob belli 
incommoda ad pauculos annos fuit dilatum) inchoandi a primis Vesperis 
Dominicae quartae post Pentecosten, praesentis anni, et in Dominica 
sexta subsequente post Pentecosten inclusive terminandi, juxta bullam 
Apostolicam desuper expeditam Romae apud sanctum Petrum, sub annulo 
Piscatoris die vigesima sexta Aprilis, praesentis annis qui est quartus 
sanctissimi Domini nostri Innocentii Papae undecimi. 

Nos tam religiosis studiis et votis cupientes cooperari, et in expurga- 
tionem hierothecae, ejusdemque apertionem et alicujus notabilis reliquiae 
ad effectum ut supra, extractionem et publicam ejus expositionem consen- 
tiendo, notabili infirmitate tunc detenti, coacti fuimus, dictas apertionem 
et extractionem committere, prout commisimus. Reverendo admodum 
Domino Amato Coriache, in dicta Metropolitana nostra Canonico Archi- 
diacono, Vicario nostro Generali, qui coram electis testibus, videlicet 
admodum Reverendo et Amplissimo Domino Francisco Vanden Venne, 
Praeposito praedictae ecclesiae et magni Concilii regii senatore eccle- 
siastico, et nobili viro Domino Nicolao vander Laen, civitatis Mechli- 
niensis Burgimagistro, et Domino Joanne Baptista vanden Venne Pensio- 
nario, supradicta argentea hierotheca, sublato tecto, aperta, invenit aliam 
ex ligno thecam rubro holoserico obductam, bene clausam et circumcinctam 





(1) Ce dernier paragraphe n’est que la traduction d’une partie de l’acte d’authenticité donné par l’arche- 
vêque Jean de Hauchin, le 3 novembre 1583 (voyez Document XVI, page 332). 


350 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





chorda ex byso et auro contexta, et in diversis locis munita minori sigillo 
Ilustrissimi ac Reverendissimi Domini Jacobi Boonen, quarti Mechli- 
niensium Archiepiscopi, idem noster Vicarius Generalis, coram antedictis 
testibus, dictam ligneam hierothecam, praefata chorda byssina resecta, 
aperuit et remoto gossipio, quo obtegebantur inclusa, ac byssini rubri velo 
aperto, deprehendit in hoc thesaurum Reliquiarum, infra latius specifica- 
tarum, quas enixiori cultu et veneratione, qui aderant, excipientes (uti per 
tot secula fecerunt praedecessores nostri) Deum in Patrono suo effuse 
laudaverunt ex Mechliniensi Provinciae et civitati gratulati sunt de 
thesauro tam pretioso, prout praemissa omnia, et quae mox subsequentur, 
ex fide digna praememoratorum testium relatione dedicimus, et signanter 
ex ea quam nobis fecit praememoratus Dominus Vicarius noster generalis. 

Qui, cum de praemissis facta esset relatio similis, tam dictis Capitulo 
Metropolitico, quam Magistratui civico, et tam huic quam isti increvisset 
ingens desiderium videndi, coram honorandi Reliquias antefatas, impetum 
ferventis devotionis non valens sistere, eam hierothecam, cujus conve- 
nienter clausae et asservatae clavem apud se retinebat, in choro ante 
summum altare, praesentibus Dominis Canonicis Capituli Metropolitani 
aliisque multis de Clero, Dominis Consulibus, hujus civitatis aedituis, 
aliisque diversis de regimine ejusdem civitatis et magno civium numero, 
postridie festi praecursoris Domini ante meridiem denuo aperuit, et 
eorumdem omnium conspectui et venerationi exposuit sacras Reluiquias 
ante dictas, et specialiter cranium, in cujus parte sinistra visitur martyrii 
locus, id est apertura seu perforatio, cum vicinarum partium laesione, 
quam impius caementarius, de adulterio a sancto Martyre admonitus, 
dolori suo indulgens, adunco ferro percutiens, in capite creduliter intulit, 
et vitam ei abstulit temporalem, qui percussori aeternam procurare sata- 
gebat. Praeterea idem noster Vicarius generalis congregatae multitudini 
exhibuit visendas brachiorum et tibiarum fistulas, partes scapularum, 
diversas costulas, et varia alia ossium fragmenta, quae religiosa praede- 
cessorum nostrorum solicitudo praedictae hierothecae veneranter inclusit 
et sancte servavit usque in hodiernum diem. Quibus peractis et dimissa 
multitudine, iterato hierotheca fuit conclusa, et convenienter sigillata 
extra eam, de Capituli cum dicto nostro Vicario generali deliberatione ; 
remanente praememorato cranio, quod durante jubilaeo apte super hiero- 
thecam positum, totius populi Mechliniensis et adventantis aliunde multi- 
tudinis conspectui et venerationi, in dicta nostra Metropolitana, ad Dei 
honorem et gloriam exponeretur : pro ut et factum est. 

Cum autem finito jubilaei tempore, eadem Reliquia reponi debeat in 
saepefata hierotheca, et apponi apud reliquum sceleton antedicti sancti 
Martyris, ea propter nos a supradicta infirmitate nostra, per Dei gratiam, 
nonnihil relevati, praesentibus admodum Reverendo et Venerabili Domino 
Praeposito praefato, Michaële vanden Perre Decano, ceterisque Dominis 
de Capitulo ejusdem nostrae Metropolitanae (assistente nobis praefato 
Vicario generali) nec [non] praesentibus nobilibus Dominis Martino Ignatio 
de Hornes, toparcha de Nil, Sculteto civitatis et provinciae Mechliniensis, 
Consule praefato, aliisque pluribus Dominis de Magistratu ac diversis 
omnis generis aetatis ac conditionis personis, hierothecam jussimus aperiri, 
et in eadem apte cum reliquis sacris ossibus, reposuimus supradictum 


APPENDICE 351 





cranium ipsum, pro majori in futurum fide et securitate, minori nostro 
sigillo cerae hispanicae impresso sigillavimus, uti et ceteras Reliquiarum 
saltem notabiliores partes, ubi id commode fieri potuit, eodem nostro 
minore sigillo munivimus : declarando ipsas omnes hactenus sollicite 
conservatas et publicae venerationi a tot seculis fuisse expositas, et ab 
omnibus pro veris et indubitatis Reliquiis sancti Rumoldi Martyris, semper 
habendas et in veneratione retinendas. Et ut id convenienter et pro antiquo 
more fiat, eamdem hierothecam fideliter clausimus, et sigillo nostro 
obsignavimus diversis in locis, et reponi eam jussimus in summo altari. 
In quorum omnium fidem et robur has expediri mandavimus, et earum 
unum exemplar includi hierothecae, alterum Capitulo Metropolitano, 
tertium Magistratui, quartum aedituis suprafatis consignari et nostris 
quoque registris Archiepiscopalibus inscribi. Datum Mechliniae, sub 
nostris signatura et sigillo, die vigesima octava Junii anno millesimo 
sexcentesimo octogesimo. 


Voyez SOLLERIUS, page 48. 


XIX. — Le Cardinal-Archevêque Jean-Henri comte, de Francken- 
. berg, déclare que deux des trois bandes qui entourent le coffret des 
Reliques ayant été rompues, il en a mis deux nouvelles, qu’il a scellés 
en quatre endroits. -— 3 mai 1766. 


Joannes Henricus Sacri Romani Imperii Comes à Frankenberg et Schel- 
lendorf, Dei et Apostolicae Sedis Gratia Archiepiscopus Mechliniensis, 
Primas Belgii, Ordinis sancti Stephani Regis Hungariae Crucis Mans 
Eques, Sacrae Caesareae et Regiae Apostolicae Majestatis actualis Con- 
silarius intimus, etc. etc. 

Tenore praesentium fidem facimus et testamur, Nos per Deputates 
Masgistratus certioratos, quod duo ligamina arcae Reliquiarum St Rumoldi 
fracta essent, die 3 Maïii 1766. ivisse ad locum capitularem Ecclesiae 
nostrae Metropolitanae, ubi praefata arca erat deposita pro tempore quo 
exterior argentea erat transportata ad Moniales de Bethania ab iisdem 
mundanda; et quidem itendebamus visitare, Reliquias in ea asservatas, 
ac deinde praedictam arcam de novo obserare, ligare, sigilloque nostro 
munire. Verum cum ex Deputatis Magistratus (quem de supradicta nostra 
intentione et die informaveramus) in praedicto loco capitulari intellexeri- 
mus, quod Magistratus intendat post novem annos celebrare solemne 
jubilaeum centum annorum, qui erit annus millesimus a Martyrio praedicti 
Sti, atque sumptibus pro eo faciendis singulari parcimonia jam inde 
provideat, ideoque multum desideret ut usque ad annum meditati jubi- 
laei differeremus apertionem, eamque tunc (uti anno 1680 factum est) cum 
majori pompa et apparatu publice in choro Metropolitico faceremus : 
Hinc Nos observantes, quod arca praedicta, sigillo Decessoris nostri 
Alphonsi de Berges impresso super una ligatura aurea omnino etiam- 
num integra, adhuc debite esset munita, votis Magistratus benigne 
annuimus, et eandem clausum, atque ut supra sigillatam reliquimus, ac 
pro majori securitate binis novis ligaturis flavis firmavimus, et quadru- 
plic sigilli nostri impressione manu propria munivimus. Harum autem 
litterarum nostrarum tria exemplaria originalia confici et expediri jussimus 


352 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





unum nempe pro Ccapitulo nostro Metropolitano, alteram pro Magistratu 
hujus civitatis et tertium asservandum in Archivio nostro. Datum. 
Mechliniae die 4 Maïi 1766. 


FOANN. HENR. Avrchiep. Mechhn. 
De Mandato Excellentiae suae, 


G. De Wannemaeker, Secret. 


D’après l'original conservé à l’archevéché de Malines. 
Voyez DE Muxcx, Bewysstukken, X x, page Ixxxv. 


XX. — Le dessin du c'âne de saint Rumold est déclaré conforme. 


Resolutione habita in pleno Magistratus hujus Urbis ac Provinciae 
Mechliniensis Consistorio ut praeclarum Divi Martyris ac Patroni monu- 
mentum ea qua par est historica fide ad Posteritatem transmitteretur 
jussum est, ut ejusdem Martyris Cranium exactissime, a latere sinistro, ubi 
locus Martyrii cum laesione, et perforatione partium reperitur, delinearetur 
ac postea aere excuderetur, idque in praesentia (praemissis visitatione, 
confrontatione, ac oculari singularum partium inspectione) infrascriptarum 
personarum, ut omni negotio eo modo quo dictum peracto delineatio 
approbate ac debite authenticata in publicum ederetur : munita singularum 
personarum, ad hoc qualificatarum subscriptionibus quae delineatio facta 
fuit in loco Capitulari Ecclesiae Metropolitanae di tertia Julij anni millesimi 
septingentesimi septuagesimi quinti in praesentia Reverendi admodum 
Domini Joinnis-Henrici Haenen, Vicarii Generalis; Reverendi admodum 
Domini Archipresbyteri Reverendi admodum Domini Keller, Canonici; 
et Revendi Domini Petri-Josephi van Helmont Secrctarii Excell. Domi. 
Archiepiscopi; Dominorum Consulum, Pensionariorum, Thesaurarii, ac 
Secretarii; Dominorum Medicorum, ac Chirurgorum juratorum, et inventa 
in omnibus partibus exacta, et naturali Cranio conformis : in quorum fidem 
subsignarunt die mense et anno ut supra. Signatum : J. H. Haenen Vic. 
Gen.lis, G. J. van Meldert Archipbr.; M. A. Keller Can. Metrop. P. J: 
van Helmont Secret. Exc mi D. Archiepi. J. B. van den Venne Consul, 
J. A. Pansius Consul, Van der Fosse Cons. Pensionarius, C. G. J. 
De Quertenmont Cons. Pensionarius 1775., C. J. Poullet Thesaurarius, 
J. À. Van der Linden Secret. B. R. Beelaerts Medicus Juratus, P. Blanckx 
Medicus Juratus, R. Jo. B.ta Jacobs Chirurhus, J. G. de Loose Chirurgus: 
Plus bas se trouve : G. J. F. Herreyns delineavit. 


D'après l'original conservé aux Archives de la Ville. 
Voyez DE Muxcr, Bewysstukken, À À À, page xcj. 


XXI — Déclaration des Médecins et des Chirurgiens, relative au 
Crâne de saint Rumold. 

Infrascripti Medici jurati et Chirurgi anno millesimo septingentesimo 
septuagesimo quinto die mensis Julij tertia, demandati sumus ex parte 


Delegatorum Magistratus Urbis ac Provinciae Mechliniensis, ad compa- 
rendum hora sexta: pomeridiana ut visitaremus & daremus justam 


APPENDICE 355 





et adaequatam declarationem de Cranio Divi Rumoldi, quod executum fuit 
in loco Capitulari Ecclesiae Metropolitanae coram Delegatis tam Capituli 
quam Magistratus. 

Imprimis invenimus Cranium ex flavo fusco colore tinctum; deteximus 
praeterea fracturam ossis temporalis sinistri, cum perferatione ossis parie- 
talis sinistri, quae extendebatur in longitudine ad tres digitos transversos ab 
osse frontis ad os occipitis, et in maxima latitudine ad duos digitos 
transversos, ubi color Cranii erat cineraceus, et quam judicamus inflictam 
fuisse aliquo instrumento duro; quod ita attestamur. 

B. R. Beelaerts M. L. 

. ) P. Blankx M. L. 

Signatum : R. J. B.ta Jacobs Chirurgus. 
J. G. De Loose Chirurg. 


Actum Mechliniae 
die mensis Julijtertia 
m7 

D'après l'original conservé aux Archives de la Ville. 

Voyez DE Muxck, Bewysstukken, page xcij, BB 8. 

XXII. — Procès-verbal de Ostension des Reliques, du 9 juillet 
1775. 

Joannes Henricus Sacri Romani Imperii Comes a Frankenberg et Schel- 
lendorff, Dei et Apostolicae sedis Gratia Archiepiscopus Mechliniensis, 
Primas Belgii, Ordinis Sancti Stephani Regis Hungariae Crucis majoris 


Eques Sacrae Caesareae et Regiae Apostolicae Majestatis actualis Con- 
siliarius intimus, etc. etc. etc. 


Omnibus has visuris, salutem in Domino. 


Notum sit universis, Nos, Anno Domini millesimo septingentesimo 
septuagesimo quinto, die vigesima quarta mensis junii, qua celebrabatur 
festum Nativitatis S. joannis Baptistae Praecursoris Domini; Pontificatus 
Sanctissimi in Christo Patris ac Domini nostri, Domini Pii, Divina Pro- 
videntia Papae VI. Anno primo; recurrente Anno millesimo a quo glo- 
riosissimus Christi Martyr ac Pontifex Rumoldus Mechliniensium Apos- 
tolus et Patronus, per sacrilegum coementarium, sociante ei sicario cupi- 
dine auri ducto, ipsa die Praecursoris Domini Nativitati sacra, propterea 
quod, instar joannis Baptistae, prioris adulterium redarguisset, adunco 
ferro percusso lethaliter Capite, vitam amisit temporalem ac aeterna potitus 
est : Ut piis Cleri populique hujus Civitatis Mechliniensis, pro Conver- 
sionis suae Beneficio per ministerium dicti sancti Martyris consecuto, 
Deo omnipotenti maximo in gaudio et jubilatione gratias agere gestientis, 
ac Patroni sui sacras exuvias e lipsanotheca, in qua asservantur, extra- 
hendas, conspectuique suo exponendas, enixiori cultu ac Veneratione 
excipiendi incredibili desiderio flagrantis, votis obsecundaremus; ad ma- 
jorem Dei gloriam, sanctique sui Martyris et Patroni nostri Rumoldi 
honorem; jubilaeum inchoandum die vigesima quinta juni, quae erat 
Dominica infra Octavam Nativitatis S. Joannis Baptistae, et Tertia post 
Pentecosten, a primis Vesperis; per quindecim dies continuos protra- 
hendum et die nona mensis julii sequentis, seu Dominica quinta post 
Pentecosten terminandum, in Ecclesia nostra Metropolitana solemniter 
celebrari permisisse. 


26 


354 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





Quare, post quam Officium ipsa die Praecursoris Domini, a primis 
Vesperis, solemniori pompa in Fontificalibus celebraveramus, de S. Joanne 
Baptista, in Ecclesia praefata nostra Metropolitana pristino splendori et 
nitori magnifice restituta, ac splendide exornata, finitis secundis Vesperis 
et Completoriis egusdem festi, ornamentis rubri coloris induti, Nos contu- 
limus ante summum Altare Chori, ubi assistentibus Venerabilibus Nostris 
in Christo Fratribus, jilms ac Rmis DDi Joanno Roberto Gïsleno Caimo 
Brugensi, Felice Huberto Josepho de Wavrans Jprensi, et Gerardo 
Govardo van Eersel Gandavensi, Episcopis, suffraganeis nostris pontifica- 
liter ornatis, praesentibus etiam DD. Praeposito, Decano, Archidiacono, 
Archipbro, duobusque aliis Ecclesiae nostrae Metropolitanae Canonicis 
Diaconi et Subdiaconi munere fungentibus, circa mensam coram Nobis ad 
infrascripta paratam considentibus, Cappis respective et Dalmaticis Rubri 
coloris paratis, et DD. Schultetto, Consulibus et Pensionario hujus Civi- 
tatis coram Mensam praefatam sedentibus; reliquis de Clero ac de Scabi- 
natu stalla et sedilia debite disposita pro more occupantibus, adstantibus 
tam in Choro quam in odaeo et per totam Ecclesiam Nobilium utriusque 
sexus, et cuiuscumque conditionis ac status ingenti multitudine, hymnum 
Veni Creator, etc. intonavimus : Choro illum decantante, Theca lignea rubro 
holoserico obducta, sacras Martyris Rumoldi Exuvias complectens, per 
praefatos DD. Praepositum, Decanum, Archidiaconum et Archipresbyte- 
rum extracta e majori hierotheca argentea affabre confecta, exposita in 
medio Chori, coram Nobis allata et supra mensam reposita est. 

Tunc, finito hymno, decantavimus Orationem de Spiritu Sancto; jussi- 
mus praelegiper Notarium seu secretarium nostrum, Litteras nostras de 
die quarta Maji Anni millesimi septingentesimi sexagesimi sexti; [quibus 
constitit, Nos, ipsa die praesentibus electis de Capitulo nostro Metropoli- 
tiae et de Magistratu testibus, praefatam ligneam thecam, ligatura aurea 
una etiamnum omnino integra, et sigillo 1llmi ac Rmi Dmi Alphonsi de 
Berghes septimi Mechliniensium Archiepiscopi, super ea impresso munita 
circumcinctam, pro majori securitate binis novis ligaturis flavis frmavisse, 
et quadruplici, sigilli nostri impressione munivisse] perlustratam unde- 
quaque praefatam thecam ligneam, eamque debite clausam sigillatam et 
obfirmatam, ut supra dictum est; repertam, resectis per Archidiaconum 
nostrum singulis ligaturis, Aperuimus, et remoto gossipio quo obtege- 
bantur inclusa, ac byssini rubri velo aperto deprehendimus in hoc the- 
saurum Reliquiarum, videlicet Brachiorum et Tibiarum fistulas, partes 
scapularum, diversas costulas, et varia alia ossium fragmenta, ac speciali- 
ter Cranium Sancti Martyris, in cujus parte sinistra visitur apertura seu 
perforatio, lethalis vulneris locus] munitum, uti et notabiliores praefatarum 
Reliquiarum partes, pro majori in futurum fide, minore sigillo praefati 
Decessoris nostri Alphonsi Archiepiscopi, cerae hispanicae impresso, 
prout ex Litteris ejusdem Archiepiscopi Alphonsi de die vigesima octava 
Julii, Anni millesimi sexcentesimi Octogesimi, praefatae hierothecae inclu- 
sis, vidimus. 

Quas sacras Reliquias religiosa Praedecessorum nostrorum solicitudine 
usque in hodierum diem sancte conservatas, conspectui et venerationi 
omnium adstantium exposuimus in duabus Pelvibus argenteis collocatas 
supra mensam praefatam Cranium, vero supra Craterem reposuimus, et 


APPENDICÉ 355 








habita per Nos Oratione latina in Laudem gloriosissimi Patroni nostri, 
postquam ejusdem Martyris Cranium veneranter osculati fueramus, et 
Illustrissimis Episcopis caeterisque Canonicis, Ministris et Consulibus 
adstantibus, Clero ac Magistratui osculandum praebueramus, pulsantibus 
interim Ecclesiae Metropolitanae et aliarum Ecclesisrum Civitatis Cam- 
panis, praefatas sacras Reliquias thurificatas, iterato in eadem theca lignea 
reposuimus, ejusdemque conclusae et convenienter sigillatae Clavem apud 
Nos asservantes, Cranium sancti Martyris extra Theccum remanens in 
Reliquiario argenteo Crystallis a quatuor partibus munito, apte supra 
hierothecae argentae tectum reposito conclusimus, durante jubilaei quiri- 
dena, totius populi Mechliniensis et adventantis aliunde multitudinis cons- 
pectui et venerationi exponendum, prout, postquam theca lignea hiero- 
thecae argenteae per eosdem Praepositum, Decanum, Archidiaconum et 
Archip’brum mandata fuerat, in media navi Ecclesiae n’rae Metrop'nae 
solemniter delatum a Clero et expositum fuit, tribusque diebus Dominicis 
immediate sequentibus, scilicet diebus vigesima quinta junii, secunda et 
nona julii, per Urbem solemni ac generali instituta supplicatione ante 
meridiem supra memoratam hierothecam argenteam expositum, publice ac 
cum jubilo translatum fuit. 

Finito autem Jubilaei tempore, scilicet die nona Julii, a meridie post 
completorium eodem ritu prout factum fuerat die festo Nativitatis S. Joannis 
Baptistae, pulsantibus omnium Ecclesiarum Civitatis campanis, solemniter 
e media navi Ecclesiae Metrop'nae in Choro relata est Hierotheca argen- 
tea, cantante Clero Psalmum 15oum Laudate Dominum in Sanctis us etc.; 
indeque extracta per DD. Praepositum, Decanum, Archidiaconum et 
Archipresbyterum Ecclesiae n’rae Metrop'nae Theca lignea rubro holo- 
serico obducta, coram Nobis ante summum Altare Chori in faldistorio 
sedentibus, supra mensam allata est, uti et cooperculum seu tectum 
argenteae Hierothecae cum supraposito reliquiario complectente Cranium 
S. Rumoldi apud reliquum sceleton ejusdem S. Martyris reponendum. Ea 
propter Nos, assistente Venerabili nostro in Christo Fratre, Celsissimo 
ac Revmo Dno Ferdinando-Maria, Sacri Romani Imperii Principe a Lob- 
kowitz, Namurcensium Episcopo, pontificaliter ornato, praesentibus etiam 
RR. adm. ac Venerabilibus Dominis Hyacintho-Joanne-Jacobo de Partz 
Praeposito praefatae n’rae Metrop'nae, et Magni Concilii Regii Senatore 
Ecclesiastico; Joanne-Henrico-Haenen Decano, Curiae n’rae Metropoli- 
ticae Officiali, ac Vicario nostro Generali, Ludovico Deudon Archidiacono, et 
Guilielmo-Josepho van Meldert Archipresbytero ejusdem Metropolitanae 
Ecclesiae Canonicis Graduatis, cappis indutis, ac Joanne-Baptista-Roberto 
van Velde ejusdem Ecclesiae Canonico, et Joanne-Francisco-Gisleno 
Huleu, pariter Canonico Graduato, Seminarii nostri Archiepiscopalis 
Praeside, Diaconi et Subdiaconi munere surgentibus, necnon praenobili 
Viro D’no Hyacintho Barone Van der Hemm, Civitatis et Provinciae 
Mechliniensis Schultetto, praenobili Viro D'no Joanne-Baptista Van den 
Venne, ac Consultissimo Dno Joanne-Antonio Pansius, dictarum Civitatis 
et Provinciae Consulibus, et praenobili Viro Dno Joanne-Baptista-Nicolao 
Van der Fosse earumdem Civitatis et Provinciae Consiliario Pensionario, 
caeterisque de Clero ac de Magistratu hujus Civitatis, singulis loca eadem 
ut die vigesima quarto Mensis Junii praecedentis occupantibus, ac diversis 


356 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





omnis generis, aetatis et conditionis personis (praelectis per infrascriptum 
Secretarium nostrum litteris nostris datis die quinta hujus mensis fidem 
facientibus de actis et gestis coram Deputatis nostris in visitatione ligneae 
thecae continentis Sancti Rumoldi Reliquias, et delineatione Sacri Cranii 
ejusdem Martyris, caeterisque in loco Capitulari ejusdem Ecclesiae Metro- 
politanae peractis die tertia hujus mensis) hierothecam denuo aperuimus, 
sacrasque Reliquias inde extractas conspectui et venerationi omnium adstan- 
tium exposuimus supra mensam praefatam in duobus pelvibus argenteis, et 
Cranium e reliquiario suo extractum supra craterem argenteum repositum 
veneranter osculati, Illustrissimo Episcopo Namurcensi, Clero, Magis- 
tratui, caeterisque adstantibus osculandum praebuimus, Choro interim 
canente Antiphonam : 1ste Sanctus cum Psalmo 46°, Omnes Gentes plaudite 
manibus etc. nec non Antiphonam propriam de S. Rumoldo, qua finita, 
cantataque per Nos Oratione de eodem S. Pontifice, praefatas sacras 
Reliquias omnes cum Cranio S. Martyris thurificatas, iterato in eadem 
hierotheca lignea debite reposuimus, declarando ipsas omnes ab omnibus 
pro veris et indubitatis Reliquiis S. Rumoldi Martyris semper habendas et 
in veneratione retinendas. Quod ut convenienter et pro antiquo more fiat, 
eamdem hierothecam fideliter clausimus, et Sigillo nostro obsignavimus 
diversis in locis, ac reponi jussimus in hierotheca argentea ut hactenus in 
summo Altari asservanda; quo peracto, intonavimus Hymnum Te Deum, 
finitoque Hymno decantavimus Orationem de S’ma Trinitate, pro gratia- 
rum actione de tot Nobis collatis Beneficiis per merita gloriosissimi Patroni 
nostri Rumoldi. À 

In quorum fidem et robur has expediri mandavimus, et earum unum 
Exemplar includi hierothecae, alterum Capitulo, tertium Magistratui, 
quartum AEdituis Ecclesiae Metropolitanae consignari, et nostris quo- 
que Registris Archiepiscopalibus inscribi. Datum Mechliniae, in Choro 
Ecclesiae nostrae Metropolitanae, in ipso ostensionis ac recognitionis 
sacrarum Reliquiarum praefatarum actu, sub nostris signatura et si- 
gillo. Die nona Mensis Julii Anni millesimi septingentesimi septuagesimi 
quinti. 


FOANN. HENR. Archiep. Mechlin. 


Et quia Nos, ultimo scriptis apertioni thecae, ostensioni Reliquiarum 
S. Rumoldi et in loco pristino reinclusioni hac die nona Julii anni Millesimi 
septingentesimi septuagesimi quinti peractae interfuimus, praesentes litte- 
ras pariter signatura nostra sigillique nostri impressione munivimus. 


Actum die, loco et anno ut supra. 


FERDINANDUS Episcopus Namurcensis 


De Mandato Excellentissimi ac Reverendissini 
Domini Archiepiscopi praefati. 


P. J. Van HELMoNr Secret. 


D'après l'original conservé aux Archives de la Ville. 
Voyez DE Muncx, Bewysstukken, page xciv, D p D. 


APPENDICE 357 


XXIIL. — Procès-verbal dressé le S mai 1802, lors de la levée de 
terre des Reliques de saint Rumold, cachées depuis 1794. 


L'an dix de la Republique française, le dixhuit floréal, à trois heures 
de rélevée, nous Jean Gislain Huleu, archiprêtre de la ville et ancien 
district de Malines, et Pierre André Pierets, adjoint de la mairie de la 
ville de Malines delégué par le maire à l'effet ci-après à exprimer, 
sommes allés au domicile du citoyen Joseph Smets, étainier, rue d'Anvers 
en cette ville, afin d'y constater l'identité des reliques de St Rombaut 
Patron tutelaire de Malines, y déposées depuis huit ans; apres avoir 
fait creuser la terre à l’entrée de la cave en ladite maison, nous avons 
trouvé une caisse de plomb, dont le couvercle etant Ôté, nous avons vu 
une autre caisse en bois en forme de cercueil; les planches supérieures 
étant pourries, nous les avons fait rétirer et nous avons apperçu une 
enveloppe de linge tout pourri, et une autre enveloppe de soie rouge 
liée avec des rubans blancs également pourris, puis ayant fait lever de 
terre le tout ensemble, nous avons déchiré l'enveloppe de linge et 
enlevé celui de soie rouge sous lequel nous avons reconnu le reliquaire 
dans son entier, revêtu de velour rouge, lié avec trois bandes de galons 
d'or, chaque duement cachetée du grand cachet du cardinal de Franken- 
berg ancien archevêque de Malines, le Reliquaire ayant la forme d’un 
cercueil de la longueur de trois et demi pieds, de la largeur d’un et 
demi pieds, et de la hauteur, vers la pointe, d'un pied, quatre et demi 
pouces, mesure de Malines; le même enfin, et dans le même état que le 
premier sousigné l’a vu, lorsque les Stes Reliques y ont été déposées 
en 1775, par le susdit cardinal, et que les susmentionné Joseph Smets a 
vu y déposer en terre, il y a huit ans. De tout quoi nous avons dressé 
le présent procès-verbal pour servir là et ainsi qu’il appartiendra, en 
présence des citoyens Joseph Smets père étainier, Jean Leysen, Jean 
Joseph Smets fils de Joseph, Augustin Joseph Hinckels tailleur, Pierre 
Stappers garçon étainier, tous habitans de cette ville, qui nous ont 
assisté pour deterrer le reliquaire précité. fait à Malines les jour, mois 
et an que dessus. 

(Signé) J. G. Huleu Archiprêtre de Malines / P. A. Pierets adjoint / 
J. Smets / JJ. Smets / Jean Leysen par + ne sachant pas écrire A. J. Hinc- 
kels / Pierre Stappers. Sauveur Bette. Enregistré le 21 Messidor an X 
(10 Juin 1802). — Baratte à Malines fol. 75, 2e case / reçu fr. 1,or. 

Pour copie conforme à l'original reposant aux archives du secretariat de l'archevèché 
de Malines le 4 Aou! 1825. 

7. B. Van Vreckem, Secret. ||. 


D'après la copie écrite et authentiquée par le chanoine Van Vreckem, 
secrétaire de l’Evéché, de notre Collection. — L’Archevéque de Méan 
en fait mention dans le procès-verbal de 1825 (voyez page 361.) 


XXIV. — Déclaration de P.-J. Gooris, employé de l’église, relative 
à la manière dont il a sauvé les Reliques de saint Rumold, dans la nuit 
du 2 juillet 1794. 


Verklaringe de welke den ondergeteekende mits dezen is doende, van 


358 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





alles hetgene is geschied, tot het bewaren en verzekeren der h.h. reli- 
quien van den H. Rumoldus. 

In het jaer duyzent zeven hondert vier en negentig, in de maend Junii 
de fransche legers de Nederlanden ingerukt zynde, en allengskens onze 
stad naderende, spraken my eenige overgebleve geestelyke, de andere 
gevlugt zynde, wegens de Reliquien van den h. Rumoldus, opdat dog 
de dezelve niet zouden vallen in de handen der goddelooze : hebbe dan 
op 1 Julii, zonder kennis van iemand het deksel van de zilvere kasse 
genomen, en daer in gevonden een koffer omwonden met roode zyde, 
ombonden met linten; het zelve daer uytnemende, hebbe het gedragen 
in myne werkkamer, daer na de zilvere kasse weder gesloten als voren. 
Den volgernden nacht, tusschen XI en XII uren, hebbe ik hetzelve uyt 
de kerk gebracht in myn huys op den hoek der begyne straet, genaemt 
St Rumoldus. Den volgenden dag hebbe ik gaen spreken mynen neef 
Josephus Smets, tingieter woonende in de Antwerpsche straet, in wien 
ik vertrouwen had, om de reliquien in zyn huys te bergen, hetwelk hy 
aenveerde. Den 3 Julii heb ik de reliquienkasse gestelt in eene kist van 
hout, en dezelve toegesloten zynde, hebbe ik die in eene groote pak- 
mande geplaets en bedekt met hoye, al of het flesschen met wyn waren, 
en dus door de voerders der wynen doen voeren naer voorschreven 
huvs; daer alles ontpakt zynde, toonde ik mynen neef de reliquie-kasse. 
Daer na dezelve boven het deksel der zyde nog met een lindekleed 
omwonden hebbende, hebbe hetzelve nog teenemaal bekleed met bert. 
Dit gedaen zynde, hebben wy hetzelve wedergestelt in de groote houte 
kiste. Ondertusschen de piaets bereid zynde vo6r den kelder op de 
achterplaetse, den grond en zykanten met loot bekleed, hebben wij de 
kiste met de h. Reliquien daer in gestelt, hetzelve dekkende met een 
loode deksel en voorders met aerde gevult, daer over eenen steen grond 
als voren, alwaer hetzelve is gebleven tot eenige dagen voor de inkomste 
van Zyne Hoogw. den Artsbisschop van Mechelen Joannes Armandus. / 
In teeken der waerheit hebbe ik dit eygenhandig onderteekend. / P. J. 
Gooris, Sacrist St Rumoldus. 

Den ondergeteekenden verklaert mits dezen dat P. J. Gooris sacrist 
van St Rumoldus de originele stukken der bovegemelde afschriften zorg- 
vuldiglyk bewaert heeft en aen het bisdom heeft afgegeven tot inlichtingen; 
die tot het sluyten der kasse van den h. Rumoldus op 10 Julii 1825 zeer 
dienstig geweest zyn. 


J. B. Van Vreckem, Can. Secret. //. 
D’après la minute originale, de notre collection. 


XXV. — Certificat d’honnètes services, donné à P.-J. Gooris, par 
les Marguilliers de l’église métropolitaine, le 30 août 1817. 


Nous soussignés declarons et certifions que le sieur Pierre-Joseph 
Gooris, natif de Malines, employé de l’église metropolitaine en cette 
ville, depuis vingt-six ans, a rendu des services très importans à ladite 
Eglise, surtout en recélant, pendant les temps les plus critiques, ses 
ornemens précieux, vases sacrés et autres effets également précieux. 

Nous déclarons en outre qu’à l’arrivée de Mgr Jean Armand de 


=3ÿ 


APPENDICE 359 


Roquelaure, Archevêque de Malines, il a réproduit et remis lesdits 
ornemens et effets en bon état et très bien conservés, à la grande 
satisfaction de tout le clergé de la métropole, en présence des autorités 
ecclésiastiques et civiles. 

C’est pourquoi nous lui avons donné, bien volontiers, le présent certi- 
ficat, comme un juste titre pour le recommander à tous ceux qui liront 
les présentes. 

Fait à Malines le 30 Aout 1817. : 
J. J. Hertinckx, Can. S. Rum. 
C. F. Michaux, Cantor. 
J.-B. Van Vreckem, secrétaire de l’archevêché. 
P. A. Pierets Marguiller, fabricien. 


Signé : 


D'après l’original, de notre collection. 


XXVI. — Procès-verbal de lOstension des Reliques, du 10 juillet 
1825. 


Franciscus Antonius, Princeps De Méan, Dei et Apostolicae sedis gratia, 
Archiepiscopus Mechliniensis, Primas Belgii, etc. etc. etc. 


Omnibus has visuris, salutem in Domino. 


Notum sit universis, Nos, anno Domini millesimo octingentesimo 
vigesimo quinto, die vigesima quarta mensis Junii, qua celebratur festum 
nativitatis Sancti Joannis Baptistae Praecursoris Domini, Pontificatus SSmi 
in Christo patris ac Domini nostri, Domini Leonis, divina providentia 
Papae XII, anno secundo; recurrente anno millesimo quinquagesimo, a 
quo gloriosissimus Christi Martyr ac Pontifex Rumoldus, Mechliniensium 
Apostolus et Patronus, per sacrilegum coementarium, sociante ei sicario, 
cupidine auri ducto, ipsa die Praecursoris Domini nativitati sacra, prop- 
terea quod, instar Joannis Baptistae, prioris adulterium redarguisset, 
adunco ferro percusso lethaliter capite, vitam amisit temporalem ac aeterna 
potitus est : ut piis cleri populique hujus civitatis Mechliniensis, pro con- 
versionis suae beneficio per ministerium Sti Martyris consecuto, Deo 
omnipotenti maximo in gaudio et jubilatione gratias agere gestientis, ac 
Patroni sui sacras exuvias e lipsanotheca, in quo asservabantur, extra- 
hendas conspectuique suo exponendas enixiori cultu ac veneratione exci- 
piendi incredibili desiderio flagrantis, votis obsecundaremus, ad majorem 
Dei gloriam sanctique sui Martyris ac Patroni nostri Rumoldi honorem, 
Jubilaeum, inchoandum a primis vesperis festivae nativitatis Sti Joannis 
Baptistae, seu a die vigesima tertia Junii, quae erat feria quinta subsequens 
Dominicam quartam post Pentecosten, scilicet a tempore pomeridiano 
istius dici, et protrahendum per septemdecim subsequentes dies, ac die 
decima subsequentis mensis Julii, seu Dominica septima post Pentecosten 
terminandum, in Ecclesia nostra Metropolitanae celebrari permisisse. 

Quapropter ipsa die Praecursoris Domini, solemniori pompa in Pontifi- 
calibus celebrato officio et missa de Sto Joanne Baptista, in ecclesia nostra 
Metropolitana pristino splendori nitide restituta, atque exornata, finitis 
secundis vesperis et completorio, ornamentis rubri coloris induti, assisten- 
tibus nobis VV. DD. Josepho Forgeur et Petro Josepho Van Helmont 


360 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 








canonicis Senioribus, Archidiaconi et Archipresbyteri, (quorum dignitates 
adhuc in capitulo nostro Metropolitico desunt) vices respective adimplen- 
tibus, aliisque duobus DD. canonicis subsequentibus Rutgero Theodoro 
De Plaine et Thoma Gilberto Baraton (praetermisso V. Dno Jacobo Josepho 
Hertinckx tertio in ordine canonico titulari, valetudine non satis, firma 
laborante) capituli deputatis, tandemque duobus VV. DD. Canonicis 
Diaconi et Subdiaconi partes gerentibus, pluvialibus respective et Dalma- 
ticis rubri coloris indutis, praesentibus etiam in habitu chorali caeteris 
VV. DD. capituli nostri, canonicis tam titularibus quam honorariis, cantore, 
succentore, reliquisque de clero civitatis RR. DD. Pastoribus et Recto- 
ribus cum suo clero, quin et Praenobili viro Domino consule, aliisque de 
scabinatu, ac de consilio fabricae Deputatis, spectatissimis viris, stalla et 
sedilia pro more occupantibus, adstante denique per totam Ecclesiam 
nobilium utriusque sexus et cujuscumque conditionis ac status ingenti 
multitudine, a cantoribus praemoniti, hymnum Vexi Creator intonavimus, 
choro illum decantante, eodemque finito, ac FR per cantores decantato, 
subsequente, decantavimus orationem de Spiritu sancto. 

Deinde cum assistentibus et Diacono ac Subdiacono processimus e sede 
nostra archiepiscopali ad medium chori, ibique, recitando, benediximus 
novam thecam cupream affabre elaboratam, integre deauratam, inconibus 
ac figuris variis et limbis argenteis decoratam; necnon capsulam ligneam 
byssino rubro ad extra, ac veste serica deintus coopertam et sera munitam, 
juxta ritum in Pontificali Romano, titulo de Benedictionibus capsarum pro 
Reliquiis includendis. 

Quibus peractis ascendimus cum eodem comitatu ad altare summum, 
ubi considentes, facie ad populum versa, inter altare et mensam in gradibus 
ejusdem ad infrascripta depositam, atque ad eamdem mensam accesserunt 
Deputati a Magistratu et aeditui laici, occupantes sedilia a dextris et 
sinistris disposita. 

Tunc delata coram nobis theca lignea antiqua hactemis continente Sti 
Rumoldi martyris exuvias, eam reperimus tribus ligaminibus aureis 
etiamnum integris, atque Eminentissimi Dni Joannis Henrici, Piae me-- 
moriae, Decimi Mechliniensium Archiepiscopi impresso sigillo, pariter 
illaeso, usque hodiedum munitis circum ligatam et rite clausam, sed serae 
qua olim theca haec claudebatur pessulum vi retractum, quo circa per 
Secretarium nostrum adstantem, legi fecimus litteras de 25 Aprilis novissimi 
circa examen nostro nomine et mandato peractum, quibus nobis constiterat, 
sicut et nunc nobis constitit, thecam hanc non tantum ligaminibus istis 
et sigillis munitam, sed etiam sera debite obditam fuisse, cujus pessulus 
propter deperditam ex infortunio clavim, ipsa die 25 Aprilis nouissimi, 
coram commissariis nostris vi deductus fuit, uti latius in praefatis litteris 
continetur. 

Hisce praemissis, resectis per nosmetipsos singulis thecae ligaturis, 
eam devote aperuimus; litteras vero authenticas de die nona Julii, anni 
millesimi septingentesimi septuagesimi quinti, a Decessore nostro Joanne 
Henrico inclusas eidem thecae invenimus, easdem tamen recognoscere 
haud potuimus, nisi ex sigillo adhuc integro ejusdem antistitis ad praefatas 
litteras appenso. Deinde invenimus in eadem theca sacrum thesaurum 
involutum gossypio et velo hoioserico rubro pariter putrefactis; scilicet 


APPENDICE 361 


brachiorum et tibiarum fistulas, partes scapularum, diversas costulas et 
varia alia ossium fragmenta ac specialiter cranium S. Martyris, in cujus 
parte sinistra adhuc conspicitur apertura seu perforatio (lethatis vulneris 
locus) munitum, uti et notabiliores praefatarum reliquiarum partes, pro 
majore in futurum fide, minori sigillo Illustmi ac Revmi Dni Alphonsi 
de Berghes, septimi Mechliniensium antistitis,et,quoad cranium, Eminentmi 
Dai Joannis Henrici de Franckenberg, decimi, sicut praefati sumus, hujus 
sedis Arhiepiscopi, Decessorum nostrorum, in cera hispanica rubra 
impresso, prout nobis rite constitit ex authenticis eorumdem antistitum 
litteris, Alphonsi videlicet de die vigesima octava Julii, anni millesimi 
sexcentesimi octogesimi; et Joannis Henrici de die nona Julii anni millesimi 
septingentesimi septuagesimi quinti, quarum exemplar pro duplicata usque 
hodiedum in gazophylacio capitulari conservabatur ob cautelam solitam, 
si quando simile exemplar thecae inclusum adeo deterioratum foret, ut 
ejusdem tenorem publica lectura nemo posset communicare in ordine 
ad reliquiarum harum authenticam recognitionem : Causa autem unde 
putrefacta sint exemplar thecae inclusum, gossypium et velum holosericum 
quibus involutae conspiciebantur sacrae reliquiae, haec fuit, quod olim 
saepedicta Reliquiarum theca, ne profanarentur tempore revolutionis 
gallicanae, in terram defossa latuerit per octo circiter annos usque ad 
diem gvam Maji anni millesimi octingentesimi secundi, prout nobis constitit 
ex rei gestae instrumento legali ejusdem diei et anni, quod nunc tantum- 
modo detegere et nancisci potuimus atque archivio nostro servandum 
tradidimus (1), insuper animadvertendum venit quod eodem tempore maris 
aestus frequenter major solito inundaverit civitatem Mechliniensem, et 
aquae per rimas cistae, sub terra conditae, gossipium et velum sericum, 
aliaque integumenta deterioraverint; ipsas vero Reliquias integras sed, 
ut videtur, paulo fusciores reliquerint. 

Has Sacras Reliquias, religiosa Praedecessorum nostrorum sollicitudine 
usque in hodiernum diem sancte conservatas, conspectui et venerationi 
omnium adstantium exposuimus in variis pelvibus collocatas; cranium 
vero in mensa praefata supra craterem reposuimus. Postquam idem S. 
Martyris cranium osculati fueramus, et VV. DD. canonicis nobis minis- 
trantibus, viro Dr° consuli aliisque de scabinatu ac aedituis deputatis 
adstantibus osculandum praebueramus, cantoribus caeterisque de clero 
ac magistratu idem praestaveramus, pulsantibus interim Ecclesiae Metro- 
politanae et omnium civitatis Ecclesiarum campanis, Reliquias S. Martyris 
in nova theca lignea holoserico et byssino decorata, benedicta ut supra 
fatur, deposuimus, ejusdem obseratae clavim ad manus Secretarii nostri 
asservandam tradentes, ipsamque capsulam vittis obligavimus, ac sigillo 
nostro in cera hispanica rubra impresso muniri fecimus ac per quatuor 
canonicos seniores deferri in medio chori, ibique super indui nova hiero- 
theca cuprea deaurata ac etiam benedicta, de qua supra; cranium vero 
extra caeterarum Sti Martyris exuviarum receptaculum remanens, urnae 
crystallinae debite inclusum et sigillatum, supra ejusdem hierothecae 


(1) Le procès-verbal auquel l’archevèque de Méan fait allusion, est celui du 18 floreal an X (8 mai 1802). 
Il fut conservé jusqu’en 1825 par le sacristain Goons qui le remit alors à l’archevêché, et reçut en retour 
une copie authentiquée. Nous en avons donné le texte, page 357, document XXIII. 


362 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





cooperculum apte religavemus, pio totius populi et aliunde adventantis 
multitudinis conspectui et venerationi, durante toto Jubilaei tempore, 
exponendum in media navi Ecclesiae nostrae Metropolitanae; ubi solem- 
niter a clero cantante ps. 150 Laudate Domirum in sanctis ejus, delatum atque 
depositum fuit; decantata, post Anam Jsfe sanctus ac Ÿ congruum, per nos 
oratione de Sancto Martyre, factaque incensatione, finem imposuimus 
primae isti S. Reliquiarum recognitioni et ostensioni; quin et duabus 
Dominicis diebus immediate sequentibus, vigesima sexta scilicet Junii et 
tertia Julii, per civitatem solemni ac generali instituta supplicatione ante 
meridiem supra memoratam hyerothecam expositum publice et cum Jubilo 
translatum fuit. 

Finito autem Jubilaei tempore, scilicet die decima Julii, quae erat 
Dominica septima post Pentecosten, facta intra fines Ecclesiae nostrae 
Metropolitanae post missam Pontificalem solemni supplicatione cum 
delatione memorati feretri S. Rumoldi; a meridie post completorium, 
eodem ritu quo factum fuerat die festo nativitatis S. Joannis Baptistae, 
24 Junii praecedentis, puisantibus omnium Ecclesiarum civitatis campanis, 
solemniter e media navi Ecclesiae Metropolitanae in choro relata est 
hierotheca, cantante clero Ps. 116 Laudate Dominum omnes gentes. 

Cum itaque feretrum ad medium chori delatum fuerit, nosque ad altare 
pervenissemus, ibique cum assistentibus nobis Canonicis aliisque munici- 
palitatis, ac aedituorum deputatis, eadem loca, uti die 24 Junïi, circa 
mensam supra gradus altaris dispositam occupaverimus, quatuor Seniores 
canonici denuo supra hanc mensam detulerunt cooperculum hierothecae, 
et ex urna supraposita extraximus Cranium S.- Martyris, quod crateri 
argenteo superposuimus. 

 Deinde idem quatuor Venerabiles Canonici, eodem modo, ad nos attu- 
lerunt thecam ligneam continentem alias Sti Martyris Rumoldi reliquias, 
quas, pariter inde extractas, conspectui et Venerationi omnium adstantium 
in variis pelvibus argenteis exposuimus; Cranium vero veneranter osculati 
sumus; Canonicis nobis adstantibus, deputatis e magistratu ac aedituis, et 
deinde cantoribus, universo clero, ac de scabinatu in coro degentibus 
osculandum praebuimus, choro interim cantante antiphonam Jste sanctus 
cum ps. 46 Omnes gentes plaudile manibus, nec non antiphonam eamdem 
repetente, cum Ÿ. et R, atque per nos cantata oratione de eodem S. Pontifice 
et Martyre, praefatas Sacras Reliquias omnes cum cranio thurificatas, 
iterato in eadem theca lignea deposuimus, declarando ipsas omnes ab 
omnibus, pro veris et indubitatis Reliquiis Sancti Rumoldi Pontificis et 
Martyris, semper habendas et Venerandas esse. 

Quod ut convenienter et pro antiquo more fiat, eamdem thecam fideliter 
clausimus, ejus serae clavem nobis reservavimus, variis ligaminibus aureis 
obligavimus et sigillo nostro in cera hispanica rubra impresso diversis in 
locis obsignavimus, et per quatuor Seniores canonicos deferri curavimus 
in medio chori, ibique superindui majori hierotheca cuprea deaurata, 
nova, dein ab aurifabro debite occlusa, et, ut hactenus, in summo altari 
asservanda. ; 

In quorum fidem ac robur has expediri litteras mandavimus, et earumdem 
unum exemplar, prius a Secretario nostro alta voce perlectum, sacrae 
thecae includi, alterum Capitulo nostro, tertium Magistratui civitatis, 


APPENDICE 363 


quartum aedituis Ecclesiae Metropolitanae consignari, et quintum nostris 
quoque Registris Archiepiscopalibus inscribi fecimus. Et ne, quod evenisse 
dolebamus, infortunio aliquo adhuc eveniat, clavim serae thecae S. Reli- 
quiarum eodem tenore quadrupliciter confectam, nobis unam reservando, 
alteram et tertiam capitulo Metropolitico, ac in domo civica asservandas, 
quartam aedituis Ecclesiae nostrae Metropolitanae consignandum, chartae 
duriori occlusas etiam sigillo nostro obsignavimus. 

Utque de tanto Dei beneñcio gratias agamus congruas, finem imposuimus 
tantae solemnitati decantando hymnum Te Deum, cum oratione gratiarum 
actionis. 

Datum Mechliniae, in choro Ecclesiae nostrae Metropolitanae, sub 
nostris signo sigilloque, die decima Julii, anni millesimi octingentesimi 
vigesimi quinti. 

Franciscus Antonius 
Princeps De Méan 
Archiepiscopus Mechliniensis. 


Pro majori in futurum fide sigillum nostrum 
in cera hispanica rubra cranio imposuimus. 


Datum die et anno ut supra. 


Franciscus Antonius 
Princeps De Méan 
Archiepiscopus Mechliniensis. 


De Mandato 
J. B. Van Vreckem Secret. //. 


D'après l'original conservé aux Archives de l’Evéché. 


XX VII. — Les Frères Albert, Martin et Herman Melijs, orfèvres de 
Munster, déclarent que le Magistrat de Malines leur a payé tout ce 
qui leur était dû pour la confection de la châsse de saint Rumold. — 
16 janvier 1:68 (vieux style). 

Allen denghenen die desen brief selen sien of horen lesen : Aelbrecht 
Melijs, Mertten Melijs ende Herman Melijs gebruederen van Munsteren, 
Saluut met kennisse der Waerheyt. Want eersame wise ende bescheydene 
liede Commoenyemeesters Scepenen ende Raet der stad van Mechelen 
aen ons voertijts bestaedden te volmakene hoer werx vander cassen 
mijns heren sente Rommouts ende ons alrehande saken ende gheloeften 
daer om deden ende gheloefden ghelikelek alse die cyrographen wel 
begripen die daër op ghemaect syn. Ende want wij nu dat voers. werc 
ende dier casse metter Gods helpen al volmaect hebben ende volwracht, 
soe doen wy cond yeghewelcken dat wy kennen ende liën dat ons die 
voers goede liede van Mechelen alle die voers saken ende gheloeften 
die sie ons van den voergh. werke gheloeft hadden, wel ende volcomelec 
ghedaen hebben ende al betaelt, ende vanden selven gheloeften ende 
vorwaerden ende van allen anderen saken die wy der voers stad ochte 
horen poerteren eyschende mochten sijn in enigher manieren tot op ten 
dach van heden, scilden wij quite dier selver stad haer poirters ende 
alle de ghene dies ane horen mach gehelec ende altemale wert want 


364 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 








wi] die cyrographen van den voers. gheloeften niet bi ons en hebben 
omme die der voergh. stad over te ghevene, soe gheloven wy hem in 
goeden trouwen die selve cyrographe te sende och te bringhene tusschen 
hier ende Paeschen naest toe comende, want si ons al voldaen hebben 
ghelijc als voerscr. es, Ende wij ghebruedere voers. gheloven bi onzer 
trouwen ende sekerheyt dese voers. quitantie ende saken vaste ende 
gestade te houdene, ende nemmermeer daer ieghen te comene ocht te 
doene bi ons, bi enighen van ons, ochte by yemene van onsen weghen, 
alle arhgelijst ute gescheyden. In oerconden der waerheyt soe hebben wij 
ghebruedere voers. dese quitancie bezeghelt met onsen pr ‘peren seghelen. 
Ghegheven int iaer ons Heren dusentich driehondert tsestich ende achte, 
na de usage des hoefs van Camerike, op den sestienden dach in ianuario. 


D'après l'original conservé aux Archives de la Ville. 


XXVIIL. — Contrat passé entre la Ville de Malines d’une part, et 
les orfèvres Gery Soimers, Jean Thieulliers et Louis van Heese 
d'autre part, pour la confection d’une châsse en argent. — 26 sep- 
tembre 1617. 


Op ten xxvj. Septembris anno 1617 syn Heeren Nicolaes vander Laen, en 
Joes vander Hoeven, Ridders, ende Communm'rs der Stede van Mechelen, 
Heere ende Mr. Anthonis du Pin Voorschepene, Heer Jan van Wachten- 
donck, Riddere ende jersten Geswoorne van der Dekenye, Heer Jan vander 
Laen oock Ridder, Tresorier, Heeren en M’rs Pauwel van Kerstynen, ende 
Arnoult de Fumael, Pensionarissen, Alle gedeputeerde by het Magistraet, 
over ende in den naeme van de voors. Stede, met ende ten byzyne van Heer 
ende Mr’ Anthonis de Mol Choordeken, Heer ende Mr’ Jan vanden Eynde 
Penitentier, ende Heer en Mr. Jan Silvoirts Plebaen van de Metropolitaine 
Kercke van Sinte Rombouts, overcommen ende v'accordeert, met Wierick 
Somers, Hans Thieulliers, ende Loys van Heese, alle dry Silversmeden, 
nopende het maecken van eene Silvere Kasse, ter eeren van Sinte Rom- 
bout Patroon der voors. Stede, welcke Kasse de selve drye Silversmeden 
by desen hebben aengenomen te maecken op de grootte, gewichte, condi- 
tien ende bespreken hier naer volgende. 

In den jersten dat de voors. Kasse sal wesen van de lenghde van vyff 
voeten eenen halven, de breede ende hoochde van dyen, mitsgaeders het 
deck ende Toren, ciraten, figueren, ende andere wercken naer advenant 
ende den verheysch van t’ selve werck, ende naer de selve proportie ende 
groote, op den voet van de oude Kasse daer van hun sal gelevert worden 
die teekeninge oft model, mitsgaeders een kasse van Schrynhout, op ende in 
de welcke de voors. Silvere Kasse sal worden gevrocht ende gemaeckt, mair 
alle de figuren groote ende cleyn, met allen t’ gene t voors. model ver- 
heyscht, soo van ciraten, ende andersints volgende de ÿs. teekeninge der 
oude Kasse, sullen de ÿs. Silversmeden aennemers, maecken op hunnen 
cost, om daer naer de voors. Silveren Kasse te maecken. 

Het Silver sal wesen op de alloye ende keur van acht-en-veertich stuy- 
vers donce, daer van van elcke plate ende stuck Assye sal worden gedaen 
by de gene, die daer toe syn gestelt t sy tot Antwerpen oft Brusselen alles 
ter belieften van het Magistraet. 


APPENDICE 365 


Sal dese Kasse met alle figueren, torren en ciraeten in t geheel in silver 
op den keur ende alloye als voren, wesen vande weerde van negen-en- 
dertich duysent 500 gulden daer inne begrepen de hand oft fatsoen vande 
voors. aennemers op den prys van eenen-dertich stuyvers voor d’once, 
maeckende met het silver t saemen dry gulden en xix. stuyvers, op welcken 
_prys partyen syn veraccordeert vuytbrengende Thien duysent oncen sonder 
meer, ten waere vuytterlyck twee hondert oncen, ende soo verre die be- 
vonden werdt meerte wegen dan vuvtterl thien duysent twee hondert 
oncen, sal de Stadt gestaen mits voor tvoirder gewichte alleenelyck betae- 
lende het silver, sonder eenich fatsoen. 

Alle platen moeten gesmet zyn ende van de selve platen, allen het werck 
daer van vuytgedreven, soo van gelycken gedreven sullen syn alle figueren, 
en pilernen groot en klyn sonder datter yet en sal worden gegoten dan den 
Torren ende het ciraet op de cappe, ende rontsomme den affhanck van het 
deck ten ware eenigh hooffdekens ende handekens soo cleyn dat het 
onmogelyck soude wesen die te dryvene. 

Den bodem van de voors. Silvere Kasse en sal nyet wesen van silver, 
dan alleenelyk van dick Schrynhout en sullen de Silvere Platen vande 
Kasse rontsomme den selven houten Bodem om gelevt worden, ontrent de 
Breede van eenen duym. 

Welcke Aennemers ten betooge van hunne conste, in handen van de 
voors. sedeputeerde hebben gestelt een gedreven Schaele, daer inne staende 
syn de drye Coningen, met beloefte van dit aençsenomen werck, soo wel 
ende loffelyck ende eer beter te maecken dan de selve schaele, reyn ende 
suyver in alle partyen ende stucken. 

Ende sullen de voors. aennemers ten eersten maecken een geheel quar- 
tier van de ÿs. Silvre kasse, om daer aen te sien oft t selve sal wesen ge- 
maect loffelyck volgerde henne beloefte, ende soo verre myn Heeren van 
de Magistraet contrarie,bevinaen, ende nyet volcommen naer hunnen sinne, 
sal d2 Stadt gestaen midts over t selve quartier, alleenel’ betalende het 
Silver, ten waere de aennemers thennen coste, tselve werck beterden ende 
maecten loffel’, ende in welcken gevalle de voors. aennemers sullen mogen 
voorts wercken, ende anders nyet; alles op den Ÿs voet, end: gewichte, op 
pene van telcken elck stuck van dyen te vermaecken t hennen coste. 

Sal de voors. Kasse en allen de wercken van dyen by de voors. aen- 
nemers in persoone neffens henne knechten gevrocht worden binnen deser 
Stede van Mechelen, ter plaetsen die hun sal verleent worden, alwaer de 
gecommitteerde van het Masgistraet, ende anderen van hennen twegen 
sullen acces hebben tallen stonden, tot visitatie van tvoors. werck. 

Sullen de selve aenemers leveren allen het silver ten pryse, alloye ende 
keur voors. 

Sonder dat de Stadt in eenige onkosten hoedanigh die souden mogen 
wesen, sal gehouden syn, maer gestaen, midts telcken betaelende het silver 
soo d’aennemers tselve sullen leveren, en het fatsoen, soo met stucken het 
werck sal wesen gemaect ende gelevert voor elcke once ten pryse als 
voren, te weten het silver ten pryse van acht-en-veertigh stuyvers donce 
ende het fatzoen van dyen van xxx]. stuyvers. 

Ende op dat de ÿs. aennemers tvoors. silver ten alloye ende keur als 
voren, souden moegen verwercken, sullen myn Heeren van het Magistraet, 


366 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 





tot dyen eynde ÿcrvgen toelatinge ende permissie van Haere D:orluch- 
tichste Hoocheden. 

Ende de voors. aennemers vrye houden gedurende dit werck van wacht 
ende van alle moyelyckheyt die hun souden moegen aendoen die van het 
ambacht vande Silversmeden deser Stede, van dat sy lieden aennemers 
alhier wercken sorder te wesen int selve ambacht. 

 Welcke aennemers sullen schuldigh ende gehouden wesen te stellen 
goede ende souffisante borge voor het silver dwelck hun telcken sal in 
handen gestelt worden. 

Daer voren nyettemin ende tot loffelycke volcomminghe van t ÿs. werck 
ende elck punct hier voren verhaelt, de voorschreven aennemers hun 
hebben ÿbonden ende verobligeert, soo sy hun Ybinden ende verobligeren 
by desen, een voor al, ende elck als principael, met renunciatie van 
excussie, ende van alle exceptien ende weeren hoedanich die zouden 
moegen wesen. 

Etait signé : N. vander Laen, J. vander Hoeven, J. van Wachtendonck, 
A. du Pin, Wierich Somers, Hans Thuvyllier, en Loys van Hezen; Jan 
vande Wauwer ende Jan vande Brande, als getuigen. Au bas : Ghecol- 
lationeert jeghens d'origineel minute, js daer mede bevonden corcorderen’ 
by my, éfait signé. Paeffenrode. 


D'après l'original conservé aux Archives de la Ville. 
Voyez DE Muxcx, Bewysstukken, page Ixxx, RR. 


XXIX. — Ordonnance du Magistrat déterminant les fonctions des 
Ouvriers de la Ville dans les Processions. — 23 mars 1625. 


Myn Heeren van der Weth deser Stadt Mechelen, in Policie Camere ver- 
gadert synde, hebben geordonneert ende ordonneren mits desen, de werck- 
lieden vande selve Stadt, die op andere jaeren gewoon syn geweest te 
helpen draegen de Casse van St. Rombout, voortaen ten Processie daghe 
van Paesschen, hun te vinden in de Kercke van Sinte Rombout, alvoiren de 
Processie sal wesen vuytgegaen, ende geduerende de selve Processie, 
continuel’ te blyven ontrent de voors. Casse, soo om t’ assisteren de Geeste- 
lyckheyt, in het opdragen, ende affdragen van de selve Casse, onder den 
Thoren vande voorschreven Kercke ende andersints, als oock om op de 
vesten te suppleren de plaetsen van dye van d'Ambachten, die in faulte 
soude mogen wesen, van de Casse op hunnen thour te commen draghen, 
op de boete van dry guldenen te verbeuren by elck van de voors. werck- 
lieden, die in gebreken sullen blyven van dese t’achtervolgen, ende sal elck 
van de defaillante in wyens plaetse de voors. wercklieden de voorn. Casse 
sullen hebben gedraegen, aen de selve wercklieden moeten betaelen thien 
stuyvers, volgende d'Ordonnantien daer van op heden vuytgegeven, Actum 
xxiiij Meerte 1625. Etait signé. F. van Paeffenrode 1625. 


D'après l'original conservé aux Archives de la Ville. 
Voyez DE Muxcx, Bewysstukken, page xl, K K. 





Le Premier Consul à Malines 


2 Thermidor an XI — 21 juillet 1603 


MESSIEURS, 


Wrutus du joug des rois sauva la républ'que; 
Octave fit fermer le temple de Janus; 

Zuma sur les autels fonda sa politique; 

>nnibal se fraya des chemins inconnus; 

Tériclès triompha des Marats de l’Attique; 
>lexandre aux combats signala sa valeur; 

ÆMomulus des Romains prépara la grandeur; 

Hitus chez les mortels sut mériter des temples; 

tit dans un héros seul je vois tous ces exemples (x). 


C'est de ce héros,. de ce génie extraordinaire, de 
Napoléon Bonaparte que je veux vous entretenir ce soir. 
Mon intention n’est pas de vous esquisser à grands traits 
l'épopée napoléonienne, ni même de vous narrer le 
voyage du Premier Consul à travers nos provinces. Je 
désire uniquement vous montrer en quelques pages ce 
que firent, lors de son passage par notre ville, la popu- 
lation et la municipalité de Malines, pour recevoir digne- 
ment le premier magistrat du pays. 


(1) Acrostiche du citoyen Combes Daunous, membre du Corps législatif, 
pour être placé en-dessous d’un buste du Premier Consul (Cf. Le Compilateur 
des nouvelles nationales, politiques et littéraires, n° du 24 prairial an XI). 


3068 LE PREMIER CONSUL 





Ce sujet, je l’ai choisi intentionnellement, car si les 
journaux de lan XI fourmillent de détails intéressants 
sur ce voyage, si les mémoires et les livres contemporains 
de cette époque nous relatent les moindres faits de cette 
tournée triomphale dans les différentes villes de la 
Belgique, ils ne mentionnent qu’une ou deux fois le 
nom de notre cité. A les lire, on se figure que Napoléon 
ne fit que traverser au galop Malines, étape entre Anvers 
et Bruxelles. 

Or, il n’en fut rien. Napoléon s'arrêta quelques heures 
avec sa suite dans notre ville, où il fut accueilli par les 
acclamations frénétiques d’une foule enivrée, au bruit 
des cloches sonnant à pleine volée et des salves d’artil- 
lerie tirées du haut des remparts (1). 


Par le traité d'Amiens (27 mars 1802), la France, pour 
la première fois depuis le début de la Révolution, se 
trouvait en paix avec l’Europe : époque glorieuse pour 
la France, heureuse pour l'Europe, où l'humanité cessa 
quelques instants de gémir sur des lauriers! Période 
trop rapide et trop courte, durant laquelle nos voisins 
du sud connurent une ère d’abondance et de prospérité 
sans bornes. 

Ce fut sous ces brillants auspices que Napoléon fut 
proclamé Consul pour dix ans, et, seulement trois mois 
après, la magistrature suprême lui fut déférée à vie, par 
un vote enthousiaste du peuple, promptement ratifié 
par le Sénat conservateur, ce corps législatif préposé à 
la garde et à la conservation du pacte constitutionnel. 

La loi fondamentale de la France fut entièrement 


(1) BoURRIENNE, Mémoires, tome V, pp. 198-190. 


A MALINES 369 





remaniée à cette occasion, et dans un sens nettement 
monarchique. C’est alors que Bonaparte conçut le projet 
de visiter, à l'exempie des souverains, les différentes 
provinces du pays. Mais les affaires de l'État ne lui 
permirent pas de mettre son dessein à exécution avant 
l'année 1803 (1). 

La session du Corps législatif avait été close le 8 praïi- 
rial an XI (28 mai 1803), le Tribunat avait également 
cessé de se réunir, et toute discussion législative se 
trouvant ainsi suspendue, le Premier Consul fut libre de 
quitter Paris. Il donna sur le champ des ordres pour un 
voyage dans les départements du nord de la France et 
de la Belgique (2). 

Plusieurs motifs concoururent à décider Napoléon de 
commencer son voyage officiel à travers le pays par nos 
provinces. Ce ne furent certes pas de futiles considéra- 
tions d’étiquette qui le poussèrent ; il avait un but plus 
grand, plus politique. Le chef d'état voulait s'assurer de 
l'attachement de ses nouveaux sujets, dont l’antipathie 
pour la Convention et le Directoire avait déchaîné des 
luttes fratricides. Le général désirait reconnaître la 
frontière du pays la plus exposée aux attaques de 
l'ennemi, de l'Angleterre. Car la paix avait été rompue 
(12 mai 1803), et la guerre avec la Grande-Bretagne, la 
lutte à outrance qui semblait renouveler celle de Rome 
et de Carthage, avait recommencé, pour ne finir qu’en 
1815, avec la chute de l'aigle impérial à Waterloo. Enfin 
le prétendant (car le Premier Consul méritait déjà alors 
ce nom) voulait s’essayer au rôle de prince et ressusciter 
le cérémonial monarchique, loin des Parisiens frondeurs, 
loin des Français de l’intérieur, dont un grand nombre 
étaient encore imbus des passions de la Révolution. Le 


Ü 


(1) Duc pe Rovico, Mémoires, tome I, pp. 468-472. 
(2) Comte Mior DE Metro, Mémoires, tome II, pp. 104-106. 


370 LE PREMIER CONSUL 





culte des Belges pour la tradition, leur goût inné des 
splendides cortèges et des superbes Joyeuses-Entrées, 
leur gratitude envers l’auteur du Concordat étaient pour 
Napoléon autant de sûrs garants du succès de son 
expérience (1): 


Partis du château de St-Cloud le 6 messidor, Bonaparte 
et sa femme entrèrent en Belgique le 20 du même mois, 
par la Flandre française. Le Premier Consul, pendant 
que Madame Bonaparte gagnait directement Gand, 
entreprit une tournée d'inspection le long de la côte, en 
passant par Ostende, Cadzand, Flessingue et l’île de 
Walcheren; de là il se dirigea vers le chef-lieu du dépar- 
tement de l'Escaut. Après un court séjour dans la ville 
de Gand, dont les habitants, restés froids tout d’abord, 
le saluèrent à son départ d’acclamations enthousiastes (2), 
Napoléon et M"° Bonaparte se dirigèrent sur Anvers. 
Ils étaient accompagnés d’une suite nombreuse et bril- 
lante, car le Premier Consul avait exigé que ce voyage 
se fit en très grand apparat. Il avait même, pour cette 
raison, fait distribuer des subsides supplémentaires fort 
importants, aux dames d'honneur de Joséphine de 
Beauharnais. M" de Rémusat, plus tard dame du palais 
de l’impératrice, reçut pour sa part 30,000 francs (3). 

Le 18 juillet (29 messidor an XI), le cortège débarqua 
à Anvers, en face de la Tête de Flandre, à l'endroit dit 
Brerhoofd. La ville avait reçu une décoration splendide, 
œuvre de l'artiste M. Van Brée. De nombreuses fêtes 


(1) DE Lanzac DE LaABoRiE, La domination française en Belgique, tome I], 
PP. 452-454. 

(2) Mme pe RÉMusar, Mémoires, tome I, pp. 243-244. 

(3) M° DE RÉmusAT, Mémoires, tome I, pp. 233-234. 


A MALINES Si 








avaient été organisées en l'honneur des hôtes de la ville, 
et dans les audiences que le Premier Consul accorda aux 
autorités, 1l eut à subir une série d’harangues flatteuses 
et d’éloges hyperboliques. 

Mais tout cet encens ne lui fit pas oublier le but prin- 
cipal de son séjour à Anvers. Le lendemain de son 
arrivée, de grand matin, il parcourut à cheval la ville en 
tous sens, et inspecta avec le plus grand soin le port, les 
fortifications et la citadelle. De cette visite il rapporta 
la plus fâcheuse impression; si Anvers, de par sa position 
géographique, était un endroit idéal pour la création 
d’un grand port militaire et marchand, notre métropole 
commerciale présentait, en 1803, un aspect lamentable. 
C'était un ensemble de décombres et de ruines; elle 
ressemblait à peine à une cité d'Europe (1). Bonaparte 
voulut la relever de sa chute, et ordonna à cet effet 
une série de travaux, dont on a fêté récemment le cente- 
naire (2). 

Après un arrêt de deux jours, Napoléon continua le 
2 thermidor (21 juillet 1803) son voyage vers le chef-lieu 
de la Dyle. I] quitta Anvers à trois heures de l'après-midi, 
et arriva vers cinq heures à Malines, où il s'arrêta quelque 
temps; puis il se dirigea sur Bruxelles, et fit son entrée 
dans la capitale de notre pays, assez tard dans la soirée, 
éntrehutietnent heures (5): 

Depuis plusieurs semaines déjà, le Collège municipal 
de Malines s'occupait de cette visite mémorable et prenait 
toutes les mesures qu’exigeait un tel événement. En 


(1) Réponse de Napoléon au discours du maire d'Anvers (BEETÉMÉ, 
Anvers, tome Il, page 98). 

(2) Voir, sur le séjour de Napoléon à Anvers et les travaux qu'il v fit 
entreprendre, notre article du 9 août 1903, dans le n° 120 du journal Le Mou- 
vement Maritime. 

(3) Gazette van Antwerpen, n° 60, vrijdag, 10 thermidor, Jaer XI der Fransche 
Rep., of 29 july o. s. 


372 LE PREMIER CONSUL 





séance du 13 messidor, le maire De Plaine rédigea, avec 
l'assistance de ses adjoints Pierets, Dusart et Verhaghen 
et du secrétaire de la Ville, le citoyen Gambier, une 
proclamation aux habitants, par laquelle il leur annonçait 
la prochaine venue du premier magistrat du pays et leur 
faisait connaître les premières dispositions arrêtées par 
la municipalité, pour montrer à l’auguste voyageur les 
sentiments de gratitude et d’attachement de la population 
malinoise (1). 

Tout d’abord le maire décrétait que le jour du passage 
du Premier Consul serait considéré comme jour férié, 
avec défense formelle, sous menace de peines judiciaires 
pour quiconque, de travailler. Il ordonnait en outre que, 
ce même jour, la circulation de tous les véhicules et le : 
transport de n'importe quelle marchandise pondéreuse 
seraient interdits dans les rues que traverseraient Napo- 
léon et son escorte. 

Ensuite il priait instamment les propriétaires et les 
locataires des maisons situées dans les rues d'Anvers et 
de la Chaussée, aux Bailles de fer, dans la rue d'Or, au 
Marché aux Grains et dans la rue Haute, de bien vouloir 
faire repeindre ou recrépir les façades de leurs immeubles. 
Le maire les engageait aussi très vivement à pavoiser 
et à orner, pour le passage du Premier Consul, leurs 
maisons avec des tapis, des écussons nationaux entourés 
_de festons et de tentures, des guirlandes et d’autres 
motifs décoratifs, et à joncher les rues de verdure et de 
fleurs. 

Le maire promettait que la municipalité organiserait 
de belles fêtes, notamment une illumination générale de 
la ville, dont le signal serait donné par une sonnerie de 
la grosse cloche de la cathédrale, et à laquelle il invitait 
les habitants à coopérer. Le maire De Plaine terminait 


(4) Archives communales de Malines, carton n° 120, pièce n° 78. 


A MALINES 57 








sa proclamation, en disant qu'il comptait sur les senti- 
ments patriotiques bien connus des Malinois, pour donner 
à la réception du Premier Consul une splendeur et une 
munificence dignes de l’homme que l'on voulait fêter. 

Cette proclamation fut affichée sur les murs de la ville 
et publiée dans les journaux locaux (r). 

Il faut croire que cet appel au patriotisme des Malinois 
ne produisit pas tout l'effet désiré par le maire; car il 
fut suivi, peu de jours après, le 26 messidor, d’une 
nouvelle communication municipale (2), par laquelle 
De Plaine faisait savoir à ses concitoyens, qu'un avis de 
l'autorité supérieure lui annonçait l’arrivée prochaine du 
Premier Consul, et par laquelle il engageait les habitants 
à hâter, autant que faire se pourrait, les travaux en cours 
d'exécution, de façon à être prêt pour le jour tant désiré. 

Dans l’entretemps, l’activité du Collège municipal ne 
chômait pas. Il apportait le plus grand soin à l’organi- 
sation de la partie officielle des fêtes, et s’entourait des 
renseignements les plus circonstanciés, pour donner à la 
réception du Premier Consul une splendeur, sinon supé- 
rieure, du moins égale à celle faite par les autres villes 
de la Belgique de la même importance que Malines. 
A cet effet, le secrétaire municipal Gambier adressa 
différentes lettres (3) à un de ses amis, M. Lammens, 
homme de loi, à Gand, le priant de lui fournir des indi- 
cations nettes et précises sur ce qui se faisait dans sa 
ville en vue de l’arrivée de Napoléon. Il demanda aussi 
à son collègue d'Anvers, le citoyen Bourceret, de le 
tenir au courant, même en lui envoyant des courriers 


(x) Voir Den Aenkondiger van het arrondissement van Mechelen en omliggende 
plaetse, n° 28, sondag, 21 messidor, 11 jaer der Republiek. 

(2) Archives communales de Malines, carton 120, pièce 80o1.et Den Aenkon- 
diger, etc., n° 29. 

(3) Archives communales de Malines, carton 2or, pièces 12, 16 et 19, 
minutes des lettres de Gambier à Lammerns. 


374 LE PREMIER CONSUL 





« express », de tout ce qui pouvait intéresser Malines au 
sujet du voyage du Premier Consul (1). 

En possession de ces renseignements, le Collège décida 
en premier lieu la formation d’une garde d'honneur, 
composée de vingt-quatre cavaliers, qui iraient recevoir 
Bonaparte à son entrée dans l'arrondissement, et lui 
serviraient d’escorte jusqu'à la limite du département. 
Pour cela, un registre d'inscription fut ouvert à la mairie, 
et un appel aux jeunes gens de la ville, tiré à cinquante 
exemplaires, fut placardé sur les murs de la cité (2). 
L'empressement des jeunes Malinois fut très grand, et 
très vite la liste des vingt-quatre cavaliers arrêtée. La 
_ mairie voulut témoigner à ces jeunes gens toute sa satis- 
faction pour leur ardeur patriotique et pour leur précieuse 
autant que généreuse collaboration; elle décida l'achat, 
aux frais de la Ville, de vingt-quatre plumets et d'autant 
de sabres de cavalerie, qui devaient compléter l'uniforme 
des gardes d'honneur, et qui leur seraient gracieusement 
offerts partie Collère à titre dé souvenirn(5) rentimème 
temps qu’un diplôme commémoratif, œuvre du talentueux 
graveur malinois ]. Hunin. 

L’uniforme de ces gardes d'honneur était fort joli et ne 
dément nullement le sentiment artistique du beau si vi- 
vace chez les Malinois. Leur coiffure consistait en un cha- 
peau bicorne noir, surmonté d’un grand panache vert, 
avec une base de plumes rouges; ils portaient un habit de 
cheval serré à la taille, en drap vert, avec de grands revers 
galonnés d’or, garni d’une double rangée de boutons 
dorés; le col droit, ainsi que les parements des manches, 
étaient en drap rouge. En-dessous de l'habit, un gilet 





(1) Archives communales de Malines, carton 280, pièces 3 et 7, minutes 
des lettres de Gambier à Bourceret. 

(2) Archives communales de Malines, carton 138, liasse A. 

(3) » » carton 138, liasse B. 





Modèle adopté pour l'uniforme de la Garde d'honneur du général consul 


Bonaparte, par les volontaires de Malines, ce 8 germinal an 10. 


C : DE PLaixe, Maire 
J. H. GAMBIER 
Sceat 


de la 
Mairie 


L20 


LR 








A MALINES 379 





également en drap rouge, et au cou une large cravate en 
soie noire; une culotte en drap chamois, avec des bottes 
à la Souwarow, en cuir noir, et des éperons dorés, un 
ceinturon de cuir rouge, auquel pendait un sabre de cava- 
lerie, et des gants blancs complétaient fort harmonieu- 
sement cette belle tenue (1). Elle fut fort remarquée aux 
fêtes de Bruxelles, auxquelles le maire de cette ville avait 
eu la gracieuseté d'inviter le sous-préfet, ses cinq collègues 
de Malines et les vingt-quatre gardes d’honneur, qui 
participèrent ainsi à l'entrée triomphale de Bonaparte 
dans la capitale de notre pays (2). 

Toutes ces mesures furent soumises par le Collège à la 
ratification du Conseil municipal, qui les accepta; mais 
il les jugea néanmoins insuffisantes, et vota un ordre du 
jour dars lequel il décida que la ville rendrait « au libé- 
rateur de la France » les honneurs dûs aux souverains 
régnants (3). Fort de cet arrêté, le Collège décréta que 
toutes les autorités civiles, judiciaires et militaires 
seraient invitées à aller en cortège recevoir Napoléon, 
hors des portes de la ville; qu’on lui ferait présenter, 
par une jeune fille personnifiant Malines, les clefs de la 
cité et les vins d'honneur, qui seraient déposés sur un 
char allécorique spécialement construit pour la circon- 
stance (4). 

Le sujet de ce char représenterait « Malines remer- 
ciant Napoléon du grand honneur fait à la cité en la 
visitant ». Pour cette allécorisation, il fallait un certain 
nombre de personnages. Le maire fit appel à la bonne 


(1) Voir l’aquarelle représentant le modèle de l’uniforme adopté par la 
garde d'honneur, que nous avons retrouvée dans le carton 129 des Archives 
communales, et qui est déposée maintenant au Musée de la ville. 

(2) Archives communales de Malines, carton 201, pièce 10. 

(3) Archives communales de Malines, registre des procès-verbaux des 
délibérations du Conseil municipal, an XI, p. 116 ve. 

(4) Archives communales de Malines, registre des procès-verbaux des 
délibérations du Collège municipal, an XI, p. 200. 


376 LE PREMIER CONSUL 





volonté de quelques jeunes filles et de quelques jeunes 
gens des meilleures familles malinoises. Tous acceptèrent 
avec empressement : ce furent MM" Van Leemput, Van 
der Elst et Gambier; MM. Dusart, fils de l’adjoint, 
De Reeth, Braeckhaert, Broeckhoven et les deux jeunes 
de Meester, dont l’un habitait le Bruel, l’autre l'allée 
Saint-Jean, dite Klapgat (1). 

Un grand tonneau, surmonté de la statue du dieu 
Bacchus, se dressait sur le devant de ce char monu- 
mental (2). 

Lorsque le char de triomphe fut entièrement construit, 
on constata que sa hauteur ne lui permettait pas de sortir 
par la porte Ste-Catherine, appelée alors porte d'Anvers. 
Cet obstacle n'arrêta pas le maire; il s’'adressa à l’adjoint 
du génie Briquelet, et lui demanda de faire enlever par 
ses hommes la poutre supérieure de la porte, de façon à 
avoir l’ouverture nécessaire à la sortie du char (3). Briquelet 
répondit très aimablement que ce travail n'incombait pas 
au corps du génie, mais que, par déférence pour le 
maire, il consentait à diriger et à surveiller cet impor- 
tant travail. Il proposait de le confier à l'entrepreneur 
Rommel. Ce fut ce dernier qui l’exécuta (4). 

Si le Collège municipal faisait preuve d’une grande 
activité et cherchait à ne rien laisser au fait du hasard, 
le sous-préfet de Wargny, de son côté, s’acquittait avec 
un zèle des plus louables de la lourde tâche qui lui incom- 
bait. À la demande du commandant militaire de la place, 
agissant par ordre du général Belliard (5), il ordonna de 
réparer le pavage des rues et de sabler celles-ci pour le 


(1) Archives communales de Malines, carton 201, pièce 5. 

(2) Archives communales de Malines, section de la comptabilité, car- 
ton 18', mandat de payement n° 310. 

(3) Archives communales de Malines, carton 202, pièce 11. 

(4) » » carton 202, pièce 20. 

(5) » » carton 201, pièce 21. 


A MALINES 377 








passage du cortège. De plus, comme on avait reçu avis 
officiel de Paris, du ministre de la police, qu’une bande 
de filous, nous dirions maintenant de pickpockets, était 
partie de cette ville pour se rendre dans les diverses loca- 
lités visitées par le Consul, M. de Wargny recommanda 
à la police locale la plus sérieuse attention et la plus 
grande perspicacité, et annonçait que lui-même avait 
engagé un certain nombre d'agents secrets, qui se glisse- 
raient dans la foule le jour de la fête et surveilleraient 
tout spécialement les membres de cette bande (1). 

Enfin, le sous-préfet réquisitionna encore dans son 
district les 120 chevaux nécessaires au transport des 
bagages de Napoléon et de sa suite (2). Pour cette 
réquisition, des mesures vraiment draconniennes furent 
édictées. Tous les chevaux de l'arrondissement durent 
être présentés à l'inspection du maire et du sous-préfet, 
le 28 messidor, à six heures du soir, dans la cour des 
Halles. Les propriétaires des animaux choisis furent 
obligés de signer une déclaration par laquelle ils s’enga- 
geaient à mettre leurs montures à la disposition du 
maître des postes, dès le 30 messidor, à huit heures du 
soir, « sous peine d’une amende de 500 francs, à payer 
sur le champ et sans qu'il soit besoin de procédure ou 
de condamnation ultérieures, le tout sous obligation de 
leurs personnes et biens tant individuellement que soli- 
dairement » (3). 

De ces 120 chevaux, 35 furent fournis par 12 pro- 
priétaires habitant la partie « intra muros » de la ville, 
alors que le sous-préfet n'avait taxé celle-ci qu’à 30 che- 
vaux. De Pennepoel il en vint dix, ainsi que de Wille- 





(1) Archives communales de Malines, carton 208, pièce 6. 

(2) Archives communales de Malines, registre des procès-verbaux du 
Collège municipal, p. 120 v°. 

(3) Archives communales de Malines, carton 52, pièce 11. 


378 LE PREMIER CONSUL 





broeck, cinq de Geerdeghem, quatre de Battel et un 
de chacun des hameaux d’Audeghem et d'Hanswyck. 
Des autres villages de l'arrondissement furent amenés 
les 54 chevaux nécessaires pour compléter le nombre 
HR) 

Nos édiles espéraient ardemment que Napoléon s’arrê- 
terait plus longtemps qu'il ne le fit dans notre bonne 
ville et ils étaient intimement convaincus qu'il assisterait 
à un « Te Deum » à St-Rombaut, d'autant plus qu'on 
savait le Premier Consul dans d'excellentes relations 
avec l’Archevêque Mgr de Roquelaure, qui le complimen- 
terait ainsi que M”* Bonaparte, au nom du clergé de son 
diocèse, lors de leur arrivée à Anvers. On jugea donc à 
propos de faire décorer la cathédrale, et on octroya un 
crédit extraordinaire de 200 francs (2), pour mise en état 
de l'orgue, au citoyen J. André, nommé organiste le 
24 messidor an X, aux appointements annuels de 800 fr., 
« avec charge d'entretenir l'orgue » (3). 

Les deux points extrêmes de la ville, la porte d'Anvers 
par où le Premier Consul ferait son entrée dans Malines, 
et la porte de Bruxelles que le cortège traverserait pour 
se rendre dans le département de la Dyle, avaient éga- 
lement reçu une décoration spéciale. Sur la chaussée, 
vers Waelhem, et en avant de la porte d'Anvers, s'élevait 
un immense arc de triomphe, dont les inscriptions exal- 
taient la gloire du jeune héros. Entre cette arcade et la 
porte de la ville, avaient été plantés 115 arbres, reliés 
entre eux par des guirlandes de chêne, qui formaient un 
berceau de verdure des plus agréable à l'œ1l. Sur le côté 
de la route, près de l'arc de triomphe, avait été dressée 





(x) Archives communales de Malines, carton 120, pièce 89. 

(2) Archives communales de Malines, registre des procès-verbaux du 
Collège municipal, p. 116 v°. 

(3) Archives communales de Malines, carton 181, liasse C. 


A MALINES 379 








une immense loge, garnie d’un luxueux mobilier. La 
même décoration avait été faite du côté de la porte de 
Bruxelles, mais elle n'avait nécessité que l'emploi de 
quatre-vingt-dix arbres (1). 

Tous ces préparatifs et tous ces travaux occasionnaient 
naturellement de très grands frais; or, le budget ordinaire 
de la ville était, en 1803, des plus modestes, et ne portait 
aucun poste sur lequel on pouvait imputer ces dépenses 
imprévues. Aussi le maire crut-il devoir en référer au 
sous-préfet (2). Celui-ci le rassura rapidement en lui 
adressant une lettre officielle par laquelle il lui fit con- 
naître que le conseiller d'État « ayant le département 
des recettes et dépenses de cette ville » avait mandé au 
Préfet des Deux-Nèthes, que toutes les dépenses que 
l’on ferait pour la réception du Premier Consul étaient 
d'ores et déjà approuvées (3). Cette nouvelle mit le 
Collège municipal à l’aise et on dépensa, dès lors, très 
largement, avançant à de simples fonctionnaires des 
sommes de mille, deux mille francs et plus, dont ils 
justifiaient l'emploi dans des termes assez obscurs 
« pour dépenses relatives aux préparatifs pour l’arrivée 
dusPremier Consul >» (4): 

Enfin! le jour heureux tant souhaité par les autorités 
ba ben thermidor, le-mairesft placarder “une 
dernière proclamation aux habitants, par laquelle il 
les prévenait que Bonaparte ferait le lendemain son 
entrée à Malines, mais qu'ignorant encore le moment 
exact de son arrivée, il le ferait annoncer par la grosse 


(1) Archives communales de Malines, section B, comptabilité, carton 18”, 
mandat de paiement n° 323, se montant à la somme de 68 fr. 49 cent., émis 
au profit du citoyen Pierre Vanden Bossche, régisseur du comte de Jodogne. 

(2) Archives communales de Malines, carton 201, pièce 15. 

(3) » » carton 207, pièce 17. 

(4) Archives communales de Malines, section B, comptabilité, car- 
ton 18°, mandats de paiement n°% 168, 211, 243, etc. 


380 LE PREMIER CONSUL 





cloche de la cathédrale, et qu'il espérait que chacun se 
porterait à l'envi sur le passage du Premier Consul, 
pour témoigner sa joie et son respect « au libérateur de 
la France » (1). 

Le 2 thermidor, vers trois heures de l'après-midi, se 
réunirent donc à l'hôtel de la mairie, entièrement 
restauré et mis à neuf à cette occasion (2), les autorités 
civiles, judiciaires et militaires, et peu de temps après, 
un défilé des plus imposants se mit en marche pour la 
porte d'Anvers, dans l’ordre suivant 


Le cortège s’ouvrit par une compagnie de grenadiers ayant tous 
les tambours du régiment en tète, suivie immédiatement d’un corps 
de musique; 

Puis venaient le char de triomphe; 

Les membres de la Mairie et le Conseil municipal; 

Le Commandant d’armes de la place avec son État-major; 

Les Président, Juges, Juges-suppléants et Commissaires du gouver- 
ment près le Tribunal de 1'° Instance; 

Le Magistrat de sûreté; 

Les Juges de paix; 

Les Conseillers de département; 

Les Conseillers d'arrondissement; 

Le Receveur particulier d'arrondissement ; 

Les Receveurs et Vérificateurs de l’enregistrement ; 

Le Grefher du tribunal de police; 

Les Notaires; 

Le Contrôleur des contributions; 

Le Préposé et le Syndic de la marine; 

La Commission des hospices civils; 

Le Bureau de Bienfaisance; 

Le Directeur de la poste aux lettres et celui du mont-de-piété; 

Le Receveur communal; 

Le Directeur de l’octroi; 

Les Répartiteurs de la Ville; 


(1) Archives communales de Malines, carton 120, pièce 82. 
(2) Archives communales de Malines, section B, comptabilité, carton 18°, 
mandats de payement n° 198, 215 et 217. 


À MALINES | 381 





Une .compagnie de grenadiers et un peloton de gendarmerie 
fermaient le cortège qui était bordé à droite et à gauche par une 
troupe de soldats d’infanterie formant la haie (1). 


Arrivé hors la porte d'Anvers, près de l’arc de triomphe, 
le cortège s'arrêta et les membres de la mairie prirent 
place avec M" Désirée Gambier, qui personnifiait la 
Ville de Malines, dans la grande loge préparée pour la 
réception de Bonaparte et de sa suite. 

Le sous-préfet et la garde d'honneur avaient précédé 
quelque. peu les autres autorités, pour se rendre à 
Waelhem, extrême limitede l'arrondissement de Malines, 
à la rencontre du Premier Consul (2). 

Bientôt se firent entendre du haut des remparts les 
salves d'artillerie, auxquelles répondirent les notes 
cristallines du carillon, soutenues par le son des cloches 
de toutes les églises, lancées à pleine volée. Et ces bruits 
auxquels se mêlait le brouhaha d’une foule immense qui 
Hsempresscitodans ‘les rues, ne: devaient cesser. qu'a Ja 
tombée de la nuit; car pour la circonstance avait été 
suspendu l'arrêté préfectoral, qui ne tolérait la sonnerie 
des cloches que pendant un quart d’heure, le matin entre 
9 heures et, midi, et pendant le même laps de temps, 
l'après-midi entre 3 et 5 heures, les jours des grandes 
Cérémonies ets deshiétes ofcielles (5). Desvordres en 
conséquence avaient été adressés aux curés des églises 
de St-Rombaut et de Notre-Dame, aux desservants 
d'Hanswyck, de Ste-Catherine, de St-Jean, de St-Pierre 
et de St-Paul (4). 

Mais, au loin sur la chaussée d'Anvers, s'élève un 
nuage de poussière qui se rapproche rapidement; c’est 





(x) Archives communales de Malines, carton 201, liasse 52. 

(2) » » carton 201, liasse 53 

(3) » » carton 48. 

(4) » » carton 280, liasse 25, pièce 5. 


382 LE PREMIER CONSUL 





le convoi des hôtes si attendus, et quelques minutes plus 
tard, Napoléon et M Bonaparte, descendus d’une su- 
perbe calèche attelée de six chevaux en flèche pénètrent 
dans la loge, entourés de leur brillante suite, qui 
comptait parmi les personnages les plus marquants, 
MM” de Rémusat et Tallouet, dames d'honneur de José- 
phine, MM. de Rémusat et No . , préfets du palais, les 
aides-de-camp généraux Moncey et re de Rovigo, et le 
colonel Eugène de Beauharnais, beau-fils du ne (FE 

Le maire, dans une très courte harangue, se fit l'organe 
des corps constitués, en assurant Bonaparte de leur 
dévouement sans bornes pour son auguste personne. 
Ille pra d'accepter .dles, cléfstde tlatvitle er Peuvent 
l'ancien usage qui en a consacré l’offrande aux chefs du 
gouvernement de nos provinces, 1l lui présenta les vins 
d'honneur, que Napoléon fit distribuer aux malades et 
aux invalides des hospices. Puis s’avança au-devant de 
lui M" Gambier. Cette charmante jeune fille d'à peine 
quatorze ans lui offrit, dans un petit discours fort bien 
tourné, l'hommage des sentiments de respect, d'amour et 
d’attachement dont étaient pénétrés tous les habitants 
de la ville pour le premier magistrat et le libérateur du 
pays. Elle complimenta aussi avec la meilleure grâce du 
monde M°° Bonaparte, qui la remercia très cordiale- 
mént\(2). M Gambier s'acquitta: de sa tâche avecune 
telle assurance, sans se déconcerter un seul instant, et 
elle insista si vivement auprès du Premier Consul, que 
celui-ci, ému, consentit, faveur extraordinaire d'un homme 
aux idées si arrêtées, à honorer de sa présence l’hôtel 
de ville de Malines, bien qu'il eut décidé de se rendre 
directement d'Anvers à Bruxelles, sans arrêt prolongé (3). 


(1) Me pe RéMusar, Mémoires, tome I, passim. 
(2) Archives communales de Malines, carton 201, liasse 52. 
(3) Fournal des Débats, n° du 20 thermidor an XI. 


À MALINES 383 





Bonaparte se souvint peut-être aussi à ce moment que 
les autorités municipales de Malines s'étaient montrées 
peu auparavant fort généreuses à son égard, et qu'il 
leur devait bien un peu de reconnaissance. En effet, 
quelques jours avant, le 6 juillet 1803 (17 messidor 
an XI), le Conseil municipal, sur la proposition du 
maire (1), avait voté, à l'unanimité, pour faire partie de 
la flotte française, qui tenterait une descente en Angle- 
terre, la construction d’un bateau à fond plat, à faire 
exécuter dans les chantiers de MM. Danet et C* (2), 
et qui porterait le nom de « Ville de Malines » (3), 
bien que la municipalité eùt consenti à intervenir pour 
une part de beaucoup supérieure à celle qui lui incom- 
bait dans la construction et l'armement d’une frégate de 
44 pièces, à offrir par les habitants du département des 
Deux-Nèthes. C'était là une nouvelle charge pour la 
ville d’au moins 6000 francs (4). 

Les présentations faites, Bonaparte et son escorte 
remontèrent en voiture, et lé cortège reprit le chemin 
de la ville; il s’avança jusque sur la Grand’ Place, de 
façon que la voiture de Napoléon et de Joséphine 
s'arrêta Juste au pied du perron de la maison communale. 
Bonaparte, avec sa suite, pénétra dans la grande salle de 
notre hôtel de ville, où il accorda quelques minutes 
d'audience aux différentes autorités. Il reçut en premier 


(1) Archives communales de Malines. Procès-verbaux des séances du 
Conseil municipal, carton des minutes n° 15. Etaient présents à cette séance: 
MM. De Plaine, maire, président; Van Haecht; Leemans; Reyntjens; 
Verhoeven; Rijcke; Slavon; Dellafaille; Vander Elst; Vanprovyn; Dusart; 
Parasiers; Vandevenne et Broers, conseillers. 

(2) Archives communales de Malines, registre des procès-verbaux du 
Collège municipal, an XI, p. 118 v°. 

(3) Le Moniteur universel, n° du 28 thermidor an XI. 

(4) Tiers, Histoive du Consulat et de l’Empire, Bruxelles, 1845, tome I, pp. 
603-605. Voir la dépêche du 22 prairial an XI, du ministre de l’Intérieur 
Chaptal, fixant les prix des bateaux plats de 1°", de 2d et de 3° rang, publiée 
dans le journal « Le Mercure français », n° 300. 


384 LE PREMIER CONSUL 





lieu le Conseil municipal. Celui-ci fit son entrée, ayant à 
sa tête la jeune demoiselle Gambier. Après une allocu- 
tion du maire, M° Gambier remit au Premier Consul, 
qui daigna les recevoir, deux pétitions. La première 
émanait d’un certain nombre d'habitants de la ville, et 
faisait connaître au gouvernement français la ae 
reuse situation des créanciers de l’État en Belgique, qui, 
malgré les plus vives instances et les démarches les plus 
pressantes, ne parvenaient pas à se faire payer. L'autre 
faisait l'historique complet des études entreprises jadis 
pour réunir l’Escaut à la Meuse par le Rupel, la Dyle, 
le Démer et un canal de jonction. Un plan fort détaillé 
de ce projet était Joint à cette supplique, qui démontrait 
que l'exécution de ce travail aurait valu à Malines un 
énorme développement de son commerce fluvial. Napo- 
léon promit à la jeune fille de prendre bonne note des 
desiderata de la population malinoise (1). 

Successivement défilèrent devant lui les divers autres 
corps constitués, dont les chefs le congratulèrent dans 
les termes dithyrambiques les plus propres à célébrer 
son génie, à exalter ses rares qualités d'administrateur, 
vantant tour à tour son amour pour l'humanité et son 
horreur pour l’effusion du sang, accompagné de la tirade 
obligée dans laquelle le pays tout entier partageait son 
juste ressentiment contre l'ennemi de la France et où la 
République lui offrait toutes ses ressources, en hommes 
et en argent, au cri de « guerre, guerre à mort à l’Angle- 
terre »: 

Un seul d’entre eux, ].-B. Verhaghen, le président du 
tribunal de 1 instance, osa lui faire observer que les 
juges qui, pour la plupart, n'avaient d’autres moyens 
d'existence, ne touchaient pas régulièrement leurs 
appointements, et qu'il leur était dû de l’arriéré non 


(1) Journal « L'Oracle » de Bruxelles, n° 207, du 7 thermidor an XI. 


A MALINES 385 





seulement pour la présente année, mais encore pour les 
années antérieures. Le Premier Consul parut surpris; et, 
fort mécontent de cette négligence, il donna ordre à son 
secrétaire particulier de veiller à faire remédier prompte- 
ment à cette situation (1). 

Après ces audiences, le Premier Consul et les person- 
nages de sa suite, avant de regagner leurs voitures, 
acceptèrent quelques rafraichissements du superbe ban- 
quet que la municipalité avait fait préparer à leur inten- 
tion (2). Puis le cortège reprit sa marche triomphale, au 
milieu d’une foule délirante qui l’accueillit par des accla- 
mations unanimes de Vive Bonaparte, Vive le Premier 
Consul, Vive Madame Bonaparte! Il traversa la rue de 
la2Chaussée, les Baïlles de fer, la rue d'Or, le Marché 
aux Grains et la rue Haute, dont toutes les maisons 
étaient décorées d'emblèmes, de draperies, de feuillage 
et de fleurs, et dont quelques-unes étaient ornées 
d'inscriptions, interprètes souvent ingénieux et naïfs, 
mais toujours fidèles des sentiments qui animaient nos 
concitoyens. 

À la hauteur du Pré-aux-Oies, le char de triomphe 
obliqua et s'arrêta sur cette place, d’où les personnages 
du char saluèrent une dernière fois de leurs hourras le 
Premier Consul et son état-major. Le reste du cortège 
continuant sa route, sortit de la ville par la porte de 
Bruxelles, et après avoir traversé le pont du canal, les 
autorités prirent congé de Napoléon et de sa femme, en 
face de l'auberge dite Leyden, aujourd’hui « La Ville de 
Mons » (3). 

Bonaparte, accompagné du sous-préfet et des gardes 


(x) Voyage de Bonaparte dans les départements, Paris, an XII, 1804, chez 
Barba, libraire, pp. 224-225. 

(2) Archives communales de Malines, carton 201, liasse 52. 

(3) Archives communales de Malines, carton 2or, liasse 52. 


380 LE PREMIER CONSUL 





— _—— ————— 


d'honneur d'Anvers et de Malines, qui l’escortaient jus- 
qu'à Bruxelles, parvint bien vite à Sempst. A la limite 
du village s'élevait une grande arcade, garnie de bandes 
de drap des plus vives couleurs, d’oriflammes, de fleurs 
et de verdure, qui produisait le plus bel effet. Comme 
la générosité des villageois et les maigres ressources de 
la caisse communale n'avaient pas sufh pour ériger cette 
construction monumentale, la municipalité malinoise 
était intervenue et avait généreusement pris à sa charge 
la plus grande partie des frais (1). Un peu plus loin, à 
la frontière des départements des Deux-Nèthes et de la 
Dyle, se dressait un autre motif décoratif : c'était une 
statue colossale d’une femme personnifiant la rivière, et 
sur son immense piédestal s'étalait en lettres d’or, cette 
inscription : 

« Je donne mon nom à ce département; 

» Tu donneras le tien à ton siècle. » 


Là le Premier Consul descendit de voiture ‘pour 
monter un beau cheval blanc. Pendant que Napoléon 
recevait les compliments et les félicitations des autorités 
du département de la Dyle, venues au-devant de lui, son 
épouse continua à brides abattues sa route vers Bruxelles, 
de façon à arriver à temps pour pouvoir participer au 
cortège qui introduirait le jeune héros dans la capitale 
des anciens Pays-Bas (2). 

Lors de l'arrêt qu'il fit à Sempst, le Préfetide 1 Dyle 
attira l'attention du Consul sur l’ancienne maison de 
campagne de Rubens. Le château du Steen apparte- 
nait alors au plus grand et au plus remarquable des 
architectes belges du xvirr° siècle, à Laurent-Benoit 
Dewez, l’auteur de tant d'intéressantes constructions, 
parmi lesquels nous citerons le palais du Conseil privé 





(1) Archives communales de Malines, carton 203, pièce 14. 
(2) SIMONNIN, Voyage du Premier Consul, Paris, an XI-1803, pp. 104-106. 


A MALINES 387 





et du Conseil des finances à Bruxelles (aujourd’hui 
l’université), les églises des monastères de Bonne-Espé- 
rance et d'Orval, le phare d'Ostende, bâti en 1772, entiè- 
rement en pierre de taille, le château de Belle-Vue à 
Tervueren et la maison de correction de Vilvorde (1). 
Dewez, malgré son grand âge, — il est né en 1731 — 
avait installé à côté de sa seigneuriale demeure, une 
fabrique de briques et de carreaux, qui occupait, en 
1803, plus de cent ouvriers, et pour pouvoir diminuer le 
prix de vente de ses produits, il avait creusé une large 
voie d'eau, qui mettait sa briqueterie en communication 
directe avec Bruxelles par ce canal et la Senne (2). 

Nous ne suivrons pas plus loin Napoléon. La relation 
de son itinéraire pour son retour de Bruxelles à Paris 
est étrangère à l’objet que nous nous sommes proposés 
de traiter ce soir. Ce serait par trop sortir du cadre de 
notre travail. Rentrons donc à Malines. 

Le cortège, qui avait conduit l’auguste visiteur jusqu’à 
lH/portede: Bruxelles revint ensmille par le”mème 
chemin. Au Pré-aux-Oies, le char de triomphe reprit la 
tête et on regagna ainsi l'hôtel de la mairie par la rue 
Notre-Dame, le Bruel et la Grand’ Place, où le cortège 
se disloqua {3). Il était sept heures; chacun rentra chez 
soi, impatient d'assister aux festivités annoncées pour 
le soir et qu'on disait devoir être fort jolies. 

Elles le furent, en effet, et la Mairie eut la bonne inten- 
tion d'y faire participer le peuple. Vers 8 1/2 heures du 
soir, Salvator, la grosse cloche de St-Rombaut, donna 
le signal des illuminations. La ville présenta l'aspect 
d’un palais enchanté; tous les monuments et la plupart 


(x) Messager des sciences et des arts de la Belgique, Gand, 1833, tome I, pages 
450-454. 

(2) BARBET, Voyage du Premier Consul à Bruxelles, Bruxelles, an XI, pages 
91-102. 

(3) Archives communales de Malines, carton 2or, liasse 52. 


388 LE PREMIER CONSUL 





des maisons furent éclairés avec autant de goùt que de 
profusion; de quelque côté qu'on Jjetait les yeux, ce 
n'était que des arceaux, des guirlandes, d'immenses por- 
tiques en verres de couleurs et des transparents, sur les- 
quels s'étalaient des inscriptions laudatives en l’honneur 
du Premier Consul (1). Sur la Grand’ Place avaient été 
organisés un concert et un bal populaire, pour lequel on 
avait recouvert une partie du marché, au moyen du 
plancher du théâtre et de matériaux empruntés aux 
magasins des Halles (2). A l'hôtel de ville, les membres 
de la mairie avaient invité les autorités et leurs dames 
à assister à un concert suivi d’une partie dansante, dont 
les morceaux furent exécutés avec brio par les meilleurs 
artistes de notre école de musique (3). Les danses se pro- 
longaient encore dans la grande salle de l’hôtel de ville, 
quand éclatèrent les premiers pétards d’un beau feu d’ar- 
tifice qui clôturait la série des fêtes. Fait assez curieux 
à noter, ce feu d'artifice fut tiré sous les ordres de la 
citoyenne Brias, parce que son mari, artificier de son 
métier, se trouvait à Bruxelles en qualité de trompette 
de la garde d'honneur malinoise (4). 

Ce ne fut pas tout. Les autorités municipales, heu- 
reuses de la bonne réussite des festivités et de l’accueil 
enthousiaste fait par la population au Premier Consul, 
voulurent donner aux personnes qui avaient le plus con- 
tribué à la visite de Napoléon à l'hôtel de ville, une 
marque de leur profonde gratitude. 

Le dimanche x11 thermidor, le Conseil municipal se 





(1) Archives communales de Malines, section B, comptabilité, carton 18, 
mandat de payement n° 300. 

(2) Archives communales de Malines, section B, comptabilité, carton 18, 
mandat de payement n° 307. 

(3) Archives communales de Malines, section B, comptabilité, carton 18, 
mandat de payement n° 297 A. 

(4) Archives communales de Malines, section B, comptabilité, carton 18, 
mandat de payement n° 296. 


A MALINES 389 











réunit en séance extraordinaire, à laquelle furent invitées 
toutes les autorités civiles, judiciaires et militaires, ainsi 
que les jeunes gens qui avaient figuré sur le char de 
triomphe. Le maire, en ouvrant la séance, remercia cha- 
leureusement ces charmants enfants et leur remit à chacun 
une médaille d'argent sur laquelle se trouvaient gravés le 
portrait du Premier Consul et une légende rappelant 
son passage par Malines. Il remercia tout particulière- 
ment M" Gambier et lui réitéra toute sa satisfaction et 
celle des autorités pour la façon remarquable avec la- 
quelle elle s'était acquittée de sa tâche le jour de l’arrivée 
de Napoléon, en lui souhaitant la bienvenue au nom de 
la population (1). Les neuf médailles qui furent distri- 
buées à cette occasion avaient été gravées par J.-J. De 
Raedt, graveur à Paris (2). 

Tels furent, Messieurs, les fêtes et cérémonies orga- 
nisées par Malines pour le passage de ce grand conqué- 
rant. Vous avez pu le constater dans le cours de ma 
lecture : on fit largement, très largement les choses, et 
vous en conviendrez d'autant mieux, lorsque je vous 
aurai dit que les dépenses faites à cette occasion par la 
ville seule, et que j'ai relevé poste par poste dans les 
comptes officiels, s’élevèrent à la somme rondelette de 


17,116 francs 99 centimes (3). 
R. D'Awans. 
Malines, le 25 septembre 1903. 


(1) Fournal de Bruxelles, tome LV, page 363. 

(2) Archives communales de Malines, section B, comptabilité, carton 181, 
mandat de payement n° 302. Nous copions ci-dessous, à titre de curiosité, 
la quittance de M. De Raedt : 

De la part des Messieurs de la Mairie ordonné à J. J. De Raedt, à Paris. 

9 médailles d’argent port selon la quittance francs go — 43 centimes. 


pour le port » 3— 100 » 
pour le port des lettres Dh M2 — 50 » 
pour une Lettre de Change à M. Polfiiet D  O—=46  » 


francs 96 — 39 » 
(3) Registre de la comptabilité an onze, chapitre XX : Dépenses éven- 
tuelles, imprévues et extraordinaires. 








à 











GARDE D'HONNEUR 


DE 


BONAPARTEÉE 


Nous, MAIRE DE La VILLE DE MALINES 


Département des Deux-Nèthes, animé du désir de donner à la 
Garde d'Honneur à Cheval, qui s’est organisée à notre demande 
pour l’arrivée du PREMIER CoxsuL une marque distinctive 

de notre zèle pour le dévouement qu’elle a montré de coopérer 
à recevoir avec éclat et dignité le Héros de la France, digne 
de notre amour et reconnaissance, et déclarons que le Sabre 
dont est armé Monsieur 

Membre de cette Garde, lui a été décerné pour faire partie 
de son Uniforme, comme un témoignage que nous avons ren- 
du aux sentiments qui le distinguent. 


Fait à l'Hôtel de la Mairie de la Ville de Malines le ..... 


(Réduction du diplôme remis aux gardes d’honneur de Napoleon.) 


ANNEXE 301 





ANNEXE 


Extraits des registres des Comptes de la Ville (1) 


COMPTABILITÉ AN ONZE 


CHAPITRE VINGT 


Dépenses éventuelles, imprévues et extraordinaires 














35 |25| DATES SOMMES 
cD|e> - RTE 
5,152, D'ÉRA HE | 
2 22 = à Ë. | Ë 
UN EC AIENRES 
168| 64/17 | germinal | Au C2 Dusart, inspecteur de la salle pour 
diverses dépenses qui seront occasion- 
nées par les préparatifs de l’arrivée du 
| Consul: : , L , : 2000 
188| 68| 5]  floréal Au C? Dusart, inspecteur de la salle pour 
diverses dépenses imprévues . . 200 
198 | 72 | 14 » Au C2 Van Hoey, peintre, pour ouvrages à 
l'hôtel de la mairie au sujet de l’arrivée | 
| prochaine du 1°" Consul . ; ; 76 | 74 
211176 | 23 | » Au C2 Dusart, même inspecteur, pour 
| dépenses à faire pour l’arrivée du 1° 
| Consul. ; , : 3 ; à 1000 








A reporter | 3276 | 74 


(1) Les comptes concernant les dépenses de l’an XI forment pour chaque chapitre du budget municipal 
un registre spécial. Celui dont sont extraits ces détails, est un cahier cousu de 26 feuilles de papier 
grand format. Il est enfermé dans la farde n° 18l de la comptabilité générale. À ce registre sont joints 
comme pièces justificatives, les mandats de payement délivrés par le maire et les originaux des notes des 
divers fournisseurs. Le montant de ces notes est caïculé en florins et en deniers et transformé le plus 
souvent, par un employé municipal, en francs et centimes. 


LE PREMIER CONSUL A MALINES 


[®®) 
O 
D 









































5|22| DATES SOMMES 
D Slt on jee mur re c 
Se el : DY'EÉRTrANINLE : we 
5+|32|# 4 Si Z 
Z& ZÈ 2 | £ oO 
& sal 
Report 3276 | 74 
215| 77 | 23 floréal Au C2 de Hertoghe, menuisier, pour ouvra- 
ges au sujet des préparatifs pour l’arrivée 
du rs Consul . ‘ ; : 3 80 | 64 
227| 82| 3| praril | Au C? Verhulst, peintre, pour divers 
ouvrages au sujet des préparatifs pour 
l’arrivée du 1°" Consul - : ; | 113 K75 
228 | 83| 3 » Au C? Sanders, peintre, pour le même | 
objet . : . : ; : £ 49 | 80 
229 | 84| 3 » Au C2 Leva, peintre, pour le même objet |! 91152 
241| 89| 8 » Au C2 Jacobs, pour livraison de cloux au | 
sujet des ouvrages faits pour l’arrivée | | 
du 1 Consul . ; ; ; : |. 47 | 26 
242| 90! 8 » Au C2 Vandenbergh, pour livraison de | 
couleurs au même sujet . . è 33 | 20 
243| 91! 8 » Au C2 Dusart, inspecteur de la salle, pour | 
dépenses relatives à l’arrivée du 1° | 
Consul. : À £ ; : : 1042 | 97 
252 | 94 |15 » Au C: Driessens, ferblantier, pour ouvra- | | 
ces au sujet de l’arrivée du 1° Consul [1 281,58 
253| 9520 » Au C2 Dusart, inspecteur de la salle, pour | | 
dépenses imprévues . : . , | 2500 | 
286 | 101 | 19 | messidor | Au C* Dusart, inspecteur de la salle, pour | | 
| dépenses de l’arrivée du 1° Consul. | 2000 
295 |102| 6| thermitor | Au C" Peeters et autres ouvriers de la | 
ville pour ouvrages relatifs à l’arrivée | 
| due Consulif SAP ENCT ORNE | 392 | 39 
296 |103| 6. » Au C2 Brias, pour le feu d’artifice donné | | 
| le jour du passage du 1° Consul . 242 | 
297 | 104 ol » Aux CS mentionnés dans les États pour | | 
les différentes musiques et sonnage de | | 
la grosse cloche lors du passage du 1° | 
| Consul. ; : L ; ; : | 617 | 09 
A reporter |10515 04 
| 


ANNEXE 


393 





E 
É 

© 
Se 
© à 
& 
Æ 
CR 
2 Ep 
2 
2 


Numéro du 
présent registre 


DATES 


JOURS 


MOIS 





DÉTAIL 


SOMMES 


& |Ô 





298 


299 


300 


301 


302 


306 


307 


308 


310 


311 


312 


323 


105 


106 


107 


108 


109 


III 


112 


113 


115 | 


116 | 


117 


118 





12 


12 


16 


18 


18 


20 


22 


29 


thermidor 
AN XI 


» 


» 


» 


» 





Report 


Au C2 Verhulst, peintre, pour ouvrage à 
l’arcade érigée au même sujet . 

Au C? de Hertoghe, menuisier, pour ou- 
vrages au même sujet : 

Au Cr Woutergeerts, contrôleur, pour 
divers débours au même sujet . 

Au C2 Dusart, inspecteur de la salle pour 
diverses dépenses au même sujet 


Au C2 Deraet pour les médailles d'argent | 


distribuées aux enfants qui ont été sur 
le char de Triomphe, etc. : 

Au C2 Bries charpentier pour ouvrages à 
l'arcade qui a été érigée pour la récep- 
tion du 1°" Consul 5 

Au C1 Woutergeerts pour les frais d'un 
Bal donné au même sujet 

Au C2 G. Rulens cordier pour livraison de 
cordages employés à l’arcade erigée 
pour l’arrivée du 1°* Consul . : 

Au C? Van den Nieuwenhuysen serrurier 
pour divers ouvrages relatifs à l’arrivée 
du 1e" Consul : : : 

Au C2 Jacobs F. marchand de fer pour 
livraison de cloux emploiés aux mêmes 
ouvrages . : ’ : > : 

Au C2C. Smets graissier pour flambeaux 
livrés à l’occasion de l’arrivée du 1° 
Consul ; : À : à 

Au C? Van den Bossche pour les arbres 
qui ont été plantés sur le passage du 
1e" Consul. à ; ; 


À reporter 





10515| 04 





65 | 31 


204 | 36 


253 | 88 


1000 


96 | 39 


225 | 32 


144 | 77 


103 04 


251 | 07 


119 | 73 


68 | 49 


13270 62 





LÈE PREMIER CONSUL A MALINES 


[es 
LO 
re 














25|25| DATES SOMMES 
o °> Me ee 4 É 
5,185 DÉTAIL 
25 |[25|# 2 n° se 
d. 2È à S H 10 
Report  !13270 62 
324 | 119 | 20 | thermider | Au Cr Dusart inspecteur de la salle 
SET dépense d’agents secrets et de perma- | 
nence au même sujet > ; ; | 24272007 
327 |121| 21| fructidor | Au Cr Van Looven plafonneur pour ouvra- | | 
ges au sujet de l’arrivée du 1° Consul. 77 | 87 
328) 1221 "2 » Au C2 Wijnants plafonneur pour ouvrages 
au sujet de l’arrivée du 1° Consul. 38 | 92 
329 |123| 2 » Au C2 Tondeur pour livraison d’une par- 
tie des planches au même sujet . 57 | 06 
330 | 124| 2 » Au C2 A. Morissens pour livraison de 
couleur au même sujet. . S à 1053211188 
334 |126| 8 » Au C» Leva pour livraison de couleurs à | 
l’occ. de l’arr. du 1°" Consul . 5 | 28 | 39 
335 |127| 8 » Au C2 André pour avoir réparé l'orgue de | 
la métropole à la même occasion. | Zoo 
347 | 131 | 23 » Au C* Baujoz pour livraison de bois, 
planches, etc. pour l’arcade qui a été | 
érigée pour l’arrivée du 1°" Consul . | 1124 | 72 
348 | 132 | 23 » Au C? De Haegh plafonneur pour ouvra- 
ges faits au même objet FE 65 | 58 
351 | 133 | 26 » Au C2 Dusart, inspecteur de la salle, pour 
dépenses relatives à l’arrivée du 1° 
Consul. . ; c : ; | 500 | 
390 | 143| 5! cmpl'® | Au Cr Dusart, pour dépenses relatives au 
PLATE passage du 1 Consul . : ; 1293 | 88 
Total |17116 99 











BIBLIOTHÈQUE MALINOISE 


CATALOGUE SPÉCIAL 


(Suite) 


CHAMP FPREÆN 


Sociétés locales 


SOCIÉTÉS ANTÉRIEURES AU XIX"° SIÈCLE 


$ I. — ANCIENS SERMENTS OU GILDES 


I. Oorspronck der Gildens. — Voy. « Archives » DD. 
Notices;ts: 1123: 

2. Arbalétriers. Ancienne confrérie de la Vieille Arba- 
lète, par M. Du Trieu. — Voy. « ÿournal de Malines » 
dHACELLO12) I FONEE T7. 


396 SOCIÉTÉS LOCALES 





—— Geschiedkundige aanteekeningen rakende de 
Kruis- of Voetboog-gilde te Mechelen. Notice par M. 
Van Melckebeke. — Voy. chap. 11. 

—— Ancienne confrérie de la Jeune Arbalète, par le 
même. —\IÎt.;n##717:et 710: 

3. Archers. Ancienne confrérie de tir-à-l’arc dite société 
de S. Sébastien de Malines, par M. Du Trieu. — Voy. 
« journal de Malines » année 1842, n° 13 et r4. 

—— De St-Sebastiaan of Handbooggilde te Mechelen. 
Notice par M. Van Melckebeke. — Voy. chap. 11. 

4. Arquebusiers. Geschiedkundige aanteekeningen 
rakende de Sint-Christoffel of Kolveniersgilde te Meche- 
len. Notice par le même. — Voy. chap. 11. 

5. Escrimeurs. De S. Lambrechts of Schermersgilde 
te Mechelen. Notice par le même. — Voy. chap. 11. 


$ IL — ANCIENNES CORPORATIONS & INDUSTRIES 
a) Anciennes corporations 
1. De ambachten te Mechelen, par M. Ÿ. Schaeffer. — 


Voy. « Œuvres complètes » t. 3, p. 49. 
2. Poissonniers. Vischverkoopers ambacht te Me- 


chelen. Notice par le même. — Voy. « Gazet van 
Mechelen » année 18635, n°%%2;:0, 1524, 20, 52/7540) 
AT'eE do 

3. Boulangers. Ambacht der Bakkers te Mechelen. 
Notice par le même. — Voy. « Gazet van Mechelen » 


années 1602-65,:n°#20, 23,25, 20, 28, /37et335! 

4. Bouchers. Beenhouwers-ambacht te Mechelen, par 
le même. — Voy. « Mechelsche Courant » année 1867, 
DÉRIIRIONEUN 

5. Bateliers. Schippersambacht te Mechelen, par le 
même. — Voy. « Gaxet van Mechelen » année 1863, n° 40, 


CHAPITRE IV 307 





51 et 52. — It. « WMechelsche Courant » année 1864, n° 3, 
CRM 10, 22,30, 04,137; 11 Et 48. 

—— Rolle voor de Schippersnatie. — Tot Mechelen, 
by Joannes-Franciscus Vander Elst, 1771, in-4°. 


6. Haleurs. Ambacht der Lyntrekkers te Meche- 
len. Notice par M. Ÿ7. Schaefjer. — Voy. « Mechelsche 
Couranto année 1604; n° *30/et:52. —"1It.,; année. T80), 
ne 

7. Débardeurs. De Kraenkinderen, par le même. — 
lEénnee ré) n#r10,:13 ét 10. 


8. Portefaix. Buildragers-ambacht te Mechelen, par 
létmeémer tft Tannée 1807, .n%/20; 41 ét 21.,— It, 
année 1868, n° 6. 

9. Brouettiers. Kordewagenaars-ambachtte Mechelen, 
partlétmème "It; Année 1606, n° 34 et 41. — IE, 
année 1607, n° 26: 


b) Anciennes industries 


1. Forgerons. Ambacht der Smeders. Notice par M. 
7. Schaëffer. — Voy. « Gazet van Mechelen » année 1862, 
DIT, Net TO. 

—— La Ferronnerie artistique. Notice par M. A. 
Cominckx. — Voy. « Bulletin du Cercle archéologique de 
NTalnes Det M D. 120: 

2. Fondeurs de cloches. Mathias Van den Gheyn et 
leshcelébres Mondeurs de-cloches de ce nom, par M. 
Xavier van Elewychk. — Bruxelles et Louvain, 1862, 
in-8°. 

—— Eenige aanteekeningen rakende de Mechelsche 
Klokgieters, par M. Fr. Sieurs. — Voy. chap. 11. 

—— FEenige aanteekeningen rakende de Mechel- 
sche Klokgieters, par M. G. Van Doorslaer. — Voy. 
chap. 11. 


398 SOCIÉTÉS LOCALES 





—— Les cloches chez nos Pères. Notice par M. Fernand 
Donnet. — Voy. « Annales de l’Académe royale d'archéologie 
de. Belgique »"\se (tr per; 580e0 50, 

—— Notes sur les fondeurs de cloches Malinois, par 
M. Louis Stroobant. — Voy. « Bulletin du Cercle archéolo- 
gique de Malines » t. 10, p. 50. 

—— Quelques anciennes cloches d’églises de fabri- 
cation belge en Italie ét en «Angleterre, par Ms" 
De Schryver. — Voy. « Annales de la Société d'archéologie 
de Bruxelles » t. 16, p. 436. 

3. Fondeurs de canons. Armes de guerre,. par:M: 
Alexandre Pinchart. — Voy. « Archives des arts, sciences et 
lutires DE: 2} PATOOLAEL LS PAS. 

—— Histoire de l’Artillerie en Belgique, depuis son 
origine jusqu’au règne d'Albert et d'Isabelle, par M. 
Paul Henrard. — Bruxelles, 1865, in-8°. 

—— Hans Poppenruyter, Remy de Hallut, Gérard et 
Gaspard van den Nieuwenhuysen, fondeurs de canons à 
Malines, par M. Fernand Donnet. — Voy. « Bulletin du 
Cercle archéologique de Malines » t. 9, p. 79. 

—— Un canon en bronze coulé en 1474 par ÿehan de 
Malines. Notice par M. Armand de Behault de Dornon. 
IC, L10 p400 

4. Maçons. Metsersambacht te Mechelen. Notice par 
M. 7. Schaëfjer. — Voy. « Gazet van Mechelen » année 1863, 
4036: 30, "41,142/0t 45; 

5. Drapiers. Lakenmakers ambacht te Mechelen. 
Notice par M. 7. Schaefjer. — Voy. « Gazet van Mechelen » 
année 1863, n* 46, 48 et 51. 

—— L'industrie des Draps à Malines, par M. H. 
Coninckx. — Voy. « Bulletin du Cercle archéologique de 
Malines » t. 5, p. 440. 

—— Privilèges accordés à la gilde des Drapiers, par 
Gauthier Berthout, seigneur de Malines, le 28 août 1276. 


CHAPITRE IV 399 





— Voy. P.-7. Van Doren « Inventaire des archives » 
RE PDO. 

—— Règlement de Jean II, duc de Brabant, et de 
Jean Berthout, relatif au métier des Drapiers, du 20 juin 
102 MEN t.)T) D:123. 

—— T'saemenspraecke tusschen Yan Snaphaen, ende 
Geert Rompen, raeckende de Drapperye van Mechelen, 
1666, in-4°. 

—— Provisionele ordonnantie ende reglement ghe- 
maeckt op het stuck vande Drapperye ende t'gene daer 
van dependerende, waer naer eenen jJeghelycken hem 
by provisie sal hebben te reguleren, 1667. — Tot 
Mechelen, ghedruckt by Robert Jaye, 1668, in-4°; relié 
avec le n° précédent. 

—— De glasraam der Lakenmakers in S. Rombauts 
kerk. Notice par M. Fr. Sleurs. —— « Geschiedhundige ver- 
handelingen, etc. » p. 106. 


6. Cuir doré. Kunstnyverheid. Het Gouden Leer. 
Notice par M. F. Versluysen. — Voy. « De Vlaemsche 
SéHa0l > année 1002, D 27: 

—— Même notice, en français, par le même, pet. 
in-8°. 

7. Dentelle. Fabrication de la Dentelle. Notice par 
M. ÿ.-B.-f. Breton. « Voyage dans les départemens de la 
France ». — Paris, 1807, in-8°, p.32. 

—— La « Malines ». — Voy. « Le commerce & 
l'industrie de Malines à l'Exposition universelle d'Anvers, 
en 1885. » — Rapport par M. L. Teugels-Op de Beeck, 
PSY 104. 

—— Histoire de la Dentelle, par M°*° Bury-Pallser. 
— Paris, 1890, pet. in-fol., p. 102. 

—— Une industrie qui se meurt. La Dentelle de 
Malines, par M. de Wouters de Bouchout. — Voy. « Bulletin 
du Cercle archéologique de Malines » t. 11, p. 113. 


400 SOCIÉTÉS LOCALES 








8. Papier peint. Manufacture établie à Malines vers 
la fin du xvui° siècle. — Voy. « Mechelsch Nieuws- en Aen- 
kondigingsblad » année 1866, n° 30. 

9. Caractères d'imprimerie. Epreuve des caractères 
qui se fondoient ci-devant à La Haye dans la fonderie 
de %. De Groot, présentement établie à Malines, 1788, 
in-8°. (1) 


S III. — CHAMBRES DE RHÉTORIQUE 
a) Essais historiques 


1. Réponse à un ami qui demandoit des éclaircis- 
semens sur une célèbre Académie qu'il y auroit eu à 
Malines au xu1. siècle; et sur l'époque des constitutions 
des Chambres de rhétorique de la même ville, par 
Norde Vvano 0s:l 4787 10-87 

2. Anciennes sociétés littéraires de Malines, par 
M. Hilaire du Trieu de Terdonchk. — Voy. « ÿournal de 
Malines » année 1842, n° 7, 8, 0, 10 et 11. 

3. Geschiedkundige aenteekeningen rakende de Sint- 
Jans-Gilde, bygenaemd De Pcoene. Notice par M. Van 
Melckebeke. — Voy. chap. 11. 

4. De Rederykkamers. Notice par M. F. Coninchkx. — 
Voy. « Yaerbock van de Rederykkamer De Pioen te Mechelen » 
1892-93, pet. in-8°. 

5. Een vlaemsche Opera-troep te Mechelen in de 
xviri® eeuw, par M. F.-E. Delafaille. — Voy. « Bydragen 
tot opheldering der Geschicdems van Mechelen » t. 2, p. 97. 


b) Pièces jouées par elles 


1. Pièces présentées par « /a Pivoine » et « la Fleur de 





(1) Voy. « Résolutions du Magistrat » année 1789, p. 108. 


CHAPITRE IV 4oi 





Lis » de Malines, au concours des Chambres de rhéto- 
rique, ouvert à Anvers en 1561. — Voy. « Spelen van sinne 
ghespeelt binnen der stadt van Antwerpen 1nt jaer ons Heeren 
1567 ». — Tot Antwerpen by M. Willem Silvius, 1562, 
in-4°, avec fig. 

2. De schadt-kiste der Philosophen ende Poeten, 
waer inne te vinden syn veel schoone leerlycke blasoenen, 
refereynen ende liedekens, gebracht ende gesonden op 
de Peoen-camere binnen Mechelen, van d’omliggende 
steden in Brabant, Vlaenderen, Hollandt ende Zeelandt. 
Geprononciert ende gesonghen op henlieder feeste den 
3 mey van den jaere 1620. — Gedruckt tot Mechelen, 
by Hendrick Jaye, 1621, pet. in-fol., avec fig. 

3. Biy-eyndende-treur-spel van het leven ende won- 
dere daeden van den H. Rombout..….. Gedicht door 
Philippus Claudius Basuel, priester ende organist der 
selver stadt, verthoont op het schouburg vande reden- 
rycke gulde-broeders vande vergaederinge van S. Jan 
geseyt « de Peoene » op den 12, 15, 16 ende 17 julii 1680. 
— Gedruckt by Jan Jaye, in-4°. 

4. Tooneel der on-gebreydelde Liefde, vertoonende 
met zege-prael van een blyd’eynde-spel « Naer druck 
geluck » in jaer-tellende vaersen gestelt door ‘ÿoannes 
Elincx. Verthoont door de tuchtige constlief-hebbers der 
reden-rycke gulde van S. Jan geseyt « de Peoene » op 
den 22 februarii 1688 ende volgende daegen. — Tot 
Mechelen, by Jan Jaye, in-4°. 

5. Vreught en deught. Uyt-gejauwde nederlage naer 
druck, en zegenpralenden eer-triumph gheluck van het 
H. Cruys. Bly-eyndend'treur-spel waer tusschen byde 
te pas komt een groot deel der Passie O. L. Heere 
Jesu-Christi. Sullende speel-wys verthoont worden door 
de armjonstige, leersame van *t H. Cruys beginnende 
Confraterniteyt, schuylende besonderlyck onder den 
standaert van den H. Libertus en voor-spraecke van 


29 


: ; F 
402 SOCIÉTÉS LOCALES 








de sangh-liefster of rym-minnaresse Sinte Cecilia tot 
Mechelen, den 1 Cruys-dagh en volgdende des jaers 
1706... — Alles lest nieuw in rym-const gestelt door 
DE Tihin-850) 

6. Pièces représentées au théâtre du Vieux Palais par 
les membres de la Pivoine, de 1750 à 1786. 

—— En 1750 « De beiveringh van het waer geloof van den 
H. bisschop ende martelaer Blasius ». 

—— En 1766 « De levende suchtige Sottigheyt » comédie 
en trois actes, suivie de celle en un acte « Den Turchschen 
Afgesant ». 

—— En 17570 « Den Houthliever ende Lucile » pièce en 
deux actes. 

—— En 1786 « Den gewaenden Lord » reproduction 
de l’opéra français « Le faux Lord ». 


S IV. — ÉCOLES PUBLIQUES & CERCLES PARTICULIERS 
a) Ecoles publiques 


al) COLLÈGE DIRIGÉ PAR LES JÉSUITES 


Pièces jouées par leurs élèves 


1. L. Junius Brutus tragoedia in scenam dabitur a 
studiosa juventute gymnasii Societatis Jesu, Mechliniae 
2 et 3 septembris 1751. — Lovanii, typis Joannis Jacobs, 
in-4°. 

2. Mors Xerxis, Persarum regis, tragoedia in scenam 
dabiturietc., "Mechliniaerdie Soket 5raususti r758%© 
Mechliniae, typis ].-F. Vander Elst, in-4°. 


(1) Cette pièce, découverte par M. DELAFAILLE et analysée par lui dans 
son ouvrage « Bydragen tot opheldering der Geschiedenis van Mechelen » t. 1, est 
l'œuvre d'une Chambre de rhétorique malinoise inconnue jusqu'alors. 


CHAPITRE IV 403 





3. Elias in coelum raptus exhibebitur etc., Mech- 


liniae die 1 et 3 septembris 1759. — Mechliniae, it., 
in-4°. 

4. Horatius sororicida in scenam dabitur etc., Mech- 
liniae die 1 et 2 septembris 1761. — Mechliniae, it., 
in-40. 

5. Judicium Salomonis in scenam dabitur etc., Mech- 
liniae die 31 aug. et 1 sept. 1763. — Mechliniae, ït., 
in-40. 


6. Sennacherib exhibebitur a studiosa juventute 
gymnasii Societatis Jesu, Mechliniae die 14 febr. 1765. 
Ludis bacchanalibus. — Mechliniae, it., 1n-4°. 

7. Nabuchodonosor regno restitutus in scenam dabi- 
tur etc., Mechliniae die 2 et 3 septembris 1705. — 
Mechliniae, it., in-4°. 

8. Amasias rex Judae in scenam dabitur etc., Mech- 
liniae die 28 et 29 augusti 1771. — Mechliniae, 1t., 
in-40. | 

9. Evilmerodachi in Joachin clementia exhibebitur 
etc., Mechliniae die 31 aug. et 1 sept. 1773. — Mech- 
liniae, it., 1n-4°. 


a?) ÉCOLE DIRIGÉE PAR LES PP. DE L'ORATOIRE 
Programmes de leurs exercices scolaires 


1. Exercitatio publica habebitur ab alumnis scholae 
publicae mechliniensis, sub moderamine Presbyterorum 
congregationis Oratorii Domini Jesu. — Mechliniae, 
Gupis AF-R A Van-der Elst, 1765, 1n-4°. — Lt. 1787, 
in-8°. 

2. Exercitatio publica etc. — Mechliniae, typis F.-]. 
Van der Elst, 1792, in-8°. — It., 1795, in-8°. 


404 SOCIÉTÉS LOCALES 





Programmes de leurs exercices dramatiques 


I. Den jubilé van Mechelen, ofte S. Rombout won- 
derlyck in het leven, glorieus in de doodt,... sal speel- 
wys vertoont worden door de Jonckheydt van de publicke 
schole, onder de bestieringe van de PP.van het Oratorie, 
op den 10 ende 11 julii 1680... — Gedruckt by Jan 
Jaye, in-4°. 

—— Mechliniae Jubilus, sive S. Rumoldus in vita 
mirificus, in morte gloriosus.. scenice exhibebitur a 
studiosa Juventute scholae pub. PP. Oratorii, die ro et 
11 julii... — Mechliniae, typis Joannis Jaye, in-4°. 

2. Neomachlus, sive filius prodigus, exhibebitur ab 
alumnis scholae pub. mechliniensis, sub moderamine 
RR. Presbyterorum congregationis Oratorii D. Jesu. — 
Mechliniae, typis Joannis Francisci Vander Elst, 1755, 
in-4°. 

3. Inopia et copia Samariae sub rege Joram, exhi- 
bebitur etc. — Mechliniae, it., 1763, in-4°. 

4. Fides christiana à Varane Persarum rege oppug- 
nata, per Audam episcopum in Suene, Persiae primate 
ac filiis plantata, probata et coronata... in scenam 


dabitur etc. — Mechliniae, it., 1766, in-4°. 
5. Uiysses placans Deos sanguine Astyanactis.… in 
scenam dabitur etc. — Mechliniae, it., 1769, in-40. 
6. Perfectio evangelica, sive Antonius eremum in- 
grediens, exhibebitur, etc. — Mechliniae, it., 1771, 
in-4°. 


7. Absalonis in patrem rebellio punita, in scenam 
dabitur etc. — Mechliniae, it., 1772, in-4°. 

8. Adonias, occupans regnum, in scenam dabitur etc. 
— Mechliniae, it., 1776, in-4°. 

9. Aman, tragaedia, in scenam dabitur etc. — Bruxel- 
lis, typis P.-J. Lemmens, 1777, in-40. 


CHAPITRE IV 405 


Congratulations d'anciens élèves de l’Oratoire 


I. Laeto acroamate, 2C vario Carminis genere amo- 
ris et affectus ergo, Musae patriae ornatissimis ac con- 
sultissimis Dominis, Adriano et Dismae Corten, Mechli- 
niensibus ac fratribus gemellis, solemnem ]. U. lauream 
adeptis, gratulantur et applaudunt. — Lovanii, pridie 
Kal. octobris 1652, pet. in-4°. 

2. Geluk-wensch aen den Heer Guilielmus-Rumoldus 
De Gortter, gheboortigh van Mechelen, op den dagh 
synder licentie in byde de rechten der Universiteyt van 
Loven, 1712, in-plano. 

3. Aen den Heer Andreas-Amatus Van Kerrenbroeck, 
gebortigh van Mechelen, etc., den 31 januarii 1730, 
in-plano. 

4. Domino Henrico-Fosepho-Grehs d'Huyoël, Mechli- 
niensi, in alma Universitate Lovaniensi Juris utriusque 
licentiae gradum summa cum laude adipiscenti, die 
26 junii 1738. — Lovanii, typis Joannis Jacobs, in- 
plano. 

5. Domino Phlippo-Fosepho De Wever, ex S. Nicolai 
Wasiae, in quatuor poedagogiorum concursu ex castro 
Primo, tertio Idus novembris Lovanii proclamato. — 
Mechliniae, apud Laurentium Vander Elst, 1741, in- 
plano. 

6. Domino ?oanni-Baptistae-Athanasio Scheppers, Mech- 
liniensi, in alma Universitate Lovaniensi juris utriusque 
licentiae lauream summa cum laude consequenti, die 
5 novembris 1742. — Lovanii, typis Joannis Jacobs, 
in-plano. 

—— Autre pièce en latin relative au même.— Lovanii, 
it., in-plano. 

—— Pièce en français dédiée encore à lui. — A 
Louvain, chez Pierre-Augustin Denique, in-plano. 

7. Aen den Heer enricus-Franc.-Fosephus Blychaerts, 


406 SOCIÉTÉS LOCALES 





gebortigh van Mechelen, doende syne licentie in de 
medecynen in de Universiteyt van Loven, den 26 augusti 
1744. — Tot Loven, by Joannes Jacobs, in-plano. 

8. Domino Yacobo-Antonio Blychaerts, Mechliniensi, in 
alma Universitate Lovaniensi juris utriusque licentiae 
gradum summa cum laude adipiscenti, die 22 martii 
1747. — Lovanti, typis Joannis-Baptistae Vander Haert, 
in-plano. 

9. Domino Yoanm-Francisco D'Ancré, Mechliniensi, in 
alma Universitate Lovaniensi medicinae lauream summa 
cum laude adipiscenti, die 2 decembris 1750.— Lovanii, 
typis Joannis Jacobs, in-plano. 

10. Domino Corncho-Francisco Nes, Mechliniensi, in 
solemni quatuor paedagogiorum concursu Primo in 


artibus, 21 octobris 1753. — Lovanii, typis Ægidii 
Petri Denique, in-plano. 
—— Autre pièce en latin dédiée à lui. — Mechliniae, 


typis Laurentii Vander Elst, in-4°. 

11. Domino /enrico-Mariac-Francisco-facobo De V1- 
vario, Mechliniensi, quum in alma Lovaniensi Academia 
summa cum laude ]. U. licentiae laurea condecoratur, 
die 23 julii 1759. — Lovanii, apud viduam Henrici 
Vander Haert, in-plano. 


Inauguration d'anciens élèves de POratoire 


I. Verhael der in-haeling van den Heer enricus 
van Gaemeren, Eersten van Loven, door de Jongheyd 
der hooge scholen van Mechelen, onder de bestiering 
der Priesters van ’t Oratorie. — t'Antwerpen, by Joannes 
Borckx, 1710, in-4°. 

2. Beschryvinge der inhalinge van den Heer ÿoannes- 
Baptista Van Namen, geboortig van Niel, Eersten van 
Loven, door etc. — Tot Mechelen, by Laurentius 
Vander Elst, 1738, in-4°. 


CHAPITRE IV 407 





3. Kort verhael der inhalinge van den Heer P}lippus- 
Fosephus De Wever, geboren in de parochie vanS. Nicolaes, 
den Eersten van de Philosophie in de Universiteyt van 
Loven, den welken sal onthaelt worden, door etc. — 
lot Meéchelen,rit., 1741, 1n-2°, 

4. Cavalcade ende triumph-waegens met de welcke den 
Heer Cornelus-Franciscus Nehs, geboortig van Mechelen, 
Eersten van Loven, sal ingehaelt worden, door etc. — 
Tot Mechelen, it., 1753, in-4°. 


Thèses d’Umiversité d'anciens élèves de l'Oratoire 


I. Dissertatio inauguralis juridica quam, pro adi- 
piscendo gradu doctoris juris romani et hodierni, in 
Academia Lovaniensi publico ac solemni examini sub- 
mittit Phiippus Henot, Mechliniiensis, 22 decembris 1818. 
— Lovanii, typis Francisci Michel, in-4°. 


2. —— It. Theodorus Felix, Mechliniensis, 27 maïi 1810. 
— Lovanii, it., in-40. 

3. —— It. Petrus-Franciscus Waÿelaer, Mechliniensis, 
9 augusti 1823. — Lovanii, G. Cuelens, in-8. 

4. —— It. 4.-M.-7. Mohitor, Mechliniensis, 14 augusti 
1824. — [ovanii, it., in-8°. 

5. —— It. Napoleo-Henricus-Ghslenus Vermylen, Mech- 
liniensis, 14 novembris 1829. — Lovanii, typis Peeters 
et améeré, 1n-8°. 

6. —— It. Paulus-Augustus Fremie, Mechliniensis, 
6 mai 1830. — Lovanii, Franc. Michel, in-&°. 

7. —— It. ÿoannes-Henricus-Emmanuel Genotte, Mech- 
liniensis, 13 maiïi 1830. — Lovanii, typis Peeters et 


Lameere, in-8°. 
Pièces diverses concernant l’Oratoire 


1. Strena epigrammatum Maximiliam Le Sayve, Mech- 
liniensis, congregationis Oratorii Presb., D. Gaspari Del 


408 SOCIÉTÉS LOCALES 


Bouvri cognato suo charissimo, Musarum cultori, in 
germani amoris tesseram D. D. — Mechliniae, typis 
Roberti Jaye (1656), 1n-4°. 

2. Oratio funebris in obitu Anthonu-Francisci Pelt, 
Ultrajectini, collegii scholae, pub. mechliniensis sub 
moderamine Presb. Oratorii alumni, declamata per Yaco- 
bum-Franciscum Diericx, mechliniensis ejusdem scholae 
candidatum. — Mechliniae, typis Gisberti Lintsii, 
1695, 1n-4°. 

3. Cento virgilianus in solemni inauguratione Caroli 
Sexti Imperatoris, Mechliniae 15 Kalendas novembris 
1717, dedicatus collegii scholae pub. mechliniensis sub 
moderamine.….. alumnis, per G.-F. De Rees ejusdem 
Orat. Presb. — Antverpiae, in-4°. 

4. Eucharisticon urbis ac provinciae mechliniensis 
Magistratui a pub. ibi scholae alumnis sub moderamine… 
decantatum, 3 julii 1730. — Mechliniae, typis Laurentii 
Vander Elst, in-plano. | 

5. Chronicon congregationis Oratorii per provinciam 
archi-episcopatus mechliniensis diffusae, ab anno 1626 
usque ad finem anni 1729, authore “* (Puerre De Swert), 
ejusdem congregationis Presb. — Insulis Flandrorum, 


1740, in-4°. 
a$) ÉCOLE DE NOTRE-DAMEÉ DES ANGES 


1. Hondert-jaerighe instellinge der schole van Onse 
Lievevrouwe der Engelen, gemeynelyck genaemt de Am 
Schole binnen Mechelen, gehouden den 15 augustus 1777. 
— Tot Mechelen, by Joannes-Franciscus Vander Elst, 
in-40. 

2. Schole heden ingestelt vier-maal vyt-en-twintig 
jacren onder den schoonen titel der Lieve Vrouw ter 
Engelen, door Juffvrouw Cath. Peremans ende den Eerw. 
Heer Yoann. Dewint. — Tot Mechelen, it., in-8°. 


CHAPITRE IV 409 


b) Cercles particuliers 


I. Société dite « Genoofschap van cyferkunde » ayant 
pour devise « Kunst baert roem ». Le 17 novembre 1850, 
elle célébra dans son local « La Cour de Beffer », la 75"° 
année de son existence. — Voy. « De Dylbode » année 
1850, n° 46. 

2. Société littéraire ayant pour devise « Tempore, 
Concordiä, Amoemitate » fondée à Malines le 1 janvier 1786. 
Règlemens. — P.-J. Hanicq, 1792, in-plano. 

3. Société patriotique, fondée le 28 janvier de la 
même année, et supprimée avec la précédente le 13 
décembre 1794. Elle eut pour commissaires MM. Fran- 
çois-Henri-Franco-y-Féo de Briez, bourgmestre de Malines, 
ean-Ernest-Ghislain-Xavier Coloma, baron de Leeuw- 
Saint-Pierre, et F. Scheppers. 


$ V. — BEAUX-ARTS 
a) Gilde de Saint-Luc 
Essai historique, par M. Emm. Neeffs. — Voy. « His- 
toire de la peinture et de la sculpture à Malines » t. 1, 
PP. I à 47. 


b) Académie royale de peinture et de sculpture 


I. Ordonnantie voor de publiecke scholen van 


Teecken, Bouw ende Doorsightconsten. — Tot Meche- 
len,-byAf-F Van der.Elst, 1774, in-4°. 
2. Essai historique, par M. Emm. Neeffs. — Voy. 


& Histoire, etc. » pp. 49 à 84. 


410 SOCIÉTÉS LOCALES 





c) Académie Ste-Cécile 


Société de musiciens amateurs à Malines au début 
du xvini* siècle, par M. G. Van Doorslaer. — Malines, 
L'UrAECodéane Ho0s Maine. 


II 


SOCIÉTÉS DU XIX" AU XX" SIÈCLE 
S I. — SOCIÉTÉS MUSICALES, OU MUSICALES & DRAMATIQUES 


I. La Mélodie, société d'harmonie, créée le 1 avril 
1805, cessa d'exister le 25 décembre 1607: EnS8084et 
1800, elle se fit entendre à Louvain et à Boom. Souvenirs 
de ses visites : 

—— Couplets à l’occasion de l’'Harmonie de Louvain 
arcelle’de Malines, le 4Muillet#r808 Mer-win-6! 

—— Chanson pour la société libre d'Harmonie de 
Louvain à la société d'Harmonie de Malines, le 5 juillet 
1608, — AePouvain, impr de juMeer n°62 

—— Couplets chantés à l’occasion de la réunion de 
l'Harmonie de Malines à celle de Louvain, le 6 sep- 
tembre 1808, en la ville de Louvain. A’Louvant 
in-8°. 

—— Chanson ou abordage de l’'Harmonie de Malines, 
à Boom, le 30 juillet 1809, in-4°. 

2. Philharmonie, société d'harmonie. En 1811, elle 
se rendit à Termonde. Souvenirs de sa visite : 

—— Chanson ou visite rendue par la société Philhar- 
monique de Malines à l’'Harmonie de Termonde, le 
25 août 1811. — Malines, impr. de P.-]. Hanicq, in-8°. 





CHAPITRE IV AII 


—— Liedeken opgedraesen door P. Vermeulen en 
A. ?. E.(André-[oseph-Emmanuel) Rossignol, Directeurs 
van de societeyt der Harmonie van Mechelen, aen de 
Heeren Directeurs van de societeyt der Harmonie van 
Dendermonde, den 25 augustus 1811. — Gedrukt tot 
Mechelen, by P.-]J. Hanicq, in-4°. 

—— Liedeken of eerbied opgedraegen aen de Har- 
monie van Dendermonde door de jonge liefhebbers van 
fluyt en trommel van de Harmonie van Mechelen, 
den 25 augusti 1811. — Gedrukt tot Mechelen, it., 
in-40. 

3. Enseignement mutuel de musique à Malines, 
organisé par M. Puerre Siebens, en 1821. — Algemeen 
advertentie-blad, année 1821, n° 35. 

4. Ecole de musique élémentaire et de chant, ouverte 
à Malines er 1824, par M. ÿoseph-Henr: Mees, propagateur 
de la méthode du méloplaste. — Agemeen advertentre- 
blad, année 1824, n° 78. 

5. Muziek-minnaren. Société d'harmonie et de chœurs, 
dirigée en 1825 par MM. Corneille-fean-Toseph Tuerlinckx, 
Benoît-Antoine Steeghmans, et G. Neefs. 

—— De wedstryd van Apollo. {nvitation à un con- 
cours, ouvert à Malines le 4 juillet 1825, faite par les 
Amateurs de musique de cette ville aux sociétés de 
Bornhem, Contich, Duffel, Elewyt, Huy, Hamme, 
Lebbeke, Saint-Nicolas, Puers et Tamise; s. ]., in-plano. 

6. Réunion Lyrique (1838-1861). — Voy. Aug. Thys 
« Les sociétés chorales en Belgique ». — Gand, 1861, pp. 
234220: 

—— Geschiedkundig overzicht der koormaatschappi] 
« la Réumon Lyrique » van Mechelen. — Mechelsch Nieuws- 
en Aankondigingsblad, année 1865, n° 40. 

—— La Royale Réunion Lyrique de Malines (1838- 
1808). Historique par M. A. Beaudin. — Malines, impr. 
H. Van Santen, 1898, in-8°. 


412 SOCIÉTÉS LOCALES 





7. Ste-Cécile, société royale de fanfares, créée le 
6 octobre 1839. — Règlement. Malines, typ. de E.-F. 
van Velsen, 1854, in-8°. 

8. Société des chœurs, créée en 1840. 

9. Ecole de chant, établie en cette ville par le magis- 
trat, le 19. février 1842. 

10. L'Union, société d'harmonie, citée en 1842. 

II. Les Typographes-Mélophiles, société chorale et 
d'harmonie, fondée par M. Hamicq, en 1843, en vue de 
fournir à ses compagnons compositeurs, pressiers et 
relieurs, un délassement à la fois agréable et moralisa- 
teur. Ce cercle est le premier en Belgique, qui fut com- 
posé exclusivement de travailleurs. 

12. Les Bons Amis Réunis, société de chant d’ensem- 
ble, citée en 1843. 

13. Les Concerts, société de symphonie et de chant 
d'ensemble, citée en 1846. 

14. St-Grégoire, société de chant, créée en 1847, par 
M. Wuyis-Adriaens, organiste de l'église des SS. Pierre 
et Paul. 

15. L'Union Fraternelle, société chorale et de fanfares, 
fondée en juin 1850, pour répandre le goùt de la musique 
parmi les employés et ouvriers de l'arsenal des chemins 
de fer de l'Etat à Malines, et pour développer le senti- 
ment de la bonne harmonie entre eux. 

16. Cercle Orphéique, société de chant, établie au 
Labyrinthe, le 1 février 1853; le 11 août suivant, il 
changea de nom, et prit celui de « Cercle de Rore ». 

17. D'Eendragt, société de fanfares, à Pasbrug, citée 
en 1854. 

18. Les Mélancoliques, société dechant, citée en 1854. 

19. La Persévérance, société royale de fanfares, créée 
le r octobre 1855. 

20. L’écho de la Dyle, société chorale et dramatique, 
créée le 17 juin 41602: 


CHAPITRE IV 413 





21. Cercle Polymnie, société chorale, citée en 1863; 
il cessa d'exister le 17 septembre 1866. 

22. Iever en Eendracht, société de fanfares, citée en 
1863. 

23. Joppa-Sinjoorken, cercle choral, créé le 27 février 
1864. 

24. Hospice Ste-Hedwige, société de fanfares, créée 
le 17 janvier 186€. 

25. De Kring der XIV, cercle musical, cité en 1866. 

26. Les Chanteurs réunis, société citée en 1867, local 
« Casino » rue Haute. 

27. De ware Jonkheid, société musicale, citée en 
1867, local « Couronne Belge » Vieille rue de Bruxelles. 

28. Ste-Ceciliaskring, cercle musical et dramatique, 
cité en 1867, salle « S£e-Catherine » rue dite Zeelstraat. 

29. Les joyeux Amis, société chorale, citée en 1868. 

30. Altijd Eender, société chorale et dramatique, citée 
en 1868, estaminet « Marguerite d'Autriche » Grand’ 
Place. 

31. Kunst en Nijverheid, société de fanfares, citée en 
1873. 

32. De Xaverianen, société de fanfares et dramatique, 
créée le 13 août 1874. 

33. Constantia, société de fanfares, citée en 1874. 

34. L'Alliance, société de fanfares, créée le 21 décem- 
bre 1875; elle cessa d'exister en 1880. 

35. De jonge liberale Wacht, société d'harmonie et 
dramatique, citée en 1875. 

36. L’Aurore, société chorale, créée le 17 mars 1876. 

—— Het zilveren Jubileum der zangmaatschappi] 
« L’Aurore » van Mechelen, 1876-1901, par M. S., 
membre de l’Aurore. — Gazet van Mechelen, année 1901, 
DATA TAT AO TO 199, 90. -Ct 137. 

37. Cercle Grétry, société de symphonie, créée en 
18706. 


AI4 SOCIÉTÉS LOCALES 





38. De jonge vlaamsche katholieke Wacht « /700p 
en Moed » société de fanfares, créée en 1876. 

39. Tot aller Welzijn, société de fanfares, à Neckers- 
poel, citée en) 1876, | 

40. De Vriendenkring, société d'harmonie, citée en 
18706. 

41. De Dageraad, société chorale et dramatique, citée 
en 1876. 

42. Eendracht maakt macht, société de fanfares, à 
Hanswyck, créée le 1 janvier 1877. 

43. Vermaak, société chorale, citée en 1877. 

44. La Belle Alliance, société musicale, citée en 
107 7e 

45. De Vereenigde Muzikanten, société de fanfares, 
céerenAib y 

46. Les Amis Réunis, société de fanfares, créée le 5 
juillet 1878. 

47. Xever spant de Kroon, société d'harmonie, créée 
en 1078. 

48. Ecole de musique religieuse, fondée à Malines, 
le 2 janvier 1879, par M. Facques-Nicolas Lemmens. 

49. Société de fanfares, formée en 1880, parmi le 
personnel-ouvrier des ateliers de M. Henri Zech. 

50. De Volhardingskring, cercle de symphonie, cité 
en 1880. 

51. Cercle Hérodiade, société chorale, à Neckers- 
poel, créée en 1881. 

52. De ware Berthouders, société musicale et drama- 
tique; citée/enr861: 

53. Pennepoel’s Weergalm, société de fanfares, créée 
én IO8I: 

54. De Toekomst, société choraleet dramatique, créée 
en 1602. 

55. Eendracht Vooruit, société de fanfares et drama- 
tique”: a» Neckerspoel fereceren 1607 


CHAPITRE IV AID 





56. De Sint-Gregorius-vereeniging, école de chant 
d'église, créée en 1882, par M. Edgar Tinel. 

57. Cercle des XV, société chorale et dramatique, 
division de /’Aurore, créée en 1882. 

58. Cercle Weber, société chorale, créée en 1882. 

59. Moed en Volharding, société chorale, citée en 
1882. 

60. Petite phalange musicale, citée en 1882. 

6I. La Pommelette, société de fanfares, à Necker- 
spoel, citée en 1882. 

62. Studentenkring, cercle de fanfares, cité en 1883. 

63. De Zangvereeniging, société de chant d'ensemble, 
créée en 1884. 

64. La Chorale Malinoise, société de chant d’ensem- 
ble, citée en 1884. 

65. Le Cercie Choral Malinois, cercle cité en 1884. 

66. Eer en Trouw, société de fanfares, citée en 1884. 

67. Nooit te lui om t’eten, société de chant, citée en 
1884, local « de Vergulde Klok » rue Adeghem. 

68. Ons Genoegen, société de fanfares, à Battel, citée 
en 1884. 

69. Cercle Mozart, société d'harmonie, créé en 1885. 

70. Cercle Symphonique, cité en 1886. 

71. L'Alliance Walionne, société chorale et drama- 
tique, citée en 1888. 

72. De Weezenbond, société de fanfares, citée en 1890. 

73. Jong maar Moedig, société chorale et dramati- 
que, citée en 1891. 

74. Symphonie Burlesque, société de chant, créée en 
1893. 

75. De St-Jansgilde, société musicale, créée le 25 mai 
1892, par feu M. Théodore De Coster, ancien échevin de la 
ville de Malines. 

76. De Dageraad, société musicale et dramatique, 
CECée CA 1002: 


416 SOCIÉTÉS LOCALES 





77. Le quatuor Malinois, cercle de symphonie, cité 
en 1892. 

78. L'union Chorale, société de chant d'ensemble, 
citée en 1892. 

79. De Cijferistengilde, société de chant, citée en 
1 893. 

80. De Verbroedering, société musicale et dramatique 
citée en 1802: 

81. De van Roor’s kring, cercle de symphonie, créé 
en 1894. 

28. Ste-Cecilia, société d'harmonie « division du 
Werkmanskring » citée en 1894. 

83. De Lauvwertak, société de chant, citée en 1805. 

84. Gelijkheid en Recht, société de chant, citée en 
1805. 

85. De St-Leonards Mannen- en Vrouwen-koren, 
société chorale, citée en 1895. 

66. Kunst en Eendracht, société d'harmonie, créée 
en 1896. 

87. La Mélodie, société de fanfares, créée en 1897. 

88. Pennepoel-Vooruit, société de fanfares, citée en 
1897. 

89. Cercle Wagner, société de symphonie, citée en 
1898. 

90. St-Jans-Berchmansyrienden, société de fanfares 
et dramatique, citée en 1808. 

91. Les Cyclistes Réunis, société de fanfares, citée 


en 1808. 
92. Kunst en Vrij, société d'harmonie, citée en 
1800. 


93. Oud-leerlingenbond der gemeentescholen, société 
d'harmonie, citée en 1890. 

94. Postfanfaren, société de fanfares, citée en 1890. 

95. De Olijftak, société chorale et dramatique, citée 
en 1899. 


CHAPITRE IV ALT 





S II. — SOCIÉTÉS DRAMATIQUES, OU DRAMATIQUES ET LITTÉRAIRES 


1. De Emulatie, société dramatique, créée le 8 juin 
1820, local « Ze Labyrinthe » rue de l'Ecole. 

2. Les amis de l’Académie, société dramatique, citée 
en 18406. 

3. L'Espérance, société dramatique, créée en 1847. 

4. De Taalzucht, société royale, dramatique et litté- 
raire, Créée en 1830. 

5. Les Musophiles, société dramatique et littéraire, 
créée le 1° janvier 1851 ; elle cessa d'exister en 1862. 

6. La Pivoine, société dramatique et littéraire, citée 
en 1891, 

—— Jaarboek van de rederijkkamer De Pioen te 
Mechelen, voor 1892-93 en 1894. — Mechelen, drukkeri] 
Paul Ryckmans, 2 vol. in-8° (1). 

7. De Hoop, société dramatique, local « Salle de Paris » 
citée en 1865. 

8. De Viaamsche Taalminnaren, société dramatique, 
citée en 160). 

9. Moed en Eendracht, société dramatique, citée en 
1865. 

10. Cercle dramatique et littéraire, local « l'Union » 
Marché au Bétail, cité en 1860. 

11. De Dylezonen, société royale dramatique, créée 
le2tfévrier 1872. 

12. Het Willemsfonds, société littéraire et drama- 
tique, créée le.r7 mai, 1874. 


(1) Le 1° février 1859, anniversaire de sa réorganisation, La Pivoine nomma 
comme membres correspondants de sa société : MM. Frans De Potter et Ph. 
Blommaert, littérateurs, à Gand; Guido De Gezelle, professeur et littérateur, à 
Roulers; L. Vleeschouwer, Mathot et Johan Van Rotterdam, littérateurs, à 
Anvers; Eugêne Stroobant, littérateur, à St-Pierre-Leeuw, et 7.-M. Dantzen- 
berg, littérateur, à Bruxelles. —Voy. « Gazet van Mechelen » année 1859, n° 33. 


30 


418 SOCIÉTÉS LOCALES 





13. De Vilaamsche Bond, société dramatique et litté- 
raire, créée en mai 1874. 

14. De Moedertaal, société dramatique, créée en octo- 
bre 1874. 
15. Taal en Vrijheid, société dramatique, citée en 
1074. 

16. De Vrije Vilamingen, société dramatique, citée 
en 1877. 

17. De Lischbloem, société dramatique et littéraire, 
créée le 2 février, 1876. 

18. De Jonge Katholieke Strijders, société drama- 
tique 1crééeren 1661. 

19. La Fidélité, société dramatique et littéraire, citée 
en 1884. 

20. Hermanskring, société dramatique, créée en 1880. 

21. De Werkmanszonen, société dramatique, citée 
ERAT OO 7 

22. Kunstverbond, société dramatique, citée en 
1889. 

23. De Kunstbroeders, société dramatique, citée en 
1880. 

24. De Vrijheidszonen, société dramatique, créée en 
1890. 

25. De Lelietak, société dramatique, citée en 1895. 

26. De S. Franc.-Xav. kring, société dramatique, 
citée en! 1609: 

27. Voor Taal en Kunst, division du Xatholicke Werk- 
manskring, société dramatique, citée en 1803. 

28. L'Églantier, société dramatique et littéraire, créée 
en 1897. 

29. De Viaamsche Tooneelstrijders, société drama- 
tique, Citée en 1607: 

30. De Jonge Tooneelliefhebbers, société drama- 
tique; (citée él er00 7e 

31. De Lauvwertak, société dramatique, citée en 1890. 


GÉPAPIPRE IV 419 





S III. — ÉCOLES PUBLIQUES, CERCLES LITTÉRAIRES, SCIENTIFIQUES 
& D'ARCHÉOLOGIE 


a) Ecoles publiques 


1. Collège de la ville de Malines. Programme des 


exercices littéraires et examens publics. — Malines, 
Deuve We) Vander Et r6r2%4 1810, 1It., PT. 
Hanicq, 1820 à 1826. — It., van Velsen-Vander Elst, 


1828 et 1829, in-4°. 

2. Collège municipal de Malines, établi à Pitzen- 
bourg. Programme des exercices publics, 1836, et 1838 
à 1850. — Malines, van Velsen-Van der Elst, in-4° et 
in-8°. — Distribution solennelle des prix, 1841-1850. — 
Malines, it., in-&. 


b) Cercles littéraires 


1. Zuid-nederlandsche maatschappij van taalkunde, 
société littéraire, créée en 1869, local « Hôtel de la Cam- 
pine » place de la Station. 

2. Davids-fonds, société littéraire, créée le 30 avril 
1792 


c) Cercles scientifiques 


I. Société des sciences médicales et naturelles. — 
Annales. — Bruxelles, 1841-1843, et Malines, J.-F. 
Glbrechts, (1844-1856; 13 vol. in-8% Le dernier est 
incomplet (1). 

Suite des réflexions philosophiques sur les progrès 
et les entraves de la médecine, par G.-B. Groenendacls. 
Malines, ].-F. Olbrechts, 1854, in-8°. 





(1) Fondée à Malines, en 1840, par quelques médecins, chirurgiens et 
pharmaciens de la ville. 


420 SOCIÉTÉS LOCALES 





—— Compte-rendu des travaux scientifiques de la 
société des sciences médicales et naturelles de Malines, 
par G.-7.-7. Van Melckebeke. — Malines, A. Steenackers- 
Klerx, 1855, in-8°. — Voy. chap. 11. 

2. Société d'’arithmétique, local « Salle de Paris » 
citée en 1848. 

3.Société de physique, local « de Nieuwe Fonteinen » 
rue dite Zakstraat, constituée en 1872, par M. Laduron, 
premier professeur de mathématiques au Collège com- 
munal. 

4. Van Beneden’skring, société scientifique, créée Île 
23 octobre 1897. — Voy. « Mechelsch Nieuws- en Aankon- 
digingsblad » n° 44. 


d) Sociétés d’archéologie 


1. Société archéologique, littéraire et artistique de 


Malines. — Règlement, s. d., in-8° (1). 
2. Cercle archéologique, littéraire et artistique de 
Malines. —- Règlement du 6 août 1886, français et 


flamand, pet. in-8°. — It., du 16 mars 1894. — Malines, 
L. & A. Godenne, in-8. 

—— Choses d'antan, par M. H. Commchx. — Voy. 
« Bulletin du Cercle archéologique de Malines » t. 7, 
P. 204. 

—— Bulletin. — Malines, 1889-1891, H. Dessain. — 
1892, Henry Cordemans. — 1893-1902, L. & À. Godenne, 
12 vol. in-8°. À continuer. 


(1) Fondée en 1850, par MM. Du Trieu de Terdonck, sénateur; De Brouwer 
de Hogendorp, De Perceval et Félix van den Branden de Reeth, représentants; 
Ed. Pycke, membre de la Députation permanente; De Pauw, bourgmestre; 
Broers et Fris, échevins; De Caunaert, De Crane d'Heysselaer, D’Avoine, Dr L. 
Delgeur, Dusart, H. Du Trieu, Henot, Morissens, Corn. Neeffs, H. Peeters, Pluys, 
F. Tuerlinchx, Van Doven, archiviste, Is. Van Overstraelen et Aug. Vermeulen. 


CHAPITRE IV 421 





S IV. — SOCIÉTÉS ARTISTIQUES 


I. Société pour l’encouragement des beaux-arts, créée 
à Malines en 1812. Cette société, qui ouvrait tous les 
deux ans une exposition d'ouvrages d'art, exécutés par 
des artistes vivant alors, est une des plus anciennes du 
pays qui ait donné l’exemple de ce mode d’encourage- 
ment. 

—— Catalogues d'œuvres d’art exposées ici, de 1812 à 
1853, Malines, P.-]. Hanicq. — De 1855 à 1884, it., 
H. Dessain. — De 1889 à 1894, it., Alb. Tuerlinckx, 
5 vol. in-8° et pet. in-8°. 

2. Institut des beaux-arts, fondé à Malines, le 20 
novembre 1838, par M. Charles-Augushin Wauters et 
quelques autres amis des arts, cessa d'exister au mois 
d'avril 1892. 

—— Règlement de 1838. — Malines, ].-F. Olbrechts, 
in-8°. — It. de 1873, ]. Ryckmans-Van Deuren, in-8°. 

—— Rapport fait à l’assemblée générale de l’Institut, 
en 1843 et 1844, par M. Armand de Perceval, secrétaire 
de la société. — Malines, J.-F. Olbrechts, in-8°. — It., 
en 1847, par M. Ÿ.-F. De Keyser, vice-président de la 
commission administrative. — Malines, it., in-8°. 

—— Catalogue de l'exposition et du concours institués 
par l’Institut des beaux-arts, pour l’encouragement de 
l’art appliqué à l'industrie. — Malines, ]J. Ryckmans- 
Van Deuren, 1873, in-8°. 

3. Catalogue de l'exposition d’antiquités malinoises, 
érigée dans la maison Concordia, par la Sint-Jansgilde, 
surnommée De Peoene, à l’occasion de la 875" année 
jubilaire de N.-D. d'Hanswyck. — Malines, H. Dessain, 
1863, in-8°. 

4. Catalogue des objets d'art religieux du moyen âge, 
de la renaissance et des temps modernes, exposés à 


422 SOCIÉTÉS LOCALES 





l'hôtel Liedekerke, à Malines. Septembre 1864. Rédigé 
par W. H. ÿames Weale. — Malines, H. Dessain, in-8. 
— It. seconde édition. — Bruxelles, Charles Lelong, 
1864, in-8°. 

—— Album des objets d’art religieux du moyen âge et 
de la renaissance exposés à Malines en 1864, photogra- 
phiés par 7. Maes, avec texte descriptif par W. H. Ÿames 
Weale. — Bruxelles, 1864, in-fol. 

—— Exposition d'objets d’art religieux du moyen-âge, 
de la renaissance et des temps modernes à Malines. — 
Voy. « Messager des sciences Mmstoriques » Gand, 1864, 
Ph:1580 4,308: 

—— Considérations sur l’art chrétien, ou une visite 
à l'exposition d'objets d’art religieux ouverte à Malines, 
du 28 août au 10 octobre 1864, par M. P. D. Kuyl. — 
Voy. « Analectes pour servir à l’Instoire ecclésiastique de la 
Belgique » t. 1, pp. 481 à 497. 

5. Tuerlinckx-kring. Cercle créé en 1 187 6, local « Hof 
van Vlaanderen » rue dite Hallestraat. 

6. Catalogne de la section d’art ancien, comprenant 
les objets d’art confectionnés avant le xix° siècle, exposés 
à Malines, au local des Frères de N.-D. de Miséricorde. 
— Malines, E.-F. Van Velsen, 1883, pet. in-8°. 

—— It. de la section des beaux-arts, comprenant les 
objets d'art du xix° siècle. — Malines, H. Dierickx- 
Beke fils, 1883, pet. in-8°. 

7. Lucasgilde, société pour l’encouragement et le 
progrès des arts plastiques, créée le r juillet 1886. 

8. Exposition malinoise d’art ancien, août-septembre 
1888. Catalogue, par M. V. Hermans. — Malines, |]. 
Ryckmans-Van Deuren, 1n-8°. 

9. De Eikel, Orgaan van den kunst-en letterlievenden- 
kring. — Mechelen, Edw. Van Doeselaer, 1893-04, gr. 
in-4° illustré. 

10. De Huist. Kunstgilde. Letterkundige bijdragen, 





CHAPITRE IV 423 








liederen, teekeningen en houtsneden. — Mechelen, Rei- 
mond van Velsen, 1808, gr. in-8° illustré (1). 


$S V. — SOCIÉTÉS D'HORTICULTURE & D’AGRICULTURE 
a) D’horticulture 


_I. Règlements. De 1837 et de 1839. — Malines, 
PpMEtanicg,n-0% "De r851,; it: E:-F.-vant Velsen, 
in-8°. — De 1874, it., J. Ryckmans-Van Deuren, pet. 
in-8°. 

2. Expositions d'été et d'hiver. De 1838 à 1854. — 
Malines =} rEHanieg, 3 vol in-8° De 1656 31858;1€,, 
H. Dessain, in-8°. — De 1883 à 1887,1t., E.-F. & Raym. 
van Velsen, in-8°. 

3. Programme de l'exposition internationale de 
produits horticoles et d'objets d'art & d'industrie se 
rattachant à l’horticulture, qui sera ouverte du 3 au 
6 juillet 1887, à l’occasion du 50° anniversaire de la fon- 
dation de la société royale d’horticulture de Malines. — 
Malines, Raym. van Velsen, 1n-8°. 


b) D’agriculture 


1. Landbouvwers-vergaderingen van het vijfde en zesde 
landbouwelykdistrikt der provintie Antwerpen, vereenigd 
met de koninglyke societeit der bloementeeltte Mechelen. 
Reglement en programma. Mechelen, van Velsen-Van 
der Elst, 1849, in-8°. 

—-— Catalogue der tentoongestelde voorwerpen. — 
Mechelen, P.-]. Hanicq, 1849, in-8°. 








(x) Ce cercle, créé en 1897, est dû à l'initiative de MM. Foseph Rooms, 
Van Perck, Edouara De Keyzer et Guillaume Goovaerts. 


424 SOCIÉTÉS LOCALES 





—— Exposition agricole, horticole et de bétail, ouverte 
à Malines, le 7 octobre 1849. Compte-rendu. — Voy. 
« Algemeen Aenkondgings-blad » année 1840, n° 41. 

2. Société Dorothée, local « Cheval d'or » rue des 
Béguines, créée en octobre 1872. 

—— Landbouw-maatschappij Dorothea te Mechelen. 
Tweede tentoonstelling van land- en hovings-bouw 
opbrengsten, op 4, 5, 6 en 7 october 1874. Mechelen, 
H. Dierickx-Beke Zonen, in-&°. 

—— It., 3“ tentoonstelling op 1, 2 en 3 october 1876. 
— Mechelen, it., in-8°. 


S VI. — SOCIÉTÉS INDUSTRIELLES & COMMERCIALES 


I. Société pour la fabrication de schalls de cachemire 
et autres, établie à Malines, par arrêté royal du 22 mars 
1828, ayant cessé d'exister en 1834. Extrait des statuts de 
la société, en français et en flamand. — Malines, van 
Velsen-Van der Elst, in-4°. 

2. Peinture sur verre. Etablissement fondé en 1834, 
par M.ÿean-Françoris Pluys, et continué, à partir de 1865, 
par son fils, M. Léopold Pluys. 

—— Exposition nationale de 1880. Notice. — Malines, 
J. Ryckmans-Van Deuren, in-8°. 

3. Arsenaux de construction de l'État, à Malines, 
En 1032.00). n°7, p: 936: 

4. Succursale de la Linière Saint-Léonard, siège 
social à Liège, constituée à Malines, le 27 janvier 1838. 
——V/0ÿ: n9027} D. LT7. 

5. Statuts de la société anonyme pour la filature du 
lin à la mécanique, approuvés par arrêté royal du 
20 février 1838. — Malines, P.-J. Hanicq, in-4°. 

6. Catalogue des produits de l’industrie malinoise, 
admis à l'exposition du mois d'août 1838. — Malines, 
it n-00. 


CHAPITRE IV 425 


7. Statuts de la société en commandite, sous la déno- 
mination de société industrielle et commerciale de la 
Belgique, et sous la raison sociale de À. De Wit et C”, 
établie à Malines le 8 juillet 1842. — Malines, J.-F. 
Olbrechts, in-8°. 

8. Exposition des produits de l’industrie malinoise 
en 1849. Rapport par M. Armand de Perceval. — Voy. 
1851, « Algemeen Aenhondigings-blad » n° 28, 29 et 30. 

9. Ateliers de construction Verhaghen, créés en 
par M. Guillaume Ragheno. — Voy. n° 27, p. 3x. 

10. Fabrique de laines artificielles, créée en 1854, 
par M. Ramacher, père, et continuée par ses deux fils. — 
Foy: n%27; p.60. 

II. Papeteries et ateliers de construction de M. De 


Naeyer, à Willebroeck, créés en 1862. — Voy. n° 27, 
B:50: 

12. Catalogue des produits de l’industrie malinoise, 
admis à l'exposition de 1863. — Malines, E.-F. van 


Velsen, in-8°. 

13. Etablissement françois Loret, pour le tissage 
à la mécanique et la fabrication d'orgues. — Voy. 
« Mechelsch Nieuws- en Aenkondgingsblad » année 1865, 
HAT el TO, 

14. Fabrique de tissus de laine et couvertures, Créée 
en 1868 par M. P. Roestenberg. — Voy. n° 27, p. 58. 

15. Règlement de la société commerciale et indus- 
trielle de Malines, en français et en flamand. — Malines, 
H. Dierickx-Beke Fils, 1868, in-&. 

16. Scierie à vapeur de M. Th. Van Schendel et C*. 
Hoyt pers. 

17. Etablissement de M. Zech-Van Deuren, situé au 
Béguinage. — Voy. n° 27, p. 116. 

18. Savonnerie et huïlerie à vapeur de MM. 7. et À. 
Opdebeeck, frères. — Voy. n° 27, p. 117. 

19. Manufacture royale de tapis de MM. F4. et À. 


426 SOCIÉTÉS LOCALES 





Bracquemé, frères, transférée de Tournai à Malines, en 
1870: — :Voy.\ n° 27,"p. 40: 

—— Catalogue des peintures décoratives, tableaux 
anciens et modernes, aquarelles, dessins, gravures, 
dépendant de la succession de M"° V*“ H. Bracquenié, 
dont la vente aura lieu à Paris en décembre r902, 
or in OMlUStre: 

20. Société Cabany et C* des ateliers de construction, 
fondée à Malines, en 1870. — Voy. n° 27, p. 32. 

21. Fabrique de toiles damassées, sous la firme de 
M. De Witte-Lousbergs, depuis 1870. — Voy. n° 27, p. 46. 

22. Fabrique de flanelles et couvertures de M. 
Dessain, en 1881. — Voy. n° 27, p. 60. 

23. Koophandel- en nijverheidskring. Cercle créé 
énsr188r, local «aCu/e des Ayis1>: 

24. Katholieke nijverheids- en Kkoophandelskring. 
— Cercle cité en 1881, local « De Kraai » rue de Notre- 
Dame. 

25. Tentoonstelling ten voordeele der vrije katholieke 
scholen van Mechelen. Mechelsche handel en nijverheïd. 
Cataloog. — Mechelen, J. Ryckmans-Van Deuren, 1883, 
pétrin-0. 

26. Katholieke Werkmanskring, met kenspreuk 
« Help u zelve, z00 helpe u God » opgericht te Mechelen, 6 
December 1884. Standregels. — Tentoonstelling-tombola 
ingericht door den zelven, 6 September-6 October 1891. 
Naamlijst. — Mechelen, H. Dessain, in-8°, avec plan 
de la ville. 

27. Le commerce et l’industrie de Malines à l’expo- 
sition universelle d'Anvers. Rapport présenté au Cercle 
commercial et industriel de Malines, par M. L. Teugels- 
Op -de Beeck, secrétaire du Cercle. — Malines, N. 
Olbrechts, 1885, in-8°. 

28. Katholieke handel- en nijverheidshbond. Cercle 
commercial et industriel, local « De Kraar » rue de 





CHAPITRE IV 427 








Notre-Dame, créé le 6 janvier 1895. — Voy. « Mechelsch 
Nieuws- en Aankondgingsblad » n° t. 

29. De nieuwe vrije nijverheiïidsschoo!l. Nouvelle 
école industrielle, ouverte le 18 octobre 1897. — It., n° 38. 


S VII. — SOCIÉTÉS DE BIENFAISANCE 


1. Reglement voor de maatschappy van weldadigheïd, 
1 october 1821. — Voy. « Algemeen Advertentie-blad » 
n°70: 

2. Société de Malines pour lesoulagementdes pauvres. 
Catalogue des objets d’art et d'agrément offerts par la 
charité, en 1836,1838, 1843.et 1852. — Malines, P:-J: 
Étanicq, in-é0ret pet: -1n-6°. 

—— Rapport sur la situation de la société, à l’époque 
du 30 juin 1840, 1841 et 1842, par le président M. CA. 
Du Trieu de Terdonch, in-4°. 

3. Société « Secours des pauvres » local « Salle de 
Parisortueidu Bruel, créée en: 1842. 

4. Société « Secours des pauvres » local « Estamimet 
l’Anutié » présidée en 1842 par M. Loms-foseph Stoffels. 

5. Société charitable de S. Jean-François Régis, 
établie à Malines, pour faciliter le mariage civil et reli- 
gieux des pauvres. Règlement. — Malines, P.-]. Hanicq, 
OA FT O0: 

—— Compte-rendu des premières opérations de la 
société, par le président M. F. van den Branden de Reeth. 
— Malines, it., 1843, in-8°. 

6. Sociétés de S. Vincent de Paul et de S. Jean- 
François. Régis, à Malines. Rapports lus à l'assemblée 
générale du 26 décembre 1853. — Malines, P.-]. Hanicq, 
1854, 1n-80. 

—— Rapports sur les œuvres des sociétés de S. Jean- 
François Régis et de S. Vincent de Paul pendant les 
années 1854 et 1855. — Malines, H. Dessain, in-8°. 


428 SOCIÉTÉS LOCALES 














7. Rapport sur les œuvres de la société de S. Vincent 
de Paul à Malines pendant l’année 1857. — Malines, 
H. Dessain, pet. 1n-8°. 

—— Genootschap van den H. Vincentius a Paulo. 
Verslag van den byzonderen raed van Willebroeck, ge- 
daen den 19 December 1861. — Mechelen, Steenackers- 
Klerx, 1n-8°. 

—— La société de Saint-Vincent de Paul en Espagne. 
— Malines, H. Dessain, 1861, in-8°. 

8. Société de prévoyance, ou caisse en faveur des 
ouvriers, établie à Malines, le 26 avril 1845, sous le 
patronage de S. Joseph. — Malines, P.-J. Hanicq, pet. 
in-8°. 

—— Arrêté royal approuvant les statuts de la société 
de prévoyance en faveur des ouvriers de Malines. — 
Bruxelles, 1852, in-&. 

9. De bewaerschool!l. Institution de bienfaisance, 
fondée en 1854. | 

—— Société des écoles gardiennes de la ville de 
Malines. Rapport présenté en assemblée générale du 
15 avril 1857. — Malines, H. Dessain, pet. 1n-8°. 

10. Société « Secours des pauvres » local « Pavillon 
Belge » Grand’Place, citée en 1858. 

11. Cercle philanthropique, local « Cheval d'Or » rue 
des Béguines, créé en 1861. 

12. Liefdadigheidsbond. Association de bienfaisance, 
fondée en 1865. 

13. Société dite « Weezenvrienden » local « Lion d'Or » 
cimetière de S. Rombaut, créée en 1866. 

14. Société « Secours des pauvres » local « Café l’'Umion » 
citée en 16/75. 

15. Association des Dames du denier des pauvres, 
citée LEA 1870: 

16. De oude houten Kandelaar. Société de charité, 
local « De Kraai » rue de Notre-Dame, citée en 1885. 


CHAPITR IV 429 


17. Les voisins réunis. Société de charité, local 
« Estaminet La Scie » rue des Nonnes, citée en 1888. 

18. Société « Zonder Naam met zonder Hart » hors la 
porte d'Anvers, citée en 1801. 

19. Société « Secours des pauvres » local « Alcazar » 
rue de Ste-Catherine, citée en 1805. 

20. Société « De Burgerskring » rue de l'Empereur, 
crécoule 25 décembre 10099. 

21. Société « Maatschappy tot bescherming der dieren » 
local « Café Mumch » Bailles de fer, créée en 1806. 


$S VLIL — SOCIÉTÉS DIVERSES 


I. Planche tracée de l'installation de la R.:. L.. de 
St-Jean, sous le titre distinctif de « La Ca de » à 
L’O.-. de Malines (12 mars 1809). — A Bruxelles, des 
pres es dure Ad Stapleaux lande "N°1 
5809, in-8°. 

2. Société « La Constance » à Malines. Règlement. — 
Malines, van Velsen-Vander Elst, 1827, in-8°. 

3. Société d'agrément dite « De Plaisance » citée 
en 1847. 

4. Genootschap « Ouden Edelen Kruisboog » te Mechelen. 
Reglement. — Mechelen, P.-J. Hanicq, 1848, in-8c. 

—— Projet du règlement de la société royale « Ouden 
Edelen Krmsboog ». — Malines, H. Dessain, 1854, in-8°. 

—— Règlement de la société royale « Ouden Edelen 
Krumsboog » à Malines, sous la présidence d'honneur de 
S. À. R. Monseigneur le Duc de Brabant. — Malines, 
IE. 109) 1-00, 

5. Gymnase-Gantier. Nouveau local, rue de ’Ecoutète, 
inauguré le 12 octobre 1852. 

—— Club des gymnastes malinois, onde CHAOS: 

6. Association constitutionnelle here de Malines. 
Règlement. — Lierre, E.-]. Van Mol, 1858, in-8°, 


430 SOCIÉTÉS LOCALES 





—— Ît. — Malines, E:]..Van Mol, 1876, /in-8°: 

7. Cercle catholique « La Loyauté » fondé le 15 dé- 
cembre 1863. 

8. Société de tir à la cible de la Légion garde-civique 
de Malines. Règlement. — Malines, E.-]. Van Mol, 
1874, pet. in-8°. 

9. Société royale des Ex-Sous-Officiers de l'Armée 
belge, fondée à Malines en 1878. 

10. Véloce-club Malinois, fondé le r août 1886. Statuts. 
Règlements. — Malines, Alb. Tuerlinckx, pet. in-4°. 

11. Onpartijdige Boekdrukkersbond (De) van Me- 
chelen, fondé en 1890. 





CHAPITRE V 431 


CHAPIEREV 


Solennités & fêtes diverses 
I 
-SOLENNITÉS 
ST. — JUBILÉS 
a) De Saint-Rombaut 


T. Année 1648. Processie ghenaemt Ommme-ganck oft 
kermisse van de provincie, graefsstadt ende jurisdictie 
van Mechelen, onder welcke de reliquien vanden H. 
Romboudt patroon der selver berustende in eene ver- 
maerde costelycke silvere kasse, met groote eerbiedinghe 
omgedragen worden by de Geestelyckheyt... beneffens 
de Borgerye met hunne geordonneerde wapenen, naer 
veel fray-vercierde speel-waghens, daer op verthoont 
worden verscheyde leerlycke moralisatien, tot stichtinge 


ende deuchdelyck vermaeck vanden aen-siender. — Tot 
Mechelen, ghedruckt by de Weduwe Hendrick Jaye, in-4°. 
2. Année 1649. Même titre. — Tot Mechelen, ghe- 


O 
druckt by Robert Jaye, in-4°. 

3. Année 1680. Negen-hondert-jaerigh Jubilé-Vreught 
bewesen in de stadt Mechelen, ter oorsaecke vande feest 
van den H. Rumoldus, bisschop, martelaer, grooten 
apostel ende patroon der selve stadt... — Gedruckt by 
Jan Jaye, 1680, in-4°. 

—— Afbeldinghe vande arcken triumphael, die tot lof 
van den H. Rumoldus syn op-gerecht, over syne negen- 
hondert-jaerighe Jubilé, in de vermaerde graef-stadt ende 
provincie van Mechelen... —- Ghedruckt te Mechelen, 
by Gysbrecht Lints, 1680, in-4°. 


432 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 


4. Année x7r4. Processie ofte Ommeganck op de ker- 
misse der stadt ende provincie van Mechelen in *t jaer 
1714, den eersten julii, met eene corte uyt-legginghe 
vanden selven, in-4°. 

—— Rype aenmerckinghen op den triomphanten en 
solemnelen Ommeganck der stadt Mechelen, die naer 
33 (?) jaren rustens heden ‘t jaer 1714, soo prachtigh en 
magnific wordt verthoont trots alle steden van Neder- 
landt, in-80. 

5. Année 1737. Vreugde-tekenen by wyse van Ormnme- 
ganck op de kermisse der stad ende provincie van 
Mechelen, den 8 en 9 julii 1737. — Tot Mechelen, by 
Laurentius Vander Elst, in-4°. 

6. Année x775. Triomph uyt-galmende het duysend- 
jaerig Jubilé van den H. Rumoldus.... als mede kort 
begryp van het leven van den selven Heyligen, benevens 
den ‘Prael-treyn.. Tot Mechelen uyt te werken op 
maendag 26 juni 1775 en eenige andere dagen. — Te 
koop tot Loven, by Joannes Jacobs, in-82. 

—— Prael-treyn verrykt door ry-benden, prael-wagens, 
zinne-beelden en andere oppronkingen, toegeschikt aen 
het duyzend-jaerig Jubilé van den... Heyligen Rumoldus, 
onder ’t gezag der Heeren van het Magistraet der zelve 
stad ende provincie, en de medewerking van den Adel 
en de Borgery, uytgewerkt door de Latijnsche School 
onder de zorg der Priesters van”t Oratorie van den Heere 


Jesus. — Tot Mechelen, by Joannes-Franciscus Vander 
Elst, gr. in-4°, avec 19 pl. dessinées par Guillaume 
Herreyns. — Het byvoeghsel van allen het ghene dien- 


aengaende is verright geweest den 24 junius 1775 ende 
vyftien naer-volgende daegen, 126 pp. manuscrites gr. 
in-4°. 

—— Train triomphal orné de cavalcades, chars de 
triomphe, symboles et autres ornemens à l’occasion du 
Jubilé de mille ans de Saint Rombaut... exécuté sous la 


CHAPITRE V 433 


protection du Magistrat, et l'assistance de la Noblesse 
et Citoïens de la ditte ville par l'Ecole Latine sous la 
direction des Prêtres de la Congrégation de l'Oratoire 
de Notre Seigneur Jesus. À Malines, chez Jean- 
François Vander Elst, gr. in-4°, etc. 

—— Description de la cavalcade ornée de chars de 
triomphe, emblèmes etc. etc. qui, à l’occasion du Jubilé 
millénaire de Saint Rombaut... sera exécutée les 26 et 
27 de juin, 3 et 1o de juillet 1775. Sous la protection du 
Magistrat.. par la jeunesse des Ecoles Latines... — 
À Malines, chez Jean-François Vander Elst, in-fol. etc. 

—— L'année millénaire. Stances pour le Jubilé de 
Saint Rombaut, patron de Malines, commençant le 
25 juin et finissant le 9 juillet de l’année 1775. — A 
Bruxelles chez ].-B. 'Jorez, in-4°. 

—— Klaer-blinkende Licht, ofte het wonderbaer leven 
van den Heyligen Rumoldus... Opgeheldert in neder- 
duytschen rym ter oorzake van ’t duyzent-jaerig plechtig 
Jubilé syns glorieuze dood. — Gedruckt tot Mechelen, 
by Joannes-Franciscus Vander Elst, 1774, in-4°. 

—— Recueil de sept chansons composées à l’occasion 
du dit Jubilé : 

I. Het wonderbaer leven ende dood van den H. 
Rumoldus, patroon van Mechelen... Gerymt ende ge- 
zongen door Guidielmus De Coen, Brusselaer, in-plano, 
Avec, gr sb: 

2. Rumoldus H. Leven, word hier in ’t kort beschreven, 
syn deugd gesteld in ’t licht, met sangen en gedicht..… 
Door Yan Baphst componist, in-plano, avec gr. s. b. 

3. Triumph-liedeken. Par le même, ibid. 

4. Jubel liedeken van alle de schoone cieraeten die 
met dezen duyzend-jaerigen Jubile binnen Mechelen 
zullen te zien \zy1.....Gerymt ende gezongen door 
Guilielmus De Coen, Brusselaer, in-plano. 

5. Klugtig Jubile liedeken. Par le même, ibid. 

31 





434 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 





6. Nieuw liedeken op het afnemen van den vuylen 
Bruydegom. Gerymt ende gezongen door Gulielmus De 
Coen Brusselaer, in-plano. 

7. Vriendelycke noodinghe tot de Triumphende Jubile 
nu aen-staende, met een liedeken ter eeren van den 
Heylighen bisschop ende martelaer S. Rombout patroon 
van Mechelen, in-plano. 

7. Année 1825. Prael-treyn, plegtigheden, vreugde- 
feesten en vercieringen van het vyftig-jaerig Jubilé der 
martelie van den Heyligen Rumoldus, apostel en patroon 
der stad Mechelen. Waer by gevoegd is een kort begryp 
van het leven van dien H. martelaer; eenen oogslag op 
Mechelen, etc. etc. — Te Mechelen, by Van Velsen-Van 
der Elst, 1825, gr. in-4°, avec 14 pl., et plan de la ville, 
dessinés par M. Vervloet. 

—— Beschryving der prael-wagens, ry-benden etc. 
etc... uytmaekende den prachtigen Prael-treyn, welken 
binnen Mechelen, ter gelegentheyd van het duyzend- 
vyftig jaerig Jubel-feest van den H. Rumoldus... den 
28 juny, 5 en 12 july 1825, zal plaets hebben. Beneffens 
een kort begryp van het leven van dezen Heyligen. — 
Te Mechelen, gedrukt by P.-J. Hanicq, pet. in-8°. 

—— Récit historique de la vie de Saint Rombaud, en 
prose et en vers, suivie d’une description de la Cavalcade 
et fêtes publiques qui auront lieu à l’occasion du Jubilé. 
— Malines, chez P.-]. Hanicq, 1825, in-8c. 

—— Verzameling der merkweerdigste jaerschriften, 
zinnebeelden, verzen en andere opschriften waermede 
het Aertsbisschoppelyk Seminarie, de collegiën en de 
voornaemste straten der stad Mechelen versierd zyn, ter 
gelegenheyd van het Jubel-feest van den H. Rumoldus, 
beschermheyligen dezer stad, den 24 juny 1825. — 
Te Mechelen, by P.-J. Hanicq, in-&. 

—— Chronogrammen,emblemata, verzen en andere op- 
schriften, ter gelegentheyd der duyzend en vyftig-Jaersche 


CHAPITRE V 435 





Jubel-feest geplaetst, aen het Aertsbisschoppelyk Semi- 
narie van Mechelen, in-8°. 

—— Vreugde verzen tot lof van de duyzend en vyftig- 
jaerige Jubelé van den heyligen Rumoldus patroon van 
Mechelen. — t Antwerpen uyt de drukkery van J. Thys, 
in-4°. — Voy. Année 1775. « Recueil de sept chansons, etc. » 

8. Année 1875. Ommegang de Saint-Rombaut. Caval- 
cade historique organisée par la ville de Malines, à 
l'occasion du Jubilé de Saint-Rombaut, patron de la 
commune. Plans et dessins de M. Willem Geets. Texte 
français par M. Emmanuel Neeffs. — Bruxelles, V° 
Simonau-Toovey, album gr. in-fol. 

—— Vie de Saint Rombaut, apôtre de Malines, offerte 
à la piété des fidèles à l’occasion du onzième centenaire 
de son martyre 775-1875, par M. P. Claessens. — Malines, 
E-F: Van Vélsen, 1875, in-8°. 

—— Elfhonderdjarig Jubelfeest van den H. Rumoldus, 
patroon van de stad en het aartsbisdom Mechelen, aldaar 
martelaar gestorven den 24 juni 775... Door ?.-H. fonge- 
néulen, PEN ==" Mechelen, "3 Steenackers «18792, pet. 
in-4°. 

—— Fêtes du Jubilé de Saint-Rombaut. — Voy. 
Em Pie yannée toy), D 27et 28. 


b) De Notre-Dame d’ilanswyck 


I. Année 1738. Beschryvinge der Jubel-jaeren van 
Hanswyck ende voornaementlyck van het wonderdaedigh 
Beeldt van Maria, aldaer voortydts buyten, nu binnen 
Mechelen door menighvuldige wonderheden vermaert, 
ende van de solemnele Processie te houden op den 17 
ende 24 augusti 1738... — Tot Mechelen, by Lauren- 
tius Vander Elst, in-4°. 

—— Kort verhael van de prachtighe ry-bende, of 
Cavalcade, verciert met verscheyde zegen-wagens, en 


436 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 








andere vreugde-stucken, die ter oorsaeck van het seven 
hondert, en vyftig-jaerig Jubilé van het mirakeleus beeld 
des (sic) alder-heyligste maegd, en moeder Gods Maria, 
rustende in de parochiale kerck van Hanswyck, sal uyt- 
gevoert worden door de Joncheyt van het gymnasium 
der societeyt Jesu binnen Mechelen den 17 en 24 augusti 
1738. — Tot Brussel, by ]J. Lambertus Marchant, 1738, 
Gr 1n-4". 

2. Année 1813. Prael-treyn tot lof van Maria, zul- 
lende geschieden den 16, 23 en 29 augusti 1813, verbeel- 
dende de Litanie van O.-L.-Vrouw van. Loretten, door 
prael-wagens en andere oppronkingen, toegeschikt aen 
den Jubilé van acht-honderd en vyf-en-twintig jaeren, dat 
men de Alderheyligste Maegd en Moeder Gods Maria in 
de kerke van Hanswyck binnen Mechelen, in haer mira- 
keleus Beeld heeft geëert. — Gedrukt by P.-]. Hanicq, 
in-80. 

—— De stad en provincie van Mechelen, eenpaerig 
verheugd over de 825-jaerige geheugenisse, dat aldaer 
geëéerd en aengeroepen is gewecst de Alderheyligste 
Maegd en Moeder Gods Maria in haer mirakeleus en 
overal-vermaerd Beeld, onder den alouden titel van 
O.-L.-Vrouwe van Hanswyck. — Tot Mechelen, by 
PJ -Hanicq, 1813, 1n-4° et in-8°. 

3. Année 1838. Cavalcade religieuse à l’occasion du 
Jubilé de 850 ans, célébré avec grande pompe en 
l'honneur de Notre-Dame d'Hanswyck à Malines, pendant 
la dernière quinzaine du mois d’août 1838 ; avec le texte 
flamand en regard. — Malines, P.-]. Hanicq, album 
in-fol. obl., avec 20 pl. dessinées par M. 7. Veruloet. 

—— Description de la cavalcade et des fêtes publiques 
qui auront lieu à l’occasion du Jubilé de Notre-Dame 
d'Hanswyck, à Malines, pendant la dernière quinzaine 
du mois d'août 1838. — Malines, P.-J. Hanicq, pet. 
in-8°. 


CHAPITRE V 437 





—— It., en flamand. — Mechelen, it., pet. in-8°. 

4. Année 1863. Album van den Jubilé van 875 jaren, 
ter eere van O.-L.-Vrouw van Hanswyk, of geschied- 
kundige beschryving van den Grooten Praeltrein en der 
openbare feesten die plegtiglyk zullen gevierd worden te 
Mechelen, gedurende de vyftien laetste daegen der 
maend augusty 1863. — Mechelen, H. Dierickx-Beke 
Æopén, VÉr. Ain-40, avec ,20 pl. «lith.; dessinées par 
M. Vactor Vervloet. 

—— Beschryving van den Grooten Praeltrein die zal 
plaets hebben ter gelegenheïd van den Jubilé van O.L.V. 
van Hanswyk,te Mechelen, op 17, 24 en 30 augusty 1863. 
— Mechelen, it., pet. in-8°. 

5. Année 1888. Fêtes jubilaires de Notre-Dame 
d'Hanswyck à Malines, 988-1888. Cavalcade suivie de 
l'ancien Ommegang dont la sortie aura lieu le 20 et le 
26 août et le 6 septembre. Notice historique et texte 
explicatif, avec le flamand enregard, par M. van Caster. — 
Malines, H. Dessain, album in-fol. obl., avec 20 pl. 
dessinées par M. Léon De Pape, et chromol. par 
MM. H. Caals & Schneider, à Anvers. 


S II. — VISITES DE NOS SOUVERAINS & D’AUTRES 


1. Année 1744 Korte beschryving van het orden der 
prachtige ry-bende of Cavalcade, die ten opsight van de 
blyde komste binnen de stad van Mechelen van hunne 
Doorluchtigste Hoogheden Maria Anna, Arts-Hertoginne 
van Oostenryck; ende Carolus Alexander, Prins van 
Lorreynen, sal uytgevoert worden door de Jonckheyt 
van het gymnasium der Societeyt Jesu, als oock van 
sommige cieraeten tot het selve eynde toebereyd door het 
Magistraet der selve stad. — Tot Loven, by Joannes 
Jacobs, in-4°. 

2. Année 1746. Entrée solennelle à Malines de 


435 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 





SM. Louis XV, roi de‘ France, le.15 mai 1746. = Way: 
« Geschiedems van de stad en de heerlykheid van Mechelen » 
door Ÿ. David, p. 405. 

3. Année 1780. Réception faite, le 24 septembre 1780, 
à S. M. Gustave III, roi de Suède, voyageant sous le nom 
de Comte de Haga. — Voy. « Wekelyks Bericht voor de 
provincie van Mechelen » p. 431. 

4. Année x78r. Visite faite à Malines, le 23 août 
1781, par LL. AA. SS. l’Archiduchesse Marie-Christine 
d'Autriche, et le Duc Albert-Casimir de Saxe-Tesschen, 
Gouverneurs Généraux des Pays-Bas Autrichiens. — 


LED 512: 
5. Année 1803. Entrée solennelle du Premuer Consul, 
le 21 juillet 1803. — Voy. « Annonces et nouvelles poli- 


tiques » année 1802-1803, n° 191 et 192. 

6. Année 1815. Réception faite par le Magistrat à 
S. M. Guillaume Premier, roi des Pays-Bas, le 29 mars 
1815. — Voy. « Le Courrier Belgique », n® 70 et 80. 

—— Lier-zang der Belgen op de blyde inkomste van 
L. M. Willem den Ecrsten, Koning der Nederlanden, 
den 29 meert 1815, par M. Yean-Baphste Olivier, membre 
du conseil communal. — Mechelen, P.-]. Hanicq, 
in-8°. 

7. Année 1816. Réception faite par le Magistrat à 
S. À. R. le Prince héréditaire d'Orange et à son auguste 
épouse, le 17 octobre 1816. — Voy. « Le Courrier 
Belgique », n° 270. 

—— Der Belgen-zang ter gelegentheid van het huwe- 
lyk aangegaan door S. K. H. den Erf-Prins Wallem- 
Frederik van Orame met H. K. en K. H. de Princesse 
Anna-Paulowna van Rusland, op hunne blyde aankomst 
binnen Mechelen, den 17 october 1816, in-8°. 

8. Année 183r. Réception faite par le Magistrat à S. 
M. Léopold Premier, le 28 juillet 1831. — « Voy. Alge- 
meen Aenkondigings-blad » n° 31. 


CHAPITRE V 439 


9. Année 1849. Visite de la Famille Royale à Malines, 
le 2 juillet 1849, à l’occasion de l'inauguration de la 
statue de Marguerite d'Autriche. — It., n° 27. 

10. Année 1854. Programme des fêtes qui auront lieu 
à Malines à l’occasion de la visite de la Famille 
Royale. — Malines, E.-F. Van Velsen, in-8°. 

—— Cavalcade et fêtes publiques, données par la 
ville de Malines, le 3 juillet 1854, à l'occasion de Ja 
visite de S. M. le Roi et de la Famille Royale. — 
Malines, A. Steenackers-Klerx, album in-fol. obl., avec 
15 pl. dessinées par MM. ?. et Victor Vervloet, et lith. 
par M. Ed. Seldenslagh. 

—— Fêtes de Malines. Lundi 3 juillet. — Voy. 
« Algemeen Aenkondigings-blad » n° 28. 

—— Banquet offert au Roi et à la Famille Royale, 
par la ville de Malines, le 3 juillet 1854. — Carte du 
menu, gr. in-4°, dessinée par M. Celeste Wauters, et Lith. 
par M. Ed. Seldenslagh. 

I1. Année 1863. Visite de S. M. et de la Famille 
Royale, le 17 août 1863, à l'occasion du Jubilé de Notre- 
Dame d'Hanswyck. — Voy. « Mechelsch Nieuws- en 
Aenhondigingsblad » n° 36 et 38. 

12. Année 875. Visite de S. M. et de la Famille 
Royale à Malines, le 5 juillet 1875, à l’occasion du 
Jubilé de Saint-Rombaut. — Voy.'« La Dyle» n° 27. — 
It. « Mechelsch Nieuws- en Aankondigingsblad ». 

13. Année 1885. Prins Boudewyn te Mechelen. — Voy. 
Prins Boudewyn, door Hendrik Gobbers, p. 75. — 
Ninove, weduwe Prosper Jacobs & Zonen, in-8, avec 
portrait. 

14. Année 1888. Visite de S. M. et de la Famille 
Royale à Malines, le 2 septembre 1888, à l'occasion 
du Jubilé de N.-D. d'Hanswyck. — Voy.:« La 
Dyle » n° 37. — It. « Mechelsch Nieuws- en Aankondigings- 
blad », 


440 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 





S 1IIL — INAUGURATIONS & MANIFESTATIONS 


I. Année 1835. Inauguration du chemin de fer de 
Bruxelles à Malines, 5 mai 1835. — Voy. « Momteur 
Belge » 6 mai. — Voy. encore « Souvenirs du Vieux 
Bruxelles » par Joe Diericx de Ten Hamme. — Bruxelles, 
8900-01, 2 V.nn-80, (6 1, DS: 

—— Pose de la première pierre du Nouvel Hôpital, 
rue de l'Empereur, par S. M. Léopold Premier, Roi des 
Belges, 3 juillet 1854. — It. 

—— Pose de la première pierre de l’Abattoir public, 
pan SMS rlermémenours lt 

2. Année 1849. Fêtes inaugurales de la statue de 
Marguerite d'Autriche. — Malines, Van Velsen-Van der 
Elst, gr. in-8°, avec 12 pl. dessinées par M. ?. Vervloet. 

—— Voy. encore « Algemeen Aenhondigings-blad » 
n20/27NEL 20; 

3. Année 1854. Inauguration de la statue de Luc 
Fayd'herbe, œuvre de M. Ÿean-Baptste De Bay, 2 juillet 
1854. — Voy. « Algemeen Aenkondigings-blad » n° 28. 

4. Année 1860. Inauguration de la statue de Michel 
Van Cocxyen, dit Cox, œuvre de M. Louwus Royer, 16 
décembre 1860. — Voy. « Rapport sur l'administration et 
la situation des affaires de la ville de Malines » année 
1800-1861, p. 68. 

5. Année 1867. Pose de la première pierre de deux 
Nouveaux Hospices, par M. Victor Tesch, Ministre de la 
Justice, 15 juillet 1861. — Voy. « Gazetvan Mechelen» n° 5. 

—— Pose de la première pierre de la Nouvelle Ecole 
communale au quartier Sud de la ville, par M. Charles 
Rogier, Ministre de l'Intérieur. —- It. 

6. Année 1862. Inauguration de la statue de Aembert 
Dodoens, œuvre de M. Ÿoseph-ÿean-Antoine Tuerlinckx, 
7 juillet 1862. Cantate mise en musique à cette occasion 


CHAPITRE V AA 


par M. Gustave Van Hoey, et exécutée sous sa direction 
par 200 choristes et instrumentistes. — Voy. « Gazet van 
Mechelen » n° 4. 

7. Année 1868. Plechtige inhaling der Bekroonde 
Leerlingen van het vrye burgers-kollegie van Sint-Rom- 
baut, 28 september 1868. — Voy. « Archives » pp. 
Notices, s.-[l°,7 n° 23. 

8. Année x87r. Inauguration du Marché Couvert, 8 
janvier 1871. — Voy. « Mechelsch Nieuws- en Aankondi- 
gingsblad » n° 2. 

—— Manifestatie der werklieden van het Arsenaal 
des I]zeren-wegs onzer stad, 22 October 1871. — Voy. 
«Archives » pp. Notices, s. l'*, n° 22. 

9. Année 1874 Nouvelle Prison Cellulaire, hors la 
porte des Vaches, ouverte au public, 15 et 16 mars 1874. 
—_ Voye La Dile »2n Tr. 

—— Genootschap der Xaverianen te Mechelen. Plech- 
tige wijding en inhuldiging van hun nieuw lokaal, 6 
december 1874. — Voy. « Archives » pp. Notices, s. 
IF5, n° 22. 

10. Année x877. Manifestation en l’honneur de M. le 
Professeur P.-7. Van Beneden. Louvain, 18 juin 1877. — 
Compte-rendu publié au nom de la commission organi- 
satrice. — Gand, 1877, in-8°. 

[I. Année 1885. [Inauguration de la Nouvelle Salle, 
rue des Vaches, par les élèves de l'Ecole moyenne de 
l'Etat pour filles, 6 juillet 1885. — Voy. « La Dyle » 
n°217. 

12. Année 1886. Manifestation en l’honneur de Mon- 
sieur P.-7. Van Beneden à l'occasion de son cinquante- 
naire de Professorat (1836-1886). Louvain, 20 juin 1886. 
Compte-rendu publié par le comité organisateur. — 
: Louvain, 1886, in-8°. 

—— [Inauguration du buste en bronze de M. le Pro- 
fesseur P.-7. Van Beneden, œuvre de M. Yoseph Willems, 


442 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 








offert à lui par le Magistrat de la ville de Malines, 
5 juillet 1886. — Voy. « La Dyle » n° 27 et 28. 

13. Année 1890. Inauguration des travaux d’améliora- 
tion du régime de la Dyle par M. De Bruyn, Ministre 
de l'Agriculture, de l'Industrie et des Travaux publics, 
6 octobre 1890. — Voy. « Mechelsch Nieuws- cn Aanhondi- 
gingsblad » n° 41. 

14. Année 1898. Inhuldiging van het standbeeld van 
P.-7. Van Beneden, œuvre de M. ul. Lagae, op zondag 
24 Juli 1898. Programma der feestelijkheden. — Mechelen, 
Ed. Van Doeseélaer, An-8°*0obl.,Mllustré 

—— Groote feesten ter gelegenheid der inhuldiging 
van het standbeeld des beroemden natuurkundige P.-7. 
Van Beneden, zondag 24 Juli. — Voy. « Mechelsch Nieuws- 
en Aanhondigingsblad » n° 30 et 31. 

—— Feestzang voor de onthulling van het standbeeld 
van Van Beneden, gedicht door M. Victor Van de Walle, 
en getoonzet door M. Gustaaf Van Hoey. — Voy. « Bulletin 
du Cercle archéologique de Malines » t. 7, p. 151. 

15. Même année. Le Centenaire de la guerre des 
Paysans à Malines. — Voy. « La Dyle » n° 44. 

—— Herdenking van den Boerenkri]g. — Voy. 
« Mechelsch Nieuws- en Aanhondigingsblad » n° 44. 

16. Même année. Inauguration de la Nouvelle Caserne 
du 27° régiment d'artillerie, 3 décembre /1608.WIE, 
neADNEUIO. 


S IV: = CONGRES 


1. Année 1863. Assemblée générale des Catholiques en 
Belgique. Première session à Malines, 18-22 août 1863. 
— Bruxelles, H. Goemaere, 1864, 2 vol. in-8°. 

—— Malines. Fêtes et Congrès, par M. 7. Chanirel. 
— Paris, C. Dillet, 1863, in-&. 

—— Le Congrès Catholique de Malines, par Yoseph 


CHAPITRE V 443 





Bomijface. — Bruxelles, Tircher et Manceaux, 1863, in-8°; 
relié avec le n° précédent. 

2. Année 1864. Assemblée générale des Catholiques en 
Belgique. Deuxième session à Malines, 29 aoùt-3 sep- 
tembre 1864. — Bruxelles et Paris, 1865, 2 vol. in-6°. 

3. Année 1867. Assemblée générale des Catholiques en 
Belgique. Troisième session à Malines, 2-7 septembre 
1867. — Bruxelles, Victor Devaux et Ci, 1868, in-&. 

4. Année x1879. xvi1® Nederlandsch taal- en letter- 
kundig Congres te Mecheien. — Mechelen, ]. Ryckmans- 
Van Deuren, 1870, in-8°. 

—— Handelingen van het xvni° Nederlandsch taal- en 
letterkundig Congres, gehouden te Mechelen-den 24, 25, 
26 en 27 augustus 1879. — Mechelen, H. Dierickx-Beke 
Zonen, in-8°. 

5. Année 188r. Congrès musical organisé par la Royale 
Réunion Lyrique, le 12 septembre 188r.— Voy. « Mechelsch 
Nieuws- en Aankondigingsblad » n° 37 et 38. 

6. Année 1889. Assemblée générale des œuvres catho- 
liques de l’archidiocèse de Malines, 29, 30 avril et 1 mai 
1889. — Malines, ]. Ryckmans-Van Deuren, 1890, in-8°, 

7. Année r89r. Assemblée générale des Catholiques en 
Belgique. Session de 1891. — Malines, Paul Ryckmans, 
1892-1893, 3 vol. in-8°. 

—— Le Congrès de Malines et les Réformes sociales. 
Documents publiés par M. Yean Corbiau, avocat. — 
Bruxelles, 1892, in-8°. 

8. Année r897. Congrès archéologique et historique de 
Malines, 1897. x11° Session. Questionnaire. — Malines, 
L. & A. Godenne, in-&. 

—— Annales du xr1° Congrès archéologique et histo- 
rique de Malines, 1897; publiées par M. Louis Stroobant, 
secrétaire-cénéral. — Malines, it., in-8°. 

—— Mémoires présentés au x11° Congrès archéologique 
et historique de Malines, 1897. — Malines, it., in-8°. 


444 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 








—— Rapport sur le Congrès historique et archéolo- 
gique tenu à Malines, du 8 au 11 août 1897, par M. Paul 
Bergmans. — Gand, 1897, in-8°. 


S V. — AUDITIONS MUSICALES & DRAMATIQUES 


I. Année 1842. Concours de chant d’ensembie donné 
par la Réumon Lyrique, le 5 juillet 1842. — Voy. « Alge- 
meen Acnhondigings-blad » n° 27 et 28. 

2. Année 1856. Nouveau concours organisé par la 
mêmie. société le :3 juillet 1856: ==, n°29; 

3. Année x857. Troisième concours ouvert parelle, le 
12 juillet 1857. — Voy. « Gazet van Mechelen » n° 1 et 2. 

4. Année 1863. Quatrième concours de chant d’en- 
semble donné par-la Réumon Lyrique, le 23 août 1863. 
= LENETT 

5. Année 1863. Cinquième concours ouvert par elle 
sous le patronage de la ville, à l’occasion du 25° anni- 
versaire de sa fondation, le 1 octobre 1865. — Voy. 
« Mecheische Courant » n° 17 et 18. 

6. Année 1868. Concours dramatique organisé par la 
société « De Taalzucht » le 18 octobre 1868. — It., 
HÉA2ONRECLEZ IE 

7. Année 1875. Sixième concours international ouvert 
par la Réunion Lyrique, le 4 juillet 1875. — Voy. « Mechelsch 
Nieuws- en Aankondigingsblad » n° 27. 

8. Année 1876-77. Concours dramatique organisé par 
la société « De Taalzucht » à l’occasion du 25° anniversaire 
de sa fondation.+—1[t. année 3877; n°9112. 

0. Année 1880. Septième concours international orga- 
nisé par la Royale Réunion Lyrique, le 17 octobre 1880. 
— Voy. « Mechelsch Nieuws- en Aanhondgingesblad » 
n°012, 

10, Même année. Concours dramatique international 
ouvert par la société « De Dylezonen », le 31 octobre 


CHAPITRE V 445 





1880. — Voy. « Rapport sur l’admimstration ct la situation 
des affaires de la ville de Malines » année 1880-81, p. 73. 

II. Année 1886. Concours international de chant 
d'ensemble organisé par la société « l’Aurore » 3 et 4 
octobre 1886. — Voy. « Mechelsch Nieuws- en Aankondi- 
gingsblad » n° 40 et 41. 

12. Année 1887. Grand concours international pour 
sociétés d'harmonie et de fanfares civiles et militaires, 
ouvert par la société de fantares « La Persévérance » 2 et 
3 octobre 1887. — It., n° 40 et 41. 

13. Année 1888. Cinquantenaire de la société Royale 
« Réunion Lyrique » 12 août 1888. — It., n° 34. 

14. Même année. Franciscus. Oratorium in drie 
deelen voor soli, koor, orgel en orkest, door Edgar Tinel. 
Gedicht van Lodewyk De Koninck. ( audition, 22 août 
1888). — Brussel, Breitkopf en Härtel, gr. in-4°. Offert 
par l’auteur à l'Administration Communale de Malines. 

15. Année x897. Concours de Carillon, 27 juin 1897. 
Morceau imposé : Sonate pour carillon, par M. Gustave 
Van Hocy. — Voy. « Rapport sur l'administration et la situa- 
thon des affaires de la ville de Malines » année 1896-07, p. 99. 

16. Même année. Audition de musique ancienne 
offerte à MM. les Membres du Congrès le lundi 9 août 
1897, à la Grande Salle des Fêtes, rue des Vaches. — 
Malines, L. & A. Godenne, in-8° illustré. 

17. Année 1899. Boduognat. Muziek van Edmond 
Pallemaerts. Gedicht van Victor Van de Walle, 9 janvier 
1899. — M. S. gr. in-4°. Offert par l’auteur à l’Adminis- 
tration Communale de sa ville natale. 


S VI. — CÉRÉMONIES & FÊTES RELIGIEUSES 
I. Année 1760. [ubileum quinti seculi collezii C in oni- 


corum Zellariensium in honorem B. Virg. Mariae fundati 
1260. Adjuncto encomio fundatoris Rev. D. Arnoldi de 


440 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 


Zellaer, ecclesiae S. Rumoldi Mechliniae canonici et 
scholastici, incomparabilis munificentiae viri, &c. — 
Lovanii, tvpis Joannis Francisci Van Overbeke, in-4°. 

2. Année x785. Beschryvinge der plegtige diensten, 
der ciraeden, zinnebeelden ende opschriften, met de 
vertaelinge dier &c. ter occasie van de Dry-hondert- 
jaerige Jubel-feest der instellinge van het Koninglyk 
Broederschap van O.-L.-V. van Seven Weeën, door 
Philippus den I Arts-hertog van Oostenryk, Koning van 
Spagnien &c. in de collegiale en parochiale kerke van 
O.-L.-V. over de Deyle tot Mechelen... — Te koop tot 
Mechelen, by ]. F. van der Elst, in-8°. 

—— Uytbreydinge van de zinnebeelden der colle- 
glaele kerke van O.-L.-V. over de Deyle tot Mechelen, 
opgeluystert met zeer christelyke en stigthbaere zede- 
lessen, door P.: Ae. V.' A: Capuctien, ten opzigte van den 
Dry-honderd-jaerigen Jubilé der Zeven Droefheden der 
aldersmertelykste Maegd ende Moeder Gods Maria. — 
Tot Mechelen, uit de drukkerye van P. ]. Hanicq, 1785, 
pet. in-8°. 

3. Année x844. Bénédiction de notre grosse cloche 
Salvator, 26 novembre 1844. — Voy. « ÿournal d'annonces 
de Malines, etc. » n°47 et 48. 

4. Année x1855. Proclamation du dogme de l’Imma- 
culée Conception de la Sainte Vierge, 4 mars 1855. — 
lEnAIO etTO: 

5. Même année. Fête de Notre-Dame des Sept- 
Douleurs, 16 septembre 1855. — It., n° 38. 

6. Année 1865. Translation des reliques du Bien- 


heuteux Jean Berchmans, 23#juille tt w865 m0 
« Mechelsch Nieuws- en Aenhondigingsblad » n° 31, 32, 33, 
34 éb 0. 


7. Année x87r. XXV° anniversaire de l'élévation de 
Pie IX au Trône Pontifical, 18 juin 1871. — It., n°® 27, 
20, 20,130 3116192. 


CHAPITRE V 447 





8. Même année. Pèlerinage national à S. Rombaut, 
patron de l'église métropolitaine et du diocèse de 
Malines, pour obtenir, par l’intercession des SS. Patrons 
de la Belgique le rétablissement du Saint Père dans 
tous ses droits, 27 août 1871. — Voy. « La Dyle » n° 35 

et 30. 

9. Année 1876. Le couronnement de l’image miracu- 
leuse de N.-D. d'Hanswyck, 30 juillet 1876. — It., n° 32. 

10. Année 1877. Grand Jubilé épiscopal de Sa Sainteté 
Pie IX, 21 mai 1877. — Voy. « Mechelsch Nieuws- en 
Aankondigingsolad » n° 21. 

II. Année 1885. 4° Centenaire de l'érection de la 
Royale Confrérie de Notre-Dame des VIT Douleurs, 
20 septembre 1885. — Voy. « La Dyle » n° 38 et 30. 

12. Année 1888. Canonisation de Ÿean Berchmans. 
Fête célébrée à cette occasion, 10 juin 1888. — Voy. 
« Mechelsch Nreuws- en Aankondigingsblad » n° 25. 


IT 


FÊTES DIVERSES 
S L — FÊTES PUBLIQUES CIVILES & MILITAIRES 


I. Année 1764. Explication du Feu d'artifice qui sera 
exécuté sur la Grande Place de Malines le 2 d'août 
1764. Dédié à S. A. R. Monseigneur le Duc Charles de 
Lorraine et de Baar &c. &c. par M. le Général comte 
de Ferraris. — À Malines, chez ]. F. Van der Elst, f. in- 
plano. 

2. Année x770. Rym-galm uytblaesende den twee 
hondert jaerigen Jubel der zege-praelende stichtinge van 
Ste Heylwighs Godtshuys geseyt Het Putterye geviert…. 
binnen Mechelen den 4 junii 1770. — Tot Mechelen, by 
Joannes-Franciscus Vander Elst, in-4°. 


448 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 


3. Année 1780. Exercices militaires durant un mois, 
exécutés à Bonheyden par les deux compagnies de 
canoniers en garnison à Malines, 15 août — 15 septembre 
1780. — Voy. « Wekelyks Bericht voor de provincie van 
Mechelen » pp. 371 et 387. | 

4. Année 1785. De openinge der Schelde, geeyscht 
door Joseph den II Roomsch Keyzer..… zal door de 
konst-minnende Jonkheyd vertoont worden op Zondag 
13 februarii, binnen Mechelen. — 1785, in-4°. 

5. Année 1864. Cavalcade, au profit des pauvres, 
14 février 1864. — Voy. « Mechelsch Nicuws- en Aenkondi- 
gingsblad » n° 7 et 8. 

6. Année 1879. Programma der feesten gegeven ter 
gelegenheid van het xvr1° Nederlandsch Taal- en Letter- 
kundig Congres,  24,%25, 20%en 27 Ausustus 10670 
Mechelen, E.-]. Van Mol, 2 f. in-plano. 

7. Année 1883. Manifestation en l'honneur de M. le 
Bourgmestre Verhaghen à l'occasion du xxv° anniversaire 
de son entrée au Conseil communal. — Voy. « De Bur- 
Se DUMAS ELA 

8. Année 1885. Grande cavalcade au profit de la 
Fédération de bienfaisance, organisée par les principales 
sociétés et par la garnison de la ville, 15 mars 1885. — 
Foy a Dyle hr rer etre 

9. Même année. Réunion générale de toutes les sec- 
tions du pays de la société « Het Davidsfonds » 31 août 
etiriSeptembre 186.1, Mt; n° 301eEMS7 

10. Année 1886. Manifestation en l’honneur de M. 
Joseph Polaster, chef d'atelier, à l’occasion du 50° anni- 
versaire de son entrée en fonction dans les ateliers cen- 
traux du chemin de fer de l'Etat, 11 avril 1886. — Voy. 
« Mechelsch Nieuws- en Aankondigingsblad » n° 13, 14 et 15. 

II. Année x888. Hommage à M. Edouard Broers, à 
l'occasion de la cinquantième année de sa carrière admi- 
nistrative, :5 avril 1888. — It., n° 16 et x7. 


CHAPITRE V 449 





12. Année 1896. Les Combattants de 1830, à Malines, 
1 octobre 1896. — Voy. « De Burger » n° 40. 

13. Année 1897. Grande Retraite aux flambeaux par 
les sociétés de la ville, 3 juillet 1807. 

14. Année 1898. Inauguration des drapeaux offerts 
par le Roï aux anciens militaires sous le règne de S. M. 
- Léopold I, et à ceux de 1870-1871, 17 juillet 1898. — 

© Voy. « Mechelsch N'ieuws- en Aanhondigingsblad » n° 20. 

15. Année 1899. Fête organisée par nos facteurs à 
l'occasion de l'inauguration de leur drapeau, 16 juillet 
1600 1t.;.n% 29vet 30. 


$S II — FÊTES CIVILES PARTICULIÈRES 
a) Fêtes de sociétés 


I. Année 18r2. Lof van Pyl en Boog, gezongen op de 
byeenkomst der Schutters van zeven steden, Mechelen, 
Aelst, Antwerpen, Gend, Brugge, Loven en ’£ Sas van Gend, 
vierende hun Concordaet binnen Mechelen den 21 juny 
1822. = Mechelen, PJ]. Hanicq, 1n-4°,. in-8°. 

2. Année x82r. Couplets dédiés par la Société de 
l'Arbalète à Malines, à son fondateur et digne chef 
M. Palms, pour être chantés à toutes ses réunions solen- 
nelles etat, Servir de Palladium 30: avril 1821. — 
Malines, P.-]. Hanicq, in-4°. 

3. Année 1834. MECHLEN OUDSsTE FEBI sCHaAR, GY 
TELT VV£-EN-TWINTIG Jaar. Jubel-zang. 22 november. 
— Te Mechelen, by P.-]. Hanicq, f. in-fol. 

4. Année 1858. Banquet offert à M. François Hamcq 
par la Société Royale « Ouden edelen Krwusboog » à l’occa- 
sion du 25° anniversaire de sa nomination de Trésorier 
de celle-ci, 27 septembre 1858. — Voy. « Gazet van 
Mechelen » n° 15. 

5. Année 1874 Inauguration du buste offert par la 

32 


450 SOLENNITÉS Eï FÊTES DIVERSES 





Société Lyrique à son Vice-Président, M. Vaicior Van 
Deuren, le 25 janvier 1874. — Voy. « Mechelsch Nreuws- en 
Aankondgingsoblad » n° 4. 

6. Année 1889. Buste en bronze de M. le Chanoine 
van Caster, œuvre de M. Ÿoseph Willems, offert à lui, le 
2 décembre 1889, par le Comité exécutif de la cavalcade 
organisée à l'occasion des fêtes jubilaires de N.-D. 
d'Hanswyck (1888). 

7. Année 1900. Manifestation organisée par le Cercle 
archéologique de Malines, le 22 mai 1900, en l’honneur 
de M. le Chanoine van Caster, nommé Chevalier de 
l'Ordre de Léopold. — Malines, L. & A. Godenne, 
in-8°, avec portrait. 


b) Fêtes de famille ou d’amis 


1. Année x780. Aen den konst-ryken Heer G. Herreyns, 
historie-schilder van S. M. Gustavus den III, Koning 
van Sweden. — Door synen waeren Vriend %.-B. 
R(ymenans), f. in-8°. 

—— Âen Myn Heer De Cort, schilder vansyne M., ende 
van syne H. den Prince van Condé, over syn dicht 
opgedraegen aen Myn Heer G. Herreyns, schilder van 
Gustaev’ den III, Koning van Sweden, verongelykt door 
heymelyke rond-gestroeyde schriften. — Par le même, 
f. in-8°. 

2. Année 1788. Op het houwelyk van d’'Heer Franciscus- 
Josephus Vander Elst ende Jouffrouw /sabella Gyselinchx, 
den 16 van gerst-maend 1788, in-8°. 

3. Année 1803. Epithalame en chant que la compagnie 
du Labyrinthe a l'honneur de présenter à Monsieur 
Vermeulen et à Mademoiselle Scheppers, unis en mariage 
le 30 thermidor an XI, f. in-4°. 

4. Année 1808. Aen den Heere Doctor ÿoannes-Ignatius 
Le Clercq, in houwelyk vereenigt met de edele Jouffvrouw 


CHAPITRE V 451 





Maria-Theresia-Regina Dellafaille, den 4 des jaers 1808, 
in-40. 

5. Année 1816. Aen den Hcere Yoannes-Bapthsta Ryme- 
nans, greffier van het vrede-recht, op zyn huwelyk 
aengegaen met Juffvrouw Corneha-fosephina Van Humbeech, 
tot Mechelen den 12 september 1816, f. in-8°. 

6. Année x8r7. Epithalame à l’occasion du mariage 
de Monsieur Charles Van Kiel avec Mademoiselle Yulie 
Bosselaer, célébré à Malines ce 9 octobre 1817, par la 
Société Botanique, f. in-4°. 

—— Bruyloft-lied, f. in-4°. 

7. Année 1818. Couplets chantés à l’occasion du ma- 
riage de Monsieur Corneil Vermylen, avec Mademoiselle 
Feannette Palms, célébré le 28 janvier 1818. Par un 
Parent, #u-20. 

8. Année 18r9. Aen Jouffvrouw Maria-Magdalena (Oh- 
ver) vierende den feestdag van haere Patroonesse den 
22Njuly 1810, f in-8% 

9. Année 1823. À Monsieur Ÿean Van den Wiele, rentier 
à Malines, et Mademoiselle, Feannette Olivier, née au 
Cap de bonne Espérance, unis par les liens du mariage 
le 22 avril 1823, Epithalame ou Chant Nuptial avec 
accompagnement de piano, lyre ou guitarre, in-8°. 

10. Année 1826. Couplets à l’occasion du mariage de 
Monsieur Charles Hofmans avec Mademoiselle Marie- 
Anne Hamers, célébré le 6 septembre 1826. — Malines, 
Van Velsen-Vander Elst, f. in-8°. 


11. Houvwelyks-lied. P=1ÉHanicq, f:"1in-8: 





S IL. — FÊTES RELIGIEUSES PARTICULIÈRES 
a) Fêtes pour hommes 


I. Année 16617. R. D. Andreae Vanden Campe, eccle- 
siae metrop. Divi Rumoldi capellano, dum incruentae 
victimae suae primitias Verbum Verbo sisteret, & Deum 


7 


452 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 





Deo immolaret. — Mechliniae, typis Gisberti Lintsui, 
in-plano. 

2. Année 1669. Keyserlycke weerdichyt bethoont in 
den Eerw. Heer Yudocus De Keyser.… in het celebreren 
van syn eerste Misse in de metrop. kercke van S. Rom- 
baut, den 29 julii 1669. — Gedruckt, by Gysbrecht 
Linto, in-plano. 

3. Année r708. Den geluckighen uytganck uyt syn 
vaders huys met Abraham van den Eerw. Heer ÿudocus 
Backx... onder den reghel van de Canonicken regulier 
van den Grooten Vader Augustinus, in de vermaerde 
prostdye van onse L.-V.van Hanswyck, den 20 mey 1708. 
— Te Ghendt, by dérfghenamen van Maximiliaen Graet, 
in-plano. 

—— Eer-galm opgedraghen aen den... Heere fudocus 
Backx, ten daghe van syne solemnele professie in het 
clooster van de Canoniken regulieren van Hanswyck, 
den 20 mey 1708. — Tot Brussel, by Judocus de Grieck, 
in-plano. 

4. Année x7r7. Onbloedighe offerhande van den seer 
Eerw. Heer Phlippus Gommaers, cappellaen van de 
metrop. kerck van den H. Rumoldus,... den 14 april 
1711. — Tot Loven, by Peeter De Vaddere, in-plano. 

5. Année x7r2. Gheluck-wensch aen den seer Eerw. 
Heer ?udocus Backx, canonick regulier van de vermaerde 
prostdye van onse L.-V. van Hanswyck... doende heden 
syne eerste offerande... den 19 juni 1712. — Gedruckt 
te Mechelen by Andries Jaye, in-plano. 

6. Année x713. Liefdens op-draght aen den Eervw. 
Heere ÿoannes-Franciscus Bosselaer, ter occasie van... 
syne eerste Misse... in de capelle van het wyt-beroemt 
en bloeyende Seminarie tot Mechelen, op den 16 julii 
1713. — Tot Mechelen, gedruckt by Andries Jaye, in-4°. 

7. Année x722. Den hemel-rycken geest in den grooten 
vader ende propheet Elias bevleescht en in het vleesch 


CHAPITRE V 453 








ontvleescht, in den naer-dravenden propheet Eliseus 
verdobbelt... Frater Pefrus De Vleeschouwer... op syne 
dryvoudighe beloftenisse in het vleesch ontvleescht, 
binnen Mechelen den 8 februarius 1722. — Door 
Arnoldus Lacourt wort dit ghejont, in-plano. 

8. Année 1724. Elisesche vrage van Godt toeghestemt 
aen den... Heer Peérus-osephus De Grave... op syne 
dryvoudighe belooft-feeste in'het Order van de Eerw. 
Paters Carmelieten in het Professiehuys binnen Mechelen, 
den 2 january 1724. — Tot Ghendt, by Joannes Eton, 
in-plano. 

—— Broederlycke plicht rym-galmigh gequeten ende 
bethoont aen den. Jonghelingh Pefrus-fosephus De Grave. 
doende syne solemnele professie in het vermaert clooster 
der Eerw. P. P. Carmeliten binnen Mechelen. — Tot 
Dendermonde, gedruckt by Daniel Van Noorthover, 1in- 
plano. 

9. Même année. Eximia dignitas et excellens potestas 
quas R. D. Yoannes-Franciscus Rychaert… adipiscitur, dum 
incruentum missae sacrificium... Deo in aris sacrat in 
sacello Seminarii.Archiep. Mechliniae nona januarii 1724. 
— Mechliniae, typis Laurentii Vander Elst, in-plano. 

10. Année 1725 Amsterdamsche V-Swaan op de 
dappere daaden van den beroemden heït... Gerebrandus 
Moolenaar, door belofte van gehoorsaamheyt, armoede 
en suyverheyt, den duyvel, de wereld, en het vleesch 
verwinnende, in het clooster der EE. PP. Lieve Vrouwe 
Broeders binnen Mechelen, den 11 februarii 1725. — 
Tot Mechelen, by Laurentius Vander Elst, in-4°. 

II. Année x728. Lof-dicht tot eer... van Myn Heer 
Franciscus-Benedictus De Grave, doende syne solemnele 
professie in het vermaert convent der Eerw. PP. Carme- 
liten binnen Mechelen, op den 19 augusti 1728. — Tot 
Ghendt, by Joannes Eton, in-plano. 
| 12. Année 1735. Epinicion R. D. Antonio van Slab- 


454 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 


beeck Mechliniensi, congregationis Oratorii D. Jesu 
incruentam novae legis hostiam Aeterno Patri primum 
immolanti tertio idus martii 1735. — Lovanii, typis 
Petri Augustini Denique, in-plano. 

13. Même année. De priesterlycke weerdigheyt ver- 
thoont in den Eerw. Heer Phulippus Callaerts, doende 
syne eerste. ontbloedighe offerhande in de kercke der 
Commanderye van Pitzenburg binnen Mechelen, den 
26 junii 1735. — Tot Mechelen, by Laurentius Vander 
Elst, in-plano. 

14. Même année. KR. D. ‘Yoanm-Baptistae Melaert 
 Mechliniensi, congregationis Oratorii D. Jesu in sacris 
ejus primitus agni immaculati celebratis die 2 octo- 
bris 1735. — Lovani, typis Martini Van Overbeke, 
in-plano. 

15. Année x1736. Âen den seer Eerw. Heer Cornelius- 
Josephus Druwé gebortigh van Mechelen, op syn eerste 
onbloedigh sacrificie opgedragen in de parochiale ende 
collegiale kerke van onse Lieve Vrouwe over-Dyl te 
Mechelen, den 3 april 1736. — Tot Loven, by Joannes- 
Bapt. Van der Haert, in-plano. 

10. Année 1737. Glorieuse victorie over den duyvel, 
de wereldt ende het vleesch, behaelt door F. Yoannes- 
Franciscus De Comnck op den dagh van syne solemnele 
professie by de Eerw. Paters Augustynen binnen 
Mechelen, den 2 junii 1737. — Tot Mechelen, by 
Laurentius Vander Elst, in-plano. | 

17. Année 1740. De priesrerlycke weerdigheyt ver- 
thoont in den seer Eerw. Heer ‘Yoannes-Baptista Coers, 
priester van het Oratorie, syr eerste onbloedigh sacrificie 
op-offerende in de parochiale kerck van Sint Jans tot 
Mechelen, den 29 september 1740. — Tot Mechelen, by 
Laurentius Vander Elst, in-plano. 

18. Année x74r. Zegepraal behaalt op zich zelf, den 
duyvel, de wereld en het vleesch door den... Heer Petrus- 


CHAPITRE V 455 


Franciscus-Tosephus De Keesschieter van Haveren... als hy 
zigh selven slag-offert aan Godt volgende dévangelische 
raaden in’t order van de Eerw. Paters L.-V. Broeders 
binnen Mechelen, den 19 van januari 1741. — ’tAnt- 
werpen, by de weduwe van Petrus Jacobs, in-plano. 

19. Même année. Den Eerw..…. ÆRumoldus-Ludov.- 
Joseph. De Rees, de eerstelingen van syn onbloedigh soen- 
offer toe-stierende aen den Alder-hooghsten binnen 
Mechelen, den 25 juny 1741. — Tot Mechelen, by 
Laurentius Vander Elst, in-plano. 

20. Année x743. Vreughde-rym ter eere van... Yoannes- 
Franciscus Mariman..…. in syn eerste sacrificie in de 
parochiale kercke van S. Jans, binnen Mechelen den 
30 junii 1743, in-plano. 

21. Année x746. Conincklyck priesterschap verbeldt 
in. ÆFranciscus De Comnck, Canonick regulier, ...opdrae- 
gende syne eerste onbloedige offerhande in de parochiale 
kercke van O.-L.-V.van Hanswyck, den 27 december 1746. 
— Tot Mechelen, by Laurentius Vander Elst, in-plano. 

22. Année x748. De priesterlycke macht... verleent 
aen.. Yudocus-Phlippus Gooris, Godt op-offerende syn 
cerste onbloedigh sacrificie in de capelle van den 
H. Martinus binnen Mechelen, den 2 van julius 1748. — 
Tot Mechelen, by Laurentius Vander Elst, in-plano. 

23. Année x750. Verheugde geluck-wenschingh over 
de priesterlycke macht en weirdigheydt gedaen aen.… 
Petrus-Yosephus-Tenatius De Racdt, syne eerste onbloedighe 
offerhande aen den Almoghenden op-offerende in de oude 
vermaerde capelle van S. Martinus binnen Mechelen, 
den 16 junius 1750. — Tot Mechelen, it., in-plano. 

24. Année 1752. Sacerdotalis dignitas.... in vero sacri- 
ficio Missae, primitus celebrato per R. D. Yoannem-Fran- 
ascum-Gislenum Van den Zype. Mechliniensem Congrega- 
tionis Oratorii Jesu, die 5 mensis martii 1752. — Lovanii, 
typis HenriciVan der Haert, in-plano. 


456 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 





25. Même année. De stemme des Heeren... verthoont 
door den Eerw. Heer Martinus Yacobs, organist, in de 
collegiale kercke van O. L. V. binnen Mechelen, doende 
syne eerste onbloedige offerhande aen Godt, den 11 junius 
1752. — Tot Mechelen, bij LaurentiusVan ‘der Elst, 
in-plano. 

26. Année 1754 Oeffeningh der pristerlycke macht 
betoont door den Eerw. Heer Yacobus Collier, syne 
eerste onbloedige offerande aen Godt opdraegende in 
de parochiale kercke van S. Catharina binnen de stadt 
Mechelen, den 2 julius 1754. — Tot Mechelen, it., 
in-plano. 

27. Année 1757. R... D° Yoanm-Francisco Foppens, eccl. 
metrop. S. Rumoldi Canonico Graduato Archidiacono, 
Districtus Mechliniensis ad occidentem Archipresbytero 
XXV a° jubilanti die 11 octobris. — Mechliniae, typis 
Joannis-FrancisciVan der Elst, in-plano. 

28. Année 1758. Het groot priesterlyk geluk in den 
Eerw. Heer Henricus Calluwel.. in alles seer wel naer 
alle synen wensch gelukt, als wanneer hy in syne eerste 
Misse Godt het geluk van al heeft opghedraeghen.… 
in de parochiaele kercke van den H. Joannes binnen 
Mechelen, den 13 junius 1758. — Tot Mechelen, it., in- 
plano. 

29. Année 1760. Geestelycken bauw door den Sroeder 
Augustinus Colibrant, doende syne solemnele professie, 
onder den standaert van den H. Vader Dominicus binnen 
Mechelen, den 21 meert 1760. — Tot Mechelen, 1t., 
in-plano. 

30. Même année. Priesterlycke macht... afgebeelt in 
den... Heer Yudocus-Livinus De Pooter, opdraegende nu 
hier *t eerste onbloedigh sacrificie in het clooster der 
Religieusen Canonikerssen Reguliere van Thabor tot 
Mechelen, op den 9 meert 1760. — Tot Mechelen, it., 
in-plano. 


CHAPITRE V 457 





31. Même année. R... D Petro De Laddersous Mech- 
liniensi,... dum primis in aris incruentum sacrificium 
vero coeli Deo offert Mechliniae in monasterio Urbani- 
starum, 17 junii 1760. — Bruxellis, typis P. ]. Lem- 
mens, in-plano. 

32. Année 1762. De apostelyke voorsienigheyd ver- 
toont in den Eerw. Heer Petrus-Tosephus Louys.. uytdey- 
lende voor d’eerste reyse de apostolyke schatten in de 
parochiale kerke van St. Jan tot Mechelen, den 4 octo- 
ber 1762, in-plano. 

33. Année 1763. Domino ÿoanni-Rumoldo Colibrant, 
eccl. metrop. S. Rumoldi Capellano, sacerdotii sui 
primitias Patri aeterno offerenti in sacello conceptioni 
immaculatae genetricis Dei Mariae sacro, nona januarii 
1763. — Mechliniae, apud Joannem Franciscum Van 
der Elst, in-plano. 

—— Pièce en vers flamands relatives au même. — 
Tot Mechelen, it., in-plano. 

34. Année 1764. Vyf en twintigh jaerigh gebouw vol- 
trocken door den seer Eerw. Heere Ÿoannes-Antonius Van 
den Male, Godt danck offerende syner 25 jaerige besti- 
ringe der pastorye van Putte, den 10 september 1764. 
Lot Mechelen it. in-plano. 

35. Année 1766. De valsche wereld veracht door den. 
Broeder enricus Betrams, doende syne solemnele pro- 
fessie onder den regel van den H. Vader Augustinus, in 
het vermaert clooster der Alexianen (sesyt) Cellebroeders 
binnen Mechelen, den 2 juli 1766. — Tot Mechelen, it., 
in-plano. 

36. Année xr77r. R. Domino Yoanm-Baptstae Van Ele- 
wyck, Canoniae B. M. V. de Bethleëm, congregationis 
Lateranensis Capituli Windezemensis electo Priori meri- 
tissimo, die 13 maïi 1771. — Lovanii, typis Joannis 
Jacobs, in-plano. 

—— Liedeken tot lof van den Eerw. Heer ÿoannes- 


458 SOLENNITÉS ET FETÉS DIVERSES 





Baptista Van Elewyck, gebortigh van Mechelen, van de 
vermaerde Priorye van Bethlehem by Loven Prior ge- 
kosen, op den 13 mey 1771. — Tot Loven, it., in-4°. 

37. Même année. Lof-dist opgedraegen aen den Eerw. 
en Hoog-geagten Heer Yacobus-Emanuel Van Caster, Prior 
der Canoniken regulieren van de vergadring van de H. 
Genoveva, Pastor in Hanswyck, vierende het 25ste jaer 
van priesterschap, binnen Mechelen, den 24 julii 1771. 
— Uyt de druckerye van Joannes-Franciscus Vander 
Elst, 1n-40. 

38. Année x773. Roem-galm aen den seer Eerw. Heer 
Henricus-Antonius De Munter van Puers,.. eerbiediglyk 
opgedragen binnen Puers, den 4 januarii 1773. — Tot 
Mechelen, it., in-plano. 

39. Année x779. Engelsche verheventheyd, door ’t 
weerdig priesterschap vertoont, in den Eerw. Heer 
Joannes-‘facobus Michiels, den eersten keer aen Godt opdra- 
gende het onbloedig sacrificie der Misse in de kerke 
van O. L. Vrouwe over de Deyle, den 13 juni 1779. — 
Tot Mechelen, it., in-plano. 

40. Année x782. Lof-dicht opgedraegen aan den Eerw. 
Pater Yudocus De Wilde, solemnelyk vierende synen 
50 jaerighen Jubilé in het klooster der Eerw. Paters 
Onse-Lieve-Vrouw-Broeders binnen Mechelen, den 28 
october 1782. — Tot Mechelen, it., in-fol. | 

A1. Année x783. R. Domino Yoanni-Baptstae Van Ele- 
wyck, canoniae B. V. M. de Bethleëm, cong. Lat. Cap. 
Wind. Priori, quinquagesimum  professionis annum 
completo Jubilaco celebranti, die 12 octobris 1783. — 
Lovanii, typisVan der Haert, in-plano. 

—— Ode rhythmica R. Domino etc. — Lovant, it., 
in-plano. 

42. Année 1785. Aen den Eerw. Heer ÿoannes-A ntonius 
Buydens, gebortig van Mechelen, opdraegende syne 
cerste onbloedige offerande in de parochiale kerke van 


CHAPITRE V 459 





de H. Catharina, den 24 mey 1785. — Tot Loven, by 
J. Jacobs, in-plano. 

43. Année 1786. Palémons zang aen den Ed. en Zeer 
Eerw. Heer ‘Yoannes-Baptista Lehardy, gebortig van 
‘s Hertogen-Bosch, pastoor tot Boort-Meerbeek, in het 
aertsbisdom van Mechelen, vierende solemnelyk het 
25ste jaer van syn herderlyk ampt, op den 10 van wyn- 
maend 1786. — Tot Mechelen, gedrukt by P. ]J. Hanicq, 
in-4°. 

44. Année 1788. De weirdigheyd des ouderdoms afge- 
beeld in den Eerw. Pater Cornelius-a-Sanclo-foanne, pleg- 
tiglyk| vierende syne 50 jaerige Jubel-feeste in de kerke 
der Eerw. P. P. Carmelieten O-L-V Broeders binnen 
Mechelen, den 25 augustii 1788. — Tot Mechelen, by 
F.-J. Van der Elst, in-4. 

45. Année x792 Den ouden Tobias nog heden 
levende in den agtbaeren grysaert Bartholomaeus-fosephus 
Bossyn, Pater van de Cellebroers, vierende syne volle 
Jubel-feeste in het 28% jaer syner regeringe in hun 
convent tot Mechelen, den 16 october 1792. — Tot 
Mechelen, it., in-plano. 

46. Année x18r4 Applausus R. Domino ÿoanm-‘facobo- 
Josepho Moons, Mechliniensi, antea Mechliniae parochiae 
S.S. Joannis-Baptistae et Joannis Evangelistae Pastori, 
nunc collegialis et parochialis ecclesiae civitatis Turn- 
holtanae Plebano, dedicatus 1814, 8 junii, in-plano. 

47. Année 1815. Onbloedige offerhande aen Godt 
opgedraegen, door den Eerw. Heer Alexander-fosephus 
Dolmans, gebortig van Lanasken, den 26 february 1815, 
op het Groot-Beggyn-hof te Mechelen. — Tot Mechelen, 
de wed. F.-]. van der Elst, in-4°. 

48. Année 1816. Geluk-wensch aen den Eerw. Heer 
Joannes-Baptista Pauwels, geboortig van Boom, aen Godt 
opdraegende zyne eerste onbloedige offerhande tot 
Mechelen, op ’t Groot Beggyn-Hof, den 19 december 


460 SOLENNITÉS ET FÈTES DIVERSES 





1816. — Tot Mechelen, gedrukt by P.-]. Hanicq, in- 
plano. 

49. Année 1818. Rym-galm opgedraegen aen den 
Eerw. Heer ÿoannes-Nicolaus Voet, ter gelegentheyd van 
syne eerste onbloedige offerhande, gedaen in de metrop. 
kerk van den H. Rumoldus, op den 18 van de maend 
mey I818, in-40. 

50. Année 1823. Au très R. P. Gabriel-Toseph Leemans, 
à l’occasion de ses Prémices, solennellement offertes 
dans léglise paroissiale de Notre-Dame à Malines, le 
27 mai 1823, in-4° et in-plano. 

51. Même année. Den verheven trap der priesterlyke 
weerdigheid, plechtiglyk beklommen door den zeer 
Eerw. Heer Petrus De Tournay, zyne eerste onbloedige 
offerande aen den Allerhoogsten opdraegende in de paro- 
chiale kerke van O.-L.-Vrouwe over de Dyle, den 23 
van sprokkel-maend 1823. — Te Mechelen, by P.-]. 
Hanicq, in-8°. 

52. Année 1825. Lof van priesterlyke waerdigheyd 
toegeeygend aen den Eerw. Heer /v0o-foannes-Baptista- 
Foscphus Bosselaer, over het opdraegen van zyn eerste 
Godlyk-verzoen-offer in de parochiale kerk van O.-L.- 
Vrouwe over de Dyle, den 13 meert 1825. — Te Meche- 
len, by Van Velsen-Vander Elst, in-4°. 

—— Het Heillot van den Eerw. Heer Jvo-ÿoannes- 
Bapt.-fosephus Bosselaer, hem toegezongen toen hy de 
cerste mael het heiïlig Misoffer aan God opdroeg etc. — 
Fe Néchélens "by PJ tÉanieq, 11-12: 

—— À Monsieur Jves-Yean-Baptiste-foseph Bosselaer, 
à l’occasion de l’offrande solennelle de ses Prémices sur 
le maître-autel de l’église paroissiale de Notre-Dame 
à Malines, le 13 mars 1825, in-8°. 

53. Année x827. Aan mynen wel Eerw. broeder Petrus 
Fnis, ter gelegenheid van zyn eerste heïlig Misoffer aan 
God opgedragen in de succursale kerk van de H. Catha- 


CHAPITRE V 461 





Hina/ binnen Mechelen, den: 21, oogst, 1827. : = Te 
Mechelen, by Van Velsen-Van der Elst, in-4°. 

54. Année 1828. Op het eerste offer van den Eerw. 
Heer Petrus-foannes Borgers, toegewyd aen den Almo- 
genden Vader, in de kerk van ©. L. Vrouwe over de 
Dyle, den 25sten van oogstmaend 1828. — Te Ant- 
werpen, by ]J.-B. Heirstraeten, in-4°. 

55. Année 1829. De weerdigheyd van den priester- 
staet afsceschetst ter gelegenheyd van de eerste onbloe- 
dige offerande, opgedraegen aen den hemelschen Vader 
door den Eerw. Heer Theodorus-Cornelius-Tosephus De 
Brouwer, in de kerk van O.-L.-Vrouw binnen Mechelen, 
den 22sten van lentemaend 1829. — T'Antwerpen, by 
G. Van Merlen, in-4°. 

—— Vers dédiés à Monsieur Théodore-Corneille-Foseph 
De Brouwer, par son beau-frère et ses sœurs, à l’occasion 
de la célébration de ses Prémices dans l’église parois- 
SialesdenNotre-Daime au-delà de la Dyle, le 22, mars 
1829. — À Malines, chez Van Velsen-Van der Elst, 
in-40. 

—— Couplets chantés à l’occasion des Prémices du 
R. M. Théodore De Brouwer, le 22 mars 1829. Dédiés 
par son beau-frère et ses sœurs, in-fol. 

56. Année :83r. Lof-dicht aen onzen weerden broeder 
Petrus-Albertus Dujon, op zyne 50 jaerige Jubelé gevierd 
in het klooster der Cellebroeders binnen Mechelen, den 
28 augustus 1831. — Te Mechelen, by J.-F. Gilis, 
in-plano. | 

57. Année 832. Stances dédiées au KR. M. Vaictor- 
Jean-Baptiste Scheppers le jour de sa première Messe, 
célébrée le 25 avril 1832-dans la! métropole de S!' Rom- 
baut. Par votre cousin et ami P. P. — A Malines, chez 
Van Velsen-Van der Elst, in-4°. 

—— Couplets dédiés au même, à l’occasion de sa 
première Messe etc. — À Malines, it., in-8°. 


462 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 





58. Année 1834. Le Néomiste. — Vers dédiés à 
Monsieur Ÿ?. Ÿ. Scheffermeyer à l'occasion de sa première 
Messe, célébrée à Malines le 27 mai 1834. Vos condis- 
ciples, Les Séminaristes malinois. — À Malines, it. in-8°. 


b) Fêtes pour femmes 


I. Année 1673. Victori-wensch over de strydende 
bruyt Christi Jouffrouw Teresa Del Gado, haer bege- 
vende.….. op het Groot Beggyn-hoff binnen Mechelen den 
21 aug. — Tot Mechelen, by Gysbrecht Lints, in-plano. 

2. Année 1688. ]ouffrouw Elisabeth Peeters, onder den 
witten standaert der H. Begga haer ziele verpandende.… 
in het Groot Beggyn-hoff der stadt ende provincie 
Mechelen, op den 10 november 1688. — Tot Mechelen, 
by Jan Jaye, in-plano. 

3. Année x7r0. Joffrouw Angela Herman... in den Hof 
van de H. Begga, alwaer sy is doende haere professie 
binnen Mechelen, den 2 november 1710. — t'Antwerpen, 
by Joannes Paulus Robyns, in-plano. 

4. Année x728. Jouffrouw C/ara-Henrica Van Kiel, 
doende haere professie op het Groot Beggyn-hof binnen 
Mechelen, den 17 november 1728. — Tot Mechelen, by 
Laurentius Van der Elst, in-plano. 

5. Année 1743. Jouffrou Corneha ÿanssens, haere pro- 
fessie uytsprekende op het Beggyn hof binnen de stadt 
Mechelen, den 28 mey 1743. — Tot Brussel, by Jac. van 
de Velde, in-plano. 

6. Année 1745. Mevrouwe Antoma Bosmans, Abdisse 
25 jaeren van het clooster der Urbanisten binnen 
Mechelen, geviert den 10 october 1745. — ITot Loven, 
by Joannes Jacobs, in-plano. 

7. Année 1754. Joffrouwe Barbara-Christiana Scheppers, 
oudste Hof Joffrouwe van het groot Beggyn-Hof,vierende 


CHAPITRE V 463 








haeren 5ojaerigen Jubilé binnen Mechelen, op den 10 


september 1754. — Tot Mechelen, by Laurentius Van 
der Elst, in-plano. 
—— Autre pièce, en vers, dédiée à la même. — Tot 


Loven, by Henricus Vander Haert, in-plano. 

8. Année 1757. Jouffrouw Elisabeth Yanssens, geboor- 
tigh van Butsel onder de Baronie van Bautersem, doende 
haere solemnele professie in het klooster van Sion binnen 
Mechelen, den 16 augustus 1757. — Tot Loven, it., in- 
plano. 

9. Année x759. Dorothca (eertydts) Anna De Ruysser 
doende haere solemnele professie in de abdye van 
Roosendael by Walem, den 6 mey 1759. — Tot Meche- 
len, by Joannes-Franc. Van der Elst, in plano. 

10. Même année. Jouffrouw Yoanna Ceulemans, als- 
wanneer sy sich aen haeren bruydegom verbint door 
haere belofte op het groot Beggyn Hof binnen Mechelen, 
9 october 1759. — Mechelen, it., in-plano. 

II. Même année. Jouffrouwe Cafharina Audiens, ge- 
bortigh van Bonheyden, doende haere professie op het 
out en kleyn Beggyn-hof van Mechelen, den 16 october 
1759. — Tot Mechelen, it., in-plano. 

12. Même année. [Jouffrouw Maria-Anna Van Mon- 
peyen op den dagh van haeren halven Jubilé, geviert in 
het clooster van Bethanien binnen Mechelen, den 16 
october 1759. — Door ].-F. Vander Elst en M. A. Van 
Mompeyen ul. swager en suster, in-plano. 

13. Année 1760. Suster Catharina De Wever, geboor- 
tigh van Bouchout, doende haere solemnele professie in 
+ klooster der Swerte Susters binnen Mechelen, den 
16 januarius 1760. — Tot Mechelen, by Joannes-Fran- 
ciscus Vander Elst, in-plano. 

14. Année 1762. de Catharina De Coeck, £gcbor- 
tigh van Mechelen, doende haere solemnele protessie 
binnen de stadt dora onder den Regel van den H. 


4064 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 





Augustinus, den 9 mey 1762. — Tot Mechelen, it. 
in-plano. 

15. Anz£ie 1:73. Jouffrouw Maria -Theresia-fosepha- 
Seraphina De ÿonge, gebortig van Brussel, vierende het 
5oste jaer van haere beloften in het clooster der Carme- 
literssen tot Willebroek by Mechelen. — Tot Loven, by 
Joannes-Franciscus Van Overbeke, in-4°. 

16. Année x78r. Jouffrouw Maria-ÿoanna-Isabella- 
Josepha Crabeels, doende haere plegtige beloften in het 
slot der ongeschoende Carmelieterssen tot Willebroeck, 
op den 23 april 1781. — Tot Mechelen, by ].-F. van der 
Elst, in-fol. 

17. Année 1782. Jouffrouw WMaria-Anna Van Hencxt- 
hoven, op haere professie in het klooster, genaemt den 
Berg Thabor binnen Mechelen op den 7 january 1782. 
— ‘t Antwerpen, by ].-B. Carstiaenssens, in-plano. 

18. Même année. Jouffrouw Jsabella- Maria- ÿacoba 
Vander Elst, gebortig van Mechelen, ten daege van haere 
plegtige professie op het Groot Beggyn-hof binnen de 
de stadt Brussel, den 12 junii 1782. — U geschonken 
door uwen eenigen broeder Francus-[oseph Van der Elst, 
in-plano. 

19. Année 1784. À très-noble Demoiselle Warie-T hérèse- 
Antoinette de Burlet, de Malines, au jour qu'elle célèbre 
son Jubilé de 25 ans d'entrée au couvent de Ste Ursule 
à Louvain, le 30 août 1784. — À Louvain, chez J. Jacobs, 
in-plano. 

20. Année x787. Jouffvrouw Anna-Theresia D'Hollander, 
doende haere solemnele professie op het Groot Beggyn- 
hof binnen Mechelen, den 1 mey 1787, in-plano. 

21. Année x788. Dochter Carolina Du Pont, alswanneer 
zy -uytspreekt haere Solemnele beloften 1n1O EE 
Gasthuys binnen Mecheien, den 30 september 1788. — 
Tot Mechelen, gedrukt by Petrus-Josephus Hanicq, 
in-plano. 


1 


CHAPITRE V 405 





22. Année r789. Jouffvrouw Elisabeth Vermeulen, doende 
haere plegtige beloften op het oud Beggyn-hof binnen 
Mechelen, den 14 van hoey-maend 1789. — Tot Meche- 
len, by F.-]. Van der Elst, in-plano. 

23. Année r790. Matroone, Vrouwe Catharina Schockaert, 
Priorinne 22 jaeren in de abdye van Roozendal, op den 
dag van haeren vollen Jubilé van professie, geviert den 
30 augusti 1790. — ’*t Antwerpen, by J. Grange, in-4°. 

24. Année x797. Jouffvrouw Yoanna-Maria Claes, op den 
dag van haere belofte, gedaen op het groot Beggyn-hot 
binnen Mechelen, den 8 februarius 1791. —'’t Antwerpen, 
it., 1n-plano. 

25. Année 1792. Opdragt aen Jouffrouw Theresia 
Massart, op den dag van haere belofte op het Groot 
Beggyn-Hof binnen Mechelen, den 8 mey' 1792. — Tot 
Mechelen, by P.-]. Hanicq, in-plano. 

26. Année 1796. ]ouffvrouw Yoanna-Carolina Van der 
Est, gebortig van Mechelen, ten dage van haere plegtige 
professie op het groot Beggynhof binnen de stad Brussel, 
17 junii 1796. — F.-J. Van der Elst, typ. Mechl. inv. et 
fec., in-plano. 

27. Année x805. Jouffvrouw Paulina-Maria-T heresia 
Gillis, gebortig van Mechelen, haer aen Godt opdraegende 
in het Gasthuis van den H. Joannes binnen Brussel, 
den 18 februarii 1805. — Tot Mechelen, by F.-]. van der 
Elst, in-plano. 

28. Année 1806. Jouffvrouw Maria-Theresia Coreman, 
gebortig van Merchtem, plegtiglyk vierende haer vyftig- 
jaerige Jubel-feest in het Gasthuys van O.-L.-Vrouwe 
binnen Mechelen, den 29 van hoey-maend 1806. — Tot 
Mechelen, it., in-plano. 

29. Année x8xr. Vrolyke en gestichtige rymkens, ter 
gelegentheyd van het 25 jaerig Begynschap van de 
Jongvrouwe Theresia Blondeau, op het Groot-Begynhof 
tot Mechelen, uytgesproken op den dag van haere 

33 


466 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 








Patroonersse, den 14 van wyn-maend 1811. — Tot 
Mechelen, by P.-J. Hanicq, in-8°. 

30. Année 1817. Rym-digt opgedraegen aen Joufvrouw 
Maria-Anna Herbosch, doende haere proffessie op het 
groot Begyn-Hof binnen Mechelen, den 26 augustus 
1817. — Tot Mechelen, it., in-plano. 

31. Même année. Jouffvrouw Maria-Francisca-foscpha 
Vereecken, met het doen van haere beloftens op het Groot 
Beggyn-hof te Mechelen, den 11 van slagt-maend 1817. 
— TotMechelen, it."1n-40. 

32. Année x8r18. Zuster Apolloma, vierende het vyt- 
tigste jaer naer haere plegtige inwyding in het klooster 
van Galileën tot Mechelen, den 24 augusti 1818. — Tot 
Mechelen, by de wed. F.-]. van der Elst, in-plano. 

33. Année 1833. Ter gelegenheyd der plegtige belofte 
van Petromlla Van Asbroeck, gedaen den 4 juny 1833, in 
het klooster der Zwart-Zusters te Mechelen. — Te 
Mechelen, by P.-J. Hanicq, in-4°. 

34. Année 1855. Gedachten by de plegtige belofte die 
Margarcta-Dorothea Van Pelt deed in Ste Elisabeths Gast- 
huis te Mechelen, den 12 november 1855. — Mechelen, 
by E.-F. Van Velsen, in-8c. 

35. Année 1856. Aen Zuster Augustina, ter gelegenheid 
van hare plegtige professie in het klooster der Zwarte 
zusters te Mechelen, 30 juny 1856. — Te Mechelen, by 
À. Steenackers-Klerx, in-plano. 

36. Année 1894. Aan de Eerw. Moeder Maria-Anna 
De Coninck, Abdisse van het klooster der zusters Claris- 
sen-Coletienen binnen Mechelen, ter gelegenheid van 
haren Gouden Jubel, 19 april 1894, door L. De Koninck. 
— Mechelen, H. Dessain, in-8°. 





CHAPITRE VI 407 








CÉHAPEL REV 


Histoire R Archéologie 


ÉISTOLRE 


S I. — ARCHIVES 
a) Inventaires des archives déposées ici 


I. Gachard (Z.-P.). Collection de documens inédits 
concernant l’histoire de la Belgique. Bruxelles, 1833- 
1839, 3 v.in-8°. — Voy. v. 2, p..3r. 

2. Gyseleers-Thys (B.-7.-F.-C.). Additions et correc- 
tions à la Nofice de M. Gachard sur les archives de la 
ville de Malines. — Aux dépens de l'éditeur, 1836-1838, 
4 V.in-8°. 

3. Van Doren (P.-7.). Inventaire des Chartes & Octrois 
de la ville de Malines. — Malines, E.-F. Van Velsen, 
1859-1862, 2 v. in-8°. | 

—— Inventaire des Lettres missives (1385-1699). — 
Malines, it., 1865-1868, 3 v. in-8°. 

—— Inventaire des Affaires civiles et ecclésiastiques de la 
ville de Malines; publié par V. Hermans. — Malines, 
1070-10-07, 

4. Hermans (V.). Inventaire des Lettres missives (1600- 
1674). — Malines, it., 1885, in-8°. 

—_— Inventaire des Registres & Rouleaux de la ville de 
Malines. — Malines, A. Olbrechts-De Maeyer, 1894, 
in-8°. 


408 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 





b) Inventaires de nos archives conservées ailleurs 


I. Gachard /Z.-P.). Les archives royales de Dussel- 
dorf. Bruxelles, 1881, in-8°. — Voy. p. 61 « Les Berthout 
et la seigneurie de Malines ». 

2. Inventaire des Cartulaires conservés dans les dépôts 
des archives de l'Etat en Belgique. Bruxelles, 1895, in-8°. 
— Voy. p. 80. 

3. Inventaire des Cartulaires belges conservés à l’étran- 
ger. Bruxelles, 1899, in-8°. — Voy. p. 45. 

4. Inventaire des Obrfuarres belges (collégiales et 
maisons religieuses). Bruxelles, 1899, 1in-8°. — Voy. 
p.40. 


S II. — HISTOIRE GÉNÉRALE 
a) Histoire de la ville 


1. Dynter (Edmond de). Chronique des Ducs de Bra- 
bant ; publiée par M. P.-F.-X. De Ram. Bruxelles, 1854- 
1860, 4 v. in-4°. — Voy. « Table analytique des matières » 
ADD Date FDRe2 10; 

2. Guicciardini (Louis). Beschryvinge der gantscher 
Nederlanden, deur M. Ludovicum Guicciardinum, over- 
gheset in de Nederduytsche spraecke, deur Cornelium 
Kihanum, ende vermeerdert, deur Petrum Montanum. 
Amstelodami, 1648, in-fol. — Voy. p. 131. 

3. Gramaye (ÿ.-B.). Historiae et Antiquitatum urbis et 
provinciæ mechliniensis libri III. — Bruxellæ, 1607, 
pet. in-4°. 

4. Valerius {Remimerus). Chronyke van Mechelen. Ver- 
meerdert met eene achtervolgende Tafel &c. makende 
een korte generale Chronyke van den jaere 355 tot den 
jaere 1680. — Tot Mechelen, by ].-F. Van der Elst, 
s:dpet. 11-14 


CHAPITRE VI _ 469 








—— Den mechelschen Almanach, voor schrickeljaer 
1680. It., pour les années 1683 à 1689, 1692 à 1694, 1697 
et 1608, 1700 et 1703, avec une continuation de la Chro- 
nique jusqu'au 21 février 1702. — Tot Mechelen, by 
Gysbrecht Lints, 15 v. in-8° obl. 

5. Jeoffroy (7.-B.). Verhaling ofte Historie der Pro- 
vintie van Mechelen etc. — Voy. chap. 11. 

6. Azevedo (G.-1). de). Korte Chronycke van vele 

gedenckweerdige geschiedenissen, soo in de principaele 
steden van het Hertoghdom van Brabant als in de stadt 
en provincie van Mechelen, voorgevallen ‘’t sedert de 
geboorte ons Saligmaeckers tot desen tegenwoordigen 
tyde. — Tot Loven, by Joannes Jacobs, 1747 et an. 
suiv., 3 v. pet. in-8°. (1° édition). 
Korte Chronycke der stadt ende provincie van 
Mechelen, by een vergaedert uyt verscheyde soo ge- 
druckte als geschreve chronycken, archieven der cloosters, 
ambachten etc. — Tot Loven, by ].-B. Vander Haert, 
1773-1770, 9 v. pet. in-8° (2° édition). 

—— Oudheden der stadt ende provincie van Mechelen, 

beginnende van de sesde eeuwe, met sommige vermeer- 
deringe tot verbeteringe der Mechelsche Cronyke begonst 
in druck te geven ten jaere 1747. — Tot Loven, by ].-B. 
Vander Haert, 1776, pet. in-8°. 
Kronyk van Mechelen, beginnende met de maend 
november 1582, makende het gevolg op de Kronyk van 
G.-D. de Axevedo, door Aug. De Bruyne. — Voy. « Alma- 
nak van de Sint-Fansgilde, bygenaemd de Peoene » p. 75. — 
Mechelen, A. Steenackers-Klerx, 1861, in-8°. 

7. De Munck. (7.-7.). Gedenck-schriften etc. — Voy. 
Chap. ;5r; 

8. Seigneurie (De la) de Malines. Voy. « Descrip- 
tion hstorique, chronologique et géographique du Duché de 
Brabant »p: 314. — Bruxelles, Jos. Ermens, 1791, 
in-8°. 








470 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 








9. Ferrier (A.). Description historique et topogra- 
phique de Malines. — Bruxelles, 1836, in-8°. 

10. David (7.). De Heerlykheid van Mechelen. Extrait 
de la Revue « De Middelaer ». — Leuven, 1840-42, in-8°. 

11. Gyseleers-Thys. Tyd-reken-kundige beschryvinge 
der Heerlykheid van Mechelen, dienende tot vermeer- 
dering en verbetering aen de zoo genaemde eerlykhed 
van Mechelen, uytgegeven onder het bestier van M. Dawd. 
— Mechelen, ].-F. Olbrechts, s. d., in-80. __ Voy.« Œuvres 
complètes » t. 7. 

—-— Liste des Seigneurs de Malines, depuis Notger, 
évêque de Liège, jusqu'à Adolp, dernier Seigneur de 
Malines, ainsi que des Seigneurs depuis que la Seigneurie 
n’a plus appartenu à l’église et au chapitre de Liège. 
+ 4Voy.r« Œuvres complètes © T5 "p.149: 

12. Van den Branden de Reeth/{}".-/".-A.) Recherches 
sur l’origine de la famille des Berthout,etc.—Voy.chap.1r. 

13. Raadt (9.-Th. de). À propos d'un diplôme relatif | 
à la maison des Berthout. — Bruxelles, 1888, in-8°. 

—— Egide Berthout I‘ dit à-la-Barbe. — Bruxelles, 
1889, in-8°; relié avec le n° précédent. 

14. Wauters (Alphonse). Histoire et description de 
Malines. — Voy. « Les Délices de la Belgique » p. 86. 
Bruxelles Uro44e1in-0% 

__ 15. David /.). Geschiedenis van de stad en de Heer- 
lykheid van Mechelen. — Leuven, 1854, in-8°. 

16. Ruytjens (Ÿean-Corneille). De stad Mechelen en 
hare oude gedenkstukken. Geschiedkundig overzigt, door 
7-.C:=R."— Mechelen, : 1856, J.-FOlbrechts,tun-62 

17. Dhanis (]]/.-C.-H.). Opkomst en bloei van het 
Christendom in Mechelen, of merkweerdige voorvallen 
rakende de stad en de kerk van Mechelen, van het begin 
der aenkondiging van het H. Geloof in deze streken, tot 
op onze dagen toe. Mechelen, À. Steenackers-Klerx, 
1097, 120 V 4 DÉLAI EAN 





CHAPITRE VI 471 





18. Vander Elst (P.-C.). Marquisat d'Anvers et Sei- 
gneurie de Malines. — Voy. « Annales de l’Académie 
d'archéologie de Belgique » s. 2, t. I, p. 540. 

19. Torfs (L.). Malines (Mechelen). Esquisse histo- 
Hique Multi -S42 0000, p.400: 

20. Steurs {F7.). Eenige bladzyden uit de geschiedenis 
van Mechelen aan de leerzame jeugd opgedragen. — 
Mechelen, E. & I. Van Moer, 1883, pet. in-8°. 

—— Herziene uitgaaf. — Mechelen, Steurs-Bussers, 
1000, pet. 1n-4°. 


b) Histoire du district 


1. Jeoffroy (7.-B.). Verhaling ofte Historie der pro- 


vintietvan, Mechelen etc.,.p:, 924% Foy: chap: 11. 
2. De Munck (7.-7.). Gedenck-schriften etc., p. 28. 
— Voy. chap: 11. 


3. Van Doren {P.-7.). Accord conclu entre Jean 
Berthout, seigneur de Neckerspoel, et Jean Berthout, 
seigneur de Berlaer, pour applanir les difficultés qui 
s'étaient élevées entre les habitants de Neckerspoel et 
de Malines, 27 août 1295. — Voy. « Inventaire des archives 
de la ville de Malines » t. ï, p. 12. 

—— [Les villages composant le district sont déclarés 
faire partie du domaine et de la juridiction de l’église de 
Liège, comme la ville même de Malines, 28 janvier 1398 
(@. st). [t.; p.36. 

4. Beschrijving van den Boeren Crygh geschiét 
ontrent de Capelle ten Bruynen Cruysse op den 3 meert 
1748 (sic), tusschen den Baron de Clinchamps, Colonel 
van een regiment Loreynsche voetgangers, ende tusschen 
een groot getal Boeren van St. Catlyne Waver ende 
andere omliggende Parochien, aengeleyt door ÿan 


Cadodder. Door G. D. B. — Tot Mechelen, by Hendrick 


472 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 


Jaye, 1648 (sic), in-8°. — Voy. Delafaille « Bydragen tot 
opheldering etc. » t. 2, p. 140. 

——- Jan Kadodder. — Voy. « Archives » DD. Notices, 
SPARNOE 22) 

5. De kapel van Bruinekruis en de baenstrooper. — 
Voy. « Gaxet van Mechelen » année 1858, n° 1, 2 et 3. 


c) Histoire du ressort 


1. Eynde (À. N. van den). Provincie, stad ende dis- 
trict van Mecheler, opgeheldert etc., pp. 398, 399, 436, 
451, 452 et 457. — Voy. chap. u. 

2. De Munck {7.-.7). Gedenck-schriften etc. p. 41. 

3. Van Doren (?.-7.). Sentence du conseil privé qui 
règle l'administration de Heyst et du ressort de Malines, 
17 février 1550. Voy. « Inventaire des archives de la ville de 
Malines » t. 1, p. 238. 

4. Liekens /Lodewyk). Het Ressort van Mechelen, of 
de geschiedenis der gemeenten Heist-op-den-Berg, Bois- 
schot, Hallaar en Gestel. — Mechelen, L. & A.Godenne, 
1898, 1n-8°. 


d) Histoire du pays de Malines 


1. Butkens. Pays de Malines. — Voy. « Trophées du 
Duché de Brabant » t. 2, p. 50. 

2. De Munck (7.-7.). Het Landt van Mechelen.—Voy. 
« Gedenck-schriften etc. » p. 48. 

3. Galesloot /L.). Revendication du Pays de Malines 
par la Maison d'Egmont (1440-1564).— Gand, 1870, 1in-8°. 

4. Raadt (7.-Th. de). Les Seigneurs du Pays de 


Malines. — Berlaer et ses Seigneurs. Notice historique 
sur la commune de Berlaer. — Anvers, 1880, in-8°. 
—— It. — Keerbergen et ses Seigneurs. — Gand, 


1889, in-8°. 


CHAPITRE VI 473 











—— Notice historique sur Broechem et ses Seigneurs. 
— Malines, M. Dessain, 1889, 1n-8°. 

—— De Heerlykheden van het Land van Mechelen. — 
Niel en zyne Heeren. — Gent, 1889, in-8°. 

— It. — Dufiel, Gheel en hunne Heeren. — 
Turnhout, 1800, in-8°. 

—— & Stockmans (7.-B.). It. — Geschiedenis der 
gemeente Schelle. — Lier, 1891, in-8°, avec 7 pl. 

—— Les Seigneurs du Pays de Malines. — Wavre- 
Notre-Dame etses Seigneurs. Notice historique sur la com- 


mune de Wavre-Notre-Dame. — Nymegen, 1891, 1n-8°. 
—— Le Manoir de Bosschesteyn appelé vulgairement 
Halmalshof et Allemanshof à Broechem. — Malines, 


Henry Cordemans, 1891, in-8, avec 2 pl. 

—— De Heerlykheden van het Land van Mechelen. 
Norderwyck en zyne Heeren. — Turnhout, 1892, in-8°. 

—— Les Seigneuries du Pays de Malines. — Itegem 
& ses Seigneurs. Notice historique sur la commune d'Ite- 
gem. — Malines, L. & A. Godenne, 1894, in-8°, avec 6 pl. 

5. Piot (Ch.). Inventaire des archives de la Cour 
féodale du Pays de Malines. Voy. « Inventarres divers ». 
— Bruxelles, 1870, in-fol. 

6. Costumen, stiel ende maniere van procederen, in 
den Hove van Befferen, Lande van Mechelen. — Tot 
Mechelen, gedruckt by Jan Jaye, 1675, pet. in-4°. 

—— Ît. — ’t Antwerpen, by Michiel Knobbaert, 1682, 
in-fol. 

—— It. — Tot Mechelen, by Laurentius Vander Elst, 
Sd O0: 

7. Waelhem. Charter der vryheid van Waelhem 
(1365) avec la traduction française en regard, par 
M:Ch.-Fr: Stallaert, gr. in-4° (1). 








(1) D'après une copie insérée dans le recueil de Van der Borch, intitulé 
« Geslachts af komste van het huys Berthout » reposant aux archives communales 
de Malines. 


474 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 





—— De Munt te Waelhem, in 1421, par M. C.-P. Ser- 


vure. — Voy. « Vaderlandsch Museum » t. 1, p. 201. 

—— Abdy van Roosendael, by Mechelen., par 
M. Ÿ. Schaëffer. — Voy. « Œuvres complètes » 't. 3, 
D'A0: 


—— Waelhem, par M.G. van Caster. __ Voy. « Bulletin 
du Cercle archéologique de Malines » t. 2, p. 237. 

—— L'abbaye du Val des Roses, Roosendael, près de 
Waelhem, par le même. — [t., p. 240. 

—— Excès commis par les Malinois au village de 
Waelhem en 1423. — Voy. Gyseleers-Thys « Œuvres com- 
plètes.» t. 4; p. 42: ( 

—— De Boerenkryg te Waelhem, door Ad. Reydams. 
— Voy. « Bulletin du cercle archéologique de Malines » t. 8, 
LÉSÉRE 

8. Rymenam. De Slag van Rymenam (1 augusti 
1578), par leméme. 16", 5;p: 107: 

—— De groote Paal van Ryÿmenam, par le même. — 
ITFRE*8 p'r2x 


S IIL — HISTOIRE PAK TICULIÈRE 


a) Période féodc-communale 


I. David /7.). Giftbrief van Karel den Eenvoudige ten 
voordeele der kerk van Luik, 915. — Voy. « Gescmedenis 
van de stad etc. » p. 437. 

—— Overeenkomst tusschen Hugo van Pierrepont, 
bisschop van Luik, en Wouter Berthout, waerdoor de 
resten en pligten des laetsten bepaeld worden, 1213. — 
lt DA Are 

—— Compromissum tusschen Hendrik, bisschop van 
Luik, en Wouter Berthout, tot vereffening hunner ge- 
schillen te Mechelen en in de onderhoorige plaetsen, 
4 dec. 1268.—"t;;tp/"45. 


CHAPITRE VI 179 





—— Verpanding van Mechelen door bisschop Hugo 
… van Châlons, aen hertog Jan II van Brabant, 22 oct. 1300. 
— Ît., p. 442. 

—— Verdrag tusschen hertog Jan IT van Brabant en 
Jan Berthout, tot bepaling van beider regten te Mechelen, 
TATOV ORAN; ND: 447. 

——— Vergunning van nieuwe Privilegiën aen die van 
Mechelen, door hertog Jan II van Brabant en Jan 
Bérthont, 20 juny»1302. — It., p. 463. 

—— Onderwerping der Mebhelicrs aen hertog Jan IT 
van Brabant en aen Jan Berthout, volgens uitspraek te 
doen door vyf scheidsmannen, 28 juny 1303. — It., p.465. 
Uïitspraek der vyf scheidsmannen tusschen hertog 
Jan en Jan Berthout van de eene zyde, en de Mechelaers 
van de andere, tot verzoening der stad met hare Heeren, 
14 sept. 1303. — Tt., p. 468. 

—— Akkoord gesloten tusschen Thiebout bisschop 
van Luik en Gielis Berthout, om hun beider regten te 
Mechelen te bepalen, den 28 january en den 23 february 
1307. — Tt., p. 482. 

—— Blyde inkomst van Willem I, graef van Henegau, 
van Holland en Zeeland, in zyne 4 van Me tele. en 
bevestiging van de voorregten der Mechelaers, 21 dec. 

TIT9 1 = It, 1p.-480. 

—— EE van verkooping der “ad en Heerlykheid 
van Mechelen, aen Lodewyk, graef van Vlaenderen, 1333. 
— Ît., p. 492. 

—— Beklag van den luikschen kerkvoogd wegens de 
overeenkomst getroffen tusschen den graef van Vlaen- 
deren en den hertog van Brabant, en verbod aen de 
Mechelaers van er zich naer te gedragen, 11 juny 1337. 
— Ït., p. 511. 

—— Blyde inkomste van graef Lodewyk van Vlaen- 
deren  al$  Heer van Mechelen, 20 aug. 1356. — Ît., 


p: 2535: 





476 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 





—— Uitspraek van graef Lodewyk van Vlaenderen 
over de merkten van zout, haver en visch, tusschen de 
steden van Mechelen en van Antwerpen, 13 sept. 1358. 
— It., p. 530. 

2. Willems (7.-F.). Lettres de Wauthier Berthout, 
seigneur de Malines, concernant le paiement de la dot 
de sa femme, et l'engagement de la ville de Malines par 
l'évêque de Liège, pour 4,000 marcs de Cologne, 18 déc. 
1255. — Voy. « Les gestes des Ducs de Brabant » v. 1, p. 654. 

—— Les arbitres nommés par le duc de Brabant et la 
ville de Malines prononcent sur leur différend, 10 déc. 
1307. — Ît.; p. 745. 

—— Florent Berthout, seigneur de Malines, promet 
au duc de Brabant la fidèle alliance d’Adolphe de la 
Marke, si celui-ci est nommé évêque de Liège, 6 mars 
LIENS De 759: 

—— Lettres de Guillaume, comte de Haïnaut et de 
Hollande, confirmant les privilèges de la ville de Malines, 
20 mail 1316. — It., p. 754. 

—— [Lettres du duc Guillaume de Bavière, comte de 
Hainaut, de Hollande et de Zélande, par lesquelles 1l 
promet à son neveu, le comte de Flandre, d’adjuger à la 
comtesse de Flandre les villes de Malines et d'Anvers, 
avec d’autres avantages, par le jugement arbitral qu'il 
prononcera endéans le mois, sur leurs différends avec le 
duc et la duchesse de Brabant, 5 mai 1357. — It., v. 2, 
D: 536. 

—— Négociations et pourparlers entre le conseil du 
duc de Brabant et le conseil du comte de Flandre, sur 
les limites des deux pays, la ville de Malines et les 
privilèges d'Anvers, 9 décembre 1363. — It., p. 603: 

3. Gachard (Z.-P.). Compromis entre Jean IT, évêque 
de Liège, et Gauthier II, de la maison de Berthout, 
avoué ou seigneur de Malines, par lequel ils nomment 
des arbitres pour prononcer sur leur juridiction respective 


CHAPITRE VI 477 





dans cette ville et ses dépendances, 19 avril 1233. Voy. 
« Analectes belgiques concernant l'storre des Pays-Bas ». — 
Bruxelles, 1830, in-8°, p. 257. 

4. Coninckx (/1.). La Joyeuse Entrée des Seigneurs 
de Malines. — Voy. « Bulletin du Cercle archéologique de 
Malines » t. 6, p. 105. 

5. Delafaille (Fr.-Ed.). De veldslag van Scheut, 
17 oogst 1356. — V’oy. « Mechelsch Nieuws- en Aenkondi- 
gingsblad » année 1863, n° 3 et 4. 


b) Période Bourguignonne 


1. Van Doren (?.-7.). Lettres de Philippe le Hardi, 
duc de Bourgogne, et de Marguerite, son épouse, conte- 
nant le serment prêté par eux aux habitants de Malines, 
le 21 mars 1383. — Voy. « Inventarre des archives de la 
ville de Malines » t. 1, p. 75. 

—— Lettres de Philippe le Hardi, du 22 juin 1387, 
par lesquelles il ordonne à l’écoutête d'Anvers de faire 
exécuter la sentence concernant les étapes de sel, de 
poisson et d'avoine, en vertu de laquelle les Anversois 
ne pouvaient retenir qu'un tiers de ces denrées, et les 
deux autres tiers devaient être mis en vente à Malines. 
— It., p. 75 et suiv. 

—— Lettres du même, du mois d’aoùt 1393, contenant 
règlements et privilèges pour les marchands de la hanse 
teutonique, qui feront le commerce à Malines. — It., p.76. 

—— Lettres de Jean, duc de Bourgogne, contenant le 
serment prêté par lui aux habitants de Malines, le 23 
avril 1405, date de son entrée en cette ville. — It., p. 80. 

—— Lettres du même, du 15 avril 1400, contenant 
octroi pour les habitants de Malines de deux franches 
foires annuelles de huit jours, l’une à tenir le lundi avant 
FAScension,-lautreile 2#septembre..=It;, p.87. 

—— Lettres de Philippe, duc de Bourgogne, conte- 


478 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 





nant le serment prêté par lui aux habitants de Malines, 
le 8 octobre 1419, date de son entrée en cette ville. — 
It., p. 94. | 

—— Lettres du même, du 24 mars 1445 (n. st.), par 
lesquelles 1l change l’époque des deux franches foires que 
son père avait octroyées à Malines. L'une de ces foires 
se tiendra dorénavant le 25 juillet, l’autre le 2 février. 
— It., p. 120 et suiv. 





qu'il prêta aux habitants de Malines, le 3 juillet 1467, 
lors de sa joyeuse entrée en cette ville. — It., p. 140. 

—_—- Lettres du même, du 16 octobre 1467, par les- 
quelles il pardonne aux habitants de Malines les excès 
commis par eux dans la dernière émeute, moyennant 
certaines modifications apportées à leurs privilèges, et le 
payement à son profit de 30,000 florins du Rhin. — It., 
P'VE20: | 

—— Lettres de Marie, duchesse de Bourgogne, du 
mois de mars 1477, par lesquelles, en attendant qu’elle 
puisse se rendre à Malines, pour y recevoir et prêter le 
serment accoutumé, elle déclare confirmer tous les privi- 
lèges de la ville, et révoquer l'ordonnance du 16 octobre 
1467, qui les avait modifiés. — It., p. 164. 

—— Lettres de Marie de Bourgogne, du 25 juin 1477, 
contenant le serment qu’elle prêta le même jour aux 
habitants de Malines. — It., p. 165. 

—— Lettres du 9 janvier 1478 contenant le serment 
prêté, le même jour, par l’archiduc Maximilien d'Autriche, 
en qualité d'époux de Marie de Bourgogne. — It., p. 166. 

—— Lettres d'Edouard. IV, roi d'Angleterre et de 
France, du 13 mars 1478, par lesquelles il fait con- 
naître qu’en considération de sa sœur, la duchesse de 
Bourgogne, il'accorde, là: vie durante decette: pri 
cesse, aux bourgeois de Malines qui ont leur résidence 
habituelle en cette ville, les mêmes privilèges que ceux 


Lettres de Charles le Hardi, contenant le serment 


dns is 


CHAPITRE VI 479 





dont jouissent en Angleterre les marchands de la hanse 
teutonique. — It., p. 166. 

2. Coninckx (/.). Philippe le Hardi et Marguerite de 
Flandre, inaugurés à Malines le 21 mars 1383. — Voy. 
« Bulletin du Cercle archéologique de Malines » t. 6, p. 190. 

—— Jean sans Peur, inauguré à Malines le 23 avril 
1405. — It., p. 194. 

—— Philippe le Bon, inauguré à Malines le 8 octobre 
1419. — It., p. 195. 

—— Charles le Téméraire, inauguré à Malines le 
3 juillet 1467. — It., pp. 196 et 250. 

—— Marie de Bourgogne, inaugurée à Malines le 
25 juin 1477. — It., p. 202. 

: —— Maximilien, roi des Romains, époux de Marie de 
Bourgogne, inauguré à Malines le 9 janvier 1478. — It., 
pp. 204 et 268. 

—— Une émeute à Malines en 1467. — It., t. 3, p. 300. 

3. Oproer binnen Mechelen ten jare 1467. — Voy. 
« Archives » DD. Notices, s. 1°, n° 16. 

4. Galesloot /L.-G.). Marguerite d’York duchesse 
- douairière de Bourgogne (1468-1503). — Bruges, 1870, 
in-80.. 

—— Encore un mot sur Marguerite d’York veuve de 
Charles le Téméraire. — It., 1884, in-8°. 

—— Quelques renseignements concernant la famille 
- du chancelier Hugonet. — It., 1883, in-8°. 

5. Vautier (George). La domination des deux derniers 
ducs de Bourgogne en Belgique. — Voy. « Revue trimes- 
iielle vit. 35 PT TO: 


c) Période Austro-Espagnole 


I. Van Doren (?.-?). Lettres de 10 février 1480 (n. st.), 
par lesquelles Marguerite d'York, veuve du duc Charles 
le Hardi, reconnaît avoir vendu à ceux de Malines, pour 


480 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 





la somme de 12,000 florins, sa maison qui avait appar- 
tenu autrefois à l'évêque de Cambrai. — Voy. « Inven- 
Laire des archives de la ville de Malines » t.1, p.175. 

—— Lettres du roi Maximilien, du 24 novembre 1488, 
par lesquelles 1l fait connaître que, pour récompenser les 
Malinois des services qu’ils ont rendus à son fils Philippe, 
il leur confère le droit que ceux de Bruxelles prétendaient 
avoir aux étapes de sel, de poisson et d'avoine, déclarant 
ces derniers déchus de ce droit, parce qu’ils tenaient le 
parti de ses ennemis. — Ît., t. 1, p. 170. 

—— Lettres de Maximilien et de Philippe, du mois 
d'octobre 1489, par lesquelles, voulant reconnaitre la 
loyauté et les services des habitants de Malines, ils 
déclarent que les gens d'église et bourgeois demeurant 
dans cette ville seront, pour les biens qu'ils possèderont 
hors de la franchise de Malines, exempts pour toujours 
de toutes tailles, aides, subventions, impositions et autres 
charges accordées au profit de ces princes et de leurs 
successeurs. — Ît., t. 1, p. 180. 

—— Lettres patentes de l'empereur Frédéric III, 
du 10 janvier 1490, par lesquelles il élève au rang de 
comté la ville de Malines et son district, qui n'étaient 
jusqu'alors décorés que du titre de seigneurie. — It., 
CMAD-Pn02. 

—— Lettres du roi Maximilien et de Philippe le Beau, 
du 27 mars 1405 (n. st.), contenant le serment prêté, le 
même jour, par ce dernier, à sa réception comme seigneur 
de Malines. — It., t. 1, p. 183. 

———, Lettres de Charles, prince’ d'Espagne, dus 
février 1515 (n. st.), contenant le serment prêté par lui 
le dit jour, à sa réception comme seigneur de Malines, 
ainsi que la confirmation des privilèges de cette ville. — 
It 01" D To 

—— Acte contenant le serment prêté, le 8 septembre 
1540, aux habitants de Malines, par le prince Philippe, 


CHAPITRE VI 481 





comme héritier et successeur éventuel de Charles-Quint, 
ainsi que le serment réciproque des habitants. — It. 
Cp 292: 

2. Le Glay (Edouard). Correspondance de l’empereur 
Maximilien I* et de Marguerite d'Autriche, sa fille, 
gouvernante des Pays-Bas, de 1507 à 1519, publiée d’après 
les manuscrits originaux. — Paris, 1839, 2 v. in-8°. 

3. Gachard (Z.-P.). Commission de régente et gou- 
vernante générale des Pays-Bas donnée par l’empereur 
Maximilien à l’archiduchesse Marguerite, 18 mars 1509 
(n. st.) — Voy. « Bulletins de la Commission royale 
AMSIOUADES: 13, 2 1220p: 108. 

—— Lettres patentes de l’empereur Maximilien par 
lesquelles il commet l’archiduchesse Marguerite, le duc 
Frédéric de Bavière, le comte Félix de Wurtemberg, 
le président de Plaine et Nicaise Hackeney, pour, en 
son nom, émanciper son petit-fils l’archiduc Charles : 
2décembre 1914, 1, :S./2, 427; D. 71: 

—— Lettres par lesquelles Charles-Quint, pour la 
part et portion de l’archiduchesse Marguerite, sa tante, 
en la succession de l’empereur Maximilien, lui alloue 
la somme de deux cent mille florins d’or à payer en 
plusieurs termes; lui promet le troisième des pius riches 
joyaux délaissés par l’empereur, avec un autre joyau 
dontulMeraitchoix, et luiveède et transporte, sa vie 
durant, sous certaines réserves, la ville et le territoire de 
Nalines “rSiseptembre "520. 1It.,6: 3, t: 13, p: 20. 

—— Commission de régente et gouvernante des 
Pays-Bas donnée par Charles-Quint à l’archiduchesse 
Mareuentero octobre 1520. It.,,$.3, t. 13, p. 37. 

—— Lettres de Marguerite d'Autriche, 1520-1527. — 
MES Lt D 255: 

—— Maladie et mort de Marguerite d'Autriche, gou- 
vernante des Pays-Bas. — Voy. « Collection de documens 
inédits concernant l'hstorre de la Belgique » t. 1, p. 291. 

34 


482 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 


4. Van der Haeghen {P}.). Antoine de Ligne et 
Marguerite d'Autriche. Deux lettres de la correspondance 
de Henri VIII, d’après les manuscrits du British 
Museum. — Woy. « Messager des sciwnces Mmstorigues ». 
— Gand, 1865, p. 110. 

5. Michelant. [Inventaire des vaisselles, joyaux, tapis- 
series, peintures, manuscrits, etc., de Marguerite d’Au- 
triche, régente et gouvernante des Pays-Bas, dressé en 
son palais de Malines, le 9 juillet 1523. — Voy. « Bulletins 
de la Commission royale d'mstoire » s. 3, t. 12, pp. 5 
CT'OE 

6. Fons-Mélicocq (De la). Plaintes et doléances de 
Charles-Quint contre François 1‘, roi de France, adres- 
sées à l'Assemblée de Malines, le 18 avril 1528. — Voy. 
« Messager des sciences mstorigues ».— Gand, 1863, p. 268. 

7. Procès-verbal de la reconnaissance des sépul- 
tures: "10 de Mareuerite .de”Bourbonduchessetde 
Savoie; 2° de Philibert-le-Béau, duc de Savoie ; 32-de 
Marguerite d'Autriche, sa femme; et de la translation 
dans de nouveaux cercueils des restes mortels des deux 
princesses. — Bourg-en-Bresse, 1857, gr. 1n-4°. 

8. Goovaerts {A/phonse). La ville & le district de 
Malines érigés en comté, en 1490, par l’empereur 
Frédéric III. — Voy. « Bulletin du Cercle archéologique de 
Malines » t. 4, p. 317. 

9. Caster (Guillaume van). Le Chapitre de la Toison 
d'Or tenu à Malines, en 1491. — It., t. 11, p. 241. 

10. Gachard (2.-P.). Relation des Etats Généraux 
tenus à Malines aux mois de février et de mars 1492. — 
Voy. « Bulletins de la Commussion royale d'stoire » s. 3, 


AND SS0: 
—— Séjour de Charles-Quint à Malines, de 1506 à 
1514. — Voy. « Collection des voyages des souverains des 


Pays-Bas » v. 2, pp. 3 et suiv. — Bruxelles, 1874-1882, 
4 V. in-40. 


CHAPITRE VI 483 





—— Séance solennelle des Etats Généraux tenue à 
Malines, le 18 octobre 1506, à la mort de Philippe le 
Beau. — Voy. « Bulletins de la Commission royale d'histoire » 
SA ON D. ro 7: 

—— Relation des Etats Généraux tenus à Malines au 
mois derevnerione. It, S:3 t:3,;p. 348. 

——- Les derniers moments de Marguerite d'Autriche. 
— Voy. « Bulletins de l’Académie royale de Belgique » $. 2, 
AMAR 

—— La translation des entrailles de Marguerite 
d'Autriche en re. = \lt., s.:2, © 11, p. 226. 

11. Coninckx (Hyacinthe). Inauguration de Philippe 
le Beau à Malines, le 27 mars 1405 (n. st.) — Voy. « Bulle- 
tin du Cercle archéolcgique de Malines » t. 6, pp. 206 et 260. 

—— [Inauguration de Charles-Quint à Malines, le 
5 février 1515 (n. st.) — It., t. 6, pp. 207 et 270. 

—— Philippe IT inauguré à Malines le 8 septembre 
FDA NE, €: 0, D: 2Ir,. 

12. Gachet (Emile). Forme tenue aux vigilles et 
services de feu de très-noble mémore Phelipes, le roy de 
Castille, de Léon, de Grenade, etc., duc de Bourgongne, 
conte de Flandres, d’Arthois, etc., faicte en la ville de 
Mallines, le dimenche XVITII® et lundi XIX° jour de 
jullet l'an mil V°et sept. — Voy. « Bulletins de la Com- 
massion royale d'histoire » s. 2,t. 5, p. 113. 

13. Ruelens {/Ch.). Obsèques de Philippe le Beau 
célébrées à Malines (18 et 19 juillet 1507). — Bruxelles, 
1860, in-8°. 

14. Fons-Mélicocq (De 1a). Pompe funèbre de Philippe 
le Beau, roi de Castille, (mort le 25 septembre 1506), 
célébrée à Malines. Bruxelles, 1860. — Voy. « Revue 
d'hstorre et d'archéologie » t. 2, p. 213. 

15. Namèche (A.-7.). Enfance de Charles-Quint passée 
pendant sa plus grande partie à Malines. — Voy. « Cours 
d'Mmstoire nationale » t. 8, p. 250. 


484 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 


— — Traité signé à Malines, le 5 avril 1513, par les 
ambassadeurs de Henri VIII et les commissaires de 
Marguerite. Aux termes de ce traité, le pape l’empereur, 
les rois d’Arragon et d'Angleterre, la reine de Castille, 
représentée par son père, se liguaient pour combattre 
les Français hors de l’Italie, et leur faire tout le mal qu'il 
serait au pouvoir des contractants. — It., t. 8, p. 311. 

16. Henne (Alexandre). Mort de Marguerite d'Autriche 
(1530). — Voy. « Histoire du règne de Charles-Ouint en 
Belgique » t. 4, p. 341. 

17. Aitmeyer (7.-7 ). Marguerite d'Autriche. Sa vie, sa 
politique et sa cour. — Liège, 1840, 1n-8°. 

18. Bulckens (/7.). Notice sur Marguerite d'Autriche, 
gouvernante des Pays-Bas. — Voy. chap. 11. 

19. D'Avoine {P.-7.). Essai historique sur Marguerite 
d'Autriche. — Anvers, 1849, in-8°. 

20. Baux (7ules). Histoire de l’église de Brou. — Lyon, 
1854, in-8°; 2° édition revue et augmentée, avec 6 pl. 

21. Vandermeersch {P.-C.). Ouverture du tombeau 
de Marguerite d'Autriche et de Philibert de Savoie, 
élevé dans l’église de Brou, département de l’Ain. — Voy. 
« Messager des sciences mstoriques ». — Gand, 1857, p. 373. 

22. Juste (Théodore). Charles-Quint et Marguerite 
d'Autriche. Etude sur: la minorité, l'émancipatonhet 
l'avénement de Charles-Quint à l'empire. — Voy. 
« Mémoires couronnés et autres mémoires publiés par l'Aca- 
démie royale de Belgique », collection in-8°, t. 7. 

23. Quinsonas (Comte Æ. de). Matériaux pour servir 
à l’histoire de Marguerite d'Autriche, duchesse de Savoie, 
régente des Pays-Bas. — Paris, 1860, 3 v.in-8°, avec 17 pl. 


d) Période Espagnole 


I. Van Doren {}.-7.). Lettres de Philippe IT, con- 
tenant le serment qu'il avait prêté le 26 octobre 1555 aux 


CHAPITRE VI 485 








députés des états de ses ville, franchise et communauté 
de Malines, ayant été présents à la cession des Pays- 
Bas que lui avait faite Charles-Quint, son père, et le 
serment réciproque prêté ensuite par ces mêmes députés. 
— Voy. « Inventaire des archives de la ville de Malines » 
LAND 7244: 

—— Lettres patentes de Philippe II, du mois de mai 
1575, contenant le rétablissement des cinq gildes de 
Malines, et un nouveau règlement pour ces corporations. 


LUE 1: D::207. 
—— Conditions auxquelles la ville de Malines fera sa 
réconciliation avec le roi, 1 août 1579. — It., t. 1, p. 250. 


—— Lettres de Philippe II, qui ratifient le traité fait 
par Alexandre Farnèse avec les habitants de Malines, 
ARSeDÉéMbreNT270. — Lt, t-01, D: 202. 

-— Acte de pardon et d'oubli accordé par le duc de 
Parme aux habitants de Malines, avec lesquels 1l n'avait 
été fait aucun accord, 17 juillet 1585. — It., t. 1, p. 264. 

—— Lettres de l’archiduc Albert, contenant le serment 
prêté par lui, au nom de l’infante, à ceux de Malines, 
avec le serment réciproque de ces derniers, 22 août 1598. 
mit, CE D 271. 

—— Lettres des archiducs Albert et Isabelle, contenant 
le serment prêté par eux à la ville, de maintenir les 
privilèges, droits et coutumes dont elle jouissait lors de 
l'inauguration de Philippe IT, et le serment réciproque 
desthabitants, 6 décembre, 1509: — It, t. I, p. 272. 

—— Lettres de l’archiduc Albert, contenant le texte 
en latin du serment prêté par lui, au nom du roi Phi- 
lippe III, aux députés de la ville et district de Malines, 
Ébiceluiapriéte parnieux,s 20mai. 1010... — "Mit t.27I, 
p. 288. 

— — Lettres de l’infante Isabelle, contenant le serment 
prêté par elle, au nom de Philippe IV, aux députés 
de la ville, franchise et territoire de Malines, avec le 


486 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 





serment réciproque de ceux-ci, 16 mars 1623. — Ît.,t. 1, 
p+ 294: 

2. Gachard (L.-P.). Lettre de Philippe IT aux évêques 
des Pays-Bas, sur la conduite à tenir par eux pour Île 
maintien de la religion et l’extirpation des hérésies, 
8 août 1559. — Voy. « Bulletins de la Commission royale 
d'histoires. 3; 100; pe p00: 

—=— Alexandre Farnèse à Philippe II, 19 juillet 15709. 


— Négociations pour la réduction de Malines. — Envoi 
de lettres de pardon à ceux de Malines. — It., s. 2, t. 4, 
p.407: 


=. Alexandre Farnèse à Philippe Il, 3 août 1570: 
— Réconciliation de Malines. — It., p. 467. 

Acte de rémission et pardon général accordé par 
‘ le prince de Parme à la ville et aux bourgeois de 
Mälines, 17 quillet 1585:=1t;,7s"5,70 19/p:%90 

—— Lettre de Philippe IV aux archevêques de 
Malines et de Cambrai, touchant la prohibition des 
livres et livrets qui se publiaient sur la mendicité des 
religieux, 12 décembre 1054. SSI SD ARE 

3. Poullet (Edmond). Lettre de Marguerite de Parme 
à l'archevêque de Malines, ou à son vicaire, le 7 janvier 
1566, relative à la publication et à l’observance du 
concilerder rente = ES LACS DST 

4. Lettre du prince de Parme à l’archevèque de 
Malines, pour le prier de se rendre à une réunion de 
prédicateurs des ordres religieux, convoquée à Louvain, 
afin d’aviser aux moyens de s'opposer aux progrès de 
l’hérésie, 7 octobre 1585. — Voy. « Analectes pour servir 
à l'histoire ecclésiastique de la Belgique » t. 9, p. 335. 

5. Stroobant (Louis). Lettre de l'Archevêque de 
Malines à Marlborough et sa réponse. — Voy. « Bulletin 
du Cercle Archéologique de Malines » t. 7, p. 344. 

6. Reïfrenberg (Baron F.-4.-F.-T. de). Déduction 
et narration de l’estat et conduicte de la ville de Malines, 





CHAPITRE VI 487 


durant les derniers troubles de ces pays, 26 mars 1565- 
25 september 1567. Relation inédite publiée par lui. — 
Bruxelles, 1847, in-8°. 

7. Saint-Genois (Baron ?. de). Confiscations exercées 
à Malines, de 1567 à 1570. — Voy. « Bulletins de l’Aca- 
démearovale de Bruxelles %s) 1}, €5; p:614: 

8. Baeten (7.). Geuzengeschiedenis, 1566-1580. — 
Foy Arcmyes» DD'ANotices, s. 17°, n° 14: 

9. Année 1572. Waerachtige historie, en getrouwe be- 
schryvinge van de alteratie en veranderinge, geschiet inde 
stadt Mechelen, en ook van de groote Tirannie, en onge- 
hoorde wreedtheit van de Spaigniaerden, daerna gevolgt 

indenjare 1572.— Gedruckttot Mechelen, 1581, pet.1in-8°. 

—— Discours du pillage de Malines, fait le 2 octobre 
1572. — Voy. ?.-F. Wallems « Mengelingen van Mmstorisch- 
vaderlandschen inhoud » p. 303. 

—— De Spaensche Furie, of Mechelen op 2 october : 
1572 door de Spanjaerds veroverd, par M. F.-E. Delafaille. 
— Mechelen, Steenackers-Klerx, 1862, pet. in-4°. 

10. De hertog van Alba en de Spaensche wreedheden, 
par le même. — Voy. chap. 11. 

11. Année 1580. Vraye narration de ce qu'est traicté 
avec ceux de Malines, tant par escript que verbalement 
de la part de l’archiduc Matthias gouverneur général du 
Païs-Bas, etc. — À Anvers, de l'imprimerie de Christofle 
Plantin, 1580, in-8°. 

—— Waerachtighe verhalinghe van tghene dat ghe- 
tracteert is met die van Mechelen, soo wel schriftelyck